dimanche 17 février 2019
samedi 16 février 2019
Alain Juppé, gilets jaunes, justices de « classes »
Alain Juppé, la bourgeoisie reconnaissante
En annonçant qu’il allait quitter
la mairie de Bordeaux pour le Conseil Constitutionnel, Juppé avait des sanglots
dans la voix. Pour lui qui avait, quand même, été condamné par la justice pour
les malversations de la mairie de Paris, qu’il soit nommé à la plus haute
institution disant la loi, c’est un beau cadeau de départ à la retraite.
Mais les
bons serviteurs font partie de la famille, la bourgeoisie a toutes les
indulgences. Macron vient de lui donner sa médaille pour service rendu.
Le départ
de Juppé est déploré par le tout Bordeaux, paraît-il. On y a déjà pleuré
beaucoup… pour cause de gaz lacrymogènes ces dernières semaines. Les
prolétaires en « gilets jaunes » condamnés pour avoir
battu le pavé devant le Palais Rohan, la mairie de Bordeaux, n’auront
certainement pas droit à la même indulgence que Juppé.
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justice ?,
serviteurs de la bourgeoisie
Présidentielles en Algérie : on prend les mêmes...
Assurer une certaine continuité du pouvoir
Abdelaziz Bouteflika vient
d'annoncer, sans grande surprise, qu'il serait de nouveau candidat pour la 5ème
fois consécutive à l'élection présidentielle en Algérie qui doit avoir lieu en
avril prochain. Qu'il ait 81 ans et qu'il soit tellement diminué que les
rumeurs de sa mort circulent régulièrement ne rentre absolument pas en ligne de
compte. La seule chose qui importe aux bourgeois, algériens comme étrangers,
c'est qu'il assure une certaine continuité du pouvoir et qu’il y ait le moins
de vagues possible dans une région sensible depuis les révoltes dans les pays
arabes.
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Algérie
Argenteuil, enquête publique, « Cap Héloîse », Fiminco
Un gros travail nous attend
Pour tous ceux qui sont
intéressés par l’avenir des berges de la Seine –et ils sont nombreux- il leur
faudra bien du temps et du courage pour participer à l’enquête publique,
étudier pour ce faire le dossier, et étayer leurs commentaires.
Le
lien à atteindre n’est pas simple. Mais nous l’avons retrouvé. Le voilà :
http://www.val-doise.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-et-nuisances/Milieux-naturels/Eau/ENQUETES-PUBLIQUES-2019/POLE-HELOISE-a-ARGENTEUIL-du-jeudi-28-fevrier-au-samedi-30-mars-2019
Voilà
le sommaire :
Le
premier document rédigé par Fiminco ne représente que… 205 pages !
En
plus :
-21
pages pour l « avis de la Mission Régionale d'Autorité
Environnementale (MRAE) » ;
-Une
douzaine pour le « mémoire » en réponse à l'avis MRAE » ;
-33
pour le « résumé non technique » ;
Voilà,
tout cela est à suivre, et demandera bien du temps et du courage… Mais
collectivement, nous pouvons multiplier nos forces. Fiminco a des salariés.
Mais les habitants et les membres du Comité ont leur mécontentement et leur
engagement bénévole. DM
Bezons, Argenteuil, l’Agglomération dissoute, une commune à la peine
Loin de l’intérêt des habitants, manœuvres politiciennes
Depuis le 1er janvier
2016, l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons a été dissoute, laissant orpheline la
commune de Bezons qui est bien à la peine pour intégrer un autre territoire.
Voilà ci-dessous plusieurs articles écrits sur le sujet par notre camarade
Michel CAMPAGNAC, conseiller municipale Lutte ouvrière de cette commune.
