mercredi 19 février 2025

Viol conjugal : un jugement révoltant en Inde

En référence à un article du Code pénal datant de 1860… Bien révélateur

 

Inde, 2013 : manifestation contre les viols (crédit photo : Prachatai - flickr)

En Inde, un tribunal dans l’État de Chhattisgarh vient d'acquitter un homme condamné pour avoir violé et tué sa femme. L'homme avait été condamné à 10 ans de prison en 2019. Mais sa peine vient d'être annulée en appel, sous prétexte que le viol n'est pas punissable s'il est commis au sein du mariage.

         Le juge qui a rendu ce verdict s'est appuyé sur un article du Code pénal datant de 1860. Cette législation barbare est un héritage du colonialisme britannique, perpétué depuis par l’État indien. En octobre dernier, le gouvernement a considéré que la criminalisation du viol conjugal serait « excessivement sévère » et mettrait en danger l'institution du mariage.

         Oui, le droit de propriété sur les femmes fait partie de ces institutions réactionnaires qu'il faudra balayer !

 

Argenteuil, piscine fermée, et si l’on se donnait des moyens d’informer correctement…

 

Allô ?... À l’eau !

 

 

Il est bon d’aller à la piscine. Celle d’Argenteuil (la seule pour une ville de 115 000 habitants) est fermée durant ces deux semaines de vacances d’hiver pour l’opération-vidange. Certes pendant la période scolaire, il est difficile de fermer le centre. Les élèves des écoles ont besoin d’apprendre à nager. Alors tant pis pour ceux qui ne partent pas, et qui auraient pu aller dans l’eau…

         Ce qui est beaucoup plus incompréhensible est que les moyens d’information de la Ville ne soient pas au point pour renseigner les éventuels utilisateurs qui s’interrogeaient s’ils pouvaient aller dans l’eau. La fermeture n’était pas indiquée ni sur la première page du site d’Argenteuil.fr ni sur la page de la piscine. Il y avait bien un message sur le répondeur de cette dernière, mais les informations qui y sont données datent de… plusieurs années.

         Il y a au niveau de la Ville une application, performante paraît-il, Thelma, qui permet d’informer les services de la municipalité d’anomalies constatées. En revanche, en sens inverse, la Ville n’est donc pas à la hauteur pour informer les habitants d’un changement ou d’une annulation. DM

mardi 18 février 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 17 février 2025 : Trump et Poutine prêts… À se partager l’Ukraine

 Trump et Poutine prêts… à se partager l’Ukraine

 

17/02/25

Trump a décidé de négocier l’avenir de l’Ukraine avec Poutine sans les dirigeants européens et par-dessus la tête de Zelensky. Ce qui est vécu par Macron, Scholz et compagnie comme un affront et une véritable humiliation.

Trump aurait commencé les discussions avec le Kremlin, en acceptant l’amputation du territoire de l’Ukraine et sa non-adhésion à l’Otan. Et il se moque complètement de ce qu’en pensent les Ukrainiens, qui sont quand même les premiers concernés.

Mais ce n’est pas cela qui révulse les dirigeants européens. Ce qui les choque, c’est qu’ils ne sont pas invités autour de la table. Ce qui les choque, c’est que Trump les méprise et qu’ils n’auront peut-être droit à rien dans les négociations. Eh oui, il arrive que le caïd rabaisse le caquet et les prétentions de ses hommes de main !

Pour autant, les dirigeants européens, et en particulier Macron, l’un des plus belliqueux, ne renoncent pas à leur part de gâteau. Aujourd'hui, ils se sont réunis pour offrir leurs services aux Américains : ils seraient prêts à envoyer des troupes françaises et britanniques en Ukraine pour surveiller l’application d’un éventuel accord de paix. 

Trump, Poutine, Macron, Scholz… sont à mettre dans le même sac : ils ne cherchent qu’à se payer sur la bête. Ils lorgnent les terres fertiles d’Ukraine et les terres rares. Ils lorgnent aussi les milliards que rapportera le marché de la reconstruction.

