mardi 30 avril 2019
lundi 29 avril 2019
Pollution et plastique : recyclage du plastique : sous-développement... et sur-pollution
Mettre le capitalisme à la poubelle
Décharge
sur l'île de Koh Tao (Thaïlande)
Jusqu’en 2018, la Chine était la
plus grande poubelle du monde, les pays les plus riches y envoyant une grosse
part de leurs déchets plastiques. Mais l’Etat chinois ayant décidé de mettre un
frein à ces importations certes lucratives mais hyper-polluantes, les grandes
puissances redirigent désormais leurs déchets vers la Malaisie, la Thaïlande et
le Vietnam – où ce sont encore des patrons chinois qui empochent les bénéfices,
par leur mainmise sur les décharges et les usines de retraitement. Les
montagnes de plastique et les fumées toxiques sont déplacées... mais toujours
aussi abondantes.
Réduire
les déchets plastiques à l’échelle de la terre est une urgence, et c’est
possible techniquement. Mais on ne peut compter sur les multinationales qui
règnent sur l’industrie et le commerce pour cela, car leurs décisions ne sont
inspirées que par le profit à court terme.
Mettre le
capitalisme à la poubelle, voilà le préalable !
Libellés :
pollution
Birmanie : le jade, pierre précieuse couleur sang
Business sanglant
Une mine
de jade à ciel ouvert dans le nord de la Birmanie
En Birmanie, un glissement de
terrain dans une mine de jade à ciel ouvert a causé la disparition de dizaines
de travailleurs, dont on commence seulement à retrouver les corps.
L’extraction
du jade, qui emploie des dizaines de milliers de travailleurs migrants dans
l’Etat de Kachin, au nord du pays, rapporte chaque année autour de 30 milliards
d’euros aux compagnies minières. Le pays fournit 90 % du jade qui finit,
taillé et ciselé, dans les bijouteries de luxe des pays riches.
Le jade
est si précieux que le territoire a été longtemps déchiré par les conflits
armés pour la possession des mines. Et aujourd’hui encore, le travail se fait
sous la surveillance de bandes armées – officielles ou pas – qui empochent leur
part des profits.
Les conditions de travail et de
vie autour des mines de jade sont un enfer au quotidien, et font en réalité des
morts tous les jours. La dernière catastrophe en date ne fait que soulever un
coin de voile sur ce business sanglant.
Libellés :
condition ouvrière,
profits
SNCF et TVO-Transdev, on ne nous transporte pas… on nous roule !
Trains en déroute + bus en carafe = pour les usagers, la cata !
La
circulation des trains est catastrophique sur la ligne J de la SNCF qui relie
Argenteuil à la gare Saint-Lazare. Les retards se multiplient. Régulièrement,
selon les annonces, ils s’expliqueraient par des « problèmes »
concernant les matériels, les fameux « incidents » ou
« avaries matériel ».
Certes,
cette question pour l’essentiel ne relève pas de la responsabilité municipale.
En
revanche, il n’en va pas de même pour ce qui est de la circulation des bus
TVO-Transdev sur la localité.
Pourtant,
les retards et les suppressions de bus se multiplient, en particulier sur
certaines lignes. La ligne 18 qui relie la gare centrale à la cité Champagne
fait partie de ces dernières.
La
Ville subventionne TVO-Transdev pour une coquette somme. Les usagers
peuvent certes demander des comptes. Mais la moindre des choses serait que la
municipalité en exige également.
Pour les personnes en chaise roulante, le parcours du combattant
Un
de mes anciens élèves s’est cassé la jambe. Il circule en chaise roulante et en
a pour des mois.
. Pour
lui, se déplacer se transforme en parcours du combattant, au vu des aménagements très rares.
Etre
handicapé, c’est être doublement, triplement… pénalisé.
Libellés :
Nouvelles d'Argenteuil,
transports
2019 : la journée de huit heures. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine
Il y a
cent ans : la journée de huit heures et la crainte de la révolution
Il y a 100 ans, le gouvernement
Clemenceau faisait voter la journée de huit heures, après l’avoir longtemps
repoussée. On était à quelques jours du 1er mai 1919 et, pour cette
première grande manifestation d’après-guerre, la mobilisation ouvrière
s’annonçait explosive. La bourgeoisie, par ses concessions, montrait sa crainte
que la vague révolutionnaire qui avait porté les bolcheviks au pouvoir en
Russie en 1917, puis gagné l’Allemagne et la Hongrie en 1918-1919, ne gagne la
France.