Communauté
d’agglo : l’avis des populations ne compte pas
Malgré la disparition de
l’agglomération, Argenteuil et Bezons partagent encore maintenant, de nombreux
équipements. D’abord un bassin d’emploi et des transports qui s’organisent pour
relier centres, gares et zones d’activités. Un bassin de formation dans lequel
est mis en place une « carte des formations » pour les répartir dans les
différents lycées afin qu’elles soient accessibles au plus grand nombre. Mais
aussi une circonscription qui gère les affaires des écoles de Bezons associées
à une partie d’Argenteuil. Un organisme de logements sociaux, à cheval depuis
longtemps sur les deux villes, un réseau de chauffage urbain, accolé à un
centre de retraitement des déchets pour les deux villes, et un service de
ramassage des ordures, lui aussi, commun et j’en passe comme la mission locale
et d’autres associations… Bref, l’union des deux villes au sein de la même
agglomération semblait assez naturelle, compréhensible et admise par la plupart
des habitants. Et pourtant, ce qui semblait aller de soi a fini par aller tout
droit dans… la Seine, par la volonté de Monsieur Mothron : l’agglomération
Argenteuil-Bezons a été dissoute. Et du coup, de nombreux autres services mis
en communs par les deux municipalités ont été démantelés et redistribués dans
chaque municipalité.
L’Etat
oblige au mariage
Il ne reste aujourd’hui, plus que
l’obligation pour la ville de Bezons de rejoindre une autre agglomération.
Pourquoi ? Parce que c’est la loi, paraît-il. La loi n’a pas pu empêcher
que le regroupement qui allait de soi ne soit brisé par des enfantillages de
politiciens, mais maintenant la loi obligerait la ville de Bezons à s’unir à
d’autres communes malgré de nombreuses conséquences néfastes pour les services
de la ville.
Alors, quelles conséquences pour
Bezons ? Eh bien, l’État avait obligé la ville à rejoindre un regroupement
d’une vingtaine de communes du 78, de Bezons à St Germain en Laye. Alors que, de
fait, ces communes étaient contre une alliance avec Bezons. Elles avaient
imposé à Bezons des contributions qui se traduisaient par une pertes de plusieurs
millions d’euros pour les services des la ville.
Une décision du tribunal
administratif a ordonné cet hiver la dissolution de ce regroupement de communes
pour le printemps 2019. On en est là aujourd’hui.
Et
pour l’avenir ?
Les préfets du 78 et du 95
ordonnent à nouveaux à Bezons et aux autres communes de s’entendre. Le maire
indique qu’il n’a pas le choix, mais espère contester la répartition des
contributions au tribunal.
Le PS, une partie du PC et les
macroniens de Bezons proposent de rejoindre l’agglo… du grand Paris, comme l’a
déjà fait Argenteuil et demandent un referendum pour cela.
Il n’est pas sûr qu’avec le grand
Paris, les contributions soient moins importantes. Par contre on sait d’ores et
déjà, que les décisions seront prises encore plus loin des habitants et plus
difficiles à contrôler.
Si référendum, il devait y avoir,
il se résumerait forcément à un faux choix du style pile tu perds face je
gagne.
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Agglomération Argenteuil-Bezons
Argenteuil, Salon du Livre et des Lecteurs organisé par l’association « Sous les couvertures »
Un évènement exceptionnel
L’Association Sous les couvertures, dont je suis un
des membres parmi bien d’autres, tous d’avis et de sensibilités bien
différents, mène un travail d’éducation populaire à Argenteuil remarquable.
Demain a lieu son 7ème Salon du Livre et des Lecteurs à la salle des
fêtes communale Jean Vilar, près du marché Héloîse. C’est demain, de 10 heures
à 19 heures. L’entrée est libre. Voilà le programme de cet évènement culturel
et fraternel… en somme exceptionnel.
http://souslescouvertures.org/
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culture,
livres,
Nouvelles d'Argenteuil
vendredi 15 février 2019
Benalla : une affaire pourrie comme le système. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine. Soutenez la presse révolutionnaire en l’achetant, à nos militants, lors des ventes publiques, en kiosque (A Argenteuil à la librairie du « Presse-papier »)
Benalla :
une affaire pourrie comme le système
Dimanche 10 février sur France
Inter, le ministre de l’Intérieur, Castaner, a déclaré à propos des derniers
rebondissements du feuilleton Benalla : « Ce n’est pas une affaire
d’État, c’est l’affaire d’un bonhomme qui a fait n’importe quoi et continue à
faire n’importe quoi. » Le gouvernement aimerait bien
circonscrire l’incendie en présentant Benalla comme une brebis galeuse.
