lundi 10 février 2020

Argenteuil environnement : fable « La tortue ne rattrapera jamais le lièvre qu’elle aurait pu être »


Pour épater les électeurs ? Ils y croient vraiment ?

 
C'est jjjjoli !

Cela fait des décennies que « l’île Héloïse » a été abandonnée par toutes les municipalités successives. La salle des fête Jean Vilar n’a pas été entretenue et rénovée progressivement comme cela aurait été nécessaire. Il en a été de même pour le marché Héloïse, pour sa halle en particulier. Quant à ce qui reste de la promenade ancienne de « L’île » elle survécut comme elle le put entre parking des véhicules des commerçants et promenades des caniches et de leurs congénères.
         À une encablure dorénavant des élections municipales, la municipalité s’est lancée dans la rénovation de ce qu’elle appelle « La plataneraie ». Mais comme d’habitude, elle le fait à sa façon.
          Elle le fait à sa façon sans en avoir informé publiquement les habitants, et surtout sans indiquer comment le projet s’inscrit dans une transformation d’ensemble des « berges » au sens large, c’est-à-dire de l’ancien hôpital historique rue Pierre Guienne jusqu’au pont de l’usine à eau vers la place du 11 novembre. En particulier, elle n’attend pas le résultat de la consultation engagée soi-disant par la municipalité après son « sursis à statuer » sur le projet Cap-Héloïse-Fiminco tant décrié, ce qui donne une idée de la valeur de cette consultation. Elle a sans doute sa petite idée sur tout cela, mais sans surprise, elle la garde pour elle.
         En attendant, c’est comme les rues, les caniveaux et les trottoirs, il faut donner l’impression in extremis que la municipalité fait « bouger » Argenteuil.
         A propos de cette « Planèteraie » et des travaux d’entrée sur la D311 qui réduiront un peu plus le caractère arboré de ce qui reste de « L’île », l’encore adjoint à l’urbanisme déclarait au journal Le Parisien : « C'est un secteur qui est magnifique mais peu exploité ». Il pensait à qui ? À lui-même et à ses amis ?

Argenteuil – mandat 2014-2020. Archives du blog « Lutte ouvrière ». Rappel des méfaits de la municipalité, mais aussi du député « socialiste » d’alors


Il faut rappeler que c’est Hollande et ses amis qui ont promu Macron qui devint à l’été 2014 ministre de l’Économie.  À cette époque, le député d’Argenteuil-Bezons était un soutien indéfectible à Valls, et le resta longtemps. Nous y reviendrons pour les naïfs qui ont oublié.

28.08.2014

Un banquier à la tête de l'économie : tout un symbole

La composition du nouveau gouvernement Valls marque à elle seule la continuité de la politique antiouvrière menée par Hollande depuis son élection.

Quatorze ministres appartenaient déjà au gouvernement précédent et, parmi les six nouveaux, Valls a choisi de confier le poste de ministre de l'Économie à Emmanuel Macron, un ex-banquier d'affaires dans la banque Rothschild, devenu ensuite le conseiller de Hollande pour les affaires économiques. C'est donc lui qui déjà, aux côtés de Montebourg, mettait au point toutes les mesures en faveur du patronat et au détriment des classes populaires. De l'ombre, il passe à la lumière. Valls a remplacé l'avocat brasseur de vent par un haut fonctionnaire élevé au sein de la finance. C'est bien un message clair pour le patronat.

         Le représentant du patronat, le dirigeant du Medef, Gattaz, l'a d'ailleurs pris comme tel et en a remercié Valls en déclarant : « Le Premier ministre a pris une décision courageuse. C'est un geste de cohérence qui contribue à la confiance. » Il est tout autant symbolique que la première manifestation publique de Valls, après la mise en place de son nouveau gouvernement, soit de se rendre à l'université d'été du Medef.

Le patronat a décidé de ne pas « mettre la pression sur le gouvernement », se réservant de faire état de ses revendications le 10 septembre prochain. Mais Gattaz pourrait bien être pris de vitesse, tellement Hollande et son Premier ministre sont pressés de présenter au patronat une nouvelle corbeille pleine de cadeaux. Ainsi le gouvernement envisagerait quelque 8 milliards de nouveaux cadeaux : libéralisation du travail du dimanche, flexibilité encore plus grande du marché du travail, c'est-à-dire aggravation de la précarité en facilitant les licenciements et en annulant les quelques protections dont peuvent encore bénéficier les salariés. Si tout va mal pour les classes populaires, le soleil brille pour les possédants.

