vendredi 12 mai 2017

Fête de Lutte ouvrière à Presles les 3,4 et 5 juin 2017




Les cartes sont à 15 euros, les bons d’achat à 4 euros. Alors on les réserve dare-dare, et l’on consulte le site internet dédié à la fête. (à suivre)

jeudi 11 mai 2017

Macron président, et Maintenant ? Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Pendant que le bateau coule, le spectacle continue

Rien ne manquait à la mise en scène, le soir du dimanche 7 mai dans la Cour carrée du Louvre. Plusieurs centaines de journalistes accrédités, les télévisions du monde entier. Le nouveau président traversant, seul, l’esplanade vers la tribune où l’attendait, en contrebas, la foule agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge. Beethoven pour commencer et La Marseillaise pour finir !



Et les médias de s’extasier devant l’élection de ce jeune président, le plus jeune, répétaient-ils, depuis Louis-Napoléon Bonaparte qui, avant de se proclamer empereur, s’était fait élire président de la République quelques mois après que la première grande insurrection ouvrière contre la bourgeoisie, en juin 1848, eut été noyée dans le sang.

Mais la comparaison avec le précédent historique s’arrête là. Au temps de Louis-Napoléon Bonaparte, la bourgeoisie était encore jeune, avec toutes ses dents. Des décennies de prospérité et d’enrichissement l’attendaient sous un capitalisme en pleine vigueur.

Aujourd’hui, Macron arrive au service d’un capitalisme sénile, étouffant dans sa graisse financière, rongé par une crise économique dont il ne parvient pas à sortir.

Le chômage de masse, la détérioration des relations humaines, la pourriture de la vie sociale, le climat de guerre, le terrorisme sont les signes infaillibles du déclin du capitalisme à l’échelle internationale. Le capitalisme, anachronique par rapport aux immenses possibilités scientifiques et techniques de l’humanité, les dénature et pousse la société à la régression. Le seul moyen d’empêcher qu’il n’entraîne l’humanité vers la catastrophe est de mettre fin à cet ordre social.

L’élection de Macron a été saluée par les représentants des deux grands partis de l’alternance qu’il a pourtant écartés de la course à l’Élysée. Saluée aussi par tous les « grands de ce monde », de Merkel à Trump. Saluée enfin par Gattaz, au nom de ses compères de la grande bourgeoisie.

Et si les valeurs boursières ne se sont pas de nouveau envolées, c’est juste parce que les marchés financiers avaient déjà anticipé au soir du premier tour l’accession de Macron à l’Élysée.

Un renouveau pour la galerie

Le renouveau de la vie politique, salué par la cohorte de politiciens présents sur les plateaux de télévision – les mêmes que les téléspectateurs ont l’habitude de voir depuis dix, vingt ans ou plus et qui se disputent déjà places et positions –, se limite cependant à la réussite d’une opération de marketing.

Elle a réussi, en effet, à faire un président de la République d’un jeune arriviste formaté par la banque et par les cabinets de l’Élysée. Le produit Macron a certes été servi par la chance : l’écroulement de la candidature Fillon, favori de l’électorat de droite et candidat de cœur de la bourgeoisie. Mais Macron a pu saisir sa chance parce que les grands médias, c’est-à-dire leurs propriétaires, les Dassault, Drahi, Bolloré, Arnault, Lagardère et quelques autres, se sont mis au service de son ascension.

Plus de 20 millions d’électeurs, 66 % des votants, ont voté pour Macron. Mais, en même temps, le total des bulletins blancs et nuls a explosé entre les deux tours. Les abstentions aussi (cf. notre tableau).

Les flonflons de la célébration ne peuvent pas cacher les refus du faux choix du deuxième tour qui se manifestent dans ces chiffres et le rejet que cela exprime. Comme ils ne peuvent pas cacher le fait que la colère s’est manifestée aussi à sa façon, c’est-à-dire la pire qui soit, à travers les votes en faveur de Le Pen. Au deuxième tour, Marine Le Pen a obtenu plus de 10 millions de voix, en augmentant de près de 3 millions le nombre de ses électeurs.

