mercredi 29 avril 2020

Pétrole, Trump et les trusts du pétrole, une vieille histoire états-unienne comme d’ailleurs. Quant au prix des carburants en France…


Pétroliers : gisement d’aides par milliards

Trump a tweeté : « Jamais nous ne laisserons tomber notre grande filière américaine du pétrole et du gaz ». Et il a demandé à son ministre de l’Énergie « de mettre des fonds à disposition pour ces entreprises ». Ainsi, les trusts richissimes du pétrole vont recevoir en plus d’énormes aides publiques.
         En revanche, les travailleurs américains licenciés par dizaines de millions depuis le début de la crise sanitaire, et la plupart du temps peu ou pas secourus, tombent dans le dénuement.
         Que cela se passe dans le pays le plus riche et le plus développé du monde illustre la faillite de ce système.

Carburants : les pleins nous vident

Les cours du pétrole brut se sont effondrés en Amérique et en Europe.
         Pourtant, les automobilistes ne voient qu’une faible baisse de prix lorsqu’ils font leur plein. C’est que les taxes constituent la majeure partie du prix du carburant à la pompe. On a calculé que, vu ces taxes, même si le baril devenait gratuit, l’essence coûterait encore 1 euro le litre à la pompe.
         Quand l’État détrousse ainsi la population… c’est pour mieux redonner ce « pognon de dingue » au grand patronat.

Argenteuil, mort d’un « sans domicile », nouvelle illustration d’une société inhumaine


Misère d’une société barbare



Depuis longtemps, un campement de personnes sans domicile s’était installé sous un retrait de bâtiment, à quelques dizaines de mètres de la surface commerciale au carrefour Utrillo-Leclerc.
         Il y a quelques jours, un de ses occupants est mort à l’âge de 47 ans. Sa mort vient s’ajouter à d’autres qui ont eu lieu ces dernières années à Argenteuil, et des centaines qui se produisent chaque année à l’échelle du pays. En 2018, au moins 612 personnes « sans domicile fixe » sont mortes. Elles étaient âgées de moins de 49 ans en moyenne.
         Selon la déclaration du la « mairie » d’Argenteuil, cette personne de 47 ans serait décédée d’une « crise cardiaque ».
         Eh bien non, cet homme est avant tout décédé de la misère qui touche depuis des décennies une fraction croissante de la population.
         Certes, il faudrait connaître le parcours de toutes ces victimes de la société pour savoir la part des parcours personnels et des raisons sociales individuelles qui les ont conduites à la « Rue ». Mais, dans la misère individuelle, il y a avant tout celle d’une société capitaliste sans pitié, avec la misère des moyens de services sociaux sans rapport avec leurs besoins, malgré l’engagement des travailleurs de ce secteur qui n’en peuvent plus.
         Je ne sais pas si les informateurs du Parisien-95 de la « mairie » ont grandi à Argenteuil. Par hasard, c’est mon cas. Mais pourquoi, pendant les premières décennies de notre vie n’avons-nous jamais rencontré sur la Ville la situation que l’on a fini par appeler d’un mot étrange, celle des « SDF ». DM

