lundi 15 septembre 2025

Argenteuil handicap et Éducation, comme partout, le drame d’une « inclusion » scolaire sans les moyens nécessaires

 

Le drame d’une inclusion sans moyens

 

Un manque énorme de services publics utiles au quartier

Cela fait maintenant 20 ans que la loi oblige à l’inclusion à l’École d’élèves subissant un handicap. Mais les moyens n’ont jamais suivi, et on peut dire aujourd’hui que la situation s’est même dégradée d’année en année. C’est un drame pour les enfants et les adolescents et pour leurs parents. C’en est un pour les enseignants et les élèves de leurs classes que cette inclusion sans les moyens nécessaires correspondants complique et dégrade les conditions de l’instruction et de l’éducation de tous les élèves de ces classes. Même si des établissements privés font des efforts sur le sujet, ce drame pèse essentiellement sur les écoles de l’enseignement public.

         Argenteuil n’échappe pas malheureusement à cette situation désastreuse. J’ai deux exemples récents qui concernent pourtant un quartier très populaire qui aurait besoin de moyens supplémentaires pour inverser les conséquences de la ségrégation scolaire du quartier. Une professeure d’école de ce quartier indiquait ces jours derniers qu’elle n’avait pas de personnel AESH dans sa classe et qu’elle était en permanence obligée de ne pas quitter des yeux un élève qui pouvait créer des situations difficiles. Par ailleurs, 4 travailleuses AESH seulement pour un des deux collèges du Val, Lucie Aubrac ! Oui, rappelez-vous, celui qui a fait parler de lui en juin dernier.

         Misère de l’École.

         Dans les luttes que le monde du travail doit développer dans les temps qui viennent, il n’y aura pas seulement comme objectifs l’annulation des attaques en cours, la hausse des salaires et l’arrêt de l’augmentation de l’exploitation et ses conséquences. Il y aura aussi la défense des services publics utiles à la population, et en premier lieu celle de l’École. Pour, entre autres, l’embauche massive d’AESH pour qu’un élève qui l’exige en dispose d’une. Pour cela, il faut que ces travailleuses aient comme tous les travailleurs un salaire qui leur permette enfin de vivre. DM

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