Le danger du Front national

Marine Le Pen n’a pas pu s’installer à l’Élysée. Mais ceux qui, dans les classes populaires, ont choisi de voter pour la représentante de l’extrême droite pour exprimer leur colère, sont toujours là, dans les entreprises, dans les quartiers pauvres.

Une fraction importante du monde du travail a choisi d’exprimer sa colère en se subordonnant à une extrême droite congénitalement antiouvrière.

Il n’y a pas lieu de revenir ici sur la responsabilité écrasante du parti stalinien et du parti social-démocrate dans cette évolution. Pas plus que sur leur responsabilité pour avoir démoli parmi les travailleurs les valeurs du mouvement ouvrier pour y substituer une phraséologie chauvine, xénophobe, raciste et réactionnaire.

Même si ce n’est que l’expression électorale du profond recul du mouvement ouvrier, cela en est une expression. Comme en est une aussi, même si c’est d’une autre manière, le fait qu’une autre partie de l’électorat ouvrier n’ait pas vu d’autre possibilité, pour conjurer ses craintes devant la montée du Front national, que de se jeter dans les bras de Macron.

Même les médias les mieux disposés à l’égard de Macron répètent qu’il ne connaîtra pas d’état de grâce. Et comment pourrait-il en être autrement lorsqu’il annonce que les mesures les plus urgentes qu’il compte prendre le seront par ordonnances, en se passant même des discussions au Parlement dont il ignore encore la composition ? Parmi les mesures qu’il considère les plus urgentes, il y a l’aggravation des lois El Khomri, il y a le démantèlement de la législation du travail et des conventions collectives au profit d’accords d’entreprise.

L’offensive à venir

À la différence de Hollande, Macron ne cherche même pas à dissimuler qu’il est décidé à exécuter tout ce que lui demandera le grand patronat. Celui-ci continuera son offensive contre la classe ouvrière, et plus généralement contre toutes les couches populaires.

Le nouvel exécutif mènera cette offensive au milieu de l’instabilité politique que va engendrer la compétition entre appareils et ambitions des politiciens pour profiter de la recomposition politique qui s’annonce.

Par rapport aux menaces que recèle cette situation, la classe ouvrière a pris beaucoup de retard. Il ne réside pas dans un manque de combativité des travailleurs. Cette combativité, la classe ouvrière finira par la retrouver, car la grande bourgeoisie et son personnel politique ne lui laissent pas le choix. Mais rien ne serait plus dramatique, lorsque l’explosion sociale se produira, que de laisser des démagogues détourner les luttes vers des voies de garage. Et des candidats à ce rôle-là peuvent se trouver aussi bien du côté des mélenchonistes que du côté de l’extrême droite. Ne serait-ce qu’en orientant la lutte vers le protectionnisme ou, pire encore, vers le rejet des travailleurs étrangers, détachés ou pas.

Il ne s’agit pas seulement de défendre les seuls intérêts matériels des travailleurs. Il s’agit plus encore de mettre en avant leurs intérêts politiques. Les deux sont inséparables.

Les directions politiques du mouvement ouvrier, faillies de longue date, n’ont pas été remplacées par une autre décidée à défendre les intérêts matériels et politiques de la classe ouvrière.

Il faut un parti révolutionnaire

Il ne peut pas y avoir de tâche plus urgente que faire renaître un parti qui ait le programme, la volonté et la compétence pour incarner cela. Car la conscience de classe politique n’est jamais suspendue en l’air. Elle est incarnée par un parti communiste révolutionnaire. La nécessité de se donner un parti se pose à la classe ouvrière depuis longtemps. Le retard pris dans ce domaine représente de toute façon du temps perdu pour former des militants ouvriers et les aguerrir. Mais c’est avec la crise économique, la menace pour les masses ouvrières de tomber dans la misère, l’instabilité de la situation politique, la montée de l’extrême droite, que cette question devient cruciale.