Mouvement ouvrier, nos origines, la faillite de la IIème Internationale


La nécessité d’un parti qui reste solide face aux évènements



Pierre Monatte

Nous avons évoqué hier le drame de l’échec des mobilisations révolutionnaires de l’Après Première guerre mondiale. Le drame de l’absence de partis ayant les capacités d’aider à la prise du pouvoir des masses ouvrières mobilisées, comme avait su le faire le parti bolchévique de Lénine et Trotski.
         Pourtant, de grands partis ouvriers se réclamant de la Révolution et du communisme s’étaient construits en Europe dans les décennies qui avaient précédé la Guerre, dans nombre de pays, en Allemagne bien sûr, en France, en Belgique, en Italie…
         Ils avaient diffusé le programme communiste parmi des masses ouvrières toujours plus importantes. Dans ses congrès, l’Internationale ouvrière n’avait eu de cesse d’affirmer que l’impérialisme conduisait à la guerre, et, en conséquence, de répéter que la classe ouvrière dans chacun des pays avait le devoir et la force de s’y opposer.
         Mais quand l’engrenage de la guerre se mit en branle, les dirigeants de tous ces partis comme des organisations syndicales se rangèrent, pratiquement tous à l’unisson, chacun derrière leur bourgeoisie et son État, dans chacun des deux camps en présence.
         En France comme en Allemagne, au-delà d’un certain nombre de militants, seuls quelques dirigeants s’opposèrent à ce reniement et maintinrent le cap de l’opposition à la guerre et à l’union nationale. Ce fut le cas en particulier de Pierre Monatte et d’Alfred Rosmer en France, et de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg en Allemagne. En Russie, Lénine et Trotski furent bien sûr de ceux-là.
         Comment expliquer une telle faillite ? C’est une question importante pour tous ceux pour qui la construction d’un parti qu’ils jugent nécessaires pour abattre le capitalisme est au cœur de leur activité militante.
         Il est des circonstances, et la plus cruciale est celle de la guerre, où la pression idéologique et politique de la classe dominante devient énorme sur l’ensemble de la population et sur les partis et les organisations, y compris soi-disant révolutionnaires, pour qu’ils se rangent tous derrière elle dans une union sacrée. Pour résister à une pression qui emporte dans un premier temps l’énorme majorité des travailleurs, et qui est grosse de menaces pour qui veut y résister, il faut des organisations, des militants et des dirigeants faits d’un certain alliage, et qui soient formés à résister et à maintenir contre vent et marée leur programme.
         En tout cas, en 1914, les partis défaillants firent la preuve qu’ils n’étaient pas faits de cette matière-là. En revanche, le parti bolchévique qui n’avait jamais été dans une situation susceptible d’être intégré dans le jeu démocratique du pouvoir de la bourgeoisie, offrit la preuve contraire. Non seulement il fut le seul dont les dirigeants gardèrent leurs positions internationalistes, mais il fut aussi le seul à être capable en 1917 d’aider à la prise du pouvoir des travailleurs en Russie.
         Alors comment créer un parti qui résiste ? Quelle organisation ? Quel type de fonctionner ? Comment mettre en place une direction qui ne dégénère pas ?
         Des questions et une leçon à méditer. DM

mardi 28 avril 2020

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 27 avril 2020


Le contrôle ouvrier, une nécessité vitale !


