lundi 10 avril 2017

Médias : Nathalie ARTHAUD, vous ne pourrez pas la rater. Mais pourquoi on ne l'a pas vu pendant les mois et les mois qui ont précédé ?






Demain mardi 11 avril

à 06h20
France Inter : Interview de Nathalie Arthaud

à 08h30
France Info TV : Nathalie Arthaud est l'invitée de la matinale

à 18h30
Public Sénat : Nathalie Arthaud est invitée dans l'émission L'épreuve de vérité

à 19h15
Radio Classique : Interview de Nathalie Arthaud

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d'entreprise de ce lundi 10 avril 2017



Changer cet ordre social qui nous mène à la guerre

L’attaque au gaz des habitants de Khan Sheikhoun, mardi 4 avril, est une nouvelle horreur dans la guerre impitoyable que le régime syrien livre à son propre peuple depuis 2011. Cette guerre a fait 500 000 morts, 10 millions de déplacés, soit la moitié de la population, dont au moins 4 millions ont dû quitter le pays.
Après avoir soutenu Bachar Al Assad, les grandes puissances ont misé sur sa chute quand la guerre a commencé. Les États-Unis ont soutenu des milices islamistes financées par leurs alliés, comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar. Puis, en 2014, quand la guerre contre Daech est devenue la priorité, les États occidentaux ont misé sur le maintien d’Assad. Lorsque la Russie est intervenue dans cette guerre, ils ont émis des protestations diplomatiques, mais ont laissé faire. « Plutôt Bachar que Daech », disaient-ils. Une position que Trump lui-même rappelait il y a quelques semaines.
Et puis, les États-Unis ont accusé le régime syrien du bombardement de Khan Sheikhoun et ils ont frappé une base aérienne. Trump prétend ainsi venir en aide aux Syriens. Quelle hypocrisie, alors qu’il a mis fin à l’accueil déjà limité des réfugiés syriens aux États-Unis ! Son souci n’est pas la protection des Syriens, mais la défense les intérêts des États-Unis dans le conflit et de montrer qu’ils y sont maîtres du jeu.
Les missiles américains n’empêcheront pas cette guerre atroce de se poursuivre. Ils ne mettront pas fin au régime d’Assad, et ce n’est d’ailleurs pas leur objectif. Comme les bombes du régime syrien, ces missiles relèvent du terrorisme d’État, qui alimente en retour le terrorisme des groupes islamistes.
Ce bombardement s’inscrit dans la longue liste des forfaits de l’impérialisme dans cette région, une région que les grandes puissances pillent et ravagent depuis plus d’un siècle, depuis que, au cours de la Première Guerre mondiale, elles se sont partagées les dépouilles de l’Empire ottoman et ses richesses pétrolières.
Les dirigeants européens qui, comme Hollande, étaient critiques à l’égard de Trump, le félicitent aujourd'hui. Toujours au nom du peuple syrien. Mais eux non plus ne veulent pas accueillir plus de réfugiés. L’Union européenne en accueille aujourd'hui moins que le petit Liban et ses quatre millions d’habitants ! C’est parce que les portes de l’Europe leur sont fermées que tant d’entre eux tentent chaque jour de franchir la Méditerranée, au péril de leur vie. Que les gouvernements qui prétendent vouloir secourir les Syriens commencent par les accueillir, quand ceux-ci veulent échapper à l’enfer de la guerre !
Nul ne sait à quelle escalade peut mener l’intervention américaine dans cette région où sont déjà impliqués la Russie, la Turquie, l’Iran, l’Arabie Saoudite et la France.
On nous dit que nous sommes en paix. Mais les dépenses d’armement battent des records dans le monde entier. Le gouvernement s’enorgueillit des ventes de Rafale, de sous-marins et autres canons. Et le surarmement prépare la guerre, et non la paix. Personne ne sait où peut conduire, par exemple, l’envoi d’un porte-avions américain contre la Corée du Nord. La guerre est déjà à nos portes, en Ukraine, dans cette Europe qu’on dit en paix.
« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage », disait Jaurès. Il est nécessaire de mettre fin aux causes des guerres : les rivalités entre grandes puissances, la recherche du profit par la minorité privilégiée qui domine la société.
Les travailleurs ne doivent pas laisser aux capitalistes la mainmise sur la société. Il faut pour commencer défendre nos conditions d’existence. Mais il faut aussi affirmer la nécessité de mettre fin au capitalisme, pourvoyeur de guerre, de chômage et de misère.
C’est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud à l’élection présidentielle. Elle veut non seulement faire entendre les exigences du monde du travail, mais aussi dire qu’il faut mettre fin à cet ordre social injuste, où la cupidité des possédants et les convoitises de leurs États mènent le monde à la guerre et à ses horreurs.
Voter pour Nathalie Arthaud, une candidate communiste, c’est le moyen d’affirmer qu’une fraction, même minoritaire, du monde du travail, est consciente qu’il faut changer cette société dont les dirigeants nous enfoncent dans la crise et nous mènent à la guerre. Seuls les travailleurs peuvent changer le monde ; aucun sauveur suprême ne le fera à leur place.


