samedi 6 mai 2017

Argenteuil Maison des femmes : effectifs supplémentaires nécessaires



Alerte

La Maison des femmes est une structure municipale très importante. Alors que la municipalité actuelle était prête à s’en débarrasser après son élection en 2014, elle a survécu, d’abord dans des conditions inacceptables rue Pierre Joly, puis dans des locaux accueillants rue Defresne-Bast, dans la  cour du Centre de santé. Mais elle a toujours subi les conséquences d’un nombre trop limité de ses effectifs. C’est particulièrement le cas actuellement.
         La Maison des femmes d’Argenteuil mérite bien autre chose. Pour qu’elle survive et se développe, il faut d’urgence l’augmentation des effectifs actuels totalement insuffisants.

vendredi 5 mai 2017

Chômage, Macron Le Pen, le débat des nuls


Chômage : le débat des nuls

 


Lors du débat du deuxième tour entre Macron et Le Pen, cette dernière a ressorti son habituel couplet sur le chômage : elle prétend qu'il suffirait d'une taxe sur les produits importés pour dissuader les entreprises de délocaliser. Elle oublie de dire que cela se répercuterait sur les prix, et surtout, elle n'a pas un mot sur le fait que la plupart des licenciements ne sont pas liés à des délocalisations, mais à l'augmentation de la productivité, ici en France, et à la soif des profits des actionnaires.

         Quant à Macron, sa seule réponse sur cette question est de continuer à remettre en cause les droits des salariés, sous le prétexte, rabâché par la droite et la gauche que si les entreprises n'embauchent pas, c'est parce

qu'elles ont peur de ne pas pouvoir licencier.

         Les licencieurs peuvent donc dormir tranquilles : ce n'est sûrement pas la présidence à venir qui leur demandera des comptes.

Le Pen et la retraite, la démagogue en paroles et en retraites


Le Pen recule déjà sur la retraite à 60 ans

 


Marine Le Pen promettait de revenir à la retraite à 60 ans. Elle est revenue... sur cette promesse.

         Désormais elle envisage, si elle accède à l'Elysée, de ne la mettre en oeuvre qu'à la fin du quinquennat. Et dans sa profession de foi, cette mesure a tout simplement disparu.

         Autant dire qu'avec Le Pen, les paroles favorables aux travailleurs sur les retraites comme sur le reste ne sont que poudre aux yeux.

Le Pen à Mélenchon : le nationalisme, un terrain et un terreau pourris


Le Pen cherche des voix chez Mélenchon : le terrain pourri du nationalisme

En vue du deuxième tour, Marine Le Pen cherche très logiquement des voix partout où il s’en trouve, adaptant à chaque fois son discours à l’électorat visé. Ainsi, s’adressant spécifiquement aux électeurs de Mélenchon, Le Pen a souligné leur détestation commune du banquier Macron et fait appel à leur patriotisme.
Et d’ajouter que, dans les meetings de Mélenchon, « les drapeaux rouges ont été remplacés par des drapeaux bleu-blanc-rouge et que de belles Marseillaise ont été entonnées par les partisans de la France insoumise ».
Le premier argument est purement démagogique. Quand il s’est agi de lutter réellement contre la politique de Macron, dans les grèves et les manifestations, le FN condamnait les ouvriers semeurs de troubles. Le Pen déteste peut-être Macron, politicien concurrent, mais est du même camp social que Macron, banquier et homme du patronat. De plus, ne pas vouloir voter Macron ne signifie pas, loin de là, vouloir voter Le Pen.
Le deuxième, en revanche, peut porter. Mélenchon a fait campagne sur le patriotisme, le protectionnisme, l’intérêt national, la France dans le monde, la gloire de l’armée française et même les restes de l’Empire que sont les départements et territoires d’outremer. La France insoumise a le nationalisme en commun non seulement avec Le Pen mais avec tous les partis qui aspirent à servir la bourgeoisie française, à défendre son État, à exalter sa grandeur c’est-à-dire ses profits. Le nationalisme, qu’il soit professé par Mélenchon ou par Le Pen, est la corde pour soumettre les travailleurs aux capitalistes.
Mélenchon tricolore est le digne successeur des partis socialiste et communiste, instruments d’émancipation des travailleurs devenus au fil des décennies porte-parole de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière. Il avait fallu des dizaines d’années, les insurrections du 19e siècle, le travail de deux Internationales, pour séparer ce qui doit l’être, le prolétariat du patronat, le drapeau rouge du drapeau tricolore. Le PS puis le PCF ont détruit cela un siècle durant pour en arriver à fabriquer un Mélenchon qui interdit quasiment le drapeau rouge dans ses meetings. Et pour permettre à une Le Pen de se présenter en défenseur des travailleurs au nom du nationalisme !
S’il reste, et c’est heureux, bien des travailleurs qui ne confondent pas les classes sociales, qui ne marchent pas au sifflet derrière le drapeau tricolore des patrons, qui ne cèdent pas aux sirènes de l’extrême droite, ce n’est pas grâce aux Mélenchon, Laurent, Hamon et autres. C’est malgré eux !

