Les 100
jours de Macron : rien de nouveau sous le soleil
19 Juillet 2023
Pour en finir avec les
mobilisations de travailleurs contre sa loi sur les retraites, Macron avait
promis 100 jours d’apaisement. Résultat, l’apaisement s’est transformé en
embrasement et il n’y a aucune amélioration pour les classes populaires.
Ce scénario mis en scène par les
communicants de l’Élysée était si mauvais et prévisible que même le remaniement
ministériel, prévu pour clore ces 100 jours, est devenu un non-événement.
Politicien au service de la
bourgeoisie, Macron est contraint par sa feuille de route : il doit
poursuivre coûte que coûte les attaques contre les travailleurs, sur les
retraites, le chômage, la santé... Et en même temps il doit multiplier les cadeaux
aux entreprises tandis que les impôts des plus riches et des entreprises
doivent diminuer. Successivement, le Covid, la guerre en Ukraine, le
dérèglement climatique, tout a servi de prétexte pour favoriser les
capitalistes et détériorer encore la situation du monde du travail.
Il y a moins de soignants, moins
d’enseignants, moins de travailleurs à Pôle emploi ou dans les administrations
utiles à la population qu’avant. Et enfin les patrons ont trouvé le soutien de
Macron et de ses ministres pour voler les travailleurs avec l’inflation et
bloquer les salaires.
Cette politique ne peut que
dresser contre lui des couches de plus en plus larges de la population. Faute
d’une majorité, il est contraint de manœuvrer ou de passer en force. Son
gouvernement fait donner ses flics contre les grévistes ou contre les
manifestants. Il interdit régulièrement des manifestations. C’est encore cette
faiblesse politique qui le pousse à attiser toutes les divisions entre les
travailleurs, à désigner des boucs émissaires, à lancer ses ministres sur le
terrain du racisme, de la peur de l’intégrisme ou des attentats. Tout cela fait
partie de l’arsenal qui cherche à écraser l’opinion ouvrière.
Un autre serviteur de la
bourgeoisie succédera à Macron à l’Élysée sans que les attaques connaissent le
moindre répit. Pour y mettre un coup d’arrêt, les travailleurs devront mettre
fin à la domination de leurs exploiteurs. Cela ne se fera pas en cent jours ou
en quatre ans : ce sont les mobilisations des travailleurs qui fixeront
les échéances.
Marion AJAR (Lutte ouvrière n°2858)
Les prochaines
permanences prévues :
-aujourd’hui
vendredi 21 juillet, carrefour Babou, de 17 h.15 à 18 h.15.
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