mardi 6 octobre 2026

Stellantis : voler les travailleurs pour enrichir les actionnaires

 

En revanche, la fourniture des aides de l’État se porte bien

  


Stellantis a annoncé des mesures de chômage partiel d'une semaine à la fin octobre pour plus de 10 000 travailleurs. La direction évoque un problème de fourniture de batteries mais aussi le fait qu'elle cherche à réduire ses stocks pour rassurer ainsi les marchés financiers et faire remonter le cours de l'action. Les 8 000 embauchés qui ne toucheront que 80% de leur salaire déjà trop faible et les 2 000 intérimaires qui en seront totalement privés apprécieront ! 

         Au passage, Stellantis se fait rembourser la majeure partie des indemnités versées par l'État et l’Unedic, ce qui revient à piocher ainsi dans les fonds publics et les cotisations des travailleurs.

         Et tout ça pour que, batteries ou pas, une poignée d’actionnaires continuent d’empocher le pactole !

Peine de mort : Une peine inhumaine dans un monde inhumain

 

La barbarie dans toute son horreur

  


Christa Pike, 50 ans, a survécu à son exécution dans le Tennessee, après deux injections de produit létal. Pour le moment, les exécutions sont suspendues dans cet État américain. Les autorités cherchant un moyen de tuer les condamnés plus « proprement », sans jeter le discrédit sur ce meurtre légal. 

         Même mieux dissimulée, la peine de mort reste un meurtre froidement organisé par l'État. Et qui, dans un monde dominé par les riches, frappe d'abord les plus pauvres.

Argenteuil, conseil municipal, un conseil à la sauce chien, si loin pour l'essentiel des problèmes actuels, y compris locaux

Les chiens aboient. Les travailleurs, eux, se mettront en colère

 

Une spécialité antillaise. Très épicée ?

Le chien sera à l’honneur lors du conseil municipal d’Argenteuil de ce soir. Deux points capitaux pour l’avenir de la cité le concernant sont à l’ordre du jour : l’un, « la Création, implantation et dénomination du "caniparc de la platanaraie", boulevard Héloïse », et l’autre intitulé mystérieusement : « Convention type relative à la brigade cynophile ». Les chiens n’ayant pas l’accès à l’hôtel de ville, nul risque d’aboiement, même de satisfaction. En revanche, les conseillers municipaux auront-il accès à la salle du conseil ? On s’inquiète, au vue de la peur qui s’est emparée de la municipalité, lorsque l’on constate la présence de travailleurs de la sécurité aux entrées de l’hôtel de ville. L’occasion de transmettre l’étonnement des habitants avec la fermeture du parc public Joly-Carnot. Qu’est que ce ridicule qui s’apparente à la « politique de la tension ? »

         C’est vrai, il n’y en aura pas que pour les chiens. Les travailleurs de la Ville sont concernés par l’ordre du jour, et nous n’avons pas encore les informations pour juger de ce qui sera discuté au sujet des autorisations d’absence et du régime indemnitaire. Mais nous allons tenter d’être présent ce soir pour en juger et rapporter la discussion.

         Mais puisque nous évoquons les travailleurs de la Ville, il ne sera apparemment pas question d’évoquer lors de ce conseil le mauvais coup que la municipalité si « bienveillante » au niveau du discours leur a concocté pour à partir du 1er janvier prochain concernant les congés. Le mieux est de donner la parole au bulletin Lutte ouvrière des territoriaux d’Argenteuil paru hier.

 

Voir rouge pour remettre les pendules à l’heure

         La municipalité et la direction générale passent à l’offensive. Ils remettent en question des jours de congé liés aux « médailles du travail » et les départs anticipés avant le départ en retraite.

         C’est à tout ce que notre force avait gagné qu’ils sont en train de s’attaquer.

         Vite, vite, une mobilisation nécessaire pour leur imposer l’annulation de ce qu’ils ont prévu.

 

lundi 5 octobre 2026

“La violence est une politique du gouvernement pour étouffer une mobilisation” Nathalie Arthaud sur BFM - 4 min 47

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du dimanche 4 octobre 2026

 Vive la mobilisation lycéenne, et faisons naître celle des travailleurs ! Mardi 6 octobre, tous mobilisés !

