mardi 14 juillet 2026

Volkswagen : la guerre aux travailleurs

 


Mais 100 000 travailleurs : une force énorme !

 


 

La direction du groupe Volkswagen a laissé entendre qu'elle visait la fermeture de quatre usines en Allemagne et 100 000 suppressions d'emplois d’ici 2030. Le deuxième constructeur automobile mondial a engrangé 6,9 milliards d’euros de profits l'an dernier et distribué 2,6 milliards aux actionnaires. L'objectif de la saignée à venir est d'augmenter le dividende par action et la direction de Volkswagen ne s'en cache pas.

Ce n’est pas joué : les centaines de milliers de travailleurs du groupe et des entreprises sous-traitantes sont une force qui peut balayer ce plan pour garantir à tous un emploi et un salaire.   

Argenteuil, un Parc des berges ravagé par… la torpeur

 

« À Argenteuil ça coûte pas cher de ne rien faire » 

 

 

 

Ce parc concerne pourtant directement une quinzaine de milliers d’habitants du quartier voire davantage. Nombreux sont ceux parmi eux qui ne partent pas en vacances. Il aurait pu être au cœur d’initiatives estivales intenses. Le programme est maigre.

         Cela fait des années que les plantations d’arbres auraient dû être revues, les brumisateurs multipliés, une présence de l’eau développée.

         Quand la municipalité veut, elle veut. Mais quand elle ne veut pas… Et puis comme les Harpagons ne sortent pas leur bourse quand ça ne les intéresse pas, me vient à l’idée un slogan qui colle à la situation : « Argenteuil ça coûte pas cher de ne rien faire »… pour les quartiers populaires !

         Bon, il reste tout de même La guinguette. DM

lundi 13 juillet 2026

Interview de Nathalie Arthaud : Trotsky, les Gilets jaunes et Mélenchon... 94 min 3

Jeunesse et éducation : les stagiaires en danger

 Les stagiaires en danger

Le 2 juillet à Montlebon, dans le Doubs, un jeune de 16 ans a eu le bras happé par un malaxeur à béton. Il s’en est sorti avec de profondes entailles à l’avant-bras. Dans le cadre de sa formation en lycée professionnel, il effectuait un stage dans une entreprise du BTP.

Publié le 08/07/2026

Cet accident fait suite à plusieurs autres, dont certains mortels, comme pour ce jeune de 15 ans écrasé par un chariot élévateur en avril. En 2025, cinq mineurs ont perdu la vie à la suite d’accidents mortels durant un stage.

Une partie de ces jeunes sont en formation professionnelle. Même s’ils apprennent les notions de base sur la sécurité au travail, même si leur stage est encadré par une convention, faut-il encore que patron et tuteur la respectent et que le stagiaire soit véritablement encadré. C’est loin d’être toujours le cas.

De plus, depuis 2024, le gouvernement impose un stage de deux semaines aux lycéens de seconde, tandis que les collégiens de troisième effectuent un stage de cinq jours depuis 2005. Les jeunes de milieux populaires se retrouvent souvent sur des lieux de stage dangereux, et certains, quel que soit leur cursus, y laissent leur peau.

Après le drame d’avril, le gouvernement avait annoncé une mission flash qui n’a pas encore rendu ses conclusions. Sa réponse se limite à des mots creux sur le fait que la sécurité des jeunes est une priorité. Comme si une déclaration d’intention était un frein face à un monde du travail en sous-effectif chronique, où les cadences et la pression de l’exploitation sont toujours plus dures dans de nombreux secteurs.

                                                 Inès Rabah (Lutte ouvrière n°3023)

Les Républicains, panier de crabes…

 Petits meurtres entre amis

Publié le 08/07/2026

Laurent Wauquiez, membre du parti de Retailleau, candidat à la présidentielle, soutient la candidature d’Édouard Philippe plutôt que la sienne. C’est dire que ces gens-là sont sans foi ni loi.

Très fâché par les propos de ce faux ami, mais véritable adversaire, Retailleau s’en est pris à Philippe, ancien Premier ministre de Macron en affirmant qu’« il n’y a aucune envie de reconduire celles et ceux qui ont gouverné pendant longtemps et qui ont appuyé la politique de Macron ».

De la part de l’ancien ministre de l’Intérieur de Macron, c’est particulièrement truculent.

                                                  Marion Ajar (Lutte ouvrière n°3023)

Canicule et réseau électrique, quand le réseau disjoncte

Et pas seulement dans les Yvelines Nord

  


À partir du 24 juin, une quinzaine de communes des Yvelines ont été totalement ou partiellement privées de courant, parfois pendant plusieurs jours. Cela a posé de gros problèmes aux habitants de Carrières-sous-Poissy, Andrésy, Achères, Conflans et surtout Chanteloup-les-Vignes où 17 % des foyers étaient toujours sans électricité au bout de six jours.

Des centres commerciaux ont complètement fermé, ajoutant aux difficultés de milliers de personnes, tout d’un coup sans réfrigérateur, ni congélateur, ni ventilateur, ni ascenseur... en plein pic de chaleur durable. Pharmacies et particuliers ont dû déplacer en urgence les médicaments, souvent chers, qui nécessitent d’être gardés au frais. Les services communaux ou les voisins ont souvent aidé comme ils pouvaient les personnes en difficulté, notamment les plus âgées. Mais très peu d’informations sont venues d’Enedis, en particulier sur la durée prévisible de la panne, et peu d’aides de l’État. Très peu des groupes électrogènes promis sont arrivés, et très tard.

         Selon Enedis, la cascade de coupures vient du poste source de Triel-sur-Seine, du fait de câbles souterrains vieillissants qui ont atteint 80 °C sous l’effet conjugué de l’air à 41 °C et de la surcharge due aux climatiseurs. Mais au fond, c’est le résultat de la course au profit et du manque d’entretien préventif des infrastructures, accentué depuis la privatisation et la division EDF/ERDF/Enedis. Et l’incurie de l’État, qui ne fait rien pour anticiper les conséquences du réchauffement, explique, elle, le manque d’aide aux populations et de dispositifs de secours.

         Ce type d’incident grave ne pourra donc que se multiplier partout dans les années à venir.