         Quant aux hurlements de la droite dure, Christine Boutin en tête, contre la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation nationale, ils sont sans doute bienvenus pour donner l'illusion que le gouvernement est socialiste.

                                          Paul SOREL (Lutte ouvrière)



31.8.14

P Doucet : un des 200

« Ni godillots ni déloyaux », ça dépend vis-à-vis de qui

« Ni godillots ni déloyaux », tel est le titre de l’appel des « 200 » députés PS qui soutiennent la politique de Valls. Parmi eux, sans surprise, la signature du député d’Argenteuil-Bezons, P. Doucet, lequel, du soutien aux déclarations « anti-Roms » de Valls, à l’initiative d’un texte d’appui au même à la veille du vote de confiance en avril dernier, n’a jamais ménagé ni sa peine ni son allégeance à son mentor.
         Alors « godillot » ou pas ? Cela le regarde quand il jette un coup d’œil sur ses chaussures.
         « Déloyal » ? Vis-à-vis de ses amis politiques, cela le regarde encore.
         Mais quant à ses électeurs ?
         C’est la nature politique de tous ces gens-là de faire le grand écart entre des promesses électorales et la réalité de leurs prises de position ultérieures.
         Sûr qu’avec l’application du principe de la « révocabilité » des élus, au vu de ce grand écart, il ne serait pas resté député bien longtemps. C’est en tout cas, ce que mesure la hausse de l’impopularité des uns et des autres.

dimanche 9 février 2020

Mouvement contre la réforme des retraites de Macron. Incinérateurs-Paris : la grève continue


La grève continue



Depuis le 23 janvier, les trois sites d’incinération d’ordures ménagères du Syctom de l’agglomération parisienne – Saint-Ouen, Issy-les-Moulineaux et Ivry-sur-Seine – sont à l’arrêt. Parmi les 350 salariés, la grève contre la réforme des retraites est massivement suivie.
Parmi les éboueurs de la ville de Paris, la grève est également présente.
Le Syctom qui s’occupe du traitement des ordures ménagères de la ville de Paris et de 85 communes franciliennes, et traite 6 000 tonnes d’ordures par jour, ne sait plus quoi faire du contenu des poubelles.
Les grévistes ont une solution : répondre à leur revendication. Tout le monde connaît la dureté et la dangerosité de leur métier. L’espérance de vie des éboueurs est réduite de sept ans par rapport à l’ensemble de la population.
La réforme gouvernementale veut supprimer cette reconnaissance de pénibilité, et baisser leur retraite de plusieurs centaines d’euros. Elle est à jeter aux ordures !

Municipales et « mode écologiste » à la manière d’Alphonse Allais. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2688


