8 mars : féminisme et émancipation sociale, des combats indissociables
La journée du 8 mars est devenue aujourd’hui la Journée internationale des droits des femmes, mais elle a été initiée par le mouvement ouvrier socialiste, sous l’impulsion de la militante Clara Zetkin, il y a plus d’un siècle.
Publié le 04/03/2026
L’oppression des femmes est générale dans le monde. Elle peut prendre des formes plus ou moins brutales : salaires plus faibles pour des postes équivalents ; discriminations multiples ; relégation aux tâches domestiques ; statut de mineure à vie sous la tutelle d’un père ou d’un mari ; effacement total de l’espace public ; violences quotidiennes qui conduisent à des viols et des meurtres. En 2024 en France, près de 120 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex- conjoint. Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui publie des statistiques à défaut de pouvoir agir, des dizaines de milliers de femmes meurent chaque année dans le monde à la suite d’un avortement clandestin qui tourne mal.
Le combat contre l’oppression des femmes est vital et il est indissociable de la lutte contre une organisation sociale basée sur l’exploitation. Le capitalisme entretient des divisions de toute nature pour tirer les salaires vers le bas, dégrader les conditions de travail et opposer une fraction des travailleurs à une autre. Il fait des femmes les plus exploitées parmi les exploités. Comme le formulait le socialiste allemand August Bebel, dès 1879, « Il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale des femmes et sans égalité des sexes. » Mais réciproquement, la pleine émancipation des femmes est impossible tant que l’humanité sera soumise à l’exploitation capitaliste.
Dans cette époque de montée des idées réactionnaires, des droits qui semblaient acquis pour les femmes sont menacés, comme le droit à l’avortement, remis en cause dans divers pays, à commencer par les États-Unis. En France, le féminisme est instrumentalisé par des organisations communautaristes ou identitaires. Ainsi des militantes d’extrême droite, hostiles à l’avortement, comme celles du groupe Némésis, se prétendent féministes pour désigner les hommes noirs ou arabes comme responsables des agressions. Ces provocatrices, à l’origine de la rixe qui a conduit à la mort d’un identitaire à Lyon, prétendent participer à la manifestation du 8 mars, ce que refusent, avec raison, les organisatrices.
Pour sa part, Lutte ouvrière participera aux manifestations du 8 mars pour affirmer qu’émancipation des femmes et émancipation sociale sont les deux faces du même combat et qu’il n’y aura pas de liberté durable pour les femmes sans que le capitalisme soit renversé et combattre pour le communisme, c’est lutter pour un avenir dans lequel toutes les oppressions auront disparu.
Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3005)
Paris : Manifestons le 8 mars !
à 14h00
Le 8 mars est une journée internationale de lutte pour les droits des femmes, lancée il y a plus d’un siècle à l’initiative du mouvement ouvrier socialiste.
Elle est aujourd’hui l’occasion de dénoncer non seulement les injustices faites à la moitié de l’humanité, mais le sort tragique que la société capitaliste réserve, trop souvent, aux femmes. Sans parler des combats courageux qu’elles mènent en Iran ou en Afghanistan, il n’est que de citer les 163 féminicides commis, ici en France, en 2025.
Des manifestations seront organisées dans le pays ce jour-là. À Paris, elle partira à 14 heures de Stalingrad. Lutte ouvrière y sera présente.
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
Aujourd’hui dimanche 8 mars : de 10 à 12 h. marché Héloïse,
-De 10 à 11 heures Intermarché,
-de 14 à 16 heures, Centre ;
-Lundi 9 mars : de 10 à 12 esplanade du Val-Nord,
-de 15 à 17 heures poste du Val-Sud,
-de 17 à 19 heures Inter-Centre ;
-mardi 10 mars : de 10 à 12 h Joliot-Curie,
-de 14 à 16 h esplanade Val-Nord,
-de 17 h.30 à 19 h.30 cité Champagne ;
-Mercredi 11 mars, de 10 à 12 heures, Centre,
-de 17 à 18 h.30 Auchan Val-Sud.
Mercredi 11 mars : 19 h. réunion à Bezons
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