samedi 13 avril 2019

La Retirada il y a 80 ans : Janvier-mars 1939 : les combattants espagnols jetés dans les camps en France


Janvier-mars 1939 : les combattants espagnols jetés dans les camps en France

La Retirada – la retraite (militaire) en espagnol – désigne l’exode des combattants républicains vaincus par Franco à la fin de la guerre civile espagnole en 1939. Entre janvier et février, 500 000 personnes durent franchir les Pyrénées, pour fuir la sanglante répression franquiste, accueillis de la pire façon par la République française voisine.
En mai-juin 1937, après la chute de la ville basque de Bilbao entre les mains des franquistes, 120 000 réfugiés étaient déjà arrivés en France. Mais l’effondrement du front de Catalogne et la prise de Barcelone par les franquistes, le 26 janvier 1939, déclenchèrent un exode massif, ceux qui avaient combattu Franco risquant le peloton d’exécution.

Un terrible exode

Le militant trotskyste Mieczyslaw Bortenstein a laissé un témoignage de l’exode qui s’ensuivit : « Le spectacle que j’ai vu sur les routes menant jusqu’à la frontière était horrible. Cet exode précipité des femmes, parfois enceintes, des enfants, des blessés parfois amputés d’une jambe, (…) fut un spectacle qui nous faisait frémir ! (…) Évidemment, le départ fut effectué dans d’autres conditions par MM. les ministres, députés, bureaucrates, hauts fonctionnaires, etc., (…) dans les voitures luxueuses, (…) une démonstration tangible de la division des classes à l’intérieur du Front populaire : les bourgeois de gauche et les bureaucrates embourgeoisés (…) dans les belles limousines (…), de l’autre côté des ouvriers, les paysans et avec eux des militants du rang qui marchaient à pied (…) sous la menace continue de l’aviation fasciste. »
Pour ce combattant de la guerre civile, cette défaite était la conséquence de « la criminelle politique du Front populaire. (…) Toute la politique des dirigeants républicains, socialistes, communistes et anarchistes tendait à détruire l’énergie révolutionnaire du prolétariat. » « D’abord gagner la guerre, ensuite faire la révolution », cette formule réactionnaire tuait la révolution pour tuer la guerre par la suite. On avait l’espoir de gagner ainsi l’appui de la bourgeoisie dite démocratique de la France et de l’Angleterre. Au nom de cette politique, on abandonna tout, on alla de capitulation en capitulation, on trahit tout, on démoralisa le prolétariat. » Or « battre le fascisme, seule la révolution prolétarienne le pouvait. »
Le 27 janvier 1939, le chef du gouvernement français, Daladier, fit ouvrir la frontière aux seuls civils. Le 1er février, son ministre de l’Intérieur précisa : « Les femmes et les enfants, on les reçoit ; les blessés, on les soigne ; les valides, on les renvoie. » Gardes mobiles et tirailleurs sénégalais s’en chargeaient. Les arrivants devaient abandonner armes, argent et bijoux. Les 45 000 premiers étaient parqués sur la plage d’Argelès par des nuits glaciales, sans pain.
Le 5 février, le reste des antifranquistes put entrer. Leur nombre doubla de 250 000 à 500 000, dont un tiers de femmes, enfants et vieillards. La frontière fut définitivement refermée le 13 février. 330 000 réfugiés s’ajoutèrent aux 240 000 habitants du département des Pyrénées-Orientales. Femmes, enfants et vieillards furent ensuite répartis dans soixante-dix-sept départements, dans des casernes, prisons ou usines désaffectées, et aussi dans des halles, haras, maisons inhabitées ou colonies de vacances hors saison.

