samedi 6 janvier 2024

Argenteuil, espace Jean Vilar : L’île Héloïse est inhabitable ! Arrêt immédiat du projet Fiminco-municipalité d’Argenteuil !

 

On ne construit pas dans le lit majeur d’un fleuve !

 

 Une crue dans le passé

Il y a quelque chose d’écœurant à entendre le ministre de ladite « Transition écologique » évoquer tranquillement la possibilité de rendre inhabitable des espaces urbanisés indûment, en fonction des risques d’inondation. Quant à son ministère il vient d’indiquer que près de 17 millions d’habitants du pays étaient susceptibles d’être inondés à un moment ou un autre !

         Mais tranquillement, les promoteurs et les aménageurs en liaison avec les précédents, avec l’action amicale de l’État, continuent de vouloir rendre constructibles ces zones à risque. Il faut que les crues dramatiques du Pas-de-Calais soulèvent quelque peu le voile pour que ces «politiques» fassent mine de s’en inquiéter.

         À Argenteuil, les habitants sont confrontés depuis 2016 à un projet à risque, désastreux et destructeur, celui d’urbaniser dans le lit majeur de la Seine, sur l’espace Jean Vilar !

         Arrêt immédiat de ce projet ! Que le combat initié par le Comité Jean Vilar voit en cette nouvelle année 2024 son abandon définitif. DM

Argenteuil, défense de la culture ! Alors que faire ? (4)

L’action militante culturelle commence à l’aurore de chaque matin

 

Bourse numismatique à Argenteuil

Lorsque l’on a affaire à une municipalité peu intéressée, clanique et sectaire, que faire pour celles et ceux qui pensent que la culture et l’éducation populaire sont des éléments essentiels de la vie sociale, et pour nous de l’action politique ?

         Certes, l’élémentaire est de protester en organisant le plus largement possible cette protestation.

         Cela signifie au moins informer la plus grande part de la population. Dans une ville de 110 000 c’est certes une gageure.

         Tout en sachant que la réaction de la population, essentiellement relevant du monde du travail à Argenteuil, est en rapport avec sa conscience et son moral qui sont affaire de conjoncture. Aujourd’hui, sur ce plan, le ciel est plutôt gris. Mais cela pourrait vite changer. Alors, la morgue des édiles laisserait rapidement la place à la crainte. C’est pour cela que de notre côté, militer pour aider au redéveloppement de cette conscience et de ce moral est notre priorité.

         Car sinon, attendre que les municipalités qui ont failli laissent la place en 2026 à une suivante plus favorable à l’action culturelle dans son ensemble ? C’est possible, mais c’est totalement hypothétique, tant sur le plan de l’hypothèse d’un changement, que sur celui de ce que sera la politique des remplaçants. On connaît la valeur de bien des engagements…

         Alors, en attendant, au-delà de la protestation qui ne pourrait être entendu que si elle est massive, que faire ?

         Continuer son activité, sans les moyens municipaux si les méchants en ont privés les associations, en trouver d’autres, en comptant sur l’engagement des membres des associations riches d’idées et d’actions, souvent que l’on ignore si l’on ne les a pas stimulées ! Poursuivre cette activité également, en sollicitant d'autres associations locales pour établir soutiens et synergies.

         En tout cas, ce ne doit jamais être les édiles qui soient les maîtres de l’avenir de l’action culturelle engagée. Dans le nom de l’ADCI, il y a un des termes porteurs de toutes les espérances, celui d’« indépendance ». DM

 

Profits maritimes : fruits de la guerre qui portent les fruits de l’inflation

 

L’avenir est à la suppression de la propriété privée des moyens mondiaux du transport

 

 

Avec comme motif avancé les frappes des houthis yéménites en mer Rouge, le transporteur maritime CMA-CGM vient d'annoncer le doublement de ses tarifs à partir du 15 janvier.

         Ce troisième groupe mondial de transport maritime a largement augmenté le prix du fret après la crise du Covid. Il encaissait encore, au premier trimestre 2022, des profits records de 14 milliards d'euros. Son PDG, Rodoplhe Saadé a vu sa fortune personnelle passer de 6 à 36 milliards d'euros ces dernière années.

