lundi 11 mai 2026

Débrayages contre la baisse des primes chez Airbus-Toulouse

 

Un début…

 

 

Mercredi 6 mai, la direction a annoncé le montant de la prime de participation : 2057,04 €, contre 4472,99 € l’an dernier. Une baisse de plus de moitié. Et ce après les NAO qui n’ont apporté que 0,9 % d’augmentation générale, soit 18 euros pour les plus petits salaires. Pourtant, le groupe a réalisé des bénéfices à hauteur de 5,2 milliards d’euros, et augmente de 6 % les dividendes aux actionnaires, soit plus de 2,5 milliards d’euros.

L’année 2025 comme le début de 2026 ont été marqués par les montées en cadence de production pour de nombreux modèles d’avion. Avec l’augmentation des prix du carburant depuis 2 mois, beaucoup vivent cette baisse des primes comme une insulte. Dès l’annonce, les travailleurs ont débrayé une heure dans plusieurs ateliers : au delivery, à l’A330, à l’A350, et sur une chaîne de l’usine Saint-Éloi.

C’est un début, et c’est surtout l’occasion de discuter de ce qu’il manque sur la feuille de paye. Si les prix augmentent, les salaires doivent suivre !

Ruffin : la xénophobie au programme

Ruffin : la xénophobie au programme

« Je refuse le plan d’importation massive de main-d’œuvre étrangère » : si cette phrase est bien sortie de la bouche d’un prétendant à l’Élysée, elle n’est pas de Bardella ou de Le Pen, mais de François Ruffin.

Publié le 05/05/2026  

Ruffin a défendu sa position en expliquant que l’immigration de travail correspond à une volonté patronale, notamment dans le secteur du soin, où le Medef souhaite « faire venir de la main-d’œuvre subsaharienne ».

Devant les réactions dans les rangs de ses anciens alliés de LFI, mais aussi parmi les écologistes ou les communistes, il a continué à assumer. Et de dire que sur l’immigration, il n’a pas changé de position ces vingt dernières années et que c’est d’ailleurs une « longue tradition de la gauche ». Il est vrai que faire des travailleurs immigrés les responsables du chômage, des bas salaires ou de la dégradation des conditions de travail n’est pas spécifique à un Ruffin, qui prétend vouloir combattre l’extrême droite en reprenant sa chanson.

Le « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » du Premier ministre socialiste Rocard n’était pas une regrettable exception et les dirigeants du PCF ou de LFI ont eux aussi fait de la « maîtrise de l’immigration » un argument politique. En 1980, alors que des dizaines de milliers de licenciements avaient lieu, le PC prônait « l’arrêt de l’immigration pour le bien de tous ». De nos jours, c’est le « dumping social », dont les travailleurs détachés seraient responsables, que dénoncent une partie des dirigeants de gauche.

Français contre immigrés, immigrés contre détachés, intérimaires et sous-traitants contre employés en CDI, hommes contre femmes : le patronat utilise toutes les possibilités de division pour faire pression à la baisse sur l’ensemble des conditions de travail et de salaires. Face à cela, la réponse du mouvement ouvrier ne peut être que de présenter un front uni pour imposer l’amélioration des conditions de tous. Le contraire de ce que défendent les Ruffin et consorts.

                                            Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3014)

 

Argenteuil, classes « vertes » ou « de découverte » en recul, s’aérer, une nécessité pourtant essentielle pour tous les enfants

 

Prendre l’air, une nécessité primordiale pour la jeunesse

 

Le centre de vacances de la Ville d'Argenteuil de Saint-Hilaire de Riez 

Lundi dernier, distribuant à la gare du Val des tracts au petit matin pour notre prochaine fête à Presles, j’ai pu voir des enfants avec des parents et les valises prendre le train pour Paris. C’était une classe de l’école Notre-Dame de Sannois qui se préparait à partir en « classe verte » pour la semaine. Il s’agissait selon une personne interrogée de prendre le train pour La Rochelle, pour une autre la destination était « Saint-Hilaire de Riez ».

         Cette référence ne m’a pas laissé indifférent, chacun le comprendra. Saint-Hilaire de Riez sonne encore d’un certain éclat dans la mémoire des habitants d’Argenteuil. Le centre de vacances de la Ville accueillit pendant des décennies des dizaines de milliers d’enfants et d’adolescents de la commune. Pour leur plus grand bonheur, et celui du combat pour l’éducation et l’apprentissage de la vie collective et de la nature.

         Je me suis dit : « Et si par enchantement, le projet de cession de ce centre de vacances de la Ville n’avait pas abouti, et permettait ainsi que cette classe puisse encore bénéficier du site ! ». Mais à Saint-Hilaire de Riez il y a bien d’autres possibilités d’accueil, et je n’ai finalement peut-être pas bien entendu.

         En tout cas, j’espère que les enfants de cette classe auront bien profité de ce séjour marin, et qui leur laissera comme souvent un souvenir marquant.

         Je ne sais pas combien aujourd’hui, en 2026, de classes des écoles publiques de la Ville organisent de telles classes vertes ou de découverte. Il y a quarante ou trente ans, elles étaient très nombreuses. Mais les obstacles pour les organiser se sont multipliés. En particulier, les tâches supplémentaires qui assaillent aujourd’hui les enseignants et qui les amènent à ne pas en rajouter, ces classes transplantées exigeant un effort important d’engagement.

         Tout cela est bien dommage. Comme nous voudrions demain lors des petits matins de Mai, à la gare du Val comme à celle du Centre croiser des dizaines et des dizaines de classes profitant du joli mois pour aller s’aérer aux quatre coins du pays. DM