lundi 10 septembre 2018

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 10 septembre 2018 : « L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs »




L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs



Ces dernières semaines à Chemnitz, à la suite d’une rixe ayant entrainé la mort d’un Allemand, des manifestations avec salut nazi et des chasses à l’homme ont eu lieu. Des étrangers, un restaurateur juif et des militants de gauche ont été agressés. Le tout avec la complaisance de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a expliqué qu’il « serait descendu dans la rue » s’il n’avait pas été ministre. La percée électorale de l’extrême droite allemande, ces dernières années, pèse sur toute la vie politique et sociale dans un sens réactionnaire.

Dimanche, en Suède, un parti d’extrême droite a également progressé aux élections, obtenant près de 18 % des voix. Composé d’anciens néo-nazis, ce parti a fait campagne contre les réfugiés, envers lesquels l’ensemble des partis durcissent maintenant le ton.

Pour l’instant, en Europe, l’extrême droite s’affirme surtout sur le plan électoral. En Autriche, un parti fondé par un ancien officier SS partage le pouvoir avec la droite. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, xénophobe sans complexe, refuse l’accueil des réfugiés. En Italie, la Ligue, d’extrême droite, est aussi au gouvernement.

Ces succès électoraux ont déjà des conséquences concrètes. Cet été, le gouvernement italien dont Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur a fermé les ports italiens aux bateaux de migrants recueillis en Méditerranée et a attaqué les organisations humanitaires qui tentent de les secourir. Les réfugiés sont maintenant sommés de retourner dans l’enfer libyen. Au fil des mois, pour celles et ceux qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère, l’Europe se transforme en une forteresse de plus en plus inaccessible.

Ces partis xénophobes ont trouvé dans les campagnes contre les migrants non seulement un procédé pour avoir des voix en spéculant sur les peurs et les préjugés, mais ils utilisent la question des migrants pour faire oublier les autres. Une fois aux affaires, ils ne résolvent aucun des problèmes auxquels le monde du travail est confronté, bien au contraire. En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons : la journée de 12 heures (au lieu de 10) et la semaine de 60 heures (au lieu de 50) sont maintenant légales. En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité, ils s’étaient engagés à avancer l’âge de départ à la retraite, à augmenter les pensions et à créer un revenu minimum. Ces promesses sont en train de s’éloigner. L’extrême droite défend en réalité les intérêts de la classe capitaliste. Son modèle, c’est Donald Trump, ce multimilliardaire qui tonne contre les élites et… a fait adopter la réforme fiscale la plus favorable aux riches que les États-Unis aient connue. Pour les travailleurs, l’extrême droite ne représente pas une solution, elle fait partie du problème.

Car en désignant les migrants comme boucs émissaires, Le Pen et ses amis voudraient dresser des travailleurs contre d’autres, souvent encore plus pauvres. Cette division serait lourde de danger. À l’inverse, les xénophobes dédouanent les capitalistes. Ce sont pourtant eux, et non les migrants, qui licencient, ferment des usines et ruinent des villes entières. C’est le capitalisme qui provoque cette crise sans fin.

L’extrême droite pousse sur le fumier de cette crise et s’appuie sur la dégradation des conditions de vie des classes populaires, pour engranger des voix d’abord. Mais des succès électoraux peuvent préparer des coups de poing et de matraque, comme à Chemnitz, ou pire encore. Les événements des derniers jours sont un avertissement. Si des migrants, des musulmans ou des juifs sont les premiers visés par des nervis d’extrême droite, ceux-ci s’en prendront ensuite, comme les fascistes le firent par le passé, à tous les travailleurs qui veulent se défendre. Et au-delà, c’est toute la société qui est menacée.

Il s’agit pour la classe ouvrière de sa survie. Cela ne peut passer par des combines électorales : seule la lutte de classe permet aux travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau, de lutter pour leurs intérêts. Par le passé, c’est ainsi que le monde du travail a pu se défendre et améliorer sa condition.

