dimanche 10 septembre 2017

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise en vue de la grande journée d'action de mardi 12 septembre


Vendredi dernier, Macron a dit qu’il serait d’une « détermination absolue » pour faire passer sa politique et il a ajouté qu’il ne céderait rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Voilà qui est clair.
Quand ils avaient présenté les ordonnances contre le code du travail, la ministre Pénicaud et le Premier ministre Philippe avaient pris des pincettes, eux. Ils avaient expliqué que ce coup de massue sur la tête des travailleurs, c’était pour leur bien. Ils avaient essayé de faire croire qu’en donnant tous les droits aux patrons pour licencier sans limite, cela les « décomplexerait » pour embaucher. Mais c’était pour nous enfumer. Et c’est Macron qui le dit.
En bon serviteur du patronat, il transpire le mépris de classe. Les patrons dirigent, lui gouverne, et les travailleurs n’ont qu’à être reconnaissants d’avoir la chance de pouvoir se faire exploiter sous leur baguette. C’est la vision du monde des classes dominantes, de ces capitalistes nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et qui tirent leur richesse de notre travail. Eh bien, il faut répondre à Macron et à ses maîtres ! Et mardi 12 septembre, nous aurons l’occasion de protester.
Il faut se saisir de l’occasion pour dire ce que nous pensons de ses mesures antiouvrières, notre rejet de ses ordonnances qui dynamitent le code du travail, de la hausse de la CSG, de la suppression des 150 000 emplois aidés, du gel des salaires des fonctionnaires… Il faut exprimer notre colère contre ce gouvernement qui, en même temps qu’il réduit les APL pour les plus pauvres, supprime aux trois quarts l’impôt sur la fortune. Les plus riches pourront satisfaire tous leurs caprices, l’État prendra ce dont il a besoin dans la poche des travailleurs, des retraités et des chômeurs.
Nous pourrons dénoncer le rouleau compresseur patronal que nous vivons tous, dans toutes les entreprises : les hausses de cadences, les attaques sur les salaires, les mesures vexatoires, les mesures de répression contre ceux qui relèvent la tête… tout ce qui aggrave notre exploitation et permet au grand patronat d’accroître ses profits.
Et nous pourrons le faire tous ensemble, quelle que soit notre entreprise, que nous soyons intérimaire ou embauché, que nous soyons salarié du public ou du privé, en nous retrouvant sur le terrain de nos intérêts communs de travailleurs. Car au-delà de la résistance à chaque attaque gouvernementale ou patronale, notre sort dépendra du rapport de force que nous serons capables d’imposer par notre mobilisation générale.
Notre combat n’en est qu’au tout début. La guerre sociale que nous mènent le gouvernement et les patrons va s’accentuer. Il va y avoir de nouvelles attaques, comme celle contre l’assurance chômage. Il y a aussi les menaces en direction de certaines catégories de travailleurs, comme les cheminots dont les retraites sont dans le collimateur du gouvernement. En s’en prenant aux retraites des uns puis à celles des autres, les gouvernements ont réussi en vingt-cinq ans à faire reculer nos droits à tous. Nous ne devons pas nous laisser diviser.
Tôt ou tard, les travailleurs relèveront la tête et engageront la lutte car l’offensive patronale ne laisse pas le choix. Mais le plus tôt sera le mieux. Car si nous ne faisons pas entendre nos intérêts, nous le paierons cher. Le grand capital est insatiable. Si les profits des grandes entreprises industrielles et des banques restent élevés malgré la crise, c’est dû à l’aggravation de notre exploitation. Et le gouvernement nous fera payer même ce qu’il sera amené à concéder à la petite bourgeoisie. Même la colère des autres catégories sociales, le gouvernement la retournera contre nous si nous ne mettons pas en avant nos propres intérêts.
Il faut que le camp des travailleurs apparaisse comme une force capable de se faire respecter. Lui seul a la puissance de faire payer le grand patronat.
Après la publication des ordonnances, Berger de la CFDT s’est lamenté en disant qu’il aurait espéré mieux et Mailly de FO a gonflé le torse disant qu’il avait réussi à éviter le pire. À l’approche de la journée du 12 organisée par la CGT, la FSU et Solidaires, les médias insistent sur la division syndicale. Mais dans bien des entreprises, des militants FO et CFDT se préparent à manifester. Ce sont ceux qui se mobilisent qui ont raison. Il ne faut pas attendre après les sommets syndicaux pour le faire.
La direction de la CGT a prévu une autre journée d’action, le 21 septembre. Il faut s’en saisir pour que la mobilisation s’amplifie et s’élargisse afin de créer le rapport de force nécessaire pour imposer nos intérêts communs

