samedi 5 septembre 2026

Argenteuil, le Forum, l'adjoint et la critique. Crispé par des critiques que la municipalité devrait pourtant entendre.

À mettre au seul crédit de la vraie vie démocratique utile

 

 

Je conseille à mes honorables lecteurs de lire les textes de l’échange que j’ai eu avec le premier adjoint de la Ville, à propos d’une brève que j’ai postée sur ma page quotidienne Facebook, dom mariette jeudi 3 septembre.

         D’abord une incidente. Au reproche que j’adresse à tous mes commentateurs qui ne disent pas bonjour, l’adjoint qui est effectivement poli lorsqu’il me croise me répond : « Quant à dire "Bonjour", j'ai été élevé avec la même éducation... Le fil Facebook n'impose pas de le faire… » Oui, mais selon ma conception personnelle, je pense que la courtoisie et les échanges y gagneraient. C’est amusant, mais là n’est pas l’essentiel.

         L’essentiel est que je considère que le Forum d’aujourd’hui est l’évènement annuel majeur de la commune, qui devrait bénéficier en conséquence de tous les soins municipaux. Dans la réalité, je considère que ce n’est pas le cas. Et j’ai tout de même, non mais, le droit de l’exprimer, tout comme quiconque dont le premier adjoint a le droit de le faire. Je discute seulement cette critique et ses termes. Voir donc ce que j’écrivais. Revenons au fond.

         Je pense que l’information pour un évènement qui unit toutes les générations n’a pas été, comme d’habitude, effectuée comme il se devrait. Exemple qui m’a frappé : devant les établissements scolaires, des banderoles ont été apposées pour le sondage-jeunesse actuel qui tient à cœur à la municipalité, mais pas de ces banderoles en nombre pour ce Forum, alors que cette jeunesse devrait être particulièrement dans le coup de cet évènement. Je pourrais développer.

         Il a lieu sur un jour. J’ai le droit démocratique de penser qu’il devrait revenir à une durée d’un week-end. Certes, nombre d’associations sont exsangues, mais ce n’est, me semble-t-il, pas la meilleure façon d’aider à les revivifier.

         Le Forum a lieu une nouvelle fois aux abords du marché dans un espace largement exigu. Son plan est la copie conforme du précédent. Pourquoi à cette place, et pas sur l’espace Jean Vilar ou encore dans le Parc des berges qui conviendrait nettement mieux ?

         L’espace relevant de la culture est dans une situation excentrée et « cul de sac », pour un domaine qui n’est malheureusement pas encore la priorité des participants du Forum, et devrait être en conséquence davantage valorisé par un emplacement privilégié dans un circuit idoine.

         Je ne parlerai pas de la restauration, elle semble être à l’identique de celle de l’an passé, et c’était un problème. Nous verrons ce qu’il en sera aujourd’hui.

         Pour conclure. Passons à l’expression des critiques. Toute critique portant sur un évènement de la vie communale mérite en soi d’être écouté sans procès d’intention par les édiles. Et particulièrement lorsqu’elle vient d’habitants directement concernés par des décisions qui auront un impact direct pour eux. Quand ces derniers s’expriment, c’est la moindre des choses de les entendre.

         Je m’explique. Pour ma part, je vais participer à ce Forum, dans le stand d’une association, du début à la fin, de 10 heures donc à 18 heures, à un évènement dont l’information aurait pu être bien meilleure. Je suis concerné directement par le lieu dudit Forum, par l’emplacement de l’espace « culture » où je serai (stand 164), par une restauration prévue limitée. Mon avis mérite d’être entendue et respectée, en particulier comme pour tout participant actif et engagé à ce Forum 2026. DM

 

vendredi 4 septembre 2026

Népal : une catastrophe pas seulement naturelle

Népal : une catastrophe pas seulement naturelle

Le bilan humain du tsunami de boue et de roches qui a déferlé le 26août de part et dautre de la frontière du Népal et du Tibet était, au 1erseptembre, de 955 morts et 4 471 disparus. Personne n’avait prévu une catastrophe de cette importance.

Publié le 02/09/2026

 

L’essentiel des victimes et des disparus sont du côté népalais des vallées autour du Langtang Lirung, un sommet de la chaîne himalayenne qui culmine à 7 234 mètres. Le pan d’un glacier situé à 5 000 mètres s’est effondré, créant une vague de roches, de boue et d’eau qui a déferlé en aval.

Cette vague a parcouru plus de 100 kilomètres, à la vitesse de 150km/h dans les 20 premiers kilomètres des vallées népalaises. Sur une hauteur de plusieurs dizaines de mètres, elle a tout détruit, des dizaines de ponts, d’infrastructures, dont des centrales électriques, des villages et des quartiers entiers. Tout est désormais enseveli sous la boue et la roche.

L’hypothèse d’un séisme, fréquent dans la chaîne himalayenne, ayant provoqué l’effondrement du glacier a été abandonnée. Les spécialistes des glaciers sont désormais quasi unanimes à considérer le changement climatique comme un des facteurs principaux du désastre. Le glacier en cause a reculé, du fait de la fonte des glaces, de 450 mètres entre 2009 et 2020, devenant vulnérable aux instabilités rocheuses. Il semble admis désormais qu’un premier effondrement de paroi au-dessus du glacier l’a ensuite entraîné dans sa chute vers les vallées.

Il est difficile d’observer et d’anticiper la situation d’un glacier à des altitudes himalayennes et un massif de cette envergure est un milieu naturel à risques. Mais ce nouveau drame qui frappe le Népal, après les tremblements de terre de 2015, semble bien, par sa démesure, lié au réchauffement climatique. C’est donc le fonctionnement général de l’économie, non pas au Népal mais à l’échelle mondiale, qui en est la cause.

Le drame se prolonge par la difficulté des secours à parvenir jusqu’aux zones sinistrées. Quatre jours après la catastrophe, les autorités népalaises annonçaient que les villages ensevelis les plus en altitude n’avaient reçu aucun secours. En aval, le maire d’une localité relatait que les secours à pied avaient avancé de 500 mètres en deux jours dans le fleuve de boue laissé par la crue. Le Népal est un des pays les plus pauvres du monde, où le régime est bien plus préoccupé du maintien de l’ordre que de la sécurité des populations. Mais surtout, comme à chaque catastrophe, aucun secours ne viendra des grandes puissances. L’Union européenne a promis 2millions deuros et les États-Unis 500 000dollars. Autant dire une misère.

Les organisations humanitaires font appel aux dons et entrent en action sur le terrain. En revanche, il n’est pas question pour les États les plus puissants d’Europe ni pour les États-Unis d’envoyer en urgence au Népal matériel, équipements et hommes qu’ils sont si prompts à mobiliser quand il s’agit d’une opération militaire.

                                                                   Boris Savin (Lutte ouvrière n°3031)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 4 septembre, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 5 septembre, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie (sous réserve) ;

-dimanche 6 septembre, de 11h à midi au marché Héloïse (sous réserve).

 

Canicules : des morts qui ne doivent rien au hasard

 

Les affres du capitalisme

 

 

Cet été, la canicule a tué 15 800 personnes en Allemagne. En France, le bilan provisoire atteint déjà 7 300 morts et pour l'ensemble de l'Europe le bilan atteindrait 35 000 personnes mortes à cause des quatre vagues de chaleur de cet été.

         Cette hécatombe résulte d'un réchauffement climatique, que le capitalisme a aggravé, malgré les alertes successives des scientifiques et du manque d'anticipation quant aux conséquences.