Mais il faut aussi nous débarrasser pour de bon des menaces que le capitalisme fait peser, y compris des menaces représentées par cette extrême droite xénophobe. Pour cela, il nous faudra pousser cette lutte de classe jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation de cette bourgeoisie parasitaire qui ruine toute la société.

Climat et capital : sans s’attaquer au pouvoir des apprentis-sorciers du capital, il n’y aura que des mots pieux et du vent…


Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière du 27 Avril 2016. On peut remplacer le nom de Hollande par celui de Macron, mais sur le fond, l’article, pour aujourd’hui, convient totalement 

Climat : de Paris à New York, on brasse du vent

Une cérémonie a été organisée le 22 avril au siège des Nations unies, à New York, pour la signature ­officielle de l’accord international sur le climat.
La COP 21, qui s’était réunie à Paris en novembre avait accouché d’un accord, que chaque délégation nationale avait d’autant plus approuvé qu’il n’est pas contraignant. Ce n’est donc pas une surprise que les dirigeants de 175 pays aient apposé leur paraphe sur un document qui proclame que le réchauffement est un réel problème pour l’humanité, sans implications concrètes immédiates.
Cette cérémonie a été l’occasion pour Hollande de se mettre en scène en donneur de leçon, ce qu’il a de plus en plus de mal à faire sur la scène intérieure. En pontifiant sur la nécessité « d’aller plus loin même que les promesses qui ont été faites », il a implicitement reconnu que la COP 21 n’a produit jusqu’à présent que du vent.
Comme la COP 21 de Paris, ce spectacle de New York montrant des dirigeants soucieux de l’évolution du climat est un rideau de fumée. Car ce ne sont pas les gouvernements qui dirigent l’économie de la planète. Ce sont les capitalistes uniquement préoccupés par le profit, exploitant les travailleurs et massacrant l’environnement avec la bénédiction des États à leur service.
Tant que les multinationales auront la liberté d’orienter la vie économique planétaire en fonction de leurs intérêts, aucune mesure sérieuse ne sera prise pour agir sur le climat. (Lutte ouvrière n°2491)


Un discours que notre ami le pingouin adresse à tous les écologistes sincères



Education, sureffectifs dans les écoles, le résultat de ce que ces gens-là appellent le « bétonnage ». Il est vrai quand cela les arrange…


La responsabilité municipale

 
Chouette. Mais, au fait, l'école ?

Dans cette affaire, les maires d’Argenteuil –le maire actuel comme le précédent- ont une lourde responsabilité, celle d’avoir signé des permis de construire, et de continuer à le faire, pour des projets immobiliers d’investisseurs privés qui ont entraîné une hausse considérable de la population communale ces dernières années, en particulier au Val Notre-Dame, dans ce quartier périphérique d’Argenteuil. Conséquence, du primaire au secondaire, les effectifs d’élèves explosent dans de nombreuses écoles et de nombreuses classes.
         Les apprentis sorciers doivent maintenant éteindre l’incendie qu’ils ont aidé à allumer. Ils doivent mettre tous les moyens municipaux en œuvre pour aider les enseignants et les parents d’élèves du collège Jean-Jacques Rousseau à obtenir satisfaction ! 

Notre devinette dominicale était facile (voir notre page d’hier), d’autant plus que la photo donnait une indication majeure. Il s’agissait de Pantin. Mais la situation est tellement identique dans des centaines de communes du pays, que toutes les réponses transmises étaient également justes.

