lundi 11 septembre 2017

Licenciements facilités sur Ordonnances. Manifestons-nous demain !



Lutte Ouvrière appelle à participer aux manifestations du 12 septembre contre les attaques anti-ouvrières du gouvernement.
A Paris, le cortège de Lutte Ouvrière se retrouvera à 14h00 Quai de la Rapée (station quai de la Rapée -ligne Bobigny-place d’Italie)



Un cadeau au patronat : licencier au moindre coût

Le gouvernement s’évertue à nier l’évidence : les ordonnances sont destinées à satisfaire le patronat, et pas seulement les petits patrons, mais aussi les plus gros.
D’abord, parce que tout ce qui permet au patron d’une toute petite entreprise de payer moins ses salariés ou de licencier à moindre coût représente des économies cent fois, mille fois plus importantes pour une grande entreprise. Rappelons que beaucoup de PME sont sous le contrôle direct de grands groupes, qui récupèrent au final ce qu’elles peuvent empocher. Mais le gouvernement a fait en plus un gros cadeau particulier aux multinationales, en considérant désormais que les difficultés qu’elles pourraient mettre en avant pour justifier des licenciements ou la fermeture d’une de leurs entreprises seraient appréciées, non plus au niveau de l’ensemble du groupe, mais à l’intérieur du périmètre national.
C’est pourtant en s’appuyant sur la bonne santé de l’ensemble du groupe que des salariés ont pu parfois contester auprès des tribunaux les licenciements qui pouvaient aller jusqu’à la fermeture de leur usine. Ils n’ont certes jamais obtenu l’annulation de la fermeture, mais le patron a dû leur payer des indemnités supplémentaires. C’est ainsi par exemple que le groupe Continental a été condamné à débourser 41 millions d’euros supplémentaires pour avoir fermé son usine de Clairoix. Cela ne serait plus possible aujourd’hui, d’autant que le gouvernement a pris soin de plafonner les indemnités que les Prud’hommes peuvent accorder aux salariés qui ont été licenciés sans cause réelle et sérieuse. Et, pour bien convaincre les patrons que ça ne leur coûtera pas cher de licencier, il a même réduit de moitié les indemnités, de six mois minimum, que les salariés qui faisaient appel à la justice pouvaient espérer toucher. Sur le million de salariés licenciés par an, des centaines de milliers qui avaient recours aux Prud’hommes verront l’indemnité minimum qui leur était en général accordée divisée par deux.
Inutile de dire que les 25 % d’augmentation des indemnités légales dont le gouvernement se vante, et qui représentent un demi-mois de salaire supplémentaire au bout de dix ans d’ancienneté, ne font vraiment pas le compte.
À tout faire pour libérer le patronat de toute contrainte, le gouvernement réussira peut-être à convaincre les travailleurs qu’il ne faut pas compter sur la justice pour faire payer les patrons et qu’ils ne peuvent compter que sur le rapport de force qu’ils pourront eux-mêmes imposer. C’est d’ailleurs si vrai que, bien souvent, les travailleurs en lutte ont obligé les patrons à payer des sommes beaucoup plus importantes que celles auxquelles les tribunaux les avaient condamnés.

                                         Dominique CHABLIS (Lutte ouvrière n’2562) 

Tous ensembles demain mardi 12 septembre,
Manifestons à Paris, de la place de la Bastille à la place d’Italie
Départ à 14 heures

Argenteuil Valérie Pécresse, sa carrière sur des anciennes carrières


Endroit de rêve pour carrière

Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile de France, est venue hier faire son petit show médiatique à Argenteuil sur la butte d’Orgemont dont la vue embrasse Paris et la banlieue. Comme quoi il n’y a pas que la « Dalle » comme lieu de visite à Argenteuil pour « politiques » en mal d’images, mais aussi des collines verdoyantes où il fait bon se promener.
         Elle était présente dans le cadre des grandes manœuvres pour le leadership de son parti, LR en pas très bonne santé actuellement, et pour préparer les lendemains qui chantent pour ces gens-là à condition de se placer au bon moment et dans la bonne voiture.
         En tout cas, voilà la preuve que cet espace peut servir à l’ensemble des mouvements politiques qui le souhaiteraient.
         Finalement, voilà l’endroit tout préparé que le collègue LR de Valérie Pécresse, le maire d’Argenteuil, aurait pu lui emprunter pour installer sans dépense de terrasse la structure provisoire pour les associations dont l’installation est toujours en suspens dans le cadre de l’affaire « Jean Vilar ».
                                                                     

          
Puisqu'il est question de colline et de meeting, nous, on préfère le souvenir de celui-ci. Au Pré-Saint-Gervais, à la veille de la Première guerre mondiale.
                                                                        


Macron et les "fainéants", des paroles et un mépris qui sentent sa Marie-Antoinette


Tel qu'en lui-même

Macron était à Athènes quand il a déclaré :"Je ne céderai rien aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes". C'est du Macron tout craché.
         Qu'il traite de fainéants les salariés qui refusent la mise en pièces de leurs droits n'est pas une surprise. Comme ministre de Hollande, il avait traité d'illettrés des ouvriers d'un abattoir qui défendaient leur emploi.
         Macron se fait l'expression du mépris des bourgeois pour les travailleurs qui les font vivre, ces bourgeois dont lui et son gouvernement exaucent les moindres désirs.