Le déconfinement est censé commencer dans moins de deux semaines avec la réouverture des écoles, et le gouvernement est toujours incapable de fournir la population en masques. Il est incapable de dépister massivement et plus incapable encore d’isoler les porteurs du virus.
Avec la mise sur pied d’un consortium entre Air Liquide, PSA, Valeo et Schneider, on croyait réglé le problème des respirateurs. Eh bien non ! 8 500 respirateurs sur les 10 000 produits sont des modèles simplifiés destinés au transport, insuffisants pour les services de réanimation mais parfaits pour le coup de pub !
L’État et la bourgeoisie vont de fiasco en fiasco, d’incurie en incurie. Si, en quatre mois, l’État et les industriels du pays n’ont toujours pas déployé les moyens humains et techniques pour fabriquer le matériel de protection nécessaire, c’est qu’ils ne l’ont pas voulu.
La conscience collective ? Le civisme ? L’esprit de sacrifice ? Ces valeurs ont du sens pour les travailleurs dont on voit le dévouement et la capacité d’initiative. Mais la grande bourgeoisie n’en à que faire. Il n’y a qu’à voir comment les banquiers et les assureurs se font prier pour aider les salariés, chômeurs et petits artisans à passer le cap, alors même qu’ils ont, eux, la garantie de l’État qu’ils n’y perdront rien !
Le monde peut s’écrouler autour des capitalistes, requins ils sont, requins ils restent. Ils se moquent de sauver des vies. En pleine pandémie, la seule chose qui les inquiète, ce sont leurs profits, leurs parts de marché, leurs cours boursiers. Et même si rien n’est prêt pour le déconfinement, ils battent tous le rappel au travail.
Jour après jour, de nouvelles cohortes de salariés rejoignent ainsi tous ceux qui n’ont jamais arrêté de travailler, partagés souvent entre la crainte du coronavirus et celle de perdre leur emploi. Nous n’avons à subir ni l’une ni l’autre.
Les entreprises veulent rassurer en mettant en place des mesures sanitaires exceptionnelles : marquage au sol, prise de température, aménagement des postes… La théorie est belle, la réalité beaucoup moins parce que les exigences de rentabilité finissent toujours par s’imposer. La logique même de son système empêche le grand patronat de garantir la sécurité sur le chantier, à l’usine ou dans les bureaux.
Il n’est pas question de faire confiance aux mercenaires de la bourgeoisie pour protéger notre santé et notre vie d’exploités. Il faut surveiller et vérifier la réalité des mesures prises. Il faut contrôler leur efficacité et imposer tout ce qui sera nécessaire.
Aucune commission d’hygiène et de sécurité ne remplacera l’action des salariés eux-mêmes. Ils connaissent mieux que quiconque leur poste de travail, ils sont les mieux placés pour les sécuriser.
Les directions ont vite fait de fermer les vestiaires, condamner les machines à café ou fermer la cafétéria. Mais rallonger les pauses parce que les masques et visières rendent le travail encore plus pénible, diminuer la durée de travail ou ralentir les cadences ne se fera que sous la pression des travailleurs. Seules notre organisation collective et notre capacité de prendre nos affaires en main nous protégeront.
Et il ne s’agit pas seulement de nos conditions de travail. Le grand patronat a commencé par renvoyer les intérimaires et les CDD et nous voler des jours de RTT et de congés payés. Dans certaines entreprises, il a déjà le cynisme de rallonger la durée de travail et baisser les salaires. Et dans d’autres, il ne s’en cache pas, il planifie des licenciements massifs.
Pour préparer les esprits, certains annoncent un « tsunami de licenciements » comme un fait inévitable. Mais le grand patronat vient de distribuer des milliards de dividendes aux actionnaires. Faut-il aussi considérer cela comme une fatalité ?
Non, il n’y a pas de fatalité à ce que les travailleurs perdent leur salaire, leur emploi, voire leur vie dans cette crise ! Ils ont à se protéger tout à la fois du coronavirus et de la domination patronale. Cette lutte dépend de leur capacité à s’organiser pour imposer le contrôle ouvrier sur les décisions patronales. C’est vrai à l’échelle des entreprises et ça l’est aussi à l’échelle de la société.
L’irresponsabilité et la faillite de la bourgeoisie et de son organisation sociale nous sautent aux yeux parce qu’il en va de notre santé et de notre vie. Mais, en temps normal, dans un pays riche comme la France, des millions de vies sont broyées par des accidents du travail, par le chômage et la pauvreté. Dans les pays pauvres, c’est par la malnutrition, des maladies que l’on sait parfaitement soigner et les guerres. Alors, il faut que cette nouvelle crise renforce la conscience d’avoir à renverser la classe capitaliste et son système.

Dassault-Argenteuil, bulletin Lutte ouvrière de l’entreprise daté du 27.04.20. Les échos de l’entreprise



Pour l’Éditorial, le lire ci-dessus

Elle ne sait pas compter
La direction a commencé à organiser la reprise du travail la semaine dernière. Elle a même annoncé que cela ne concernerait qu’une quarantaine d’entre-nous dans un premier temps, alors même que cela impliquait plus de 70 travailleurs, elle a simplement « oublié » de comptabiliser les prestataires ou intérimaires qu’elle avait « invité » à rejoindre l’usine.
Rien que cela donne une idée de la confiance que l’on peut lui accorder sur ces déclarations relatives aux conditions sanitaires dans l’usine. Mais ça on le savait déjà. Personne d’autre que nous ne veillera sur notre santé.