                                                            P.G. (Lutte ouvrière n°2544)



Argenteuil : notables si loin de la vie des habitants


La tribune de Lutte ouvrière

 
Chaque mois, la municipalité et son opposition autour du PS ont droit à une tribune dans le quinzomadaire l’Argenteuillais. Celles de ce mois-ci donnent franchement l’impression que les deux groupes qui s’y expriment bégaient. Leurs tribunes sont des sortes de copié-collé des précédentes. Ainsi, ce mois-ci, du côté de la municipalité, il est encore question de son « bilan de mi-mandat exemplaire » qui a permis de « sauver in extremis la Ville de la mise sous tutelle de l’Etat », formule qu’elle ressert aux Argenteuillais depuis trois ans. Quant à l’opposition doucétiste, elle en est encore à justifier de son point de vue l’excellence financière passée, rapports de la cour des comptes à la clé.
         On ne peut certes s’exprimer dans ces tribunes qu’en rapport avec la vie communale. Mais il n’y a pas d’autres choses à dire, plus près de ce que ressentent les habitants plutôt que de ressasser les vieilles lunes ?
         Avec le premier tour des présidentielles, nous sommes entrées dans une période politique nouvelle. Le monde du travail est inquiet. Les nuages s’accumulent. Pendant ce temps, très loin de ses préoccupations, deux clans très minoritaires continuent leurs chamailleries et leurs invectives de gamins, très loin de la vie des habitants et ce qu’ils ressentent. DM

Argenteuil et la Seine, un fleuve toujours plus loin


Le projet d’une rive encore plus « dénaturée »



La dernière livraison du magazine de mai-juin du conseil départemental, Val d’Oise, comprend un dossier important concernant… la Seine, intitulé « le Val d’Oise sur le devant de la Seine ». A sa lecture, nous avons bien cru que le fleuve avait changé son cours et qu’il ne passait plus à Argenteuil. Heureusement que l’évocation du tramway à la Tête de pont de Bezons a remis le fleuve à sa place, cela dit dans une place très marginale, puisque c’est la seule évocation du fleuve en rapport avec Argenteuil dans les neuf pages que le magazine Val d’Oise consacre à la Seine. Ce dernier utilise une belle formule à propos toujours de la commune sœur de Bezons : (à propos du réaménagement de la Tête de Pont de Bezons) : "avec le souci de libérer des espaces en bord de Seine et de les renaturer… "
         « Renaturer », un bien joli mot nouveau !
         Qui effectivement ne s’applique certainement pas à Argenteuil et qui explique l’espace congru réservé dans ces articles sur le fleuve et cette commune. Dans cette dernière, le verbe qu’il faudrait bien plus justement employer est celui de « dénaturer ». P. Doucet l’a fait de son côté avec l’affaire du « port à sable » qui isole le fleuve. G. Mothron et le encore-député agissent de conserve dans le même sens, engagés qu’ils sont conjointement dans le projet « Héloïse » qui liquidera un peu plus ce qui reste du caractère agreste de la rive de ce qui fut « l’île ».

jeudi 4 mai 2017

FN, Euro, Euh !


Le FN et l’euro : franc comme un âne qui recule

 

Depuis des années, Le Pen fait campagne contre l’Union européenne et contre l’euro. Le FN s’appuie bien sûr sur les préjugés nationalistes les plus communs. Mais il profite aussi de l’idée largement répandue dans les classes populaires que l’euro serait responsable de la dégradation de la situation sociale. Pour tous les démagogues, faire campagne contre l’euro et l’Europe a l’énorme avantage de masquer les responsabilités des capitalistes français en matière de régression sociale.

                                                                   


Mais, persuadée de s’approcher du pouvoir, la candidate du FN se trouve désormais obligée de répondre aux questions : comment faites-vous pour sortir de l’euro et que se passera-t-il après ? Or, si elle peut toujours mentir aux petites gens et ne pas répondre aux journalistes, il lui faut garantir aux grandes entreprises, aux grandes fortunes qu’elles ne seront pas lésées. La démagogue veut démontrer aux vrais maîtres du pays que, quel que soit son langage à l’usage des électeurs, elle ne touchera pas un cheveu de leur tête, ni un centime de leurs rentes. Les grandes entreprises ont besoin de stabilité financière, c’est pour elles que l’euro a été mis en place et, aujourd’hui, elles tiennent à le conserver. D’où le spectaculaire changement de pied de Le Pen sur l’euro.

Elle propose désormais de prendre son temps, d’attendre que les autres pays aient voté, de renégocier, etc. Le son de cloche peut être légèrement différent selon le moment de la journée et le lepéniste interrogé. Mais le fond reste le même. Le Pen assure que rien ne changera pour les grandes entreprises qui travaillent en euros, même pas la monnaie. Elle garantit que les fortunes ne seront pas touchées. Quant au monde ouvrier, qu’il ait on non voté pour elle, il pourra toucher son salaire, sa pension ou son chômage en monnaie de singe. On n’aura pas de quoi payer son gîte et son couvert, mais au moins on sera misérable en francs !

Ce que propose Le Pen a existé et existe aujourd’hui de fait dans de nombreux pays où les capitalistes font leurs affaires en dollars américains pendant que la population se serre la ceinture en monnaie locale. Un tel système, l’euro pour les capitalistes, le franc pour la population, transformerait en un clin d’œil le pays en paradis des spéculateurs. Et l’on voit que si le financier Macron n’est pas une protection contre Le Pen, la nationaliste Le Pen ne protège en rien contre la finance…

                                                   Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2544)

Macron-Le Pen : patrons-patrons


Macron - Le Pen : les patrons gagnent à tous les coups

  


« Ensemble la France » pour Macron ou « Choisir la France » pour Le Pen : difficile de distinguer les slogans ornant les affiches officielles et les professions de foi des deux finalistes de l'élection présidentielle. Les deux se réclament ostensiblement du patriotisme. Derrière le bleu-blanc-rouge, ce sont toujours les intérêts de la bourgeoisie française qui se cachent. Jamais ceux des travailleurs.