jeudi 3 septembre 2026

RN : le voile pour faire diversion

 

Manœuvre grossière pour grossiers démagogues

  


Alors que les classes populaires sont confrontées aux salaires à la traîne de l’inflation, aux prix de l'énergie qui explosent, aux logements bouilloires, aux licenciements et au chômage... le RN leur propose de regarder ailleurs en agitant un référendum sur le port du voile ! Voulant instaurer une sorte de police des mœurs, Le Pen voudrait mettre des amendes aux femmes qui refuseraient de l’enlever.

         Voilà bien une manœuvre grossière : s’en prendre aux femmes voilées pour détourner l’attention des travailleurs de la responsabilité des capitalistes dans la misère qui s’étend.

Les prix augmentent : salaires et pensions doivent suivre

Les prix augmentent : salaires et pensions doivent suivre

Face à la hausse des prix, ministres, commentateurs et candidats à l’élection présidentielle rivalisent d’imagination, et surtout de promesses fumeuses.

Publié le 26/08/2026

 

Pour ce qui dépend directement des pouvoirs publics, on annonce au 1er septembre une hausse sur certaines cigarettes et la fin du tiers payant lorsqu’on refuse de prendre un générique plutôt que le médicament prescrit. Et, surtout, une augmentation de 5,6 % du prix du gaz, après celle de 7,4 % du 1er juillet. Les prix des carburants continuent de jouer au yo-yo, mais en montant plus vite et plus souvent qu’ils ne redescendent. Le litre de diesel reste autour de 2,20 euros.

Aucun des prétendants au fauteuil présidentiel ne prétend ignorer l’effondrement du pouvoir d’achat des classes populaires. Chacun y va de sa proposition d’aide ciblée, de taxe ou de suppression de charge pour la muscler un peu.

En plus d’être totalement inefficace, ce type de mesure est un piège politique tendu aux travailleurs. D’abord parce que, comme le disait si justement un certain Macron, il n’y a pas d’argent magique, toute aide doit être financée. Or aucun dirigeant politique ne demande au grand patronat de passer à la caisse. Pas question non plus de réduire les budgets militaires. Donc, le peu qu’on alloue aux travailleurs sous forme d’une aide au logement, au chauffage, au déplacement ou autre, ils le payent, et plutôt deux fois qu’une, en fermetures de classes, de maternité, de services sociaux, etc.

Enfin et surtout, ces mesures et ces discours masquent volontairement le fait que le pouvoir d’achat des gens modestes, c’est-à-dire des travailleurs actifs, sans emploi ou retraités, dépend du niveau des salaires, lequel dépend, en définitive, du rapport de force entre la classe travailleuse et la classe exploiteuse.

La revendication d’une augmentation générale, conséquente et immédiate des salaires et des pensions et de leur indexation sur les prix est donc une double nécessité pour les travailleurs. C’est à la fois la seule voie pour défendre réellement leur niveau de vie et c’est en même temps une revendication politique, l’affirmation d’être une classe qui se bat pour l’intérêt général contre les intérêts particuliers d’une poignée d’industriels et de financiers.

                                                    Paul Galois (Lutte ouvrière n°3030)

 

Sodexo : croissance à la sauce patronale

 

Recette pour la hausse des profits : exploiter davantage

 

 

Sodexo vient d’annoncer la suppression de 1 097 postes en France, soit plus de 4 % de ses effectifs dans le pays.

         Six semaines plus tôt, la direction présentait son plan « Shift & Grow 2030 », destiné à « accélérer la croissance ». Elle y promet une croissance annuelle supérieure à 5 % et de distribuer la moitié de son bénéfice net ajusté aux actionnaires.

         Chez Sodexo, la recette de la croissance est donc connue : moins de salariés, toujours autant de dividendes.