Les gros patrons se cachent derrière les petits
La direction en fait beaucoup sur le respect des conditions de sécurité dans l’établissement… quand l’usine tourne à petit régime. C’est surtout pour nous convaincre de revenir et hâter la reprise générale après laquelle elle piaffe d’impatience. Mais une fois celle-ci entamée, le naturel reprendra et avec lui la course pour rattraper le retard.
Notre priorité absolue reste de ne pas attraper le virus, il ne faudra pas baisser la garde.

Le virus, le patron et le travailleur
Au début de l’épidémie et du confinement,La direction avait organisé le travail en équipe pour «coûte que coûte assurer la production et le chiffre d’affaire » comme aimaient alors le claironner certains directeurs du site. La raison leur est finalement revenue après le débrayage de la plupart des travailleurs.
Alors à ceux qui vont reprendre le chemin du travail dans un avenir proche, il faut se rappeler la morale de cette histoire la raison des travailleurs fait souvent la différence. Ce sera vrai aussi dans l’avenir.

Machine à soustraire et diviser
Selon la direction, quelques 540 d’entre nous sont au chômage partiel, 70 en télé travail et 42 en activité. Alors que quelques 1100 d’entre nous travaillent habituellement sur le site d’Argenteuil, la direction n’en comptabilise plus qu’environ 750.
Bref quand il est question de chômage, elle ne compte pas tout le monde à l’effectif. Mais pour nous faire travailler, y compris dès maintenant, elle compte bien sur le travail de tous.

Congés le compte n’y est pas
La direction a donc décidé de prendre 5 jours de congés dans notre compte. On a gagné ces jours, à raison de 2,5 par mois, il s’agit en fait ni plus ni moins de salaire. Quand elle nous explique qu’elle nous les prend pour combler la baisse de salaire elle ajoute le mépris au vol.
On a compris pour cette leçon. Il paraît qu’on peut voir dans les suivantes qu’il n’y a pas que les congés qui arrêtent la production…

mai...fie toi encore.
La direction, via les chefs de service nous envoie des mails pour savoir quelle sera notre disponibilité en mai. Du volontariat affiché on passe donc à la disponibilité suscitée.
Nous ce que l'on sait c'est qu'on est pas disponible pour recevoir le virus.

MALADIES PROFESSIONNELLES CLANDESTINES
     Le gouvernement a annoncé que les soignants frappés par le coronavirus seraient reconnus en maladie professionnelle. Mais rien pour les autres.
     Ainsi, caissières, livreurs, chauffeurs de bus, vigiles  etc., devraient faire des démarches pour tenter d’obtenir le statut de victime de maladie professionnelle. Et avec bien peu de chances de réussir, comme dans d’autres cas de maladies, réelles mais non reconnues comme professionnelles.
     Le virus est dangereux. L’exploitation patronale et ses conséquences plus encore.

PRIME DE RISQUE A MINIMA
     Le ministre de l’Économie avait annoncé une prime exceptionnelle de 1 000 euros dans les enseignes de la distribution pour leurs salariés dits « exposés ».
     Les Auchan, Carrefour, etc., s’arrangent pour verser le moins possible. D’abord, en prétendant que certains de leurs salariés n’ont pas été exposés. Ensuite, en calculant la prime au prorata des horaires.
     Mais qu’on se rassure : ces grands de la distribution font des affaires.
  
VIVE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE DES TRAVAILLEURS !
    Cette année, du fait du coronavirus, les manifestations sont interdites le 1er Mai, mais cette journée n’a rien perdu de son importance.
     C’est en 1889 que l’Internationale socialiste avait proclamé que, chaque année, le 1er Mai, le prolétariat affirmerait sa communauté d’intérêts et sa volonté d’en finir avec le capitalisme à l’échelle mondiale.
     La crise actuelle confirme une chose : l’incurie de ce système capitaliste, son repliement derrière des frontières qui isolent les peuples et les dressent les uns contre les autres.
     Virus ou pas, il n’a jamais été aussi urgent pour les travailleurs de se débarrasser de ce système failli, corrompu, irresponsable et fou.