Argenteuil histoire de cloches


Leur sonner les cloches ?

Nous ne savons pas si c’est seulement une impression, mais il semble que de plus en plus longtemps et de plus en plus souvent on tire les cloches à Argenteuil, du côté de la basilique du Centre-ville. Les sonneries se multiplient et durent un certain temps comme cela s’est produit hier midi.
         Bien sûr il y a ceux qui aiment les cloches, et ceux qui restent sourds aux sonneries religieuses mais qui les entendent.
         Il n’y aurait pas là un peu de captation du champ sonore ?
         Il va peut-être falloir la modérer pour éviter une guerre des cloches comme celles qui dans le passé, dans tel ou tel bourg, ont opposé partisans et opposants de ces volées de cloches à tout va !

dimanche 10 septembre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise en vue de la grande journée d'action de mardi 12 septembre


Vendredi dernier, Macron a dit qu’il serait d’une « détermination absolue » pour faire passer sa politique et il a ajouté qu’il ne céderait rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Voilà qui est clair.
Quand ils avaient présenté les ordonnances contre le code du travail, la ministre Pénicaud et le Premier ministre Philippe avaient pris des pincettes, eux. Ils avaient expliqué que ce coup de massue sur la tête des travailleurs, c’était pour leur bien. Ils avaient essayé de faire croire qu’en donnant tous les droits aux patrons pour licencier sans limite, cela les « décomplexerait » pour embaucher. Mais c’était pour nous enfumer. Et c’est Macron qui le dit.
En bon serviteur du patronat, il transpire le mépris de classe. Les patrons dirigent, lui gouverne, et les travailleurs n’ont qu’à être reconnaissants d’avoir la chance de pouvoir se faire exploiter sous leur baguette. C’est la vision du monde des classes dominantes, de ces capitalistes nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et qui tirent leur richesse de notre travail. Eh bien, il faut répondre à Macron et à ses maîtres ! Et mardi 12 septembre, nous aurons l’occasion de protester.
Il faut se saisir de l’occasion pour dire ce que nous pensons de ses mesures antiouvrières, notre rejet de ses ordonnances qui dynamitent le code du travail, de la hausse de la CSG, de la suppression des 150 000 emplois aidés, du gel des salaires des fonctionnaires… Il faut exprimer notre colère contre ce gouvernement qui, en même temps qu’il réduit les APL pour les plus pauvres, supprime aux trois quarts l’impôt sur la fortune. Les plus riches pourront satisfaire tous leurs caprices, l’État prendra ce dont il a besoin dans la poche des travailleurs, des retraités et des chômeurs.
Nous pourrons dénoncer le rouleau compresseur patronal que nous vivons tous, dans toutes les entreprises : les hausses de cadences, les attaques sur les salaires, les mesures vexatoires, les mesures de répression contre ceux qui relèvent la tête… tout ce qui aggrave notre exploitation et permet au grand patronat d’accroître ses profits.
Et nous pourrons le faire tous ensemble, quelle que soit notre entreprise, que nous soyons intérimaire ou embauché, que nous soyons salarié du public ou du privé, en nous retrouvant sur le terrain de nos intérêts communs de travailleurs. Car au-delà de la résistance à chaque attaque gouvernementale ou patronale, notre sort dépendra du rapport de force que nous serons capables d’imposer par notre mobilisation générale.
Notre combat n’en est qu’au tout début. La guerre sociale que nous mènent le gouvernement et les patrons va s’accentuer. Il va y avoir de nouvelles attaques, comme celle contre l’assurance chômage. Il y a aussi les menaces en direction de certaines catégories de travailleurs, comme les cheminots dont les retraites sont dans le collimateur du gouvernement. En s’en prenant aux retraites des uns puis à celles des autres, les gouvernements ont réussi en vingt-cinq ans à faire reculer nos droits à tous. Nous ne devons pas nous laisser diviser.
Tôt ou tard, les travailleurs relèveront la tête et engageront la lutte car l’offensive patronale ne laisse pas le choix. Mais le plus tôt sera le mieux. Car si nous ne faisons pas entendre nos intérêts, nous le paierons cher. Le grand capital est insatiable. Si les profits des grandes entreprises industrielles et des banques restent élevés malgré la crise, c’est dû à l’aggravation de notre exploitation. Et le gouvernement nous fera payer même ce qu’il sera amené à concéder à la petite bourgeoisie. Même la colère des autres catégories sociales, le gouvernement la retournera contre nous si nous ne mettons pas en avant nos propres intérêts.
Il faut que le camp des travailleurs apparaisse comme une force capable de se faire respecter. Lui seul a la puissance de faire payer le grand patronat.
Après la publication des ordonnances, Berger de la CFDT s’est lamenté en disant qu’il aurait espéré mieux et Mailly de FO a gonflé le torse disant qu’il avait réussi à éviter le pire. À l’approche de la journée du 12 organisée par la CGT, la FSU et Solidaires, les médias insistent sur la division syndicale. Mais dans bien des entreprises, des militants FO et CFDT se préparent à manifester. Ce sont ceux qui se mobilisent qui ont raison. Il ne faut pas attendre après les sommets syndicaux pour le faire.
La direction de la CGT a prévu une autre journée d’action, le 21 septembre. Il faut s’en saisir pour que la mobilisation s’amplifie et s’élargisse afin de créer le rapport de force nécessaire pour imposer nos intérêts communs