Il ne s’agit pas d’être optimiste ou pessimiste. Il ne s’agit pas de spéculer en observateurs en dehors de la lutte des classes. Il s’agit de regarder la réalité en face pour en déduire ce qu’il y a à faire. Car une montée ouvrière puissante peut faire surgir par milliers des militants ouvriers, des cadres susceptibles de conduire le combat de leur classe. Mais il faut qu’ils trouvent le chemin vers l’expérience accumulée au cours des combats du passé de la classe ouvrière.

C’est un problème bien plus ample que l’échéance des élections législatives. Mais cette échéance peut et doit être un pas en avant dans cette direction. Voilà pourquoi Lutte ouvrière n’a pas l’intention de participer à quelque combinaison politicienne que ce soit. Elle présentera des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions. Elle veut permettre aux électeurs qui se reconnaissent dans le camp des travailleurs de voter sans apporter leur soutien à quelque future majorité parlementaire que ce soit. Elle vise à donner au courant qui se revendique du communisme, c’est-à-dire du combat contre la dictature de la grande bourgeoisie sur la société, les moyens de s’affirmer d’élection en élection.

Le futur parti ne se développera que dans les luttes quotidiennes, petites et grandes, de la classe ouvrière. Mais la permanence d’un courant communiste dans les élections contribue à lever un drapeau et à proposer un programme.

                                       Georges KALDY (Lutte ouvrière n°2545)

Val d'Oise, candidats de Lutte ouvrière aux élections législatives de juin prochain




1ère circonscription

Beaumont-sur-Oise, Magny-en-Vexin, Marines, Pontoise, La Vallée-du-Sausseron, Vigny.



Hélène HALBIN
Professeur des Écoles



Suppléant

Thierry PELLET
Responsable technique


2ème circonscription

Cergy Sud, L'Isle-Adam, Saint-Ouen-l'Aumône, Viarmes Commune de Neuville-sur-Oise



Abdel-Basett NEFTIA
Ajusteur



Suppléant

Gaëlle LEGAY
Professeure des écoles



3ème circonscription

Beauchamp, Cormeilles-en-Parisis, Herblay, Taverny.



Muriel MONCHAL
Enseignante


Suppléant

Alain NOÉ
Ouvrier aéronautique


4ème circonscription

Eaubonne, Ermont, Franconville, Saint-Leu-la-Forêt.



Marie-Françoise L'HOMMEDET
Enseignante

Suppléant

Abdelatif EL MARBATI
Aide-soignant


5ème circonscription

Argenteuil Est, Argenteuil Nord, Argenteuil Ouest, Bezons.



Dominique MARIETTE
Professeur retraité


Suppléant

Michel CAMPAGNAC
Enseignant


6ème circonscription

Enghien-les-Bains, Saint-Gratien, Sannois, Soisy-sous-Montmorency.



Agnès REINMANN
Institutrice spécialisée




Suppléant

Juan MUNOZ
Technicien


7ème circonscription

Domont, Ecouen, Montmorency, Sarcelles Sud-Ouest


Gilles BONHOMME
Formateur



Suppléant

Régine LAGARRIGUE
Secrétaire


8ème circonscription

Garges-lès-Gonesse Est, Garges-lès-Gonesse Ouest, Sarcelles Nord-Est, Villiers-le-Bel.



Rémi GAJDOS
Ouvrier de l'automobile



Suppléant

Jean-Claude BON
Technicien


9ème circonscription

Gonesse, Goussainville, Luzarches.



Danièle HANRYON
Agent de sûreté



Suppléant

Patrick GAYRAUD
Ajusteur fraiseur


10ème circonscription

Cergy Nord, L'Hautil (moins la commune de Neuville-sur-Oise)


Éric CASSAN
Conducteur de bus



Suppléant

Bruno POTREL
Facteur

Argenteuil, P. Doucet, Valls


Où est le sud, où le nord, quelle direction prendre ?

Comme son mentor Valls, le député encore-PS et encore-député d’Argenteuil-Bezons est dans la difficulté. Il est toujours le candidat investi par son parti d’origine, et toujours pas investi par le courant-mode « En marche ». Mais à la différence de son copain Valls, il paraît qu’il ne le cherche pas. Bien sûr, si c’est lui qui le dit…

         Le sport d’équilibriste n’est pour lui apparemment pas de tout repos.