Des camps de concentration

Pour les hommes, l’accueil ne s’organisa que le 23 février dans des camps. Chapeautés par un général, une cinquantaine de camps furent installés dans le sud de la France dans des conditions déplorables : ni hygiène, ni intimité. On manque alors de couchages, de chauffages, de ravitaillement. Les épidémies se répandent. Entre février et juillet 1939, 15 000 réfugiés meurent, en général de dysenterie. Mais l’encadrement militaire, lui, est maîtrisé, mobilisant six régiments d’infanterie et quatre de cavalerie. S’ajoutent une quinzaine de camps dans les colonies françaises du Maghreb où une partie des 30 000 réfugiés sont soumis à des travaux forcés.
Le camp d’Argelès, où 78 000 hommes s’entassent dans 1 500 abris, est l’un des pires. La presse du Parti communiste décrit « un véritable pénitencier où couve un foyer d’épidémies. » « Ce n’est plus la mitraille qui tue, c’est la faim, la fièvre, le froid », « un enfer » du fait des sévices des militaires, des humiliations, des brutalités et des vols infligés aux réfugiés.
La majorité des hommes est embrigadée dans des compagnies de travailleurs étrangers : 130 000 dans les usines, 75 000 dans les fortifications, 20 000 dans les mines et l’agriculture.
Cette arrivée massive de réfugiés déclenche les campagnes des partisans de leur renvoi en Espagne.
À droite, à l’extrême droite et même dans les journaux radicaux L’Indépendant et la Dépêche du Midi, la xénophobie domine. On joue sur les peurs. Les réfugiés sont des « épaves humaines », dangereuses, car « anarchistes et voyous ». Ces réfugiés, à qui on a pourtant tout pris, sont à la fois des profiteurs « bien portants et armés » et accusés de dévaster les campagnes, de coûter cher et de faire planer la menace d’épidémies. C’est « l’armée du crime ».
La presse communiste et socialiste dénonce le dénuement matériel et moral des réfugiés et le manque d’organisation et de diligence du gouvernement français. « Je suis allé ce matin à Argelès-sur-Mer. Sur la plage, à perte de vue, grouille une foule immense, parquée entre des fils de fer barbelés. Un sur mille des hommes qui sont là a pu trouver un abri pour la nuit. La plupart de ceux que j’interroge n’ont pas mangé depuis deux jours. Il faut d’urgence loger ces malheureux, les réunir en baraquements. » « On continue à manger peu, très peu : un quart de boule de pain par jour c’est bien maigre. » « Attendra-t-on que les pleurésies, les congestions pulmonaires aient assassiné 10 000 ou 20 000 soldats de la liberté, épargnés par les bombes italiennes et les obus allemands pour prendre enfin les décisions indispensables ? » Ces extraits d’une série d’articles du Populaire conduisent Daladier à en interdire la vente dans les camps d’Argelès et de Saint-Cyprien alors que la presse de droite, qui injurie les combattants espagnols, est autorisée ! Et pour cause… Le 28 mars, les troupes franquistes entrent dans Madrid. Daladier reconnaît le vainqueur et nomme Pétain ambassadeur à Burgos.
Une partie des réfugiés allait se retrouver en 1939-1940 au sein de l’armée française. Après août 1940, cela conduisit 7 500 d’entre eux au camp de la mort de Mauthausen, où les deux tiers périrent. Les survivants de toutes ces épreuves n’allaient voir leurs droits reconnus qu’en 1945.

Note : Illégal de mars 1939 à février 1940, Bortenstein a été interné au camp du Vernet, puis au camp des Milles et enfin à Drancy. Il est mort à Auschwitz. Sous son nom de plume, M. Casanova, sa brochure, L’Espagne livrée. Comment le Front populaire a ouvert les portes à Franco, est disponible en français sur le site marxists.org.

                                         Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2645)


vendredi 12 avril 2019

Algérie : une nouvelle étape pour le mouvement. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Algérie : une nouvelle étape pour le mouvement

Dimanche 7 avril, Bedoui, le Premier ministre, a interdit les manifestations en semaine. Le lendemain, la police procédait à des arrestations lors d’un rassemblement devant la Grande Poste à Alger. Mardi 9 avril, pour la première fois, un important dispositif policier réprimait la manifestation de milliers d’étudiants venus crier « Bensalah, Bedoui, Belaïz, dégagez ! ». Le pouvoir tente-t-il, pour endiguer la contestation populaire, d’amorcer un tournant vers la répression ? En tout cas, dès le lendemain 10 avril, cela déclenchait de nombreuses manifestations de protestation.



Le pouvoir n’a pas encore gagné le bras de fer, car si des millions d’Algériens se sont dit « Bon débarras ! » après la démission de Bouteflika, ils refusent qu’elle serve au bout du compte à sauvegarder le système. Aussi, vendredi 5 avril, de M’sila à Mostaganem en passant par Boumerdès, Sétif et Ouargla, c’est encore massivement qu’ils sont descendus dans la rue pour rejeter la transition que le chef d’état-major Gaïd Salah leur prépare sous l’égide de ceux qu’ils appellent les « 3 B ».

Non aux 3 B, dégagez tous !