Depuis près d’un siècle, la
classe ouvrière luttait pour arracher une diminution de la journée de travail,
que la révolution industrielle avait allongée démesurément dans toute l’Europe.
En Grande-Bretagne, les ouvriers des trade-unions et du mouvement chartiste la
revendiquaient depuis les années 1830-1840. Leur mobilisation avait imposé la
limitation du travail des enfants et la réduction de la journée de travail à
dix heures, alors qu’elle dépassait souvent seize heures.
En 1866, la Première
Internationale affirma que limiter la journée de travail à huit heures était « la
condition préalable sans laquelle tous les efforts en vue de l’émancipation
doivent échouer ». Pour les militants ouvriers les plus conscients, il
s’agissait d’arracher pour les travailleurs non seulement le droit de se
reposer et de se cultiver, mais aussi celui de se préparer au combat pour
renverser le capitalisme.
À son congrès de fondation à
Paris en 1889, la Deuxième Internationale décida d’organiser « une
grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans
toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les
pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de
travail. » Le choix de la date du 1er mai fut fait en hommage aux
ouvriers américains qui avaient débuté le 1er mai 1886 la grève générale pour
les huit heures et avaient été sauvagement réprimés à Chicago.
Le 1er
mai, journée de grèves et de manifestations pour les huit heures
En 1890, la préparation des grèves
et des manifestations du 1er mai, qui étaient illégales, créa un climat quasi
insurrectionnel. Malgré la présence de milliers de soldats et de policiers pour
empêcher toute manifestation, malgré la menace des patrons de ne pas reprendre
les grévistes, il y eut cent mille manifestants rien qu’à Paris. Des millions
d’autres allaient manifester ou tenir des meetings dans les principales villes
du pays, comme dans toute l’Europe, à Vienne, Bruxelles, Copenhague ou Londres.
L’année suivante, le 1er mai 1891
fut noyé dans le sang à Fourmies, dans le Nord. Le gouvernement, au service
d’un patronat désireux de briser l’organisation naissante des ouvriers du
textile, déploya l’armée qui tira et fit une dizaine de morts parmi les
manifestants, soulevant une énorme émotion. Malgré la répression qui jeta les
militants socialistes en prison, la grève pour les huit heures se poursuivit
plusieurs semaines dans la région, bénéficiant de la solidarité ouvrière.
Le repos
hebdomadaire, fruit du 1er mai 1906
Le 10 mars 1906, la catastrophe
de la mine de Courrières, faisant près de 1100 morts, entraîna la colère des
mineurs du Nord-Pas-de-Calais, qui allaient mener une grève de deux mois et
revendiquer « huit heures et huit francs » par jour de
salaire. Le ministre de l’Intérieur Clemenceau envoya 20 000 soldats quadriller
le bassin minier, gagnant son surnom de « premier flic de France ».
La défaite de la grève n’empêcha pas la popularité de la revendication des huit
heures de grandir, avec des grèves éclatant dans le bâtiment, la poste ou les
métaux à l’approche du 1er mai.
La CGT, qui avait été fondée en
1895, lança alors le mot d’ordre : « À partir du 1er mai 1906, on
ne travaille plus que huit heures ». Comme quinze ans plus tôt, Paris
fut ce jour-là en état de siège, avec 60 000 hommes de troupe concentrés dans
les magasins, les banques, les gares, et même aux portes des maisons de maître,
ce qui renforça la panique des bourgeois. La répression fit deux morts et de
nombreux blessés. Malgré les centaines d’arrestations, dont celles des
dirigeants syndicaux, les grèves continuèrent, contraignant le gouvernement à
céder sur une revendication ancienne, celle d’un jour de repos hebdomadaire
obligatoire, le dimanche.
Le vote
de la loi en 1919
Il fallut attendre la fin de la Première
Guerre mondiale pour que la loi sur les huit heures soit promulguée par un
gouvernement dirigé par ce même Clemenceau qui l’avait combattue par le passé
en réprimant les grèves et en pourchassant les syndicalistes révolutionnaires.
Avec sa loi des huit heures du 23 avril 1919, le gouvernement français espérait
à la fois désamorcer le mécontentement accumulé par les années de privations
dues à la guerre et contenir l’élan d’enthousiasme soulevé par la Révolution
russe d’octobre 1917.
