Il était un fois Monoprix à Argenteuil
Merci à Emmanuel Gomis de m’avoir transmis ces deux dernières photos prises sur le vif mardi. L’enseigne du magasin Monoprix du carrefour Jean Allemane a été démontée ce jour-là. Exit ce magasin utile à Argenteuil depuis 60 ans.
Les capitalistes décident de ce qu’ils veulent produire et où ils veulent le faire. C’est ce que l’on appelle la propriété intangible des moyens de production. Ils changent de production et de localisation quand ça leur chante. La loi les protège, leur loi de classe.
Au-delà de la nostalgie que nous ressentons, nous avons en tête qu’il faudra bien que la société se débarrasse un jour de cette propriété privée des moyens de production. C’est le programme des communistes, des vrais, les révolutionnaires révolutionnaires internationalistes.
Débarrassés de ce fondement du capitalisme, les habitants décideront collectivement de là où l’intérêt général nécessite de produire telle chose et à tel endroit. Cela sera vrai pour la production comme pour la distribution des produits. DM
Petit ajout : le PDG de Monoprix n’a jamais répondu à la lettre accompagnant les signatures de la pétition de protestation au sujet de la fermeture du magasin. On l’imagine la regardant et disant à part soi : « Mais que me veulent ces manants de la bourgade d’Argenteuil ». C’est vrai, à la manière d’un jour de 1788.

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