Pendant trois ans, des centaines de milliers d’Ukrainiens et de Russes ont été blessés, mutilés ou tués. Toute une jeunesse, mobilisée ou poussée à l’exil, a été sacrifiée. L’est et le sud de l’Ukraine ont été ravagés, des villes et des villages transformés en cités fantômes. Les destructions d’immeubles, de ponts, de routes et de bien d’autres infrastructures ont ramené le pays des années en arrière. Une haine fratricide oppose désormais les Russes et les Ukrainiens.

Tout cela pourquoi ? Pour que les grandes puissances qui se disputaient leur influence sur l’Ukraine finissent par dépecer le pays ensemble ! Pour qu’elles en reviennent à un accord qu’elles auraient pu signer au tout début de la guerre !

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, on nous explique qu’il y a le camp du bien et le camp du mal, le camp de la démocratie et celui de la dictature, et qu’il faut serrer les rangs derrière les leaders du monde libre pour défendre un petit pays et son droit à disposer de lui-même. Mais les prétendus démocrates américains et européens ne valent pas mieux que le dictateur Poutine ! S’il s’agit de réaliser de bonnes affaires, ils ne rechignent jamais à faire couler le sang !

Après bien d’autres, les Ukrainiens font l’amère expérience de ce qu’avait dénoncé Anatole France au sortir de la Première Guerre mondiale : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels ! ». En l’occurrence, les Ukrainiens se sont battus pour les intérêts de leurs oligarques mais aussi et surtout pour les intérêts des industriels et des financiers occidentaux.

Et c’est peu dire que les États-Unis ont trouvé intérêt à faire durer cette guerre ! Leurs trusts se sont enrichis au travers des fournitures d’armes et de moyens de communication. Ils ont testé leur matériel militaire sans avoir à déplorer un seul mort. Et ils ont affaibli la Russie en lui imposant une série de sanctions économiques.

Mieux, avec ces sanctions ils ont écrasé leurs concurrents européens. Écrasé les capitalistes d’Allemagne, dont l’économie, tournée vers l’Est, a été privée du pétrole et du gaz russes. Aujourd'hui, Trump peut se targuer de disposer d’une énergie moins chère qu’en Europe et de remporter haut la main la course à la compétitivité.

Au fond, les États-Unis sont les véritables gagnants de cette guerre. Maintenant que l’armée ukrainienne est à bout, ils peuvent passer à une nouvelle étape. C’est ainsi que Trump peut endosser les habits de négociateur et de pacifiste.

Sans aucun doute, les Ukrainiens comme les Russes aspirent à la paix. Tous ceux qui sont mobilisés et subissent ces combats dans leur chair, comme ceux qui ont pris le chemin de l’exil, ont hâte de voir cette boucherie finir.

Mais comme la répartition du gâteau sera fonction de l’avancée des troupes russes, les armes sont encore loin de se taire. Et si tant est qu’une paix finisse par être signée, elle ne sera qu’une trêve entre deux guerres, le temps que s’établisse un nouveau rapport de force.

Être sacrifiés sur l’autel de la domination impérialiste est le sort de tous les peuples si on laisse les Trump, Macron et autres dirigeants impérialistes parler en notre nom. 

                                                                               Nathalie Arthaud

Cahiers de doléances, Bayrou… comme en 1789 ?

Ah ça ira, ça ira, quand la grève s’étendra

 

 

Bayrou veut reprendre « l’étude des cahiers de doléances », lancés par Macron en 2019 pour démobiliser le mouvement des Gilets Jaunes. Il dit qu’il veut entendre « les attentes (…) des milieux sociaux exclus du pouvoir » et pour ça, il va chercher dans les archives !

         Les « attentes » des classes populaires sont pourtant connues : un travail et un salaire qui permettent de vivre dignement. Tout comme il est connu que, pour obtenir cela, il est inutile de compter sur Bayrou et les autres larbins du grand patronat.