Un « progrès », mais à certaines conditions
L’introduction de la trottinette électrique, vaste nouvelle bonne affaire pour les investisseurs a compliqué dans les zones urbaines la question des déplacements. Si cet outil peut effectivement être un moyen utile permettant de surmonter bien des faillites du transport, elle a compliqué les déplacements des piétons d’abord, mais également des conducteurs de véhicules.
C’est un moyen dangereux dont le nombre de victimes grandit d’année en année. En 2025, 79 utilisateurs ont perdu la vie, soit 34 décès de plus que l'année précédente Et environ 1100 utilisateurs de trottinettes ont été gravement blessés en 2025, représentant une très forte augmentation de 33% par rapport» à 2024, selon ces mêmes données.
Alors que le danger est patent, l’État n’est pas pressé de légiférer, et laisse aux communes le soin de le faire. Ainsi, la commune moyenne du département, Asnières-sur-Oise vient-elle de prendre dernièrement un arrêté rendant le port du casque obligatoire pour les vélos et les trottinettes, avec une amende à la clé.
Mais c’est comme pour le reste, si un vaste programme de prévention n’est pas mis en place, avec une période transitoire, ce genre de mesure a bien peu de chance d’être efficace. Comme pour le reste, c’est au niveau de l’école en particulier où ce travail de prévention pourrait être mené, comme la Sécurité routière le faisait naguère pour des questions liées à d’autres déplacements.
Justement, où en est-on de cette prévention effectuée par la Sécurité routière dans les établissements scolaires ?
Il y a pourtant urgence à agir, et pas seulement à Asnières-sur-Oise. DM