Argenteuil, Nouvelles de JJ Rousseau – casserole


Dans notre mémoire, cette dame a déjà une casserole

 
Plan d'une classe en sureffectifs

Voilà ce qu’a osé répondre à la délégation du collège Jean-Jacques Rousseau une responsable de la Direction académique du Val d’Oise : 



         Oui, effectivement. Mais si cette dame était un tant soit peu à la hauteur de son rôle, elle n’aurait qu’à joindre le Recteur de Versailles pour lui dire vertement que c’est inadmissible qu’un second CPE ne soit pas déjà nommé dans ce collège populaire de plus de 600 élèves, et que l’affaire doit être réglée dans les meilleurs délais. Un coup de fil suffirait.
         Mais quand on a le doigt à la couture du pantalon…

Argenteuil, AB-Habitat, Orgemont, l’agence ne sera pas fermée


D’une telle évidence

 
Le chien, il emmène directement sa maîtresse vers l'agence

Le président d’AB-habitat, le maire de Bezons Dominique Lesparre, a annoncé que l’agence d’Orgemont du bailleur « social » historique d’Argenteuil et de Bezons, installée au cœur de la cité Joliot-Curie, ne serait pas fermée.
         La nécessité de cette agence était d’une telle évidence que les habitants et les locataires ne pouvaient s’imaginer qu’elle disparaisse.
         Mais la confirmation qu’elle ne le sera pas vaut toujours mieux qu’une inquiétude.

Argenteuil, défense de Jean Vilar, et risque d’une petite amnésie


Enième rappel pour mémoire



Le « groupe municipal d’opposition » a distribué un tract à l’entrée du Forum des associations de samedi. Ce papier évoquait l’affaire jean Vilar d’une manière extrêmement sibylline qui ne permet pas de savoir exactement ce que pensent les auteurs de ce tract sur le fond de l’affaire.
         Nous pouvons tout de même retenir le paragraphe suivant : « le projet autour de Jean Vilar est intégralement piloté par des promoteurs privés. Et pourtant ce sont les Argenteuillais qui règlent la facture ». pas faux.

         Mais ce n’est pas un des membres de ladite « opposition municipale », Philippe Doucet, ex-maire d’Argenteuil, ex-porte-parole de Valls, qui est à l’origine du projet Héloïse, concocté dans le secret des petits dieux, et que le maire actuel n’a fait que le réceptionner et reprendre à son compte ?

dimanche 9 septembre 2018

Arrêts-maladie : une campagne qui vise à réduire encore plus les droits des travailleurs malades


Malades de l’exploitation



Une campagne médiatique, alimentée par le Premier ministre, se déroule depuis quelque temps pour souligner, insidieusement, que l'augmentation du nombre de jours d'absence au travail grève sérieusement le budget de la Sécurité sociale. En effet la durée moyenne d'un arrêt pour maladie ou accident de travail atteint aujourd'hui 17,2 jours par travailleur du secteur privé et par an.
Tous les travailleurs savent, pour le vivre au quotidien, que l'aggravation de l'exploitation détruit de plus en plus leur santé. C'est particulièrement vrai pour les plus de 55 ans qui, faute de revenus suffisants, restent au travail, et plus encore pour les femmes, salariées qui subissent une double journée de travail en assumant l'essentiel des tâches domestiques.
Mais la campagne du gouvernement n'a pas pour but de promouvoir des rythmes de travail humains et adaptés à chacun. Elle prépare le terrain à l'instauration de nouveaux jours de carence non-indemnisés par la Sécu ou la baisse des indemnités, voire les deux.

Transports en commun gratuits, une évidence !


Ça devrait être la règle partout



Depuis le 1er septembre, les bus sont gratuits dans toute la communauté urbaine de Dunkerque. Sur les 31 villes qui ont déjà fait ce choix, l'agglomération de Dunkerque et ses 200 000 habitants est la plus grande. Cette décision ne peut que faciliter les déplacements, en particulier des usagers ayant le moins de ressources, et contribuera à diminuer l'utilisation de la voiture en ville.
Pour financer ce projet à Dunkerque, la taxe transport payée par les entreprises, parmi lesquelles ArcelorMittal, sera augmentée, ce qui est la moindre des choses puisque les transports en commun sont utilisés par les salariés pour se rendre au travail. Finalement la gratuité des transports en commun, c'est simplement du bon sens, prenant en compte l'intérêt général et collectif.