lundi 1 mai 2017

Argenteuil, Jean Vilar, projet Héloïse, le point.


Le syndrome Henri Barbusse modèle jean Vilar

 

Rien ne filtre sur l’avenir de l’espace Jean Vilar. Bien des doutes planent pourtant sur celui-ci. Une vente qui n’est finalement pas actée ni prévue dans le budget 2017. Une modification du PLU concernant la zone qui ne l’est pas tout autant. Un recours contre la construction du multiplex qui ne sera abordé qu’en juillet. Une demande de permis de construire qui ne pourra être déposée qu’une fois un certain nombre d’obstacles levés. Des arbres que l’on n’abat pas comme cela… Voilà ce que l’on peut dire, et toutes informations supplémentaires sont les bienvenues. Tous éléments qui font que le maire d’Argenteuil qui clamait que son projet « Héloïse » serait réalisé dès 2019 évoque aujourd’hui 2020…
         Sur un autre plan, l’incertitude plane également sur la mise en place de la structure de remplacement de la salle Jean Vilar, au vu des problèmes de la Halle des sports. (Voir sur le présent blog)
         En revanche, la municipalité compte mettre un terme à la hussarde à l’utilisation de cette salle.
         Le dernier évènement qui y est prévu concerne le salon du modélisme d’Argenteuil qui aura lieu les 21 et 22 octobre prochains. Alors que d’habitude, les organisateurs de ce salon avaient le lundi pour parachever le démontage, cette fois, il faut que celui-ci soit terminé le dimanche soir.
         La municipalité compte-t-elle engager dans la foulée le déménagement, voire la démolition de la salle ?
         Dans ce cas, cela pourrait s’appeler la politique de la terre brûlée, ou mieux du « point de non-retour ». A la manière de ce qui s’opéra naguère dans l’espace voisin de feu le stade Henri Barbusse. Le premier projet de multiplex ayant capoté, les Argenteuil se retrouvèrent avec une friche qui dura plus d’une dizaine d’années.

Le Pen : démagogue protectionniste à la pêche... aux voix


Gard
Démagogie sur un chalutier au Grau du Roi

 
Ce fut sur un chalutier que Marine Le Pen effectua jeudi 27 avril 2017 une sortie au large du Grau-du-Roi.
         Mais que fera-t-on du poisson péché par ce chalutier dont le patron est proche du front National si le programme du FN était appliqué ?
         En effet une partie est vendue sur place mais le reste est directement envoyé par autoroute en Espagne et en Italie.
         Marine Le Pen prétend protéger les productions françaises en renforçant les contrôles aux frontières. Très bien, mais faudra-t-il alors laisser ce poisson mariner gentiment dans son jus en attendant que les transporteurs effectuent aux frontières les nombreuses formalités prônées par cette candidate ?

dimanche 30 avril 2017

Argenteuil, Saint-Gratien, la poste, l'éclairage public, des services publics utiles à la populaion en péril


On veut y voir clair

 

Pas d’éclairage dans certaines rues du centre d’Argenteuil hier au soir. Il n’y avait pourtant pas de pluie.

         Du temps de l’Agglomération, le maire d’Argenteuil expliquait que ce genre de problèmes était dû à l’inactivité de son prédécesseur.

         Aujourd’hui, il explique de quelle façon qu’ils ne soient pas résolus ?

 

Une disparition qui ne devrait pas passer comme une lettre à la poste

 

La poste du petit centre commercial du quartier des Raguenets est en voie de fermeture totale. Si le distributeur automatique de billets devrait être maintenu, seule une partie de l’activité de La Poste sera récupérée par un libraire dont l’installation est en vue.

         Bref, un sacré recul pour un quartier qui doit compter une dizaine de milliers d’habitants.

Nathalie ARTHAUD Services publics utiles à la population. Le clip de campagne de Nathalie ARTHAUD sur le sujet. Ces clips sont à revoir et à faire partager.

Le Pen ; l'extrême-droite de tradition, démagogue et antiouvrière


Le Pen : démagogue et antiouvrière

Le Pen est la représentante d’une extrême droite viscéralement anticommuniste, hostile aux travailleurs qui luttent pour défendre leurs droits. Elle n’a jamais soutenu les mobilisations contre la loi travail au printemps dernier, ni aucune autre. Face à l’ex-banquier et ex-ministre Macron, c’est à bon compte que cette bourgeoise peut poser en « candidate du peuple ».

 


Invitée sur France 2 au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, Le Pen n’a pas craint d’affirmer : « Je n’ai pas envie qu’on dérégule le droit du travail, qu’on fasse cette casse sociale que veut Macron, par ordonnance : sans même un débat à l’Assemblée, il veut faire une loi El Khomri puissance 10. »

Pour s’attirer les suffrages populaires, elle se déclare en faveur d’un retour à la retraite à 60 ans et d’une augmentation du pouvoir d’achat des petits salaires. Mais ce sont des paroles creuses et mensongères. Il y a à peine dix ans, le FN était pour la retraite à 67 ans et surtout Le Pen ne veut absolument pas s’en prendre aux profits des grandes entreprises ni réduire les dividendes versés à leurs actionnaires. Et faute de prendre l’argent où il se trouve, dans les caisses du grand patronat, les promesses de cette démagogue en direction des travailleurs ne valent pas mieux que celles de tous les autres politiciens.

