jeudi 6 avril 2017
Présidentielles : Débat BFMTV-Cnews : des onze cndidats : deux avec les travailleurs... Un article de notre hebdomadaire à praître
Débat des
onze candidats : avec les travailleurs ou avec le patronat
Le débat entre les onze candidats
à l’élection présidentielle organisé par BFM mardi 4 avril aura eu le mérite de
montrer qu’ils se rangent en deux camps : ceux qui contestent la domination du
grand capital sur toute la société, Nathalie Arthaud et Philippe Poutou ; et
tous les autres qui acceptent la loi du capital et se proposent de gérer la
société telle qu’elle est.
Certes, alors que Fillon et
Macron posaient aux fondés de pouvoir du grand capital et que Marine Le Pen
déroulait sa xénophobie, Mélenchon et Hamon ont eu quelques mots en direction
des salariés et quelques envolées estampillées de gauche. Mais pourquoi
faudrait-il plus les croire que Mitterrand, Jospin et Hollande, leurs prédécesseurs et leurs modèles ?
Le jeu politicien et sa vacuité ont
été évidents durant le long et obscur débat sur l’Europe. Nathalie Arthaud,
seule, a souligné que le problème était la domination du capital et que les
disputes politiciennes sur l’euro visaient à masquer cette vérité. Et donc à
protéger les capitalistes. Dans leur débat, jamais les grandes entreprises
européennes n’ont été évoquées, alors qu’elles font la pluie et le beau temps,
ou plutôt les profits, l’exploitation et les licenciements sur le continent. La
façon de parler des travailleurs détachés, rendus responsables alors qu’ils
sont exploités comme tous les travailleurs, montrait le camp social des
candidats.
De Mélenchon à Le Pen, les
prétendants défendent cette société basée sur la propriété privée et le profit
individuel. Leurs programmes, pour différents qu’ils soient, ne sont que
promesses en l’air car, en fin de compte, la grande bourgeoisie, les Peugeot,
Dassault et Bolloré, les grandes banques, les riches actionnaires détermineront
la politique de celui qui arrivera au pouvoir. Ainsi personne ne se souvient
plus des promesses de campagne des candidats et présidents successifs, mais
chacun a constaté que, une fois élus, ils ont fait la même politique, celle du
grand capital. Cela implique la liberté de licencier, de supprimer des emplois,
de bloquer les salaires, de détruire les protections sociales et les services
publics utiles à la population. Cela implique la guerre sociale des patrons
contre les travailleurs et les guerres étrangères pour défendre les intérêts du
capital. Les politiciens qui acceptent la loi du capital peuvent pérorer autant
qu’ils veulent, ils feront sa politique. Les trente dernières années le
montrent amplement.
La différence entre les deux
camps sociaux a été particulièrement claire lors de la dernière question : «
Comment comptez-vous rassembler les Français ? ». Nathalie Arthaud a
répondu qu’elle s’adressait aux travailleurs, Philippe Poutou qu’il voulait
parler pour les exploités. Tous les autres ont donné leur méthode de
rassemblement, c’est-à-dire leur recette pour attacher les travailleurs au char
du grand patronat. Car, tant que le capital domine la société, c’est à lui et à
lui seul que profite l’unité nationale.
Après l’émission, Nathalie
Arthaud a expliqué ainsi sa démarche et résumé tout le sens de sa campagne : «
J’ai essayé de mettre en avant les intérêts des ouvriers, des employés, des
chômeurs. (…) J’ai pu faire entendre cette voix. »
Paul
GALOIS (Lutte ouvrière n°2540)
![]() |
| Bon, il en manque un qui joue sur l'ambiguïté dans son enrobage de tribun...DM |
Libellés :
Elections présidentielles 2017
Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne. J-17
Dans
les médias
Ce matin
Jeudi 6 avril
à 08h45
LCP - France Bleu :
Interview de Nathalie Arthaud
Samedi 8 avril
à 23h30
France 2 : Nathalie Arthaud est
l'invitée de l'émission On n'est pas couché
Notre
activité à Argenteuil aujourd’hui
De 10
heures à midi à l’entrée Léon Feix de la mairie. J’y serai
Nos
positions
Migrants
et immigration
La démagogie xénophobe constitue
le fonds de commerce privilégié de Le Pen, mais ils sont nombreux, à droite
comme à gauche, à nous expliquer qu’« on ne
peut pas accueillir toute la misère du
monde ».