Argenteuil, "projet Héloîse" : la population découvre le problème et n'est pas d'accord


Un beau Forum à l’espace Jean Vilar auquel la population est très attachée



Le Forum des associations d’Argenteuil a eu lieu hier dans l’espace Jean Vilar. Il a été un succès. Il a été l’occasion pour des militants associatifs et des bénévoles de se retrouve et d’échanger le temps d’une journée, même si l’objectif pour eux tous étaient d’aller à la rencontre des milliers d’habitants venus aux renseignements.
         Cette année, ce Forum a été aussi l’occasion pour les défenseurs du complexe Jean Vilar aujourd’hui menacé, de mesurer tout l’attachement de l’énorme majorité des participants à cet équipement. Il s’est exprimé lors de la distribution du tract d’information.
         La plupart d’entre eux découvrent le problème lorsque le  Comité Jean Vilar leur propose de signer la pétition qui demande que le complexe soit rénové mais pas détruit.
         C’est un encouragement pour tous ceux qui luttent contre un projet de destruction et de réaménagement pharaonique, coûteux, hypothétique et totalement inutile.

"Espérance banlieue" à Argenteuil : en toute discrétion, en catimini, en secret...


Charlemagne s’installe en catimini

 
Charlemagne aimait l’école mais apparemment jusqu’à un certain point. En tout il vient de faire l’école  buissonnière pendant quelques jours, à l’école dite « espérance banlieue » qui s’installe dans la commune.
         Cette école « Charlemagne » fait sa rentrée demain lundi seulement, en toute discrétion, dans le quartier du Val-Sud, mais dans un lieu et des locaux appartenant à la commune. Sur les conditions particulière de cette prise de possession, aucune information.
         Quels engagements pris par la municipalité ? Quel coût pour les finances locales ?
         En tout cas des dépenses annexes payées par les contribuables que nous sommes tous pour une  école « hors contrat » et à la finalité bien discutable (nous avons déjà écrit sur le sujet). Il y avait dans ce lieu« l’espace famille » qui fonctionnait à la satisfaction de tous. On l’a déplacé il y a un ou deux ans, pour y mettre un « accueil jeune », et puis nouveau chambardement pour ce qui restait de l’un, et pour l’autre. La municipalité avait installé une haute séparation dans la cour de ce lieu. Qu’à cela ne tienne, elle vient d’être supprimée. Bien évidemment, déjà, tout ce remue-ménage coûte.
         Pour l’Ecole de la banlieue, il faut une toute autre espérance. (à suivre)

Argenteuil, municipalité et l'Argenteuillais : "si l'on répète un "bilan" faible cela ne le rendra pas meilleur" (proverbe local)


On demande un bis que lorsque c’est un bon air

Le dernier numéro de L’Argenteuillais consacre l’essentiel de sa dernière parution à un tableau de l’action de la municipalité à « mi-mandat ».
         Tout d’abord, il y a tout de même un petit problème, c’est vrai sans gravité, d’arithmétique. Depuis les dernières élections municipales de mars 2014, cela fait jusqu’à aujourd’hui 42 mois. Jusqu’aux prochaines élections de mars 2020, cela fait à la louche 30 mois. 42 face à 30, c’est cela le mi-mandat ?
         Le souci n’est pas spécialement là. Il est que ce bilan a été déjà présenté dans le numéro 259 du 7 juin 2017, le numéro d’il y a à peine trois mois de L’Argenteuillais !
         Comme si le numéro de rentrée de ce magazine ne pouvait pas revenir sur les associations locales à l’occasion du Forum de ces dernières, ou sur le « patrimoine local » à l’occasion des journées du patrimoine du week-end prochain.
         Non, à deux mois d’intervalle, bis repetitas.
         Une erreur de la rédaction, un trou de mémoire, un problème d'imprimeur ?
         Ce n’est tout de même pas est espérant qu’en répétant ce qui a peu de consistance que l’on augmentera l’épaisseur de ce qui n’a pas été réalisé ?
         Si c’était le cas, il faudrait une dizaine de numéros de L’Argenteuillais !
(Un bilan, il faut tout de même ajouter, qui ne relève pas totalement seulement de la municipalité, mais également de bien d’autres paramètres et acteurs)
Les "engagements" de 2014