vendredi 5 mai 2017

Argenteuil : notables si loin de la vie des habitants


La tribune de Lutte ouvrière

 
Chaque mois, la municipalité et son opposition autour du PS ont droit à une tribune dans le quinzomadaire l’Argenteuillais. Celles de ce mois-ci donnent franchement l’impression que les deux groupes qui s’y expriment bégaient. Leurs tribunes sont des sortes de copié-collé des précédentes. Ainsi, ce mois-ci, du côté de la municipalité, il est encore question de son « bilan de mi-mandat exemplaire » qui a permis de « sauver in extremis la Ville de la mise sous tutelle de l’Etat », formule qu’elle ressert aux Argenteuillais depuis trois ans. Quant à l’opposition doucétiste, elle en est encore à justifier de son point de vue l’excellence financière passée, rapports de la cour des comptes à la clé.
         On ne peut certes s’exprimer dans ces tribunes qu’en rapport avec la vie communale. Mais il n’y a pas d’autres choses à dire, plus près de ce que ressentent les habitants plutôt que de ressasser les vieilles lunes ?
         Avec le premier tour des présidentielles, nous sommes entrées dans une période politique nouvelle. Le monde du travail est inquiet. Les nuages s’accumulent. Pendant ce temps, très loin de ses préoccupations, deux clans très minoritaires continuent leurs chamailleries et leurs invectives de gamins, très loin de la vie des habitants et ce qu’ils ressentent. DM

Argenteuil et la Seine, un fleuve toujours plus loin


Le projet d’une rive encore plus « dénaturée »



La dernière livraison du magazine de mai-juin du conseil départemental, Val d’Oise, comprend un dossier important concernant… la Seine, intitulé « le Val d’Oise sur le devant de la Seine ». A sa lecture, nous avons bien cru que le fleuve avait changé son cours et qu’il ne passait plus à Argenteuil. Heureusement que l’évocation du tramway à la Tête de pont de Bezons a remis le fleuve à sa place, cela dit dans une place très marginale, puisque c’est la seule évocation du fleuve en rapport avec Argenteuil dans les neuf pages que le magazine Val d’Oise consacre à la Seine. Ce dernier utilise une belle formule à propos toujours de la commune sœur de Bezons : (à propos du réaménagement de la Tête de Pont de Bezons) : "avec le souci de libérer des espaces en bord de Seine et de les renaturer… "
         « Renaturer », un bien joli mot nouveau !
         Qui effectivement ne s’applique certainement pas à Argenteuil et qui explique l’espace congru réservé dans ces articles sur le fleuve et cette commune. Dans cette dernière, le verbe qu’il faudrait bien plus justement employer est celui de « dénaturer ». P. Doucet l’a fait de son côté avec l’affaire du « port à sable » qui isole le fleuve. G. Mothron et le encore-député agissent de conserve dans le même sens, engagés qu’ils sont conjointement dans le projet « Héloïse » qui liquidera un peu plus ce qui reste du caractère agreste de la rive de ce qui fut « l’île ».

jeudi 4 mai 2017

FN, Euro, Euh !


Le FN et l’euro : franc comme un âne qui recule

 

Depuis des années, Le Pen fait campagne contre l’Union européenne et contre l’euro. Le FN s’appuie bien sûr sur les préjugés nationalistes les plus communs. Mais il profite aussi de l’idée largement répandue dans les classes populaires que l’euro serait responsable de la dégradation de la situation sociale. Pour tous les démagogues, faire campagne contre l’euro et l’Europe a l’énorme avantage de masquer les responsabilités des capitalistes français en matière de régression sociale.

                                                                   


Mais, persuadée de s’approcher du pouvoir, la candidate du FN se trouve désormais obligée de répondre aux questions : comment faites-vous pour sortir de l’euro et que se passera-t-il après ? Or, si elle peut toujours mentir aux petites gens et ne pas répondre aux journalistes, il lui faut garantir aux grandes entreprises, aux grandes fortunes qu’elles ne seront pas lésées. La démagogue veut démontrer aux vrais maîtres du pays que, quel que soit son langage à l’usage des électeurs, elle ne touchera pas un cheveu de leur tête, ni un centime de leurs rentes. Les grandes entreprises ont besoin de stabilité financière, c’est pour elles que l’euro a été mis en place et, aujourd’hui, elles tiennent à le conserver. D’où le spectaculaire changement de pied de Le Pen sur l’euro.

