mercredi 31 août 2022

Manque de conducteurs : le capitalisme, c'est aussi cela

Prendre à Jacques pour transporter Petit Pierre

 


 

Gouvernement, régions, départements, se plaignent de ne pas trouver de chauffeurs pour assurer les transports scolaires.

         En Touraine, ils ont trouvé une solution : le nombre de liaisons interurbaines est réduit et les chauffeurs qui assuraient ces lignes sont affectés aux cars scolaires. Résultat : les salariés qui empruntaient le car pour venir travailler doivent se débrouiller, quitte à prendre leur voiture !

         Privilégier les transports publics et laisser la voiture au garage, disent-ils. Nous faire la morale ils savent faire. Mais mettre les moyens pour organiser de vrais transports publics, payer les chauffeurs correctement pour qu’ils puissent vivre de leur travail, ils n’y penseront pas tout seul.

 

EDF, les centrales nucléaires et son imprévoyance. Dur bilan.

Et bientôt le retour à la chandelle ?

 

 

EDF prolonge l'arrêt de quatre réacteurs nucléaires. 32 réacteurs, sur les 56 en activité en France, sont désormais arrêtés, soit pour des problèmes de maintenance, soit pour des problèmes de corrosion, entraînant baisse de la production d'électricité, mais aussi augmentation des prix. Voilà le résultat d'années d'économies tous azimuts dans ces centrales !

         Et gouvernement et médias prétendent que personne ne pourrait rien face aux risques de pénuries d'énergie ? On nous explique pourtant que gouverner, c'est prévoir !

 

Bonnes lectures de l’été (30 et dernière, à l'année prochaine) : Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina, Libretto. Chaque jour d’août un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

 

Zouleikha ouvre les yeux de Gouzel Iakhina, Libretto

 

 

Le roman commence au moment de la « dékoulakisation », une politique folle de la bureaucratie russe et de Staline initiée au début des années 1930. Zouleikha est une jeune femme de 15 ans éduquée dans les valeurs de son monde musulman.

         Son mari est assassiné. La famille est expropriée et Zouleika est déportée en Sibérie. Commence pour elle une longue histoire semée d’embûches qui la conduit sur la rivière Angara. Elle s’est découverte enceinte et son fils grandira dans cette colonie.

         Elle participe alors avec d’autres déportés aux profils très diverses à la fondation d’une colonie particulière dirigée par un homme solidaire du régime mais lui aussi bien particulier.

          

         Ce roman raconte son histoire et les étapes de son évolution, très lente car il lui faut surmonter bien des obstacles produits de son éducation.

mardi 30 août 2022

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 29 août 2022

              Comme les travailleurs britanniques, refusons

                                             les sacrifices !

29/08/2022

Mercredi dernier, en Conseil des ministres, Macron a donné le ton de la rentrée : il n’y aurait plus le choix, il faudrait se préparer à des sacrifices.

Après avoir énuméré les périls qui nous guettent, la continuation de la guerre en Ukraine, les dérèglements climatiques, la flambée des prix et les risques de pénurie en particulier de l’énergie, le président de la République a expliqué qu’il en était fini de « l’abondance et de l’insouciance ».

Pour tous ceux qui s’usent la santé au travail et ont du mal à joindre les deux bouts, ces mots ne peuvent sonner que comme une provocation et une déclaration de guerre. Les conditions de travail se dégradent depuis des années, la précarité de l’emploi s’est généralisée, et Macron nous parle d’insouciance !

Quel est le salarié qui a connu l’abondance ? Les salaires bloqués, le Smic à 1 300 euros, les suppressions d’emploi, les dix millions de pauvres, les galères de logement et de transport, la misère de l’hôpital public, les difficultés pour obtenir un crédit : c’est ça l’abondance ?

Oh, c’est sûr, il y en a de l’abondance ! Mais elle est réservée aux plus riches, à ces quelques dynasties bourgeoises qui accumulent des montagnes de capitaux, plus de 100 milliards pour le seul Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH. Cela leur permet de se payer des jets privés, des yachts, des palaces, des clubs de foot mais aussi et surtout des sociétés financières, des firmes industrielles et commerciales, des chaînes de télé et des groupes de presse, sources de plus d’enrichissement et de pouvoir.

Oui, une minorité nage dans l’abondance parce qu’elle capte, au travers de l’exploitation, le fruit du labeur de millions de travailleurs à l’échelle du monde. Et cela continuera tant que les exploités ne se révolteront pas pour contester sa domination.

La grande bourgeoisie trouve toujours les moyens de s’engraisser. Elle profite même des crises et elle les alimente. D’abord, en imposant plus d’efforts aux travailleurs. Ensuite, en profitant de sa position dominante pour spéculer et piller les caisses publiques. Elle a très bien profité du Covid, elle profite de la guerre en Ukraine et profitera de l’aggravation de la crise.

Macron est là pour l’y aider. En appelant aux sacrifices, il voudrait que nous nous résignions à l’envolée des prix et aux salaires qui ne suivent pas. Il voudrait que nous acceptions n’importe quel travail, les plus durs et les plus mal payés. Il vaudrait que nous nous résignions à nous chauffer moins, nous déplacer moins, nous soigner moins et manger encore moins bien.

Si nous ne retrouvons pas le chemin des luttes, nous reculerons des années en arrière. L’heure n’est pas à se lamenter mais à retrouver la solidarité ouvrière, à se regrouper, s’organiser et se battre pour des objectifs susceptibles de stopper les attaques contre le monde du travail : l’indexation des salaires sur la hausse réelle des prix et le contrôle des agissements des capitalistes.

En choisissant de se battre, les travailleurs britanniques nous montrent la voie. Depuis des semaines, ils se mobilisent dans les chemins de fer, la poste, le métro, certains ports, des entrepôts Amazon. Alors que Thatcher a laissé au patronat un arsenal législatif pour empêcher les grèves, alors que leur gouvernement est aussi antiouvrier que le nôtre, ils se sont lancés et ont été des centaines de milliers à faire grève.

Dans une Grande-Bretagne qui n’avait plus connu de mouvements d’ampleur depuis des décennies, ces grèves montrent un renouveau de la combativité qui doit nous conforter. Car ici aussi, il est temps de rendre les coups.

Il ne s’agit pas seulement de se battre pour une taxation des super profits et une meilleure répartition des richesses. Le gouvernement lui-même est prêt à demander une contribution exceptionnelle à TotalEnergie, grand gagnant de l’envolée du cours du pétrole et du gaz. Mais ce sera pour mieux nous imposer de nous serrer la ceinture et cela n'empêchera pas la crise de s’approfondir.

Vu l’ampleur et la gravité des crises qui nous menacent, il faut se battre pour sauver notre peau de travailleurs et l’avenir de toute la société.

Les capitalistes, leur ordre social et leurs politiciens nous ont plongés dans la catastrophe, le chaos économique et la guerre. Tant qu’ils dominent, il est impossible de nous en sortir.

L’urgence est de s’opposer à leur politique en refusant de se sacrifier pour un système aussi fou et de se préparer à contester leur pouvoir. C’est le seul moyen de les empêcher de nuire et d’offrir un avenir viable à la société.

                                                                                       Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences prévues.

-mercredi 31, de 11h.30 à midi au marché des Champioux ;

- vendredi 2 septembre, de 17 h.15 à 18 h.15 carrefour Babou. 

 

 

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           -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac du Val-Nord ;            

         -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri (On y trouve aussi la LDC)

 

Samedi 17 septembre, pour la défense de l’espace Jean Vilar,

Déambulation en direction de la Maison de Claude Monet