         Et rien dans la loi travail dont il a été le champion pour le guider. Rien non plus dans la loi sur l’état d’urgence pour le soutenir. Et pas de 49-3 pour vaincre sans périr !

         Bref, sur un fil, le saut vers l’inconnu…
 

                                                   Quelque peu dubitatif…

 
Mais moins que son mentor qui lundi avait vraiment mauvaise mine. Sans doute cherchait-il son investiture...
 

Argenteuil travailleurs territoriaux. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Argenteuil : une grève des communaux massivement suivie


Depuis 2014, sous prétexte de difficultés financières, la municipalité d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, n’a cessé d’aggraver les conditions de travail des travailleurs communaux. La semaine de travail a été allongée sans augmentation de salaire correspondante, la charge de travail augmentée, alors que les effectifs sont partout à la baisse.

Depuis trois ans, de nombreux services ont été touchés par des mouvements de grève : le service des écoles à différentes reprises, mais aussi celui de la voirie en décembre dernier. Fin avril, c’était au tour de la quasi-totalité des crèches municipales d’être en grève. Et cela chaque fois pour les mêmes raisons.

Mardi 2 mai, les travailleurs des services affaires générales et état civil ont à leur tour arrêté le travail la journée, ce qui ne s’était pas vu depuis des lustres dans ces services. La grève a été massivement suivie, avec sans doute plus de 80 % de participants qui ont mis une chaude ambiance dans l’hôtel de ville où ces travailleuses, pour l’essentiel, subissent quotidiennement des conditions de travail déplorables.

Ainsi, les dépassements d’horaire non payés ne sont pas rares. La reconnaissance de la municipalité et de la hiérarchie n’est pas au rendez-vous. La charge de travail a augmenté avec la mutualisation des deux services, et dernièrement une nouvelle fois avec la réduction du nombre de lieux de réalisation de la carte d’identité. Celle-ci est concentrée à la mairie d’Argenteuil et pèse sur ces travailleurs. À la revendication de la hausse des effectifs s’ajoute celle d’une revalorisation des salaires.

Une délégation a été reçue mais, comme on pouvait s’y attendre, rien n’en est ressorti, à part… le changement d’appellation de la fonction de ces travailleurs !

En fait, ce qu’ils subissent est général dans tous les services de la ville. Il leur faudra se retrouver tous ensemble pour poser leurs revendications, qui risquent d’être bien semblables d’un service à l’autre.

                                                Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2545)

Argenteuil, CPAM, mettre sur la place publique ce qui mérite de l'être


Leçon à renouveler

 
Nous avons pu constater de visu que les abords de l’agence CPAM de la rue de la poste prolongée avaient « enfin » été aménagés. Les places pour les personnes subissant un handicap ont été rétablies. Les palissades de travaux ont été réaménagées de telle façon que la queue d’attente extérieure peut s’organiser sur le trottoir et non sur la chaussée.

         Notre brève sur la question aurait-elle fait réagir ?

mercredi 10 mai 2017

Argenteuil : hôpital : une situation inacceptable


Un bon article du Parisien sur un sujet que nous avions abordé dernièrement

 

Pénurie de pneumologues à l’hôpital d’Argenteuil : les médecins de ville s’inquiètent

                                                 Marjorie Lenhardt|09 mai 2017
Argenteuil, ce vendredi 5 mai 2017. Service de pneumologie à l’hôpital Victor Dupouy LP/Marjorie Lenhardt

Marjorie Lenhardt

Le service de pneumologie a adressé un courrier à tous les généralistes du secteur leur expliquant qu’il n’accueille plus que les pathologies très lourdes.

Si vous souffrez d’asthme, par exemple, sachez désormais que les délais de consultation au service de pneumologie de l’hôpital d’Argenteuil s’élèvent à six mois.

La pénurie de médecins touche désormais aussi les hôpitaux qui peinent pour certains à recruter (voir encadré). Au service de pneumologie de l’hôpital d’Argenteuil, seulement trois praticiens hospitaliers à temps plein assurent l’ensemble des activités du service depuis avril dernier suite au départ d’un médecin. Ainsi, les délais de consultation ont été drastiquement rallongés. Les activités du service ont dû être entièrement réorganisées et le nombre de lits est passé de 24 à 16. Mais les conséquences ne s’arrêtent pas aux murs de l’hôpital.