Nathalie ARTHAUD, "On n'est pas couché" du samedi 7 avril

Nathalie ARTHAUD, "petit" candidat ?


Vous avez dit « petits candidats »

Lors de l’émission « On n’est pas couché », Nathalie ARTHAUD a déclaré à propos des « petits » candidats : "  être du côté des petits ne me dérange pas, je suis du côté des petits, et les petits finiront par se révolter. "
         Et pour notre part nous ajouterons en citant Loustalot, le journaliste révolutionnaire de la Grande révolution, qui lui-même s’inspirait de La Boétie : « .Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux ! Levons-nous ! » 



Nathalie ARTHAUD et Lutte ouvrière en campagne. Médias. Nos positions : la culture. J-13


Dans les médias


Aujourd’hui Lundi
à 14 heures 10
LCP : retransmission du meeting de Marseille de Nathalie
 ARTHAUD de ce samedi 8 avril

Mardi 11 avril
à 06h20
France Inter : Interview de Nathalie Arthaud
à 08h30
France Info TV : Nathalie Arthaud est l'invitée de la matinale
à 18h30
Public Sénat : Nathalie Arthaud est invitée dans l'émission L'épreuve de vérité
à 19h15
Radio Classique : Interview de Nathalie Arthaud


Nos positions 

Culture

Tant qu'il y aura des inégalités sociales la culture restera un domaine essentiellement réservé aux classes les plus favorisées. Le chômage, les bas revenus mais aussi l'insuffisance des moyens alloués à l'éducation freinent l'accès à la culture du monde du travail.
Quand les classes sont surchargées dans les quartiers populaires (de 30, parfois 39 élèves), que l'illettrisme touche 2,5 millions de personnes en France, prétendre favoriser la culture alors que tout contribue à augmenter la pauvreté matérielle et donc culturelle, est une hypocrisie. Un Smic, un RSA ou même l'aumône du revenu universel dont parle Hamon, est-ce que cela permet à une famille ouvrière de payer sans compter une place de cinéma, d'aller voir un spectacle, un concert ?
Il faut aussi permettre aux artistes de pratiquer leur art sans la précarité et la pauvreté qui est souvent leur lot. Libérer la culture des intérêts privés où les critères de rentabilité et de gain freinent la créativité et la liberté dont l'art a besoin. La libérer des mains des Drahi, Bouygues, Bolloré et autre Dassault. Sans parler du marché de l'art et de la spéculation qui confisquent au grand public nombre de trésors de l'humanité. Et que dire du budget de la culture qui ne représente qu'1% du budget de l'État alors que celui de l'Armée est de 32,7 milliards d'euros ?
Nous ne posons pas la question de la culture en termes de pays isolés et rivaux : la littérature est mondiale, le théâtre, la musique, la peinture, la sculpture aussi. C’est ce qui fait sa richesse. Nous sommes donc opposés à toute forme de chauvinisme et de repli nationaliste. De même que nous nous opposons à l'individualisme, au mérite et la concurrence érigés en modèle.
Comme les intellectuels, les scientifiques, les artistes du monde entier qui se rencontrent, se mélangent, les travailleurs, qu'ils soient français ou d'origine étrangère, ont tout à gagner à se fréquenter, à mélanger ce qu'il y a de meilleur et de plus progressiste dans chacune de leur culture.
Pour toutes ces raisons, il faudrait consacrer l’agent public à l’éducation au lieu de la distribuer, à perte, au grand patronat. Et cela nécessite de se battre. Ce combat, c'est aussi le sens du programme que défend Nathalie Arthaud dans sa campagne.
Nous attachons une une grande importance à la culture en direction des classes populaires. C'est ce dont témoigne notre Fête annuelle lors de chaque week-end de la Pentecôte. Une Cité du roman et une grande librairie organisent des débats avec des auteurs. Des camarades bénévoles sont là pour conseiller les lectures. La Cité de la science propose des conférences de vulgarisation et des débats avec des scientifiques, tout comme le fait la Cité de la préhistoire. La Cité des arts permet de s'essayer à la sculpture, au dessin, à la peinture ou la danse. Le théâtre, la musique classique comme l'opéra, sous forme de conférences-spectacles, rendent accessibles des notions artistiques et donnent envie de s'y intéresser davantage. De même pour les conférences sur des tableaux, des grands artistes, le cinéma, les films d'animation... Les arts de la rue sont aussi présents : à la Cité médiévale, avec plusieurs chorales, des marionnettes, des orchestres, du jazz et de nombreux concerts gratuits. Sans compter les cinémas en salle et en plein air, gratuits aussi, les expositions ou les visites guidées de l'arboretum.
C'est une façon pour nous de rendre la culture accessible à tous, une culture de qualité pour les classes populaires qui n’y ont pas forcément accès en temps normal. Ce que nous faisons en petit, bénévolement, gratuitement, représente ce qui pourrait être fait en grand dans une société fonctionnant au service de la population.