Dans les beaux quartiers,
l’argent coule à flots. Les caprices de riches se chiffrent par centaines de
millions. L’argent gaspillé dans la spéculation se compte par dizaines de
milliards. Et on ne pourrait rien faire contre la misère ?
Mais la misère, aussi bien celle
du monde que celle que nous subissons ici, ce sont nos propres dirigeants qui
l’ont fabriquée, pas les migrants ! Ils la
fabriquent en pillant les richesses des pays pauvres partout sur la planète et en s’acoquinant
avec les pires dictatures. Ils la fabriquent en Irak, en Syrie, par leurs
manœuvres et leurs bombes. Ils la fabriquent ici, par le chômage et la
précarité. Ils la fabriquent pour que la minorité capitaliste s’enrichisse,
toujours et encore.
La démagogie contre les migrants
est infecte et stupide ! Aucun mur, même hérissé de
barbelés, ne pourra jamais empêcher des femmes et des hommes de chercher à fuir
la guerre et la pauvreté. En refusant d’accueillir ces migrants d’une façon
digne et humaine, les gouvernements européens ne font que leur rendre la vie
plus insupportable encore, les condamnant à rester sous la dépendance des
passeurs et à prendre toujours plus de risques, mettant leur vie en péril.
Les victimes de cette démagogie
ne sont pas seulement les migrants d’aujourd’hui ou de demain. Nous en paierons
tous les conséquences. Les politiciens qui cherchent à nous opposer aux
migrants invoquent le chômage élevé, la pénurie de logements ou la saturation
de notre système de soins.
C’est une façon de matraquer
l’idée qu’il n’y a déjà pas assez pour tous. Ce sont les mêmes arguments qui
leur servent à justifier les politiques antiouvrières qu’ils mènent quand ils
sont au pouvoir. De la même façon, ils cherchent à opposer ceux qui ont un
travail à ceux qui sont au chômage, les travailleurs du privé à ceux du public.
Alors, dans cette élection,
montrons qu’il y a des travailleurs qui ne se trompent pas d’ennemis. Affirmons
que les travailleurs n’ont pas à se battre entre eux pour se partager la
misère. Ils ont à imposer le contrôle sur les richesses qu’ils produisent, pour
s’opposer à ce qu’elles soient confisquées par une minorité.
Affirmons qu’il y a bien deux
mondes dans la société, celui des riches et celui des pauvres, celui des
exploiteurs d’un côté et de l’autre côté le monde des exploités, qui regroupe
des femmes et des hommes de toutes origines et toutes confessions.
Et affirmons, pour tous les
exploités de cette terre, la liberté de circulation et d’installation.
Accueillons les migrants à bras ouverts. Ils ont leur place dans le combat qui
est le nôtre : combattre la minorité capitaliste qui
domine le monde et nous pousse dans la barbarie.
Libellés :
la campagne de Nathalie ARTHAUD
Argenteuil : Jean Vilar et saison 2017-2018 des évènements locaux : imbroglio en marche et contrôle de la population
Il faut que la saison 2017-2018 des évènements locaux se poursuive
dans le Complexe Jean Vilar !
Dernièrement, la municipalité a
décidé le report de la fermeture définitive du Complexe Jean Vilar du 1er
juillet au 22 octobre. Mais on ne voit pas comment elle va pouvoir tenir cette
dernière date.
La
structure provisoire de remplacement doit être installée au Val-Nord à
l’emplacement des deux gymnases R Rolland qui doivent être en conséquence
démolis. Outre que toute cette démolition prendra du temps, sa
réalisation vient de prendre un sacré retard de fait. Il y a un problème de
sécurité au niveau des poutres de la nouvelle Halle des sports. Celle-ci ne
peut donc pas entrer en service, et cela jusqu’à nouvel
ordre. Pour cette ouverture, le mois de mai est évoqué ? Mais ce nouveau délai sera-t-il
tenu ? En attendant, les deux gymnases R. Rolland vont devoir continuer à
fonctionner.
