Et pas seulement dans les Yvelines Nord
À partir du 24 juin, une
quinzaine de communes des Yvelines ont été totalement ou partiellement privées
de courant, parfois pendant plusieurs jours. Cela a posé de gros problèmes aux
habitants de Carrières-sous-Poissy, Andrésy, Achères, Conflans et surtout
Chanteloup-les-Vignes où 17 % des foyers étaient toujours sans électricité au
bout de six jours.
Des centres commerciaux ont
complètement fermé, ajoutant aux difficultés de milliers de personnes, tout
d’un coup sans réfrigérateur, ni congélateur, ni ventilateur, ni ascenseur...
en plein pic de chaleur durable. Pharmacies et particuliers ont dû déplacer en
urgence les médicaments, souvent chers, qui nécessitent d’être gardés au frais.
Les services communaux ou les voisins ont souvent aidé comme ils pouvaient les
personnes en difficulté, notamment les plus âgées. Mais très peu d’informations
sont venues d’Enedis, en particulier sur la durée prévisible de la panne, et
peu d’aides de l’État. Très peu des groupes électrogènes promis sont arrivés,
et très tard.
Selon
Enedis, la cascade de coupures vient du poste source de Triel-sur-Seine, du
fait de câbles souterrains vieillissants qui ont atteint 80 °C sous l’effet
conjugué de l’air à 41 °C et de la surcharge due aux climatiseurs. Mais au
fond, c’est le résultat de la course au profit et du manque d’entretien
préventif des infrastructures, accentué depuis la privatisation et la division
EDF/ERDF/Enedis. Et l’incurie de l’État, qui ne fait rien pour anticiper les
conséquences du réchauffement, explique, elle, le manque d’aide aux populations
et de dispositifs de secours.
Ce
type d’incident grave ne pourra donc que se multiplier partout dans les années
à venir.