Argenteuil – agents territoriaux, les échos du bulletin Lutte ouvrière des agents territoriaux et de l’ex-Agglomération



Pour l’Éditorial, le lire ci-dessus

Faites circuler ce bulletin qui paraît encore seulement sur le net. Envoyez-le à tous ceux de vos amis à qui cela fera plaisir.


Se préparer à la lutte contre le Capital et ses serviteurs
On nous rabâche à qui mieux mieux qu’il faut préparer le déconfinement.
Gouvernement et consorts n’ont vraiment pas assuré dans cette affaire. Maintenant, la suite est principalement également la leur.
La nôtre, c’est de nous préparer à lutter contre le virus du Capital qui pour la sauvegarde de ses profits prépare sa coupe à boire jusqu’à la lie.

Sauf que c’est uniquement nous la Première ligne
Pour leur projet de reprise de l’École le 11 mai, la cacophonie du gouvernement se retrouve au niveau des préfets, puis au niveau des maires qui certes sont bien embêtés et qui doivent assumer l’embrouille.
Mais tous, ils sont à l’Arrière. En première ligne, il n’y aura que nous.
Notre santé d’abord. Crosse en l’air si nécessaire !

En avant… si nécessaire pour le droit de retrait
Si des conditions de danger existent, la loi prévoit (encore) un droit de retrait.
Comme une loi qui nous est favorable ne s’use que si l’on ne s’en sert pas, quand le danger est là, à nous de l’utiliser, et collectivement c’est toujours le mieux.

Le matériel de protection, un point c’est tout
Des services qui s’étoffent de jour en jour, mais toujours un gros manque de matériels de protection.
Tant que les conditions ne sont pas remplies… Voir ci-dessus.

1 + 1 à la rigueur
Il faut deux masques pour 6 ou 8 heures de travail, puisqu’un masque doit être changé toutes les quatre heures.
Dans le meilleur des cas, sauf pour ceux d’entre nous qui sont face au public, il n’y en a qu’un de distribué. Dans le meilleur des cas.
Voilà que la municipalité confond le 1 et le 2.
Si elle retourne à l’école après le 11, il va y avoir du boulot pour elle.

Mais fait-il la différence ?
La politique de la municipalité a été pour l’essentiel : le matériel nécessaire, seulement pour ceux d’entre nous devant recevoir le public.
La consigne a été passée au coronavirus qu’il ne devait s’attaquer uniquement à ces derniers ?

Et les actes de leur part ?
Pour stimuler notre engagement, la chanson est récurrente : « il nous faut assurer le service public ».
Comme si nous ne le savions pas et ne la pratiquions pas !
Et municipalité et collectivité, ils font quoi pour l’assurer à longueur d’années ? Qu’elles donnent les vrais moyens pour le réaliser !

Besoin d’argent urgent
On a tous besoin d’argent, prime ou augmentation de salaire, le même besoin pour tous.
Augmentations des prix de l’alimentaire, chômage partiel de proches, autres revenus à la baisse…
Chacun à notre niveau, on subit la situation. Le gouvernement sort les milliards pour le grand patronat. Qu’il en sorte, pour une prime et pour une augmentation substantielle, pour tous !

Malveillance sans masque
On aurait cru que la situation actuelle aurait fait baisser d’un ton la malveillance de certains, oui seulement certains, membres de la hiérarchie.
La municipalité ne peut vraiment pas confiner ceux-là au 3ème avec interdiction d’en sortir, sauf pour une heure de promenade ?

Le coronavirus, lui, a mesuré que cela lui convenait
Les bureaux exigus ne se sont pas agrandis avec l’épidémie.
5 m2 pour deux cela ne le faisait déjà pas habituellement. Cela le fait encore moins dans les conditions actuelles.
Si les conditions de protection ne sont pas réalisées, le travail est impossible dans ces conditions.

Et pas à la va-vite cette désinfection
Avant le 11 mai, la municipalité compte s’y prendre comment pour l’immense entreprise de désinfection de tous les sites de la ville ?
Elle ne compte tout de même pas faire appel à Trump, le grand spécialiste du désinfectant pour lutter contre le virus ?