Bensalah, le président par intérim, à la tête du Parlement depuis vingt-deux ans, Bédoui, Premier ministre, et Belaiz, président du Conseil constitutionnel, ont tous servi le système tant décrié par la population. Comme le disait un militant des droits humains : « C’est comme si on mettait l’extincteur d’une maison qui brûle entre les mains des pyromanes. »
Les manifestants ne veulent pas d’une transition démocratique qui se fasse sans eux et par en haut. Ils veulent le départ de tous ceux qui, de près ou de loin, sont liés au système. « Bedoui dégage ! Belaiz dégage ! Bensalah dégage ! », « FLN dégage ! RND dégage ! », « Appliquons l’article 7 ! », « Le peuple a décidé, il a dit vous partez, c’est que vous partez ! » L’interdiction de quitter le territoire et l’arrestation de quelques riches hommes d’affaires ne font pas le compte et ne suffisent pas à redorer le blason d’un pouvoir honni.
Dès dimanche, dans quelques entreprises, les travailleurs se sont saisis de l’appel à la grève lancé sur les réseaux sociaux contre le système, contre Sidi Said, le leader de l’UGTA. Les travailleurs en profitent aussi pour avancer des revendications de salaires. C’est le cas des travailleurs d’IMC dans la zone de Rouïba, de la briqueterie de Bouira, de ceux de Socothyde aux Issers. Les mineurs de Tebessa ont quant à eux chassé leurs délégués syndicaux UGTA. Un nouveau slogan est apparu « Vous rendrez tous des comptes ! »
Les manifestants ont raison d’être vigilants car la transition qu’on leur prépare ne peut pas être démocratique. Derrière les 3 B, il y a l’état-major de l’armée et son chef Gaïd Salah. Malgré les mots d’ordre « Armée peuple, frère ! frère ! », beaucoup repris par les manifestants, ou encore « L’armée est la nôtre et on fait ce qu’on veut », l’état-major de cette armée assure la continuité du système et se tient prêt à la répression s’il juge que c’est la meilleure option.
Pour l’instant, face à la puissance du mouvement populaire, on ne sait pas quel sera le choix fait par Gaïd Salah. Lui qui a été un grand ami de Bouteflika, qui a soutenu le cinquième mandat, se présente au contraire comme celui qui veille au changement. S’il est rejeté par une partie des manifestants, il bénéficie du soutien de la presse libérale et de bien des partis d’opposition, qui aimeraient aussi en finir avec la contestation.
Soucieux de ne pas se faire voler leur mouvement, les travailleurs et l’ensemble des couches populaires doivent maintenir la pression, discuter et s’organiser sur les lieux de travail, dans les quartiers, les universités, afin de déjouer les manœuvres d’un pouvoir qui ne renoncera pas à les faire rentrer dans le rang.

                                          Leïla Wahda (Lutte ouvrière n°2645)

Fraude fiscale : Cahuzac, un coupable en liberté


Cahuzac, justice, un exemple édifiant pour la jeunesse



Alors qu’il était ministre délégué au budget dans le gouvernement socialiste dirigé par Jean-Marc Ayrault, sous la présidence de Hollande, Jérôme Cahuzac avait été mis en cause pour fraude fiscale. Après avoir menti, il avait finalement dû reconnaitre avoir possédé pendant vingt ans un compte en Suisse très bien garni et non déclaré au fisc. Condamné à quatre ans de prison dont deux fermes en mai 2018, la justice vient de décider qu’il n’irait pas en prison.
Son avocat explique qu’il n’y aurait aucun traitement de faveur dans cet aménagement de peine puisque, dit-il, son client a payé ses 300 000 euros d’amende, qu’il est bien inséré dans la société et qu’il a même des projets professionnels.
Par contre après les manifestations du samedi à l’appel des gilets jaunes, des manifestants ont été condamnés à de la prison ferme, certains immédiatement incarcérés. Eux n’avaient pas détourné des sommes importantes des caisses de l’Etat en mentant sans vergogne devant les parlementaires et l’opinion. Ils s’étaient, pour beaucoup d’entre eux, simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment… et surtout, ils n’appartiennent pas au même monde qu’un Cahuzac.