En Russie, le gouvernement
bolchevik avait été le premier à adopter la journée de huit heures. En novembre
1918, l’Allemagne en pleine révolution l’adopta également, suivie de la
Pologne, du Luxembourg ou de l’Autriche. La question des huit heures fut par la
suite abordée dans les négociations du traité de Versailles au printemps 1919,
car la reconstruction exigeant des classes laborieuses de lourds sacrifices,
les classes dirigeantes devaient se résoudre à faire quelques concessions.
Pour convaincre les bourgeois
hostiles, le quotidien Le Temps expliquait : « On eût pu
trouver inopportune la décision de réduire davantage la journée du travail, à
une époque où un redoublement de labeur semblerait plutôt s’imposer dans ce
pays dévasté par la guerre, mais des grondements se font entendre, auxquels la
Chambre pouvait malaisément rester sourde. » « C’est la
Révolution russe qui nous a fait ce cadeau », estima le syndicaliste
révolutionnaire Pierre Monatte. En cette veille du 1er mai 1919, alors que des
mouvements révolutionnaires se développaient dans toute l’Europe, le
gouvernement et la bourgeoisie estimaient que mieux valait lâcher du lest.
Le gouvernement voulut néanmoins
interdire les grèves et manifestations du 1er mai, que les organisations
ouvrières avaient maintenues pour exiger l’application rapide de la loi dans
toutes les entreprises et sur tout le territoire. Malgré la répression, il y
eut 1,3 million de grévistes, avec plus de 2 000 grèves, les travailleurs
entrant en lutte pour garantir les huit heures dans les faits et arracher les
augmentations de salaires que la flambée des prix avait rendues indispensables.
Elles étaient les prémisses d’une vague de grèves qui allaient déferler en mai
et juin 1919.
La loi des huit heures et les
concessions que la bourgeoisie dut faire furent ainsi pour elle le prix à payer
pour éviter qu’en France l’après-guerre ne débouche sur une véritable vague
révolutionnaire.
Louise
Tissot (Lutte ouvrière n°2647)
Fête de Lutte ouvrière à Presles (Val d’Oise), les 8, 9, et 10 juin prochains
Les cartes et les bons
À partir d’aujourd’hui 29 avril,
le prix de l’entrée pour les trois jours est passé à 15 euros. Sur place, la
carte d’entrée coûtera 20 euros. L’entrée est gratuite pour les enfants de
moins de 14 ans accompagnés.
Alors n’attendez pas pour vous
procurer les cartes et les bons d’achat (4 euros achetés à l’avance pour une
valeur de 5 euros).
Joignez :
Dominique MARIETTE
0699499864
ou MDommarie@aol.com
L’arboretum
Cinq promenades commentées parmi
110 espèces différentes d'arbres du monde entier
L'arbre, quel être étonnant !
– Les arbres voyageurs - L'arbre sensuel – L'arbre et les poètes 10
arbres, 10 histoires et une surprise !
Une exposition sur les arbres
remarquables
Des ateliers
Le bois dont on fait les violons,
le papier, les bateaux... Les graines – Le tour à bois – Dégustation de
boissons d’arbres Le bananier, cette bizarrerie
Des
conférences avec
Pierre Avenas : l’histoire
des noms des arbres, et Georges Feterman (président de l’association
A.R.B.R.E.S. Arbres remarquables) : quoi de neuf sur les arbres.
Le Village médiéval
Petits et grands pourront
découvrir les activités et les techniques du Moyen Âge, au travers de
différents ateliers et échoppes animés par des spécialistes : la forge médiévale,
la calligraphie, la vannerie, le travail du bois, la présentation des
instruments de musique, le four à pain...
Des pièces de théâtre : Le
vilain mire, comment un paysan va-t-il passer pour un médecin, Comment
les femmes ont arrêté la guerre... Depuis Aristophane, rien n’a
changé !
Des animations :
démonstrations de combats en armure, escrime ancienne, jongleurs, danseurs,
conteurs, diseurs de poèmes médiévaux, spectacle de feu samedi soir et dimanche
soir, bal folk dimanche soir.
Libellés :
Fête de Lutte ouvrière 2019
Inscription à :
Articles (Atom)










