mardi 17 avril 2012

Ecole : à situation intenable, mesures d’urgence


Vincent Peillon, chargé de l'éducation dans l'équipe du candidat PS François Hollande vient d’annoncer que "quelques centaines voire un millier" de postes de professeurs des écoles, pourraient être créés dès la rentrée 2012.
     Si François Hollande remporte l'élection présidentielle, un collectif budgétaire pour 2012 sera présenté, selon lui, en juillet et "on prendra des mesures immédiates pour répondre le mieux possible aux urgences car la rentrée 2012 sera difficile", a-t-il déclaré.
     Pour faire face aux urgences d’une rentrée désastreuse, il faut que partout personnels, parents, population, établissent dès maintenant les besoins, pour donner une idée plus précise des postes à pouvoir en toute urgence.
     Ce sont ce genre de chiffres que nous irons porter au Sous-préfet d’Argenteuil le samedi 12 mai prochain à 11 heures.

lundi 16 avril 2012

Des grands patrons poussent de fait à de tels gestes de désespoir


« On est jetés comme des moins que rien »

L’édition du Val d’Oise du Parisien fait ce matin sa Une départementale sur le sort d’une famille de la région touchée comme des centaines de milliers d’autres à l’échelle du pays par les lois barbares du fonctionnement du capitalisme.
    La femme travaille dans un laboratoire de Bureau Veritas à Saint-Ouen l’Aumône. Cette entreprise n’est pas une petite PME mais une multinationale de 50 000 personnes dont 7300 en France. Elle fait un chiffre d’affaire de près de 3 milliards, et appartient à la famille de Wendel, et en particulier à l’ancien patron du Medef, le baron de Seillière !
    Ce labo qui s’occupe d’amiante vient d’être vendu à un autre groupe du secteur de la vérification, Eurofins. Vendu « et nous avec, comme les machines ». Opacité sur l’avenir de chacun, manque d’information, puis au final le dilemme « licenciement sans indemnité ou mutation aux Ullis », loin au sud de Paris, bref, une vie chamboulée. La travailleuse craque, elle tente de se suicider.
     Tout cela ressemble à ce que, jour après jour, émission après émission, notre camarade Nathalie Arthaud popularise et généralise. Une situation dramatique à l’image des engrenages barbares du capitalisme.

La prison pour des patrons criminels envers la société ?


Extrait du blog de Nathalie Arthaud : nathalie-arthaud.info :

"Nul n’est censé ignorer la loi", sauf les patrons... et même certains journalistes !
Juste après avoir écrit le der­nier billet de mon blog sur les patrons et la prison, et sur les iné­ga­li­tés de salaire entre hommes et femmes, voilà ce qu’un cama­rade qui est contrô­leur du tra­vail m’a écrit :
     "Je viens d’enten­dre les réac­tions de la presse à tes propos tenus sur la menace de prison pour les patrons réci­di­vis­tes en matière de délin­quance sur ce sujet.
Les réac­tions de la presse sont effec­ti­ve­ment révé­la­tri­ces d’un condi­tion­ne­ment social : com­ment !!!! mena­cer un patron de prison parce qu’il ne res­pecte pas une loi !!
       Cette affaire est d’autant plus drôle que le dis­po­si­tif répres­sif dans le code du tra­vail pré­voit une peine d’empri­son­ne­ment pour le patron qui ne res­pecte pas la loi sur l’égalité pro­fes­sion­nelle homme / femme. Et il n’a pas besoin d’être réci­di­viste.
       L’arti­cle L 1142-1 du code du tra­vail inter­dit notam­ment de pren­dre en consi­dé­ra­tion le fait d’être une femme pour payer moins une tra­vailleuse.
       L’arti­cle L 1146-1 punit d’un an d’empri­son­ne­ment et 3750 € d’amende le fait de ne pas appli­quer l’arti­cle L 1142-1."
En fait, en par­lant de prison, je n’étais pas si radi­cale que ça ! Même la loi bour­geoise la pré­voit ! Mais le pro­blème, c’est jus­te­ment que ces lois, si les tra­vailleurs ne les font pas res­pec­ter, le patro­nat peut s’asseoir dessus impu­né­ment. Et il ne vien­drait à l’esprit d’aucun gou­ver­ne­ment de les faire appli­quer...

dimanche 15 avril 2012

Zénith le 15 avril : "Au grand meeting de Nathalie ARTHAUD"