Argenteuil, "projet Héloîse" : la population découvre le problème et n'est pas d'accord


Un beau Forum à l’espace Jean Vilar auquel la population est très attachée



Le Forum des associations d’Argenteuil a eu lieu hier dans l’espace Jean Vilar. Il a été un succès. Il a été l’occasion pour des militants associatifs et des bénévoles de se retrouve et d’échanger le temps d’une journée, même si l’objectif pour eux tous étaient d’aller à la rencontre des milliers d’habitants venus aux renseignements.
         Cette année, ce Forum a été aussi l’occasion pour les défenseurs du complexe Jean Vilar aujourd’hui menacé, de mesurer tout l’attachement de l’énorme majorité des participants à cet équipement. Il s’est exprimé lors de la distribution du tract d’information.
         La plupart d’entre eux découvrent le problème lorsque le  Comité Jean Vilar leur propose de signer la pétition qui demande que le complexe soit rénové mais pas détruit.
         C’est un encouragement pour tous ceux qui luttent contre un projet de destruction et de réaménagement pharaonique, coûteux, hypothétique et totalement inutile.

"Espérance banlieue" à Argenteuil : en toute discrétion, en catimini, en secret...


Charlemagne s’installe en catimini

 
Charlemagne aimait l’école mais apparemment jusqu’à un certain point. En tout il vient de faire l’école  buissonnière pendant quelques jours, à l’école dite « espérance banlieue » qui s’installe dans la commune.
         Cette école « Charlemagne » fait sa rentrée demain lundi seulement, en toute discrétion, dans le quartier du Val-Sud, mais dans un lieu et des locaux appartenant à la commune. Sur les conditions particulière de cette prise de possession, aucune information.
         Quels engagements pris par la municipalité ? Quel coût pour les finances locales ?
         En tout cas des dépenses annexes payées par les contribuables que nous sommes tous pour une  école « hors contrat » et à la finalité bien discutable (nous avons déjà écrit sur le sujet). Il y avait dans ce lieu« l’espace famille » qui fonctionnait à la satisfaction de tous. On l’a déplacé il y a un ou deux ans, pour y mettre un « accueil jeune », et puis nouveau chambardement pour ce qui restait de l’un, et pour l’autre. La municipalité avait installé une haute séparation dans la cour de ce lieu. Qu’à cela ne tienne, elle vient d’être supprimée. Bien évidemment, déjà, tout ce remue-ménage coûte.
         Pour l’Ecole de la banlieue, il faut une toute autre espérance. (à suivre)

Argenteuil, municipalité et l'Argenteuillais : "si l'on répète un "bilan" faible cela ne le rendra pas meilleur" (proverbe local)


On demande un bis que lorsque c’est un bon air

Le dernier numéro de L’Argenteuillais consacre l’essentiel de sa dernière parution à un tableau de l’action de la municipalité à « mi-mandat ».
         Tout d’abord, il y a tout de même un petit problème, c’est vrai sans gravité, d’arithmétique. Depuis les dernières élections municipales de mars 2014, cela fait jusqu’à aujourd’hui 42 mois. Jusqu’aux prochaines élections de mars 2020, cela fait à la louche 30 mois. 42 face à 30, c’est cela le mi-mandat ?
         Le souci n’est pas spécialement là. Il est que ce bilan a été déjà présenté dans le numéro 259 du 7 juin 2017, le numéro d’il y a à peine trois mois de L’Argenteuillais !
         Comme si le numéro de rentrée de ce magazine ne pouvait pas revenir sur les associations locales à l’occasion du Forum de ces dernières, ou sur le « patrimoine local » à l’occasion des journées du patrimoine du week-end prochain.
         Non, à deux mois d’intervalle, bis repetitas.
         Une erreur de la rédaction, un trou de mémoire, un problème d'imprimeur ?
         Ce n’est tout de même pas est espérant qu’en répétant ce qui a peu de consistance que l’on augmentera l’épaisseur de ce qui n’a pas été réalisé ?
         Si c’était le cas, il faudrait une dizaine de numéros de L’Argenteuillais !
(Un bilan, il faut tout de même ajouter, qui ne relève pas totalement seulement de la municipalité, mais également de bien d’autres paramètres et acteurs)
Les "engagements" de 2014

Athènes : Macron joue les petits Périclès


Périclès… des banquiers certes

 
Aujourd'hui : exploiteurs-travailleurs- femmes -étrangers- migrants

En visite à Athènes, Macron s'est mis en scène pour appeler à un projet de « refondation » pour « une Europe plus démocratique ». Évoquant le lointain passé de la cité grecque, il a déclaré qu'elle avait inventé « la souveraineté populaire ».

