dimanche 21 août 2022

Argenteuil, Karl Marx, Jenny et Charles, ils auraient pu être les voisins de Claude Monet et de sa famille

 

Vive la famille Marx ! Vive le communisme !

 


La liaison d’Argenteuil à Paris Saint-Lazare par le chemin de fer allait entraîner à partir de 1863 des conséquences urbaines très importantes. On pouvait dorénavant vivre à Argenteuil et faire en 20 minutes l’aller ou le retour de Paris. Cela eut des conséquences majeures pour le lotissement des quartiers, celui des abords de la gare, du Temple, et de la Colonie… parisienne.

         La rue Karl Marx fut lotie avec des maisons telles que celle qu’habita la famille Monet ou la fille de Karl Marx, le militant révolutionnaire communiste. Cette dernière s’installa près de la gare durant un très court séjour, mais reçut son père à plusieurs reprises, alors que ce dernier cherchait à combattre la maladie pulmonaire qui le rongeait.

         Jenny qui avait grandi en Angleterre s’était mariée en 1872 avec un autre militant communiste, Charles Longuet.

         Si la famille Longuet vécut un peu plus de 2 ans à Argenteuil, son parcours local si l’on peut dire est très intéressant. J’ai évoqué l’importance de la proximité de la gare et de la facilité de la liaison avec Paris. Mais il faut évoquer plus précisément ce Charles Longuet.

         Il fut un militant important de la Commune de Paris (18 mars-27 mai 1871). Lui, à l’issue de la « Semaine sanglante », put fuir et vécut la vie d’un proscrit en Angleterre d’où sa rencontre avec la fille de Marx.

         En 1880, suite à l’amnistie envers les Communards, le couple put revenir en France et s’installa à… Argenteuil. Mais leur présence et celle de leurs quatre enfants fut de courte durée. Jenny décéda en janvier 1883, précédant dans la mort son père de deux mois. Elle fut inhumée à Argenteuil. 

         En Europe, on crut à un moment que Karl Marx était également décédé à Argenteuil. C’était un faux-bruit. Il était revenu à Londres où il mourut.

         Il serait intéressant de connaître à quel moment la voie actuelle Karl Marx fut dédiée à Thiers, le massacreur des Communards. Mais juste retour des choses, elle allait changer de nom à l’initiative de la municipalité PCF et être dédiée à Karl Marx qui avait rendu un vibrant hommage à la Commune dans son extraordinaire texte, « La guerre civile en France ». DM

Opiacés aux États-Unis : des (gros) vendeurs de drogue condamnés

 

500 000 morts en vingt ans !

 

 


Trois géants de la distribution pharmaceutique (Walmart, CVS et Walgreens) viennent d'être condamnés à verser 650 millions de dollars à deux comtés de l'Ohio, pour complicité dans la distribution de médicaments opiacés. Cette somme est destinée à couvrir les dépenses publiques engagées pour affronter les terribles conséquences de ce véritable trafic de drogue.

Ces antidouleurs, comme le Fentanyl ou l'Oxycodone, rendent dépendants à l'opium et sont à l'origine de 500 000 morts en vingt ans aux États-Unis, souvent de jeunes adultes laissant des orphelins, et de bien plus d'hospitalisations.

Plus que des chaînes de pharmaciens, ces grandes entreprises sont des criminels.

Bonnes lectures de l’été (20) : Encore vivant de Pierre Souchon. Chaque jour un livre parmi mes bonnes lectures de cette année 2021-2022

 

Encore vivant de Pierre Souchon, La brune du Rouergue

 


 

Voilà un très bon livre.

Son sujet : entre origines paysannes, réussite scolaire, un beau mariage, et la maladie.

         La maladie, c’est l’essentiel. Le narrateur est bipolaire. Il craque et se retrouve en hôpital psychiatrique.

Plus de beaux livres, de récits, de romans parleront de cela, et mieux cela sera. Ce récit est un de ces beaux livres. N’oublions pas que les maladies mentales concernent une part importante de la population, qu’elles peuvent guetter chacun d’entre nous, et qu’il est bon de ne pas l’oublier. Elles mériteraient une toute autre préoccupation de la société. Je rappelle le recul drastique de l’encadrement psychiatrique et des moyens alloués aux hôpitaux.

         Revenons au livre de Pierre Souchon.

         Des éléments très intéressants sur l’histoire familiale, sur les classes préparatoires, et sur les milieux de la « Haute » qu’il a eu l’occasion de côtoyer de près. Édifiant, et pour nous, c’est cocasse. Mais pour nous répéter, l’essentiel est la maladie.

         Vous l’avez compris, c’est un livre que j’ai beaucoup apprécié, écrit par une excellente plume, alerte et précise, qui nous entraîne à une lecture que l’on ne veut abandonner. Bref, un récit qui se lit comme un roman. À lire et à conseiller.