Éducation, retrait des lois Blanquer, un beau rassemblement à Argenteuil


Une nouvelle étape dans le développement de l’action



Pour le retrait de la loi Blanquer contre l’Éducation, la mobilisation se développe à l’échelle du pays depuis des semaines. Elle prend la forme de multiples actions dont l’objectif est d’informer, de regrouper enseignants et parents, de les unir. De semaine en semaine, il faut que la force de l’École mobilisée pour sa survie se renforce et devienne si imposante qu’elle fasse vaciller le duo Macron-Blanquer.
         Informer, mobiliser, sur Argenteuil, depuis une semaine, la mobilisation prend de l’ampleur.
         Décision de l’assemblée de lundi dernier qui regroupait une cinquantaine d’enseignants, un rassemblement a eu lieu hier midi. Il a rassemblé cette fois 150 enseignants, personnels de l’éducation, et parents, devant la sous-préfecture. Au vu des délais et de l’ambiance, un beau succès. Le rassemblement a fait l’objet d’un reportage sur FR3 dans la soirée.
         Informer, mobiliser, les initiatives prévues vont permettre de le faire dans les jours qui viennent.
         Il y aura sur Argenteuil, deux rendez-vous majeurs la semaine prochaine :

Une nouvelle AG à l’espace Mandela lundi 15 avril à 17 heures
L’appel à la grève et à manifester jeudi 18 avril

Ce soir vendredi :
 

LE SNASUB FSU APPELLE TOUS LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF A UN REGROUPEMENT POUR MANIFESTER NOTRE MECONTENTEMENT ET NOTRE REFUS

DE LA MUTUALISATION DES SERVICES ACADEMIQUES DES ACADEMIES DE PARIS CRETEIL ET VERSAILLES.

CE MINISTRE EST MEPRISANT AVEC LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS ET ITRF IL L’ETAIT EN ETANT RECTEUR .

NOUS ALLONS ENTRER EN RESISTANCE.

NOUS VOUS DEMANDONS DE LUI FAIRE UN ACCUEIL GLACIAL AU RECTORAT ET PARTOUT OU IL PASSE .

COMMUNIQUÉ UNITAIRE

CGT ÉDUCATION - FO FNEC FP - FÉDÉRATION SYNDICALE UNITAIRE - SUD ÉDUCATION

LA CONFIANCE DANS L'IMPASSE
Le 19 mars, des milliers d'enseignants du 1 er et du 2 nd degré étaient en grève pour demander l'abandon de la loi dite « École de la confiance ». Le 30 mars, les enseignants étaient encore plus nombreux en manifestation, rejoints par les parents d'élèves. Enfin, le 4 avril, la grève a été une nouvelle fois très suivie, particulièrement dans le premier degré. Rien n'est joué !
Pour faire face à cette mobilisation, le ministre de l'éducation multiplie les opérations de communication. C'est dans ce contexte qu'il se rendra à l'université inter-âges de Versailles, le vendredi 12
avril de 20h à 22h, 6 impasse des gendarmes. Il prétend mener un débat public sur l'éducation, en présence de députés. Comme pour le Grand débat initié par le gouvernement, nous ne croyons
pas que le ministre ait réellement l'intention d'entendre les avis contradictoires et les oppositions qui se manifestent chaque jour un peu plus dans les établissements scolaires, dans la rue.
Les familles et les enseignants ne sont pas dupes, ils ont bien compris les graves dangers que contient la Loi Blanquer.
Nous demandons au ministre d'abandonner son projet de loi sur l'école de la confiance, ainsi que toutes les réformes qui généralisent la sélection et affaiblissent les solidarités : Loi ORE, réforme du Baccalauréat, réforme du lycée.
C'est pourquoi, à l'occasion de la venue du ministre, nos organisations appellent à un rassemblement, avec des parents, des usagers, vendredi 12 avril à 19h00, au croisement de l'Avenue de Paris
et de la Rue des États généraux.
Venez nous rejoindre pour participer à des prises de paroles sur le service public d'éducation, de la maternelle à l'université. Soyons force de proposition pour défendre notre projet commun pour l'école.

VENDREDI 12 AVRIL,
ACCUEILLONS M. BLANQUER EN VISITE À VERSAILLES.
RDV À 19H00 ANGLE DE L'AVENUE DE PARIS ET DE LA RUE DES ÉTATS GÉNÉRAUX




- samedi 13 avril : un rassemblement festif aura lieu sur le parvis de la préfecture de Cergy à partir de 10 heures 30 avec les personnels et les parents : les Blaqnuer Games.

- Lundi 15 avril : Participation à une réunion publique à la hall Saint martin à Pontoise en présence des députées LREM sur la loi de « l'école de la confiance ».
Et…

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Adama Traoré : le long combat de la famille


L’État doit reconnaître ses manquements meurtriers



La « justice » vient de décider une nouvelle expertise et de nouvelles auditions dans l’affaire de la mort en juillet 2016 d’Adama Traoré alors qu’il était dans les mains des gendarmes.
         Ce nouveau rebondissement fait suite à l’expertise diligentée par la famille dont les résultats ont été révélés il y a quelques semaines. Ils concluaient à la mort de ce jeune par asphyxie due à la pression de ceux qui le maintenaient.
         En tout cas, cette nouvelle étape n’aurait pu être obtenue sans l’obstination de la famille pour faire reconnaître la vérité et pour obtenir justice sur la mort d’un des siens.
         Quand il y a un mur face à soi, cette obstination est la seule voie.