Elle propose désormais de prendre son temps, d’attendre que les autres pays aient voté, de renégocier, etc. Le son de cloche peut être légèrement différent selon le moment de la journée et le lepéniste interrogé. Mais le fond reste le même. Le Pen assure que rien ne changera pour les grandes entreprises qui travaillent en euros, même pas la monnaie. Elle garantit que les fortunes ne seront pas touchées. Quant au monde ouvrier, qu’il ait on non voté pour elle, il pourra toucher son salaire, sa pension ou son chômage en monnaie de singe. On n’aura pas de quoi payer son gîte et son couvert, mais au moins on sera misérable en francs !

Ce que propose Le Pen a existé et existe aujourd’hui de fait dans de nombreux pays où les capitalistes font leurs affaires en dollars américains pendant que la population se serre la ceinture en monnaie locale. Un tel système, l’euro pour les capitalistes, le franc pour la population, transformerait en un clin d’œil le pays en paradis des spéculateurs. Et l’on voit que si le financier Macron n’est pas une protection contre Le Pen, la nationaliste Le Pen ne protège en rien contre la finance…

                                                   Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2544)

Macron-Le Pen : patrons-patrons


Macron - Le Pen : les patrons gagnent à tous les coups

  


« Ensemble la France » pour Macron ou « Choisir la France » pour Le Pen : difficile de distinguer les slogans ornant les affiches officielles et les professions de foi des deux finalistes de l'élection présidentielle. Les deux se réclament ostensiblement du patriotisme. Derrière le bleu-blanc-rouge, ce sont toujours les intérêts de la bourgeoisie française qui se cachent. Jamais ceux des travailleurs.

Elections législatives : des candidats de Lutte ouvrière partout


Élections législatives : Lutte ouvrière, pour faire entendre le camp des travailleurs


Le 11 juin, aux élections législatives, notre courant présentera des candidates et des candidats dans 553 circonscriptions, les 539 situées en métropole, six dans l’île de La Réunion, ainsi que quatre en Martinique et quatre en Guadeloupe, conjointement avec nos camarades de Combat ouvrier.

         Il s’agit d’abord que celles et ceux qui ont entendu notre candidate Nathalie Arthaud dans cette élection présidentielle, qui se sont reconnus dans ses idées et ses paroles, et ont choisi de voter pour elle afin d’affirmer l’existence d’un camp des travailleurs aux intérêts diamétralement opposés à ceux de la grande bourgeoisie, puissent prolonger leur geste, en se prononçant à nouveau pour une travailleuse ou un travailleur présenté par Lutte ouvrière.

         Au-delà de ces 232 000 électrices et électeurs, celles et ceux qui ont été touchés par les mots de Nathalie Arthaud mais ont voulu faire le choix d’un vote qu’ils ont cru utile en choisissant notamment Jean-Luc Mélenchon pour son statut de grand candidat, susceptible de recueillir plus de voix et même d’être au second tour, seront cette fois à même de voter pour leurs idées, d’exprimer leurs véritables sentiments, le vote utile se retrouvant dès lors dépourvu de sens. Ils pourront apporter leur contribution pour que, quel que soit le valet des capitalistes vainqueur au lendemain du 7 mai, un courant existe dans les quartiers populaires, qui exprime la nécessité vitale de défendre les intérêts quotidiens du monde du travail, et au-delà, la conscience que la classe ouvrière peut, en s’organisant, offrir à la société une autre perspective que le chômage des uns et l’épuisement au travail et les bas salaires des autres, sur fond d’envol des profits.

                               Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2544)


Jeudi 8 juin
Réunion publique suivi d’un débat
A Argenteuil
SALLE PIERRE DUX
A 20 heures
Avec les candidats de Lutte ouvrière dans la 5ème circonscription du Val d’Oise
Dominique MARIETTE et Michel CAMPAGNAC

Argenteuil, élections, G. Mothron à la peine


 « La Croix et la bannière » ?

 

Ces jours derniers, le maire d’Argenteuil LR s’est fait remarquer en se plaignant de la difficulté dans l’organisation des bureaux de vote le jour des scrutins. Pour trouver des assesseurs, cela a été difficile au premier tour de la Présidentielle et cela l’est encore davantage pour le second : « On est une très grande ville avec près de 51 bureaux de vote. Ce n’est donc pas toujours simple. Mais on est en passe d’avoir le nombre suffisant d’assesseurs. On a notamment demandé aux différentes familles politiques présentes sur la ville de faire appel à leurs sympathisants, adhérents » a-t-il déclaré au journal La croix. Mais apparemment, ces dernières n’ont guère entendu son appel.

         Ces élections, un véritable chemin de croix pour Georges Mothron ! Après l’envoi de cartes d’électeurs en double, un des résultats du premier tour parvenu parmi les plus tardifs du pays, voilà une nouvelle épine dans le pied du maire d’Argenteuil pour le second tour !