         Pour les plus gros des capitalistes en meilleure position, l'anarchie de l'économie, ses crises et ses guerres sont autant d'aubaines.

vendredi 5 janvier 2024

Rentrée 2024 : Macron promet du sang et des larmes

 Rentrée : Macron promet du sang et des larmes


03 Janvier 2024

Macron n’a pas manqué au soir du 31 décembre de faire sa traditionnelle allocution, en s’adressant à la « nation » car, pour lui, il n’y a pas de lutte de classes : il n’y a pas d’un côté des exploiteurs qui se sont enrichis de façon éhontée en 2023, et de l’autre l’immense majorité de travailleurs dont les conditions de vie ont reculé !

 

 

Le discours avait un ton martial. Macron a parlé de la « peur du retour de la guerre » et il n’avait que le mot « réarmement » à la bouche : « réarmement de l’économie », « réarmement de l’État », « réarmement civique ». Comme pour insulter les travailleurs qui se sont opposés à sa réforme des retraites, il a osé dire, à propos de toutes ses réformes antiouvrières, que la population a été « au rendez-vous de la mobilisation » ! Cela peut se traduire ainsi : vous avez pris des coups mais, en fin de compte, vous les avez acceptés !

Macron a aussi eu une phrase sur les « impatiences » : « Je sais les impatiences, oserais-je dire, je les partage. » Mais de quelles impatiences parlait-il ? Celles de la grande bourgeoisie qui voudrait que l’État cogne plus fort encore sur les travailleurs et qui trouve que Macron est trop lent ? Celles de l’extrême droite qui attise la haine contre les travailleurs immigrés pour faire diversion face aux conséquences de la crise économique pour le monde ouvrier et veut en faire un marchepied pour arriver au pouvoir ? En tout cas, le président ne parlait pas de celles des travailleurs, des chômeurs ou des retraités exaspérés par l’inflation qui fait dégringoler leur niveau de vie. Macron est détesté par la population ouvrière et il le sait, comme il sait que c’est son rôle de concentrer le mécontentement sur sa personne.

Son discours appelle la population à la détermination dans le cadre d’une mobilisation pour que 2024 soit « l’année de la France », le plus important étant d’avoir « de la cohésion ». Que veut dire ce langage ? Il y a encore moins de trois mois, en ­Israël, un Netanyahou devait faire face à d’imposantes manifestations et était au plus bas dans les sondages. Aujourd’hui, la guerre a tout bouleversé. Elle lui a permis de faire « l’Union sacrée », de ranger la population derrière son gouvernement, y compris ses ministres d’extrême droite ouvertement racistes. Il a réussi à faire accepter une guerre à Gaza faisant des dizaines de milliers de victimes palestiniennes, à faire accepter à la population israélienne l’embrigadement de toute sa jeunesse.

L’Union sacrée au prétexte de la guerre est une recette de tous les gouvernements et Macron n’utilise pas un vocabulaire guerrier par hasard. Aujourd’hui, cette union doit se faire selon lui du fait de la montée des tensions guerrières. Mais elle doit aussi servir à ce que les travailleurs sacrifient leur niveau de vie pour que les capitalistes français puissent mener leur guerre économique. Et, en fait, les sommets de l’État se préparent à ce que cette guerre économique puisse aller plus loin. Macron ne s’est pas vanté pour rien que « en une décennie, le budget pour l’armée a été doublé ». Pourquoi dépenser autant d’argent sinon pour être prêt à de futures guerres ? Et où qu’elles se situent, en Europe, en Asie ou en Afrique, elles seront menées dans l’intérêt des classes riches, aux frais des travailleurs. La guerre ne supprime pas la lutte de classe, elle en fait une question de vie ou de mort.

                                              Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2892)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui 5 janvier : de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi 6 janvier, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 11 h. à midi, marché de la Colonie ;

-et de 11 h. à midi devant Auchan, Val-Sud ;

-Dimanche 7 janvier, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du centre,

Et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;

-Lundi 8 janvier : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 9 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 10 janvier : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.