Les trois médecins - pneumologues du service ont adressé un courrier à leurs confrères, médecins généralistes et spécialistes du secteur, leur demandant de ne plus leur adresser que les patients aux « pathologies pulmonaires obligatoirement hospitalières », soit des maladies lourdes comme la tuberculose, l’insuffisance respiratoire sévère… « Une procédure habituelle qui n’est pas un sujet de préoccupation majeure », selon Bertrand Martin, le directeur de l’hôpital. Pourtant pour les généralistes en ville, quelques inquiétudes émergent.

Des patients réorientés vers les spécialistes en ville

« Quand nous estimons que le cas est urgent mais pas assez pour qu’on l’envoie à l’hôpital, il faut passer des coups de téléphone, voir quel autre pneumologue libéral pourrait le prendre en charge », explique une généraliste du centre-ville déjà submergée par des tâches administratives de plus en plus lourdes. D’ailleurs, cette dernière revient tout juste d’un arrêt maladie à la suite d’un épuisement généralisé. « Le risque aussi c’est que cela déplace le problème et allonge les délais de consultation ailleurs », poursuit-elle.

Car les médecins devront alors orienter vers les hôpitaux d’Eaubonne et Colombes. Pour sa consœur du Val-Nord il y a le risque de recourir à des « traitements d’épreuve », c’est-à-dire de donner des médicaments à des patients selon leurs symptômes sans leur faire faire un diagnostic initial nécessitant du matériel très coûteux ; ce qui fait prendre le risque au patient de prendre un traitement inadapté. « Il y a des examens spécifiques nécessitant un matériel coûteux que tous les cabinets de ville ne disposent pas forcément », ajoute cette généraliste qui craint que « toute une patientèle se retrouve dans le flou ».

Depuis plusieurs semaines maintenant, l’hôpital réoriente systématiquement les patients vers le seul pneumologue libéral d’Argenteuil. Au point que ce dernier, présent seulement deux jours par semaine à son cabinet situé près de la gare du Val d’Argenteuil, pense augmenter ses créneaux horaires.

Ce dernier qui ne pratique pas de dépassement d’honoraire commence déjà à rallonger sa présence à Argenteuil.

« Nous avons un gros souci de recrutement dans le département »

Pour la présidente du conseil de l’Ordre des médecins du Val-d’Oise, le Dr. Patricia Escobedo, le fait qu’un hôpital envoie un courrier de ce type aux médecins de ville est une première. Mais c’est avant tout par mesure de sécurité, selon elle, que l’hôpital ait pris une telle décision.

« C’est du bon sens, on ne peut que constater le départ d’un praticien, c’est une façon d’adapter la prise en charge ». Une situation qu’elle déplore : « Nous avons un gros souci de recrutement dans notre département au-delà de notre démographie médicale, nous sommes beaucoup moins attractifs car nous n’avons pas de faculté de médecine sur le territoire », explique-t-elle.

Les jeunes médecins préférant les centres hospitaliers universitaires où ils ont déjà pratiqué durant leurs études. 

Communes et Agents territoriaux : partout la même dégradation


Comme à Argenteuil et dans de très nombreuses communes…

Lyon
Les agents de la ville en grève

Depuis jeudi 4 mai, la grève concerne tous les services pour protester contre des conditions de travail qui se dégradent. Le mouvement touche surtout les établissements scolaires et les cantines, dont une soixantaine étaient fermées vendredi 5 mai, ainsi que les équipements culturels et sportifs de la ville.

     L’intersyndicale qui a appelé à la grève se réunit mardi 9 pour décider de la suite du mouvement. Pour l’instant, la Direction n’a rien lâché mais « reste  ouverte au dialogue ».

     Collomb, sans doute plus préoccupé actuellement par son avenir politique auprès de Macron que par les problèmes des agents de la ville dont il est maire, a déjà les méthodes de celui qui annonce qu’il gouvernera par ordonnances.