Vélo à Argenteuil : pour l’usage, une place encore marginale


Oui, « mieux se déplacer à bicyclette » !

 
Le rêve

De nouveaux aménagements routiers vont avoir lieu en haut de l’avenue de Stalingrad dans le secteur « sortie de l’A15/Grand frais ». Cela pour une somme coquette. Il faut d’autant plus le souligner que des aménagements ont déjà eu lieu à cet endroit il n’y a pas si longtemps, et toujours pour une somme aussi coquette !
         Il est vrai que cet endroit est extrêmement problématique entre route, commerce Grand frais, et sortie-entrée de l’A15… Mais il l’est d’autant plus pour les cyclistes, comme j’ai pu personnellement le constater moi-même en remontant l’avenue de Stalingrad pour rejoindre Joliot-Curie, à vélo donc…
         Mais qui a été consulté pour donner l’avis des cyclistes ? En tout cas, pas l’association MDB (« Mieux se déplacer à bicyclette ») qui fait un beau travail, et sans laquelle sans doute, je ne me serais pas remis à la bicyclette !
         En tout cas, le conseil départemental du Val d’Oise en charge de ces travaux devrait entendre les récriminations justifiées de cette association.
         Argenteuil n’est vraiment pas un exemple pour l’utilisation de la bicyclette, et pour l’aménagement des voies cyclables, très peu développées et dans un état à revoir.
         Si la voiture est aujourd’hui si nécessaire pour les transports professionnels (on peut le regretter), le vélo est pourtant un moyen courant excellent de déplacement sur courtes distances en tout cas. Mais aujourd’hui trop dangereux sur la Ville.
         La municipalité et le conseil départemental devraient entendre ce que disent les défenseurs du vélo pour en développer l’usage. DM

PS : Sur cette affaire, le commentaire d’un lecteur habituel de notre blog : «Mais pourquoi ne pas parler également de l'attitude méprisante face aux associations, des élus en général, et sur ce point particulier de Philippe Métezeau (vice-président du conseil départemental du Val d'Oise et adjoint au maire d'Argenteuil) quand il écrit sur Twitter :
"La situation des cyclistes a bien été prise en compte. Les « associations » cyclistes ne sont pas toutes identifiées ni disponibles, ni compétentes, ni désireuses de se prononcer et je pense qu’il n’est pas possible de les consulter toutes systématiquement… ».
A leurs yeux les citoyens n'ont rien à dire ! » Bien évidemment, nous accorderons à M. Métézeau un « droit de réponse » s’il le souhaite. DM

jeudi 11 avril 2019

Grand débat : l’enfumage se confirme


Disparue l’augmentation du pouvoir d’achat, des salaires, des pensions…

 
Hier "non loin" du Sénat

Edouard Philippe a fait un premier bilan du « Grand débat » national. D’après lui, les Français seraient surtout exaspérés par les impôts, inquiets pour l’accès aux soins médicaux et... refuseraient les limitations de vitesse à 80 km/h.
Mais pas un mot sur le pouvoir d’achat, l’augmentation des salaires, des pensions de retraites et des allocations, exigences que le mouvement des gilets jaunes avait mises au cœur de la protestation, et qui concerne, bien au-delà de ce mouvement, l’ensemble du monde du travail.
Preuve que, même si le gouvernement prétend avoir entendu la colère, il n’a pas l’intention d’y répondre autrement que par des discours. Preuve aussi que la mobilisation, dans la rue et dans les entreprises, reste à l’ordre du jour.

Gafa et gouvernement : gaffe au bluff


Pour eux une broutille

 
En revanche...

Le gouvernement avait promis de faire payer Google, Amazon, Facebook, Apple... ces multinationales championnes de l'évasion fiscale qui ont réalisé 9,74 milliards de chiffre d'affaires non déclarés en France en 2017.
La nouvelle taxe prévue aurait dû rapporter 623 millions d'impôts : une goutte d'eau dans l'océan de leurs profits. Ce sera en fait une gouttelette car le projet présenté aux députés rapportera, au mieux, 162 millions.
Pour le gouvernement, c'est l'occasion de faire de la mousse, mais pour Bezos, le propriétaire d'Amazon, et ses copains à la tête des autres Gafa, c'est à peine un jour d'argent de poche.