Oui, ceux-là n’ont pas l’habitude de mots gentils
On ne peut pas dire que les remerciements aient été largement au rendez-vous de la part de toute la hiérarchie pour nombre d’entre nous dont la continuité du service public et du fonctionnement communal nécessitait la présence physique ces dernières semaines.
À moins qu’elle ait gardé pour elle ceux qu’elle recevait de la municipalité !

Maladies professionnelles clandestines
Le gouvernement a annoncé que les soignants frappés par le coronavirus seraient reconnus en maladie professionnelle. Mais rien pour les autres.
Ainsi, caissières, livreurs, chauffeurs de bus, vigiles et même policiers, etc., devraient faire des démarches pour tenter d’obtenir le statut de victime de maladie professionnelle. Et avec bien peu de chances de réussir, comme dans d’autres cas de maladies, réelles mais non reconnues comme professionnelles.
Le virus est dangereux. L’exploitation patronale et ses conséquences plus encore.

Communisme : une petite histoire pour profiter du confinement


Après la Russie, la Révolution eut l’occasion de s’étendre…



La prise du pouvoir des travailleurs russes à l’automne 1917 entraîna un immense espoir parmi les travailleurs du monde. Une nouvelle génération militante se leva, en particulier au sein des peuples d’Europe qui avaient payé cher les ravages de la Guerre.
         Ce fut le début de nouvelles mobilisations exceptionnelles, les masses ouvrières remettant en cause la domination capitaliste qui avait conduit au carnage. Ce fut le cas en Italie en particulier en 1919-1920 avec les occupations d’usine.
         Pendant plusieurs années, l’Europe connut une véritable vague révolutionnaire qui allait même conduire à un pouvoir ouvrier qui ne dura que quelques mois en Hongrie.
         L’Allemagne fut le cœur de cet espoir de révolution. Pendant des années, elle connut une suite de bouleversements révolutionnaire.
         Mais nulle part, il n’y eut de parti révolutionnaire aguerri ayant l’expérience et la trempe du parti bolchévique et de ses dirigeants, Lénine et Trotski.
         En Allemagne, ce fut la social-démocratie qui aida alors que la révolution grondait à restaurer l’État de la bourgeoisie et à réprimer le mouvement ouvrier. C’est elle qui pris l’initiative d’assassiner la dirigeante révolutionnaire Rosa Luxembourg, à Berlin en janvier 1919. (Nous reviendrons sur la faillite de la IIème Internationale demain).
         La révolution victorieuse en Allemagne eut été un profond grand pas vers le socialisme. La puissance industrielle de l’Allemagne ajoutée aux énormes ressources du sous-sol russe et de sa production agricole aurait fait de leur union, immédiatement un ensemble qui pouvait permettre à la société d’effectuer un pas de géant en avant.
         A partir de 1922, la vague révolutionnaire née de la Première guerre mondiale reflua, laissant seule la Russie soviétique. Cela eut des conséquences désastreuses qui allaient peser jusqu’à aujourd’hui sur le mouvement ouvrier. DM

Argenteuil – Chamonix –MJC


En pensant à des vacances futures




Nous sommes toujours attentifs à ce que devient l’ex-chalet de la MJC d’Argenteuil, à Chamonix, face au Mont-Blanc. D’autant plus que grâce à lui nous avons pu bénéficier naguère à frais très réduits de pouvoir découvrir un site exceptionnel.
         Aujourd’hui, dommage collatéral annexe de l’offensive menée après 2014 par la municipalité dirigée par Georges Mothron contre la MJC, celle-ci a été contrainte de vendre ce chalet, heureusement à des amis de la montagne, ex-habitants d’Argenteuil.
         Comme pour tous les hôteliers et personnes qui tiennent des gîtes modestes, la situation actuelle ne doit pas être simple. Aussi, nous remettons ci-dessous les coordonnées du « Chalet », car la vie et les loisirs vont bien finir par reprendre…
         Pour les amateurs, pour leur donner un avant-goût de la vallée à retrouver, voilà quelques photos, dont celle de Chamonix en confinement ; ça fait tout drôle. DM