On peut être minoritaire à la date d’aujourd’hui dans l’opinion publique et être un courant politique qui compte dans un certain nombre d’entreprises et de quartiers populaires, là où nous militons, là où se décidera l’avenir de notre classe à travers ses luttes. On peut être minoritaire et offrir l’analyse juste de la situation et un programme de lutte nécessaire à notre classe.
      Le courant communiste révolutionnaire est bien vivant. Le meeting du Zénith en a donné une nouvelle preuve. Ceux qui pratiquent internet peuvent le vérifier en écoutant l’intégralité des interventions de cette réunion présidée par notre camarade toujours vaillante et si présente, Arlette LAGUILLER. (lutte-ouvrière.org).
     Les 4000 assistants ont pu entendre décrire le sort de leur monde, celui du travail, à travers les quatre premières interventions : notre camarade Gislaine JOACHIM-ARNAUD apportant le soutien de notre organisation-sœur des Antilles, Combat Ouvrier, et exposant la situation dramatique de nombre de nos frères d’au-delà des océans, puis deux camardes, de la santé et du transport exposant le recul des services publics. Jean-Pierre MERCIER indiquant, pour terminer, que la lutte d’un entreprise devrait être celle de tous les travailleurs du pays, à partir de l’exemple du combat des ouvriers de son entreprises, PSA, contre la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-bois.
      Nous ne reviendrons pas sur l’intervention de Nathalie ARTHAUD qui sous les applaudissements et les drapeaux flottant au rythmes de ces derniers, a répété une nouvelle fois le plan de lutte nécessaire à ces combats et mobilisations futures, un plan de lutte sur lequel nous demandons dimanche prochain que vous vous prononciez nombreux en apportant vos suffrages à sa candidature. Nathalie ARTHAUD a terminé sur la nécessité de construire le parti communiste révolutionnaire qui manque cruellement aujourd’hui à la classe ouvrière.

De retour du meeting avec Nathalie Arthaud, présidé par Arlette Laguiller. 






samedi 14 avril 2012

Le Conseil municipal d'Argenteuil du 13.04.12. :


Nous sommes intervenus deux fois, une pour dénoncer la politique du Conseil général du Val d’Oise à l’encontre de nombreuses associations ; la seconde, pour dénoncer la demande de garantie communale de 3F, un bailleur dit social qui n’a de social que le nom.
     Par ailleurs, nous avons eu droit, lors de ce conseil, à un moment d’anthologie de la droite locale à l’occasion de l’annulation d’une décision de celle-ci de 2005 engageant la vente du centre de vacances argenteuillais de Saint-Hilaire de Riez. Ces gens-là ne vivent pas sur la planète qui est celle de nombreux habitants, familles, anciens, jeunes, qui connaissent le mot « vacances » mais n’en savourent pas la réalité. Le retour de ces 11 hectares de pinèdes directement au bord de la mer dans le giron de la Ville doit permettre bien des possibilités de vacances pour ceux qui n’en prennent plus.

1.Intervention sur le désengagement du Conseil général :
Les élus LUTTE OUVRIERE dénoncent eux aussi le désengagement du Conseil Général du Val d’Oise. Une nouvelle fois, cela se fera aux dépens des quartiers populaires d’Argenteuil comme d’autres communes, d’ailleurs.  La Maison pour Tous, Conjugue, l’Atelier des Courlis sont aujourd’hui victimes de cette politique et subissent la réduction ou la liquidation de leurs subventions.
     On nous parle de difficultés financières du Conseil général. Mais il ne s’adresse pas à l’Etat pour palier ces difficultés.
     Le gouvernement est compréhensif avec les grandes banques et les groupes industriels. Ses largesses et remises n’ont pas de bornes. Mais il est dur avec les services destiné à la population, y compris via les collectivités territoriales. Devant une telle situation, les élus du Conseil général se taisent, préférant augmenter une nouvelle fois les impôts tout en réduisant des services utiles à la population.
      Plus de difficultés exigerait plus de moyens. Mais non, au contraire, on en supprime.
     Pourtant, les sacrifices ne sont pas pour tout le monde. Dernièrement, le Conseil général a voté une subvention de plus de 173 000 euros pour l’entreprise Givaudan pour l’aider à développer les recherches sur un nouveau parfum. Comme si cette entreprise richissime avait besoin de cet argent ! Et ses actionnaires n’ont bien sûr pas refusé ce cadeau.
    Le journal Le Parisien peut être très content des quatre pages que le Conseil Général lui a payé pour faire sa propre publicité ce matin. Mais cet argent aurait certainement été utilisé plus utilement pour aider les associations. En tout cas, cela illustre le fait que le Conseil général pourrait parfaitement débourser les sommes nécessaires au lieu de tailler  dans les subventions.

