samedi 29 juillet 2023

Argenteuil, une municipalité à la dérive prête à tout justifier pour parvenir à ses fins. Centre d’Hébergement d’Urgence. Elle a gagné aujourd’hui, mais elle doit savoir qu’elle perdra demain.

Défense du Centre d’Hébergement d’Urgence ! Défense de la salle des fêtes communale d’Argenteuil !

 


 

On a un autre sac sur lequel il y a écrit « municipalité » !

 

Le référé pour le maintien du Centre d’hébergement d’urgence initié par le Collectif de défense a été rejeté. Il y avait peu de chance qu’il en soit autrement, le maître restant maître en son domaine. Jusqu’au jour où bien d’autres évènements victorieux feront de cet échec qu’un vieux souvenir. Une municipalité agissant de cette façon se dirige inexorablement dans le mur. En tout cas, bravo à ceux qui ont agi pendant un mois contre cette iniquité. DM

 

         Pour justifier la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence de la rue du Moulin, l’argument central de la municipalité d’Argenteuil via son avocat a été que le Centre présentait des problèmes d’hygiène qu’avait révélées une visite de l’hygiène municipal en février dernier. N’importe quelle personne sensée aurait tiré comme conclusion qu’il fallait supprimer ces problèmes en y mettant les moyens. Ce n’est pas celle qu’a tiré la municipalité puisque son seul objectif était de se débarrasser du Centre. Ce genre d’initiative humaine et nécessaire n’est pas dans sa sphère d’émotion et de calcul électoral.

         Ce n’est pas un autre raisonnement qu’elle a tenu pour justifier son abandon de la salle des fêtes communale Jean Vilar. Selon elle, elle présente tous les défauts du monde… qu’elle n’a jamais réglés, s’ils existent, depuis des décennies.

         « Accuser son chien d’avoir la rage pour s’en débarrasser » est une méthode ancienne. La municipalité d’Argenteuil la maîtrise à merveille ! DM

 


Transports : dégradation accélérée

 

Une régression comme tous les services publics utiles à la population

 

Un rapport révèle qu’en France les retards dans les transports ferroviaires comme aériens ont battu des records en 2022. Ces taux de retards atteignaient 14,2 % pour les TGV, 16,7 % pour les trains Intercités, et 19,4 % pour les vols intérieurs. Le nombre d’annulation pure et simple de trains, surtout de TER n’a jamais été aussi élevé.

Tous ceux qui prennent ces transports ont subi ces retards.

Moins de personnel, moins de financement public : les transports collectifs, dont les prix des billets augmentent, se dégradent comme tous les services utiles à la population.

L’eau : un bien commun pollué par le profit

L’eau : un bien commun pollué par le profit

26 Juillet 2023

Partout dans le monde, les pénuries d’eau, les rivières à sec, les nappes phréatiques vidées, les plaintes des agriculteurs et les déclarations lénifiantes des gouvernements mettent à la une le problème de l’approvisionnement en eau.

En France, l’utilisation de l’eau se répartit ainsi : 57 % pour l’agriculture, 26 % pour l’eau potable, 12 % pour le refroidissement des centrales électriques et 5 % pour les industriels. Mais derrière ces chiffres se cachent d’autres réalités. Si nourrir la population est évidemment une priorité, près de la moitié de l’eau utilisée pour l’irrigation est destinée aux champs de maïs, un maïs dont les trusts agroalimentaires de France et d’Europe ont besoin dans le cadre de leur compétition mondiale.

Au pompage des nappes phréatiques qu’opère ainsi l’agriculture capitaliste s’ajoute le rejet anarchique de toute une partie des déchets animaliers, chimiques et autres, qui aboutit à la pollution dramatique des eaux. On le voit en Bretagne avec la pollution de l’eau par les nitrates et en conséquence la prolifération des algues vertes.

Le prix de l’eau n’est pas le même pour les agriculteurs et les industriels, d’un côté, et les particuliers de l’autre. L’eau d’irrigation, celle-là même qui assèche rivières et nappes phréatiques, revient entre 0,18 centimes et au maximum 2,13 centimes le mètre cube, suivant les moyens de captage utilisés. Le particulier, en revanche, paie un prix moyen qui varie entre 3,70 et 4,30 euros le mètre cube, auquel s’ajoutent de multiples taxes qui peuvent faire doubler le prix final. L’eau à usage domestique revient donc 500 à 800 fois plus cher que celle dirigée vers l’irrigation ou des utilisations industrielles. Ainsi la dépollution des eaux contaminées par l’agriculture, mais aussi par les industriels, est en grande partie assurée par les compagnies privées délégataires de la fourniture d’eau potable. Elle est presque quasi exclusivement payée par les usagers individuels.

Tout cela est à l’image d’une société pourrie par la recherche du profit à tout prix, l’irresponsabilité et l’incurie généralisées. Le bien public dont les                    uns et les autres osent se prévaloir est une offense à la simple vérité.

                                                        Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2869)