Mais ce n’est pas si simple, avec
les derniers enregistrements sonores de la rencontre entre Benalla et Vincent
Crase, les deux faux flics du 1er mai. Diffusés par Médiapart, ils ont eu
l’effet d’une grenade de désencerclement qui a atteint la commissaire
divisionnaire chargée de la protection du Premier ministre. Elle a été obligée
de démissionner, ainsi que son compagnon, un sous-officier présenté comme
membre des forces spéciales, et Ismaël Émelien, qui a annoncé qu’il prenait sa
retraite de conseiller spécial de l’Élysée, officiellement parce qu’il sort un
livre.
On entend dans ces
enregistrements Benalla demander à Crase s’il a bien effacé les sms évoquant le
contrat passé par leur société de sécurité avec un oligarque russe, de
réputation mafieuse – ce qui est un pléonasme –, contrat mis en chantier quand
Benalla occupait encore sa place à l’Élysée. Le parquet national financier
ouvre donc une enquête préliminaire pour corruption, d’autant que, devant la
commission du Sénat, Benalla avait affirmé ne pas connaître le milliardaire
russe.
L’ensemble des enregistrements sent
le soufre, car ils mêlent tout ce petit monde à un niveau ou à un autre de
proximité, voire de complicité, sans oublier Emmanuel Macron, dont Benalla se
vante auprès de Crase d’avoir reçu des sms de soutien après son limogeage
officiel de l’Élysée.
De révélation en révélation,
l’affaire Benalla devient tentaculaire et jette une lumière crue sur le
fonctionnement de l’État et du personnel qui le compose, en particulier dans
les services liés à la sécurité ou à l’armée. Ce n’est évidemment ni une
révélation ni une surprise.
Pour la galerie, pour le bon
peuple, les gouvernants parlent de République, de démocratie, d’une police et
d’une armée qui veillent à la sécurité et aux libertés en toute transparence.
Mais au fond, les affaires Benalla, puisque désormais on ne sait plus très bien
combien il y en a, rappellent que l’État entretient des bataillons de
baroudeurs, d’aventuriers et d’hommes de main. Avec ou sans uniforme, officiels
ou officieux, ils sont à l’image de la classe bourgeoise qu’ils défendent :
sans scrupules ni états d’âme. Alors, Benalla est peut-être une pomme pourrie,
mais la sève qui l’a nourri était déjà bien empoisonnée.
Boris SAVIN (Lutte ouvrière
n°2637)
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affaire Benalla
Taxe carbone : le retour
À qui veulent-ils faire avaler ça ?
Des députés de la majorité,
viennent de signer une tribune parue dans la presse et réclamant... le retour
de la taxe carbone ! On ne peut pas dire qu’ils aient un sens de
l’à-propos surdéveloppé ! Ils affirment que cette taxe n’aurait rien à
voir avec celle qui fut la goutte d’eau de trop, à l’origine du mouvement des
gilets jaunes. Cette nouvelle version permettrait, selon eux, de reverser
l’argent de la taxe aux plus modestes qui pourraient ainsi changer de voiture.
À qui veulent-ils
faire avaler ça ? On ne compte plus les taxes qui sont censées améliorer
la vie des plus modestes et qui se retrouvent au final... dans la poche du
grand patronat, par un biais ou par un autre. Alors à lui de les payer !
Devant
l’inopportunité d’une telle proposition, plus prudent, Macron s’en est
démarqué. Mais l’attitude de ses députés-grouillots montre qu’ils sont démangés
par l’envie de remettre en question les faibles engagements de leur patron.
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