Vendredi
22 septembre, je m’entretiendrai avec Thomas Rose, un militant de notre
tendance politique Lutte ouvrière sur un aspect souvent méconnu, y compris des
militants qui se réclament de l’avenir socialiste de l’humanité, celui des
origines du mouvement ouvrier révolutionnaire. Les petits livres sur lesquels
nous nous entretiendrons permettent d’une manière facile d’aborder simplement
cette histoire. Chaque tome coûte 8,20 euros. Pour tous ceux qui comptent
participer à cet échange (entrée libre), il est préférable de s’inscrire auprès
de moi. Dominique
Les
socialistes en France de 1871 à 1914 - Tome I
Les
tentatives de construction d’un parti de classe – 1871 - 1898
Après la défaite de la Commune de
Paris de 1871, la France s’industrialise et une classe ouvrière moderne se
développe. Les idées de transformation de la société se propagent, ainsi que
l’objectif de construction d’un parti ouvrier. Différentes organisations se réclamant
du socialisme commencent à émerger.
Le socialisme cherche son parti
et sa voie.
Les premières victoires
électorales renforcent l’espoir chez bien des militants socialistes d’une
transformation pacifique de la toute récente république en une « république
sociale ». Et l’intégration à la vie parlementaire favorise l’électoralisme. La
construction d’un parti de classe s’éloigne progressivement.
Les
socialistes en France de 1871 à 1914 - Tome II
Du
ministérialisme à l’Union sacrée 1898-1914
À la toute fin du 19e siècle, les
différents courants se réclamant du socialisme en France se renforcent et
rencontrent des succès, en particulier sur le terrain électoral. Mais ils ont à
faire face à de nombreux problèmes politiques, provoqués en particulier par
l’entrée au gouvernement du socialiste Millerand en 1898. Après de multiples
tentatives, les multiples courants socialistes s’unifient en 1905 pour
constituer la SFIO, section française de l’Internationale ouvrière. Mais,
contre l’avis des militants restés fidèles aux enseignements marxistes, les
réformistes, qui privilégient la voix parlementaire, prennent progressivement
le dessus dans le Parti socialiste. Des militants ouvriers se détournent
pendant un temps du parti socialiste pour former le courant syndicaliste
révolution- naire avant d’être eux aussi submergés par le réformisme.
En août 1914, lors de la
déclaration de guerre, la SFIO rejoint l’Union sacrée consacrant l’abandon
progressif de toute perspective révolutionnaire.