jeudi 27 juillet 2023

Police : la loi pour le commun, pas pour la « bande armée »

Des arrêts pour ne pas être aux arrêts

 

 

Quand le moindre quidam, lorsqu’il est en maladie, n’est pas à son domicile ou n’a pas entendu la sonnette lors de la visite du « médecin » de la Sécurité Sociale, que se passe-t-il ? Il encourt une sanction et des problèmes avec la Sécurité Sociale et son employeur.

Mais les quelques 400 à 500 policiers en arrêt maladie à Marseille seront-ils contrôlés ?

Leurs arrêts maladie visent à s’opposer à la mise en détention préventive d’un des leurs qui aurait tiré au flash-ball sur la tête d'un jeune homme puis l'avoir tabassé violemment. Celui-ci dans le coma a été hospitalisé avec de multiples traumatismes et fracture du crane.

Que réclament ces policiers ?

Le droit de tabasser avec la dernière violence, de fracturer côtes, membres et têtes en toute impunité ? Les chefs de la police, les plus hauts placés, les soutiennent.

L’État, en dernière analyse, est bien « une bande d’hommes armés » contre la population !

Certes, en « arrêt », ils ne risquent pas au moins de faire des bavures.

 

Argenteuil, les personnes « sans domicile » ou en difficulté ont trouvé du soutien pour se battre à leur côté face à la décision inique de la municipalité. Bravo !

Se battre jusqu’au bout

 


Le Centre d’Hébergement d’Urgence existe à Argenteuil depuis 2008. Il permet un hébergement de nuit pour 18 personnes et un accueil de jour qui concerne un nombre beaucoup plus important de personnes. C’est cette structure très utile que veut liquider la municipalité contre tout bon sens et toute humanité.

         Aussitôt que cette décision de suppression a été connue en juin, la mobilisation s’est développée, d'abord par des occupants du Centre qui ont pris leurs affaires en main. Certes, c’est comme pour les autres problèmes, tant qu’il n’y aura pas une fraction notable de la population en colère et dans l’action, la municipalité considérera qu’elle peut mener ses attaques sans vrai souci. Certes, ce n’est jamais une raison de rester l’arme au pied et de ne rien faire. En tout cas, depuis l’annonce du projet maléfique, de nombreuses initiatives ont eu lieu pour le maintien du Centre.

         La dernière en date est le dépôt d’une plainte au tribunal administratif de Cergy contre une décision municipale qui n’est même pas passée en conseil municipal.

         L’audience de référé aura lieu cet après-midi. Un départ en commun est organisé à 13 h.30 devant le Centre d’Hébergement rue du Moulin (il n’y aura pas forcément une possibilité de covoiturage pour tous). Dimanche midi, le repas sera pris en commun au même endroit, chacun apportant ses ou des provisions. En espérant que les conclusions des juges seront d’ici là conformes aux attentes des résidents, des utilisateurs du Centre et de leurs soutiens. DM

 

mercredi 26 juillet 2023

Brutalités policières : encouragements de la hiérarchie à l’impunité

La revendication d’un droit à brutaliser sans limite

 

 

En marge des émeutes à Marseille fin juin, des policiers de la BAC ont tabassé un jeune, lui provoquant un hématome intracérébral, une fracture de la mâchoire, et l’éborgnant.

L’un de ces policiers, en détention provisoire dans le cadre de l’enquête sur ces violences, a reçu le soutien du directeur de la police nationale : « un policier n'a pas sa place en prison, même s'il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail »…

Les brutalités policières ne sont pas juste des débordements de moutons noirs, mais le fonctionnement habituel d’un appareil d’autorité, telle que la conçoit Macron, qui défend, de haut en bas, un ordre social injuste.

 

Les prochaines permanences prévues :

-vendredi 28 juillet, carrefour Babou, de 17 h.15 à 18 h.15.

 

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