Les
associations et tous les utilisateurs du Complexe Jean Vilar ont besoin de
savoir sur quoi ils pourront compter l’an prochain, et vite, car cette saison
2017-2018 approche.
Pour
tous, la mesure la plus sage, avec l’incertitude qui pèse sur l’installation de
la structure de remplacement, serait que la municipalité décide dès
maintenant que la saison 2017-2018 des évènements locaux aura lieu dans le
Complexe Jean Vilar !
La nécessité du contrôle de tous sur la marche de la société
Que ce soit à propos de ce sujet
ou de bien d’autres, les informations dont nous disposons sont celles que nous
récoltons et que nous vérifions.
C’est
cela aussi qui pourrait permettre le contrôle de la population sur le
fonctionnement de la société, à tous les niveaux de ses rouages.
Que
ce soit au niveau des entreprises ou de l’Etat et des collectivités locales,
les décideurs ne veulent pas donner les informations au fur et à mesure des
discussions autour de ce qu’ils préparent. Ils informent seulement lorsque
celles-ci sont arrêtées, rendant bien plus difficile leur contestation, et
surtout rendant impossible que les travailleurs ou la population puissent donner en amont leur
avis.
Mettre
collectivement sur la place publique tout ce que nous pouvons glaner
d’informations sur leurs projets est non seulement nécessaire mais est avant
tout une nécessité sociale.
C’est
ce que notre candidate Nathalie ARTHAUD répète inlassablement à propos des
comptes des entreprises. Mais cela se décline aussi à tous les autres niveaux
du fonctionnement de la société. Et « après » rend les choses bien
plus difficiles. Il faut le faire dès le début, lorsque les futures décisions
se mettent en branle.
Hôpital ou cliniques privées : dégradation générale, manque de personnel, salaires...
Nous
évoquions ces jours derniers la situation à l’hôpital d’Argenteuil. Mais les
difficultés de l’Hôpital sont générales comme le montrent ces trois brèves du
même jour extraites hier de notre site lutte-ouvrière.org
Hôpital de Saintes (Charente-Maritime)
La situation continue de s’aggraver
Sous prétexte de
« complémentarité », l’hôpital de Saintes a été regroupé voici
quelques années avec celui de Saint-Jean-d’Angely… à 40 kilomètres de là.
Depuis, les suppressions de postes et de lits se multiplient, comme dans le
reste des hôpitaux du pays. L’an dernier, c’est la maternité de
Saint-Jean-d’Angely qui fermait pour être « regroupée » à Saintes.
Une protestation avait déjà eu lieu à cette époque.
Aujourd’hui,
c’est le service de convalescence de Saintes qui devrait partir à Saint-Jean.
La trentaine de lits ne seront pas tous reconduits à St-Jean ni le nombre de
postes de travail. C’est d’autant plus absurde que les personnes en
convalescence à Saint-Jean devront revenir à Saintes pour les soins
complémentaires !
Pourtant,
par exemple, les 300 000 € de CICE donnés en 2016 à Stelia, filiale
proche de Saintes d’Airbus, seraient bien mieux employés à maintenir les
capacités de l’hôpital.
Un
premier rassemblement de protestation s’est tenu à Saintes le 30 mars.
La Roche-Blanche (Puy-de-Dôme)
Grève à la clinique de l'Auzon
Le personnel de la clinique
psychiatrique privée de l'Auzon à La Roche-Blanche (63) est en grève illimitée
à la quasi-unanimité depuis mercredi soir 29 mars dernier, soit 89 des 96
salariés.
Les
grévistes veulent une augmentation de leur salaire, dénonçant leur blocage
depuis 2012 et la suppression de diverses primes. Ils mettent en cause le
changement de calcul des congés qui aboutit à les réduire, le matériel mal
adapté, les conditions de travail insupportables et le non-remplacement du
personnel.
