Nous avions mieux à faire
Ce sont ces questions vitales que nous n’avons eu de cesse de discuter.
Il reste quelques jours de campagne électorale avant le premier tour de dimanche prochain. Les différentes listes, à part la nôtre, diffusent actuellement la synthèse de leurs projets, bouquet final de leur très copieuse production éditoriale. Cela représente plusieurs centaines de futures réalisations si ces listes l’emportent. En tout cas, c’est ce que l’on nous dit.
À partir de ces synthèses, il serait possible de mettre au point un petit jeu intitulé « Promesses électorales, qui a dit quoi ? ».
Vous prenez un haut-de-forme de prestidigitateur, vous y mettez des petits papiers, par exemple sur le thème « transports ». Vous avez sur ces papiers les différentes promesses mises au hasard dans l’ordre suivant :
1.La RD311 (voie sur berges) transformée en boulevard urbain.
2.Navette mobile de proximité.
3.Améliorer la desserte de tous les quartiers.
4.Faire respecter les horaires de bus.
5.Des bus à l’heure.
Etc.
On procède de la même façon pour tous les autres thèmes évoqués de la vie sociale.
Le jeu consiste chaque fois à dire : qui a proposé quoi des listes en présence au sujet de ces engagements ?
Ce jeu donne une idée de la façon dont les dés sont pipés. Pour ma part, personnellement, chacune des propositions ci-dessus concernant les transports m’agrée, au point finalement que je me demande si une seule liste en présence, mêlant leurs auteurs, ne ferait pas l’affaire, au lieu de tout ce déballage de propositions et de papier. Cela d’autant plus que les candidats n’affichent pratiquement aucun lien avec des partis de l’arc politicien, et quand c’est le cas, de façon tout à fait anecdotique et marginale. Quant à l’évocation du contexte actuel, il n’y a rien.
Si l’on cherchait bien, on retrouverait pratiquement dans les archives le même catalogue de propositions et autres promesses concernant les élections de… 2020, voir 2014, concernant Argenteuil.
C’est pourquoi, le parti Lutte ouvrière ne s’est pas livré à ce petit jeu, en promettant « des bus à l’heure », de faire « respecter les horaires de bus », d’ « améliorer la desserte des quartiers », etc..
Nos petits bras avaient mieux à faire : discuter de la situation vécue par chacun, à Argenteuil comme partout dans le pays dans les villes et quartiers populaires, préparer l’avenir dans le cadre d’un contexte international de plus en plus à risques, comment recréer les outils de notre classe pour y faire face, se défendre et donner une issue pour la société face à l’impasse du capitalisme.
Encore quelques jours pour le faire dans le cadre de cette campagne électorale, puis… nous le poursuivrons dans les temps qui suivront. DM
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