La vérité : pas dans les habitudes de ces responsables
Le début d’un article du journal Les échos de jeudi dernier a attiré notre attention : « L'emblématique pont de fer d'Argenteuil (Val-d'Oise) bénéficie d'une cure de jouvence. Les travaux de rénovation de l'ouvrage reliant la ville à la Métropole du Grand Paris, construit en 1947, s'achèvent. Commencés au début de l'été, les travaux sont finalement prolongés à la mi-octobre pour sécuriser la piste cyclable et encourager la pratique du vélo sur un axe très emprunté par les voitures et les poids lourds… »
Nous supposons que la source d’information de cette explication « soft » de ce journal provient du conseil départemental du Val d’Oise qui a la responsabilité de ce pont et de ses travaux.
Comparons maintenant avec ce qu’écrivait la municipalité d’Argenteuil à la mi-août cherchant à dédouaner sa responsabilité dans le retard de la réouverture de l’ouvrage : « Le département du Val-d’Oise, qui pilote les travaux de réfection du pont d’Argenteuil, a découvert, après le retrait de la chaussée, d’importantes dégradations du tablier du pont.
Ces dégradations, non détectables avant la mise à nu complète de l’ouvrage, ne permettent pas de poursuivre les travaux selon le calendrier initial. Il n’existe pas, à ce stade, d’inquiétude structurelle immédiate pour le pont. En revanche, dans ce contexte inattendu, la réouverture du pont ne peut être envisagée avant mi-octobre. »
Deux versions en tout cas sensiblement différentes : simple retard dans les travaux, ou découverte d’une inquiétude sur l’état de la structure du pont ?
En attendant le pont est toujours fermé, et Argenteuil demeure toujours une sorte de « citadelle assiégée » pour tous ceux qui ont besoin de se déplacer. DM
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