Face à un Macron qu’elle présente comme le candidat de la mondialisation, Le Pen se veut la championne du protectionnisme et promet de fermer les frontières si elle est élue. Le protectionnisme n’a jamais protégé les travailleurs, mais seulement, et encore, les intérêts des patrons locaux. Et, quoi qu’il en soit, Le Pen sait très bien que si elle est élue elle se conformera tout comme Macron aux choix du grand patronat et des banques.

Avec sa démagogie xénophobe et raciste, en proposant par exemple d’empêcher des enfants d’être scolarisés et des sans-papiers de se soigner, Le Pen désigne les étrangers et les migrants comme des boucs émissaires. Mais c’est une diversion pour éviter que les travailleurs ne s’en prennent aux vrais responsables du chômage et de la pauvreté que sont les capitalistes. En semant la division parmi les travailleurs, Le Pen sert uniquement les intérêts du grand patronat.

Si elle arrivait au pouvoir, Le Pen se soumettrait aux puissances de l’argent et mènerait une politique anti-ouvrière, tout autant que les politiciens de droite et de gauche qu’elle dénonce aujourd’hui. Le pouvoir fort qu’elle veut mettre en place serait surtout destiné à mettre au pas les militants syndicaux et les travailleurs contestataires. Ceux qui parmi les travailleurs sont tentés d’apporter leur voix à Le Pen en croyant exprimer leur colère et trouver un « sauveur » ne font que renforcer leurs pires ennemis.

Tous ceux qui ont à cœur de défendre les intérêts du monde du travail ne peuvent que combattre Le Pen et ses idées, lutter contre leur influence autour d’eux, dans les entreprises et les quartiers populaires, et au contraire préparer les travailleurs à demander des comptes à leurs exploiteurs.

                                                   Marc RÉMY (Lutte ouvrière n°2543)
 

A propos du 2ème tout, voir notre commentaire des insanités du député macronien d’Argenteuil-Bezons. Page suivante du présent blog, « articles plus anciens »

 

Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 3, 4 et 5 juin prochains. Commandez vos cartes d'entrée...


La fête de Lutte ouvrière, une fête d’humanité et de fraternité

 
La fête de Lutte ouvrière à Presles, vous la connaissez, ou vous ne la connaissez pas. Si vous la connaissez, vous venez y prendre chaque année un bol d’air de fraternité et d’humanité. Vous ne la connaissez pas, eh bien venez la découvrir les 3,4 et 5 juin prochains. Le programme avec déjà son petit air de fête est sur :

https://fete.lutte-ouvriere.org/

         Par les temps qui courent, cela fera du bien à chacun. Il y a des militants qui n’ont pas baissé les bras et qui entretiennent les meilleures traditions du combat du monde du travail pour changer le monde : combativité, culture, et relations fraternelles, que l’on soit d’accord ou pas. C’est cela l’état d’esprit de la fête de Presles.

 


         C’est gratuit pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés. Le prix est de 12 euros jusqu’aux premiers jours de mai, puis la carte pour les trois jours sera à 15 euros, et 20 euros sur place.

         Donc, commandez-moi vite des places à 12 euros. Vite. On verra ensuite comment vous les faire parvenir.

         Il y a des « bons » d’achat à la fête : 1 bon de 4 euros acheté à l’avance vaut 5 euros sur place. C’est donc, non encore le socialisme, mais c’est exceptionnel. Alors, j’attends votre contact, et les commandes.

Salut et fraternité,

Dominique 06.99.49.98.64.

Et MDommarie@aol.com

Trump, anti-système pour l'élection, l'homme du système capitaliste après. Vrai des deux côtés de l'Atlantique


Trump : 100 jours pour s'adapter au système




Pour se faire élire, le milliardaire Trump s'était posé en candidat antisystème. Il avait promis aux classes populaires « l'Amérique aux Américains » avec une politique protectionniste et la fermeture des frontières. Il n'avait pas de mots assez durs contre Wall-Street et la finance. Il promettait un plan de grands travaux pour relancer l'emploi.
      Depuis 100 jours, Trump s'est entouré de représentant des banques. Il mène une politique interventionniste dans le monde et ménage les dirigeants chinois. En bref, il mène la politique que lui dicte la bourgeoisie américaine.
      Le « nouveau » Trump doit servir d'avertissement à ceux, de part et d'autre de l'Atlantique, qui cherchent un sauveur suprême du côté de leurs pires ennemis.
  
