samedi 22 juillet 2023

« Bétonisation » : Argenteuil, Colombes, pourquoi faire partout ce qui pose déjà problème

 

Pour la « reconquête » des berges, faire fuir les promoteurs

 

À Colombes

Colombes connaît depuis plusieurs années une urbanisation galopante dans la partie la plus proche de la Seine, entre gare du Stade et l’usine Safran aux portes d’Argenteuil, à l’emplacement de l’ancienne entreprise Thalès, mais aussi du côté des terrains réservés pour les Jeux olympiques de 1924. On imagine les problèmes que cet urbanisation d’envergure créera.

         Pourquoi copier Colombes quand Argenteuil présente une physionomie bien différente. Ce n’est pas par esprit de clocher que nous disons cela, mais par simple bon sens.

         Au sens large, les berges de la Seine à Argenteuil pourraient permettre un réaménagement large basé sur la renaturation de l’espace. C’est un des aspects du combat contre le projet Fiminco-municipalité destructeur. Pour Colombes, une telle reconquête n’a pas été possible avec l’existence en l’état et l’obstacle de la zone industrielle Safran au sens large.

         Lors du dernier conseil municipal de début juillet, l’adjointe aux affaires sociales a eu à juste titre l’exclamation suivante : « Bétonnisation, on n’entend que ce terme. »

Oui, on l’entend à juste titre. Alors, avant qu’il ne soit trop tard, qu’elle et ses collègues n’y conduisent pas un peu plus. DM

Haïti : capitalisme affameur

 

Des dépenses dérisoires pourtant comparées à celles pour l’armement

 


Faute de financement, le Programme alimentaire mondial (PAM), qui dépend de l'ONU, a annoncé qu'il allait réduire de 100 000 le nombre de bénéficiaires des repas livrés en Haïti, alors que « la moitié de la population - 4,9 millions de personnes - n'est pas en mesure de se nourrir ».

Le PAM estime qu'il lui faudrait 121 millions de dollars pour continuer ses activités : une somme dérisoire pour les États impérialistes, qui dépensent mille fois plus dans l'armement et la guerre.

vendredi 21 juillet 2023

Les 100 jours de Macron : rien de nouveau sous le soleil. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière

Les 100 jours de Macron : rien de nouveau sous le soleil

19 Juillet 2023

Pour en finir avec les mobilisations de travailleurs contre sa loi sur les retraites, Macron avait promis 100 jours d’apaisement. Résultat, l’apaisement s’est transformé en embrasement et il n’y a aucune amélioration pour les classes populaires.

Ce scénario mis en scène par les communicants de l’Élysée était si mauvais et prévisible que même le remaniement ministériel, prévu pour clore ces 100 jours, est devenu un non-événement.

Politicien au service de la bourgeoisie, Macron est contraint par sa feuille de route : il doit poursuivre coûte que coûte les attaques contre les travailleurs, sur les retraites, le chômage, la santé... Et en même temps il doit multiplier les cadeaux aux entreprises tandis que les impôts des plus riches et des entreprises doivent diminuer. Successivement, le Covid, la guerre en Ukraine, le dérèglement climatique, tout a servi de prétexte pour favoriser les capitalistes et détériorer encore la situation du monde du travail.

Il y a moins de soignants, moins d’enseignants, moins de travailleurs à Pôle emploi ou dans les administrations utiles à la population qu’avant. Et enfin les patrons ont trouvé le soutien de Macron et de ses ministres pour voler les travailleurs avec l’inflation et bloquer les salaires.

Cette politique ne peut que dresser contre lui des couches de plus en plus larges de la population. Faute d’une majorité, il est contraint de manœuvrer ou de passer en force. Son gouvernement fait donner ses flics contre les grévistes ou contre les manifestants. Il interdit régulièrement des manifestations. C’est encore cette faiblesse politique qui le pousse à attiser toutes les divisions entre les travailleurs, à désigner des boucs émissaires, à lancer ses ministres sur le terrain du racisme, de la peur de l’intégrisme ou des attentats. Tout cela fait partie de l’arsenal qui cherche à écraser l’opinion ouvrière.

Un autre serviteur de la bourgeoisie succédera à Macron à l’Élysée sans que les attaques connaissent le moindre répit. Pour y mettre un coup d’arrêt, les travailleurs devront mettre fin à la domination de leurs exploiteurs. Cela ne se fera pas en cent jours ou en quatre ans : ce sont les mobilisations des travailleurs qui fixeront les échéances.

                                                 Marion AJAR (Lutte ouvrière n°2858)

 

Les prochaines permanences prévues :

-aujourd’hui vendredi 21 juillet, carrefour Babou, de 17 h.15 à 18 h.15.

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord (le journal seulement) et à la librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC. Toutes les vacances, 5 exemplaires au Presse-papier.