         Pour oser gloser sur la « souveraineté » et la « démocratie » quand on représente les banquiers et les chefs d'État des pays riches de l'Union européenne qui ont saigné à blanc les classes populaires grecques et ruiné le système de santé, il faut vraiment qu'il plane comme Jupiter sur l'Olympe.

         La démocratie selon Macron, c'est la liberté pour le patronat d'aujourd'hui d'exploiter sans entrave les salariés. Comme, il y a plus de 2 000 ans la démocratie d'Athènes était celle d'une minorité de citoyens libres s'enrichissant de l'exploitation des esclaves.

Médiator, Servier, Agence nationale de sécurité du médicament, le combat d'irène Frachon : 2010 : premières plaintes. 2017 : la justice décide de juger...


Mediator : une justice peu pressée

 
Irène Frachon, combattante et "lanceuse d'alerte"

Pendant plus de 30 ans, les laboratoires Servier ont commercialisé le Médiator, un antidiabétique utilisé comme coupe-faim, en dissimulant sciemment ses effets secondaires. Il a fallu le combat d'Irène Frachon, médecin entourée d'une petite équipe du CHU de Brest, suite à la mort de 1 500 à 2 100 patients, pour que le Médiator soit finalement interdit. L'Agence nationale de sécurité du médicament avait laissé faire, s'appuyant sur des travaux d'experts liés aux laboratoires pharmaceutiques.
La Justice a enfin décidé de juger le laboratoire Servier et l'Agence du médicament. Mais le procès ne devrait pas démarrer avant 2019, alors que les premières plaintes ont été déposées en 2010. Jacques Servier, le fondateur et président du groupe durant les décennies de commercialisation du Mediator, est mort en 2014, à 92 ans, assis sur une fortune de plus de deux milliards d'euros.

samedi 9 septembre 2017

Argenteuil grève victorieuse chez Tellier


La force des travailleurs, c’est la grève !

A Argenteuil, depuis mardi, les ouvriers de production de l’entreprise Tellier, un fabricant d’ustensiles de cuisine, installé dans la zone industrielle du Val d’Argent, étaient en grève.
         Pour eux, il n’était plus question de continuer à recevoir des salaires qui, même pour les plus anciens, ne leur permettent plus de vivre, ne serait-ce qu’à minima.
         Au bout de trois jours de grève, ils ont finalement obtenu un gain appréciable : 3% d’augmentation immédiate et 2% au 1er janvier prochain, ce qui représente la moitié de leur revendication initiale : 100 euros pour tous de plus par mois.
         Au terme de mois de discussion au printemps dernier, la direction de Tellier n’avait pas bougé sur ses « propositions » salariales : des broutilles.
         Ce que ces palabres n’avaient pas réussi à obtenir, trois jours de grève ont pu le faire.
         Oui, la grève est bien l’arme des travailleurs.
Des grévistes avec des membres de l'Union Locale CGT

Education Val d'Oise, lycéens sans lycée, un scandale ! (suite)


Lycéens sans affectation, suite

 Le problème des lycéens sans lycée se poursuit. L'académie annonce une nouvelle commission le 19 septembre. Même si cela finit par se régler, le temps que tout le soit, cela fera que de nombreux lycéens auront raté plusieurs semaines de cours. Ce n'est pas la première année que cela arrive, mais cela reste insupportable, inadmissible.    
         Au lycée l'Hautil de Jouy Le Moutier, les parents d'élèves excédés demandent que le lycée ouvre d'urgence une classe de terminale pour accueillir les lycéens en attente qui habitent dans le secteur. Ils ont raison, c'est le minimum qu'il faudrait faire en urgence. Et il faudrait y parvenir dans tous les bassins du Val d'Oise, car partout le problème se pose.       
         Il faudrait bien sûr régler le problème sur le fond, c’est-à-dire prévoir en amont, bien avant la rentrée, tous les effectifs d’enseignants pour que toutes les classes nécessaires pour accueillir l’ensemble des élèves puissent êtes prêtes dès le premier jour.
         Mais cela est une toute autre affaire…