Manifestons nombreux le 1er mai !
Lundi 1er mai, c’est la journée internationale de lutte des travailleurs.
Comme chaque année, Lutte ouvrière participera aux manifestations et appelle les travailleurs à s’y joindre nombreux pour faire entendre leurs exigences.

À Paris, le cortège partira à 14 heures 30 de la place de la République.




Les camarades de Lutte ouvrière se rassembleront au niveau du métro Saint-Sébastien-Froissart


Un départ collectif a lieu d’Argenteuil

Rendez-vous à 13 heures 30

Gare centrale

samedi 29 avril 2017

Argenteuil, P. Doucet en première ligne contre les droits des salariés (monsieur 49.3 et Loi travail local)



Cracher sur ceux qu’il a piétinés pendant cinq ans

Le dernier tract du macronien P. Doucet distribué hier au marché Héloïse se termine par une formule à l’emporte-pièce : « Le 7 mai, s’abstenir ou voter blanc, c’est voter Marine Le Pen ».
         On connaît le manque de discernement et l’opportunisme du encore-député du cru, mais pourquoi a-t-il besoin d’insulter de cette façon ceux qui refusent de voter pour l’un de ces deux ennemis des travailleurs.
         Chacun parmi tous ceux qui considèrent Le Pen et Macron comme leur ennemi, fera comme il l’entend. Comme l’a déclaré Nathalie ARTHAUD dès le soir du premier tour : «Je ne suis pas propriétaire de mes voix. Une partie de mes électeurs voteront blanc, comme moi. D’autres voteront nul, en exprimant leur protestation sur leur bulletin, ou s’abstiendront. Certains voteront Macron en croyant, à tort, s’opposer ainsi à la montée du FN. L’essentiel est que les travailleurs, les retraités et les chômeurs soient conscients qu’ils auront un ennemi à l’Élysée. Ils ne pourront se défendre qu’en se retrouvant ensemble, demain, dans la nécessaire explosion sociale. »
         Alors, au lieu d’insulter, que P. Doucet aille convaincre les électeurs de Le Pen que c’est une erreur qui leur coûtera cher.
         Mais comment peut-il le faire, lui justement qui en tant que député s’est fait le héraut de toutes les trahisons de Hollande, et qui a été le porte-voix contre les travailleurs de la politique anti-ouvrière de Valls ! C'est cela qui a apporté de l'eau frelatée supplémentaire au moulin de Le Pen, avec le résultat que l'on connaît aujourd'hui.

Pour rafraîchir la mémoire défaillante de P. Doucet, un article de notre dernier numéro de Lutte ouvrière à propos de son nouveau champion qui fait que de nombreux électeurs ouvriers exécrant Le Pen ne veulent pas voter pour ce champion des patrons :

En première ligne contre les droits des salariés

Arrivé au gouvernement de Manuel Valls en août 2014, Macron s’est immédiatement attelé à la préparation d’un projet de loi que le Premier ministre a fait adopter par le Parlement à la veille du 14 juillet 2015, grâce à l’article 49.3. Macron a de plus annoncé qu’il s’autorisait à utiliser les décrets d’application de la loi pour modifier le Code du travail.



Cette loi, dite loi Macron, s’attaque à un certain nombre de protections des salariés prévues dans le Code du travail, comme les règles concernant le travail du dimanche, qui devient possible tous les dimanches et jusqu’à minuit dans les zones dites touristiques, très largement définies par le gouvernement. La loi facilite les licenciements économiques. Elle complique considérablement le recours des salariés aux Prudhommes, au point que le nombre de salariés qui ont recours à ces tribunaux a été réduit de 30 à 40 %, voire plus selon les endroits. Elle abroge l’obligation pour les entreprises qui augmenteraient leurs dividendes deux années de suite de reverser une prime à leurs salariés.
La loi prévoyait la limitation des indemnités que les Prudhommes pourraient imposer aux patrons ayant abusivement licencié un salarié. Cet article de la loi a été retoqué par le Conseil constitutionnel et Macron s’est empressé de refaire sa copie pour inclure cette disposition dans une nouvelle loi s’attaquant encore davantage aux droits des salariés, la loi Macron II de novembre 2016. Ce nouveau projet de loi a été abandonné par le gouvernement en faveur d’un texte que Hollande a jugé plus consensuel : le projet d’El Khomri ! Macron a cependant obtenu qu’une partie de ses idées figurent dans le projet de la ministre du Travail, comme le plafonnement des indemnités de licenciement accordées par les Prudhommes, présenté comme une recommandation.
Tout en soutenant la loi El Khomri, Macron estime que cette loi ne va pas assez loin. Entre autres, il veut légaliser le plafonnement des indemnités de licenciement et étendre la négociation au sein de l’entreprise à bien d’autres domaines que le temps de travail. Il veut tout simplement achever le démantèlement des droits collectifs des travailleurs.

                            Dominique CHABLIS (Lutte ouvrière n°2543)