Sentiment d’écœurement.
Heureusement que cela passera
Cela sent le vide.
Je ne reviendrai pas d’un point de vue général sur
l’organisation du Forum 2026 des associations locales, l’évènement majeure de
la vie collective sur la Ville. J’ai déjà beaucoup écrit sur la question ces
jours derniers. Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je n’imagine surtout
pas que les remarques d’un combattant de l’associatif intéresse la municipalité
au moins dans son énorme majorité. D’une façon générale, je n’ai croisé samedi,
et indirectement, que deux adjoints à qui j’ai pu exprimer mon état d’âme.
C’est
uniquement de celui-ci dont je voulais faire part.
J’ai
passé toute cette journée de samedi sur un stand d’une des plus importantes
associations de la Ville, hormis les grands clubs sportifs, « Sous les
couvertures ». J’ai été rejoint à différents moments par d’autres
adhérents. Et je remercie les habitants qui ont cherché, mais vraiment cherché
à nous trouver, et ont fini par le faire pour adhérer à l’association. Sur ce
plan, la journée fut un beau succès. Mais…
…Mais
nous étions dans la zone cul-de sac de la « culture », et au sein de
cette zone, dans le cul de sac de celle-ci. Pour paraphraser Joseph Conrad,
nous étions au Cœur des ténèbres. Hormis les acharnés qui nous cherchaient,
nous avons vu passer devant notre stand pas plus de 50 personnes pour huit
heures de Forum ! 7 personnes à l’heure, pas mal !
Certains
pensent qu’il y avait de l’intention là-dedans. Pour ma part, je ne le pense
pas. Cette situation relevait plutôt du « règne de la bêtise » chanté
par Brel. Considérer que l’organisation spatiale n’est pas importante, et
planter les stands dans les marques exactes du marché extérieur Héloïse, il
faut le faire !
Pour
ce qui est de l’association pour laquelle je me suis engagé, elle combat pour
le Livre et la lecture, que cette dernière utilise le livre ou la tablette.
Elle se bat pour la culture. C’est vrai, ce n’est pas un combat à la mode dans
nos temps qui tendent vers le gris.
Pour
terminer, hier, alors que je n’avais pas encore digéré cette belle journée de
la veille, je suis tombé sur L’essentiel,
le °14, et son éditorial signé par le maire d’Argenteuil.
Un
paragraphe de celui-ci m’a particulièrement touché : « À Argenteuil, il n’y pas de frontières entre
les disciplines : théâtre, danse, musique, patrimoine ou expositions,
chaque rendez-vous est pensé comme un moment de partage, de découverte et
d’émotion. »
Comme
c’est beau. Mais nulle évocation de l’Écrit, du Livre, de la lecture, et de la
littérature
Comme
un retour de l’humanité vers l’avant la Révolution néolithique ! DM