La
direction fait la sourde oreille. Durant le week-end, elle a fait appel à des
intérimaires et des CDD pour continuer à prendre en charge les patients, après
avoir tenté de réquisitionner des salariés grévistes qui auraient refusé. En
réalité, au lieu de 110 patients, la direction a été contrainte de diriger la
plupart d'entre eux vers une dizaine d'autres établissements dès le vendredi ou
de les faire rentrer dans leur famille.
Cette
clinique privée est la propriété de Ramsay Générale de santé, le plus important
groupe privé de santé en France. Ce qui est dénoncé par le personnel de la
clinique de l'Auzon montre comment le groupe a pu réaliser 980 000 euros de
profits en 2016.
Saint-Girons (Ariège)
Hôpital : le personnel du bloc opératoire
en grève.
Depuis lundi 3 avril, le
personnel du bloc opératoire est en grève dans sa quasi- totalité. Il dénonce
les dysfonctionnements du bloc dû au manque de personnel.
Les
grévistes ont été assignés mais occupent le hall de l'hôpital pendant ses
repos. Ils font signer une pétition, expliquent leur mouvement au personnel et
aux usagers de l'hôpital. Ils réclament de l'embauche.
Pour
l'instant la direction fait la sourde oreille mais les grévistes sont
déterminés et sont prêt à continuer leur grève.
Libellés :
santé
mercredi 5 avril 2017
Fillon, Le Pen ? Pas les mêmes contrôles pour ceux qui défendent les privilégiés que pour les travailleurs
Les privilèges de ceux qui défendent les
privilégiés
Face à François Fillon et à Le
Pen qui se prétendent comme victimes d'acharnement judiciaire, Nathalie Arthaud
a rappelé que, quand on est ouvrier, au chômage, au RSA, en arrêt maladie, on
est contrôlé en permanence.
Que les politiciens, ainsi que les capitalistes, rendent des comptes sur leurs agissements, leur comportement, mais aussi sur le bilan de leur politique, cela s'impose.
Que les politiciens, ainsi que les capitalistes, rendent des comptes sur leurs agissements, leur comportement, mais aussi sur le bilan de leur politique, cela s'impose.
Libellés :
Elections présidentielles 2017
Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne. Médias et positions. L'Education
Dans
les médias
Ce matin mercredi 5 avril
à 07h40
France Info TV :
Interview de Nathalie Arthaud
à 12h15
LCI : Interview de Jean-Pierre
Mercier
Jeudi 6 avril
à 08h45
LCP - France Bleu :
Interview de Nathalie Arthaud
Samedi 8 avril
à 23h30
France 2 : Nathalie Arthaud est
l'invitée de l'émission On n'est pas couché
Nos
positions
Education
En France près de 40% des élèves
issus de milieux défavorisés sont en difficulté. Les gouvernements mis en place
par Chirac, Sarkozy et Hollande se partagent la responsabilité de cet échec.
Sarkozy avait supprimé 80 000 postes d’enseignants. Hollande avait promis de
faire de l’école une priorité et de recréer 60 000 postes mais, le nombre
d’élèves ayant augmenté du fait de la démographie, l’encadrement n’a pas pour
autant été amélioré.
Dans les écoles, les collèges et
les lycées, on se retrouve donc toujours dans la même situation. Toute une
partie des élèves de familles populaires ne peuvent acquérir au début de
l’école primaire les bases nécessaires pour poursuivre leur scolarité, et les
enseignants sont bien incapables d’y remédier, faute de moyens pour travailler
en petit groupe ou individuellement. Ces élèves poursuivent ensuite une
scolarité chaotique émaillée de quelques redoublements, au moins jusqu’à leurs
16 ans, qui sonnent la fin de la scolarité obligatoire.
Pour que cela change, il faudrait
consacrer l’agent public à l’éducation au lieu de la distribuer, à perte, au
grand patronat.
Libellés :
la campagne de Nathalie ARTHAUD
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