2. Sur la demande de « Garantie communale au bénéfice de l’Immobilière 3 F « :
Je profite de ce rapport pour souligner le caractère scandaleux des garanties d’emprunt exigées de la commune par la société Immobilière 3F qui n’a rien d’une petite société. Il s’agit d’une société appartenant au groupe Solendi, organisme collecteur des fonds versés par les employeurs au titre du logement, dans le cadre de ce qu’on appelait il y a quelques années le 1% logement.
     C’est dire que les caisses de 3F sont directement alimentées par des fonds privés, en provenance des patrons, qui n’investissent dans ce type de sociétés que parce qu’elles font d’abord et avant tout des profits et de façon annexe des logements pour ceux qui peuvent payer les loyers demandés. En fait, il s’agit là d’argent dû aux travailleurs, d’une partie détournée des salaires.
     C’est dire aussi que 3F pourrait construire les 22 logements du 344 avenue Jean Jaurès sans même avoir besoin d’emprunter à la Caisse des Dépôts.
Dans le dernier bilan financier publié par la société 3F seule, celui de l’année 2010, on constate que son chiffre d’affaires atteint près d’un milliard d’euros pour un « résultat net consolidé » -en clair, son bénéfice- de plus de 240 millions d’euros. 20% de bénéfice net sur le chiffre d’affaires ! ce n’est pas mal pour un organisme qui a vocation à construire du logement social. Et je suis certain que malgré la crise, l’année 2011 n’aura pas été mauvaise pour les 3F qui continuent à augmenter régulièrement les loyers des locataires.
     En fait, des sociétés de construction comme les 3F exercent un véritable chantage sur les communes : ou vous garantissez nos emprunts sur 40 ou 50 ans comme c’est le cas de ce que l’on nous demande aujourd’hui ; ou nous ne construisons pas.
     Je ne suis pas d’accord pour engager les habitants d’Argenteuil dans une telle démarche, aussi nous nous abstiendrons sur ce rapport pour marquer notre protestation contre ce système de garanties immobilières autorisé par la loi. D’autant plus que si 4 logements sont réservés à la ville, celle-ci n’a aucun moyen de contrôle sur la qualité des logements qui vont être construits, la hauteur des loyers et donc la population qui pourra y avoir accès. Pour mettre fin à cette mainmise de sociétés comme les 3F et à leur situation de monopole, un office public –y compris avec un prolongement communal- de construction de logements sociaux, exerçant sous le contrôle de la population, apparaît de plus en plus indispensable.

Hausse des prix : un communiqué de Nathalie Arthaud


Quand les prix augmentent, les salaires et les pensions doivent suivre !

+ 0,8 % de hausse des prix au seul mois de mars ! + 5,5 % pour les pro­duits frais ; + 11 % pour l’habille­ment, etc. Quant aux car­bu­rants, ils auraient aug­menté de 7 % en un an. Quel tra­vailleur a vu son salaire connaî­tre pareilles aug­men­ta­tions ? Même selon les chif­fres offi­ciels, qui sous-esti­ment en géné­ral la réa­lité, le pou­voir d’achat dimi­nue.
     Oh, Sarkozy ne s’est pas vanté de ces chif­fres. Et Hollande se garde d’en parler, car il ne veut pro­met­tre aucune aug­men­ta­tion de salaire. Eh bien, je dis que pour que les tra­vailleurs ne soient pas pous­sés vers la pau­vreté, aucun salaire ne doit être infé­rieur à 1 700 euros net. Et que les salai­res et les pen­sions doi­vent être indexés sur les prix. Ni Sarkozy, ni Hollande ne le feront, mais il faudra que nous l’impo­sions col­lec­ti­ve­ment !

                                               Nathalie Arthaud le vendredi 13 avril 2012


vendredi 13 avril 2012

Indexation des salaires sur les prix


L'indice de hausse des prix de l'Insee pour le mois de mars indique une hausse de 0,8% en un mois, après une de 0,4% en février. Les produits frais auraient augmenté de 5,5% en un mois. Le journal patronal titre un de ses articles : "Les prix ont nettement accéléré en mars, renforçant les craintes sur le pouvoir d'achat".
     Loin de la réalité vécue par les Echos, pour les travailleurs, la chute du pouvoir d'achat, ce n'est plus seulement une crainte, mais une réalité depuis longtemps. 
     Il faut une augmentation substantielle et immédiate des salaires !

GRAND MEETING AVEC
NATHALIE ARTHAUD
DIMANCHE 15 AVRIL
AU ZENITH DE LA PORTE DE PANTIN
A 15 HEURES
DEPART EN CAR
13 HEURES 30
Parking de la colonie
Derrière la gare d’Argenteuil,
Sortie Orgemont