 Publié le 04/10/2026

Partie de la banlieue parisienne, la mobilisation lycéenne s’est étendue à tout le pays. Dans les lycées généraux ou professionnels, les grandes ou les petites villes, la jeunesse crie sa révolte et son ras-le-bol face au mépris de ceux qui nous gouvernent. Elle a mille fois raison. Elle n’accepte plus de subir, et nous aussi, travailleuses et travailleurs, n’acceptons plus l’inacceptable !  

Des discours sur l’éducation, la jeunesse et « l’égalité des chances » il y en a ! Mais de nombreux établissements sont vétustes, mal entretenus avec des toilettes souvent impraticables. Les classes sont surchargées comme les emplois du temps. On manque d’enseignants, d’infirmières, d’AESH. La sélection sociale est impitoyable. Et plus les établissements sont populaires, moins ils ont de moyens.

Les lycéens, à commencer par ceux des banlieues ouvrières, sont laissés pour compte et méprisés. Cette réalité doit nous révolter autant que les jeunes. Et ont-ils tort de dénoncer le racisme et les discriminations ? Bien sûr que non ! Les propos des policiers de Carcassonne, des paroles humiliantes et insultantes contre tous ceux qui ne seraient pas « Français de souche » l’ont cruellement rappelé.

De quel côté est la violence ?

Surtout, ne nous laissons pas intoxiquer par les images de violences que les médias diffusent en boucle. Il y a un vrai mouvement de révolte, avec de justes revendications. En focalisant sur les seuls casseurs, gouvernement, droite et extrême droite veulent salir et discréditer une révolte légitime.

Ce battage autour de la violence des jeunes est d’autant plus révoltant que la police, quand elle ne cherche pas à provoquer elle-même des incidents, intervient avec brutalité, multipliant les charges violentes, les plaquages, les arrestations arbitraires, comme lors de la mobilisation des gilets jaunes. Tout cela contre des jeunes de 14 à 18 ans qui tentent de bloquer leur lycée.

Un jeune, blessé par un tir de grenade lacrymogène presque à bout portant, est défiguré à vie. Un autre a été éborgné. Alors, si une partie de la jeunesse veut en découdre, à qui la faute ?

Aux revendications lycéennes plus que justifiées, le gouvernement répond par les gaz lacrymogènes et la matraque. Il tente de tuer la contestation dans l’œuf, parce qu’en réalité, il n’a rien à proposer à la jeunesse.

Quel avenir pour la jeunesse ?

Pour le plus grand nombre, ce sera une vie de précarité et de labeur, plus dure encore que celle de leurs parents, les missions d’intérim, les contrats d’apprentissage qui ne débouchent sur rien. Pour ceux qui veulent faire des études supérieures, décrocher une place à l’université relève du parcours du combattant. Et ces études ne sont même plus la garantie d’un bon salaire et d’un vrai emploi.

On répète aux jeunes qu’à peine nés ils héritent de 3 600 milliards d’euros de dette. Que le réchauffement climatique va devenir de plus en plus invivable, et qu’ils doivent retrouver la fibre patriotique et se préparer à la guerre, c’est-à-dire être partants pour aller, un jour, se faire trouer la peau. Vous parlez d’un avenir !

La jeunesse a cette qualité de ne pas supporter l’injustice. Elle n’y est pas encore habituée et elle rejette le fatalisme. Sa mobilisation doit nous servir d’électrochoc, parce que oui, il faut que cela change !

Les plus grands casseurs sont au pouvoir. Ils cassent les hôpitaux, l’éducation, les retraites. Et qui les arrête ? Rien ne justifie que le gouvernement et le grand patronat, compagnies pétrolières en tête, nous fassent les poches. Des milliards s’entassent dans les coffres-forts de la bourgeoisie. Il faut les réquisitionner pour les consacrer aux salaires, à nos conditions de vie, à l’éducation, la santé et l’avenir de nos enfants !

La première des choses est de se battre pour que le racket à la pompe à essence s’arrête, et pour que le Premier ministre Lecornu remballe sa copie budgétaire. Pas touche aux pensions de retraite, pas touche aux APL, aux allocations familiales, à la prime de rentrée scolaire, aux salaires des fonctionnaires, au remboursement des médicaments.

Réquisition des profits et des fortunes du grand patronat ! L’argent doit aller à l’éducation, pas aux marchands de canon !

Les lycéens ont ouvert la voie avec l’enthousiasme de la jeunesse. Ajoutons à leur révolte celle des travailleurs. Joignons-nous, nombreux, aux manifestations du 6 octobre et des jours qui suivront.

                                                                           Nathalie Arthaud