 Fanny Cottençon lisant des poèmes de Prévert et autres, lors du banquet de Lutte ouvrière à Argenteuil en 2014


Le député d'Argenteuil-Bezons, une amnésie profonde


Un député totalement amnésique…

Le tract que distribuent actuellement les « amis » du député d’Argenteuil-Bezons est très inquiétant. A sa lecture on craint que celui-ci ait complètement perdu la mémoire.
         Ce tract parle de tout, que son auteur est député, qu’il a fait des propositions de loi, d’AB-Habitat, qu’il s’est battu pour l’hôpital, pour la Porte Saint-Germain, pour le renforcement des effectifs du commissariat, pour le multiplex,…! Bref, il donne l’impression que son auteur a complètement oublié qu’il est député, et qu’il se croit toujours maire.
         Car sur l’essentiel, rien sur le cœur de son activité au Palais Bourbon durant ces cinq dernières années. Oubliés le soutien inconditionnel à Hollande, les cadeaux au patronal, la honte de ce projet de déchéance de la nationalité. Rien sur la Loi Travail, cadeau s’il en fut au grand patronat, loi dont le député local s’est fait le défenseur zélé… Oui l’amnésie totale ! Et de ce côté-là, cela paraît totalement incurable. Après tout, c'est son affaire.
         Quant aux travailleurs, victimes de cette politique soutenue par le député en question, on leur souhaite, eux, d’avoir de la mémoire.

"Où suis-je ? Que s'est-il passé ? J'ai rêvé ?"


Roms : comme si cette communauté n'était pas déjà suffisamment stigmatisé


Nos sœurs et nos frères d’oppression

 
"Est-ce ainsi que les Hommes vivent ?"

Un film « humoristique » utilise pour « faire rire » un filon « d’humour », la communauté Rom. Nous n’avons pas vu ce film et nous n’avons pas l’intention de le voir. Mais le fait qu’il soit programme lors de 41 séances dans les semaines qui viennent à Argenteuil ne peut nous laisser indifférent, et c’est bien volontiers que nous diffusons ci-dessous le communiqué suivant du « Collectif National Droits de l’Homme Romeurope.
         Cette communauté Rom qui vit des conditions sociales dramatiques n’a pas besoin que des Affreux en rajoute en en faisant un sujet de dérision et en augmentant un peu plus la stigmatisation dont cette communauté est victime. DM  

« A BRAS OUVERTS », ESPRIT FERMÉ –

COMMUNIQUÉ DU CNDH ROMEUROPE

« A bras ouverts », esprit fermé

Paris, le 5 avril 2017

Comme beaucoup de spectateurs, nous sommes atterrés par l’image des personnes dites Roms que renvoie le film A bras ouverts. Empilement de clichés racistes et de préjugés stigmatisants, ce film est un miroir du traitement particulier dont les Roms sont l’objet en France.
Certes le film se veut une comédie et une caricature, mais son auteur ainsi que son acteur principal auront beau se réfugier derrière leur ambition de moquer les « bobos de la gauche caviar », il n’en demeure pas moins qu’il entretient les pires stéréotypes qui alimentent très concrètement le traitement indigne dont sont victimes les personnes Roms.
Le 30 mars dernier, la Commission nationale Consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a publié un rapport annuel sur le racisme confirmant que les Roms restent en tête du box-office des personnes les plus rejetées en France. Concrètement, ce sont des refus aux guichets pour ouvrir des droits, des jets de cocktails molotov dans des bidonvilles de personnes identifiées comme Roms, des morts suite à des incendies de leur habitat précaire, des expulsions à répétition sans solution de relogement, des propos haineux envers les Roms…
Nous aimerions bien pouvoir rire, mais la situation ne s’y prête absolument pas. Les personnes Roms avec lesquelles les membres du CNDH Romeurope luttent au quotidien vivent en France dans une situation d’extrême précarité, en bidonville, en squats ou à la rue. La mise au ban de la société de ces migrants précaires d’Europe de l’Est est entretenue par des politiques publiques basées sur la destruction à haute fréquence des bidonvilles où ces personnes s’installent. Ces politiques contribuent à l’ancrage dans une misère de plus en plus profonde d’enfants, de femmes et d’hommes qui sont présents en France pour certains depuis de nombreuses années. Il est toutefois important de rappeler que nombre de Roms en France ne vivent ni dans la pauvreté, ni dans des bidonvilles. « Les Roms » sont pourtant systématiquement associés dans le débat public à un groupe homogène formé de personnes incapables de sortir de la précarité.
Le CNDH Romeurope considère qu’il est urgent de changer de regard, de réaffirmer l’égalité et la fraternité entre tous, ce que ce film ne permet pas.