vendredi 19 janvier 2024

TotalEnergies : levée du secret industriel !

Exploiteur et pollueur

 

 

52 habitants d'une région de l'est du Yémen ont assigné le groupe pétrolier Total en justice, l'accusant d'avoir pollué des nappes phréatiques et des terrains quand il exploitait des gisements entre 1996 et 2015. Évidemment, Total prétend que rien n'est vrai...

         Les plaignants demandent que tous les documents de Total, sur le traitement des eaux de production, le recyclage des huiles et les fuites sur des oléoducs au Yémen, soient rendus publics. Ce serait une mesure vitale : derrière le secret des affaires, les capitalistes cachent les méfaits qui leur permettent de maximiser leurs profits.

 

Argenteuil, municipales 2026 ? Nous sommes en 2024 avec tous ses dangers. Loin de là, certains sont déjà sur la ligne de départ des élections municipales…

 

Mais où en sera le monde en 2026 ?

 

 

L’ancien maire d’Argenteuil, Philippe Doucet, condamné en décembre dernier pour des entorses financières à la légalité alors qu’il était l’édile de la Ville ne fera pas appel de sa condamnation, c’est-à-dire sur le plan de ce qui compte pour lui, ces deux ans d’inéligibilité. Certes il aurait pu se faufiler sur la liste PS des élections européennes, mais ce n’était pas gagné, pour être sur liste, et par les temps qui courent, pour être élu. Cette situation lui permet en revanche de pouvoir envisager de se présenter aux élections municipales de 2026 !

         Le monde va vers la guerre, la crise s’amplifie, le monde du travail subit l’offensive du grand patronat. Mais qu’importe, comme une maladie, certains s’obstinent à vouloir conquérir un os à ronger. C’est dérisoire, mais c’est comme ça pour les mordus de la conquête de postes de notables. DM

jeudi 18 janvier 2024

Macron : “réarmement” et “ordre”… contre les travailleurs. Un article du numéro de cette semaine de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

Macron : “réarmement” et “ordre”… contre les travailleurs

17 Janvier 2024

Pendant presque deux heures et demie, en direct sur au moins six chaînes de télévision, Macron a tenu sa conférence de presse comme une leçon d’éducation civique et militaire obligatoire.

L’ordre du jour est de « donner un nouveau cap à la France », de « réarmer la nation » pour les trois années de mandat restantes. On en a déjà eu un avant-goût avec la nomination du gouvernement de Gabriel Attal, flanqué d’une ministre de l’Éducation et des sports qui affiche son mépris de l’Enseignement public et d’une ministre de la Culture « prise de guerre » repêchée chez les sarkozystes et surtout préoccupée, en fait de culture, de conquérir la mairie de Paris en 2026.

Le 16 janvier, la mobilisation télévisuelle autour de la logorrhée présidentielle visait donc à fournir un emballage à ce début peu enthousiasmant. Après quoi, il l’est encore moins. À la recherche d’idées, le locataire de l’Élysée ne trouve rien d’autre à ressortir qu’un fatras de poncifs réactionnaires qui fleurent bon le « travail, famille, patrie » d’un défunt maréchal.

Questionné sur les problèmes de l’école, des enseignants non remplacés, etc., Macron a bien sûr assuré qu’il a des solutions. Mais comme il n’est pas question d’embaucher les professeurs qui manquent, il propose de restaurer l’uniforme et de faire chanter la Marseillaise car dit-il, il croit aux « symboles ». L’avantage est d’ailleurs qu’ils ne coûtent rien, contrairement aux subventions au patronat ou aux budgets d’armement, réservés à des gens qui, eux, ne se contentent pas de symboles…

« Réarmer » était en tout cas le maître mot, et pas seulement au sens figuré. C’est la réponse de Macron quand il parle de l’inquiétude de la population face à la montée des dangers de guerre. C’est sa réponse à la baisse de la natalité à laquelle il oppose le « réarmement démographique ». Mais c’est aussi sa façon de dire que les travailleurs doivent accepter de se sacrifier pour le bien de la France, en fait pour le compte du grand patronat qui encaisse les milliards auxquels il n’est pas question de toucher.

Il faut augmenter la production, a dit Macron. Alors il faut que les travailleurs et les chômeurs acceptent toutes les offres d’emplois que le patronat leur propose et à ses conditions ! C’est ainsi qu’il faut comprendre ses « règles plus sévères » contre les travailleurs quand ils refusent des offres d’emploi. Il s’agit de pousser le maximum de femmes et d’hommes dans les bras du patronat pour les mettre en concurrence et faire baisser les salaires. Macron voudrait aussi que les salaires des fonctionnaires soient davantage réévalués « au mérite », c’est-à-dire qu’il n’y aura pas d’augmentation et qu’il leur faudra filer doux.

Macron a également fait sa réclame pour le Service national universel dans les lycées. C’est qu’il ne faut pas oublier de préparer de futurs soldats et de futurs travailleurs obéissants. Le président veut œuvrer « pour que la France reste la France » face aux dangers qui la menacent dans lesquels il range l’immigration, la drogue et l’islam radical. C’est ainsi qu’il entend combattre le Rassemblement national en faisant du Le Pen avant Le Pen.

Derrière tout ce bavardage, la ligne est claire. La bourgeoisie a besoin d’ordre, de salariés allant au travail sans rechigner, d’une école qui les y prépare, que personne ne critique quand le grand patronat encaisse des milliards et appauvrit la société. Le personnel politique à disposition est ce qu’il est, pas bien reluisant, comme ces ministres faisant tapisserie dans un coin. Mais il est là et il fera le travail pour lequel il est prévu : au fond, Macron aurait pu se contenter d’un tel communiqué.

                                                Pierre ROYAN (Lutte ouvrière n°2894)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Vendredi 19 janvier : de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Lundi 22 janvier : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 23 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 24 janvier : de 11 h.30 à midi, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.