         Mais puisqu’il évoque les familles politiques locales, parmi la sienne qui contrôle tout de même une municipalité d’une ville de 107 000 habitants, il n’est pas possible de trouver des candidats susceptibles de remplir la tâche ? Comme il suffit de savoir lire et écrire pour remplir cette tâche, chez LR, cela ne devrait pas poser de problème. Mais apparemment, ça a LR pas si simple.

Agents territoriaux, Bagnolet comme à Argenteuil, comme partout, des attaques qui ne passent pas


Agents municipaux – Bagnolet : mobilisation contre les attaques du maire

Au conseil municipal du 29 mars, le maire PS de Bagnolet, Tony Di Martino, a fait son « 49-3 », en faisant passer une délibération qui s’en prend directement au salaire des travailleurs de la ville.

En effet, il voudrait que la prime dépendant de la collectivité, le régime indemnitaire, soit diminuée en fonction des absences maladie. Au-dessus de dix jours de maladie, les travailleurs perdraient un trentième de prime par jour d’absence, quelle que soit la maladie et quelle que soit la durée du congé.

Lundi 18 avril, à l’appel de la CGT, des travailleurs de la ville ont débuté des débrayages quotidiens. Toute la semaine, des Atsem, des animateurs des centres de loisirs, des agents catégories C en majorité, ont débrayé. Les chefs de service ont utilisé toutes les ficelles des patrons pour enrayer le mouvement de contestation : pressions, mensonges, fausses rumeurs. Le nombre de grévistes a diminué, mais bien des agents sont restés mobilisés car la mesure ne passe pas.

La plupart des Atsem et animateurs sont payés au smic, seules les primes font augmenter le salaire. Alors y toucher est vraiment une attaque ciblée contre les travailleurs les moins payés.

Le maire montre son mépris avec sa propagande antifonctionnaires mentant sur le prétendu absentéisme des agents. Il faut dire que en même temps, il doit faire avaler à la population une augmentation des impôts locaux de 13 %.

Le maire a aussi menti aux parents, en refusant de les avertir de la poursuite du mouvement et en servant durant plusieurs jours des repas froids faute d’agents pour servir les repas aux enfants.

Mercredi 27 avril, la grève a été décidée toute la journée et Bagnolet s’est retrouvé avec toutes les cantines et les centres de loisirs fermés. Des parents ont rejoint les agents au barbecue organisé le midi, puis quand ils ont envahi l’accueil de la mairie pour faire connaître leur mouvement.

Vendredi 29 avril, une réunion était enfin prévue entre les grévistes et le maire. Celui-ci avait tenté une nouvelle manœuvre n’acceptant pas de rencontrer toute la délégation et cherchant à la limiter à quelques représentants par syndicat. Face à ce coup ridicule, tout le monde a refusé d’y aller.

Mardi 2 mai, la mobilisation se poursuit. Les grévistes ont le sentiment de défendre le droit à la santé et leur dignité contre cette campagne qui alimente les idées réactionnaires, surtout dans ce contexte électoral.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2544)

 

 
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mercredi 3 mai 2017

Argenteuil, employés municipaux, le ras-le bol monte


Les travailleurs n’en peuvent plus




La grève a été massivement suivie dans le service mutualisé des « Affaires générales » et de « L’état civil » de la Ville d’Argenteuil. Sans doute plus de 80 % de participants qui ont mis une chaude ambiance dans l’hôtel de ville où ces travailleurs subissent quotidiennement des conditions de travail déplorables.
         Ces travailleuses pour l’essentiel n’ont pas cessé de voir leur travail augmenter ces dernières années. Les dépassements d’horaire non payés ne sont pas rares. La reconnaissance de la municipalité et de leur hiérarchie n’est pas au rendez-vous. La charge de travail a augmenté avec la mutualisation des deux services, et dernièrement une nouvelle fois avec la réduction du nombre de lieux de réalisation de  la carte d’identité. A la hausse des effectifs s’ajoute comme revendications la revalorisation des salaires.
         Une délégation a été reçue. Comme on pouvait s’y attendre, rien n’en est ressorti. Si, le changement d’appellation de la fonction de ces travailleurs ! Bref, rien ou du vent !        

         Cette grève vient cinq jours après celle toute aussi massive des travailleuses des crèches, et cela, dans le fond, pour les mêmes raisons. Et ce qui est vrai pour ces trois services l’est tout autant pour bien d’autres services municipaux.
         La prochaine étape sera de se retrouver tous les services ensemble pour poser les différents cahiers de revendications qui risquent d’être bien semblables d’un service à l’autre.