Municipales : plus vert que moi tu meurs

05 Février 2020

La mode écologiste saisit tous les politiciens qui n’ont rien à dire mais quelque chose à cacher. À Paris, elle apporte son lot de propositions croquignolesques.
Benjamin Griveaux, candidat macroniste officiel, propose ainsi d’évacuer la gare de l’Est en banlieue et de la remplacer par un parc arboré. Cedric Villani, macroniste dissident, veut arrêter les trains grande vitesse à l’extérieur de la capitale pour désengorger la gare du Nord. Leur concurrent écologiste certifié EELV parle de rouvrir la Bièvre, cette rivière qui servait de grand collecteur au Moyen Âge, en aménageant ses rives pour la promenade. Anne Hidalgo, candidate à la réélection, veut des dizaines de rues végétalisées et enherbées, des forêts dans Paris et 100 % de vélo.
Rachida Dati, candidate LR, réserve quant à elle l’écologie aux enfants des écoles. Elle propose donc de purifier l’air des établissements scolaires et d’obliger leurs cantines à se fournir chez les maraîchers franciliens. On attend avec impatience le premier candidat qui osera parler de mettre Paris sous cloche ou, comme le proposait il y a bien longtemps Alphonse Allais, de mettre les villes à la campagne pour qu’on y respire mieux.
Ce type de campagne est en train de gagner toutes les métropoles, où les politiciens promettent le paradis vert, les pistes cyclables et la gastronomie bio aux habitants de centre-ville. Tous ces bons apôtres verts oublient volontairement les soutiers chargés de faire fonctionner leurs paradis, égoutiers, travailleurs des transports, du nettoiement et de la restauration, ouvriers du bâtiment et des travaux publics, employés de commerce, gardiens de musée ou de square, etc. Ceux-là sont relégués en banlieue ou, lorsqu’ils sont logés par la ville, dans les barres HLM des quartiers périphériques.
Les candidats aux mairies des grandes villes, dans leur chasse aux voix, font mine d’ignorer que ni la pollution, ni la crise sociale, ni la pauvreté ne s’arrêtent aux limites de leur cité, comme le démontrent chaque épisode de pollution massive, chaque campement de migrants qui s’installe sur une place ou dans un recoin d’autoroute, chaque fait divers sordide, chaque sans-logis contraint de dormir sous un porche. Quant à la masse des travailleurs qui, aux quatre coins du monde, produisent les biens et les profits qui permettent aux métropoles de vivre et de faire de verts projets, ils n’existent pas.
La facilité avec laquelle les Hidalgo, Griveaux, Dati et autres Villani disent n’importe quoi, pourvu que cela sonne vert, montre qu’ils tiennent leurs électeurs pour des gogos. Le fait qu’ils spéculent aussi ouvertement sur leur supposé égoïsme sacré ajoute une touche particulièrement répugnante au tableau.
                                          Paul GALOIS (Lutte ouvrière n°2688)

N'est pas Jules Verne ou Albert Robida (dessin ci-dessus) qui veut

Argenteuil : apparemment les caisses débordent à la Ville d’Argenteuil


Quand les uns travaillent, les autres vont presque au casino…

 
Sont allés au Casino après déjeuner pour se dégourdir les jambes ?

Ce jeudi et ce vendredi, la direction générale des services de la Ville d’Argenteuil ne pouvait être vue à l’Hôtel de ville. Impossible de voir le directeur général des services et ses adjoints. Et pour cause…
         Certes, ils n’étaient pas bien loin. Mais ceux qui fréquentent Enghien-les-Bains ou qui passaient par là ces jours-là ont pu les rencontrer se dirigeant vers le Grand hôtel Barrière face au lac.
         A la veille du dernier temps précédant les élections municipales, pour le moins, c’est surprenant.
         Ils ont baissé les bras à ce point à Argenteuil qu’il faille qu’ils aillent aller se morfondre ensemble dans un établissement chic et huppé où le déjeuner ne doit pas ressembler à ce que l’on propose, à ce qu’il paraît, aux employés communaux à longueur d’année dans feu le self de l’Hôtel de ville !
         Et tout cela était payé par les contribuables d’Argenteuil.

Argenteuil : actualités de la liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » conduite par Dominique MARIETTE


Le stationnement… La « reconquête des berges » …


Il serait possible de retrouver ce genre de paysage (cf. Claude Monet)

Nous avons reçu du journal Le Parisien une demande de réponse aux questions suivantes pour leurs lecteurs qui les ont interrogés sur les deux sujets ci-dessous :

  • Est-ce que vous prévoyez dans votre programme d’agrandir le parking de l’hôtel de ville ? Plus largement, est-ce que vous avez des propositions qui concernent d’autres parkings de la ville. Avec quels moyens ?
  • Que prévoit votre programme pour la « reconquête de berges » ? Une lectrice souhaiterait enterrer la D311 pour faire un aménagement paysager piétons-cyclistes dessus. Que proposez-vous ? A quel coût ? A quelle échéance ?

Voilà nos réponses :

« 1.Nos préoccupations essentielles relèvent de la vie générale du monde du travail qui s'est dégradée sur la commune comme dans les villes populaires. Pour l'essentiel, cette dégradation relève de l'État et des gouvernements successifs sans exception. Bien évidemment, la question du stationnement est un problème central dans le centre d'Argenteuil. Cela pose le problème des transports qui, pour l'essentiel, ne sera pas résolu à l'échelle d'une commune. Cela dit, l'organisation du stationnement dans les rues aurait dû être pensé et réalisé, là où il l'a été, d'une toute autre façon. Le nombre de place a été réduit sans raison valable. Que l'on commence à utiliser à plein les parkings de Côté Seine et du parking PVC qui est depuis des années dans un état d'abandon régulier, avant de se lancer dans toute autre construction coûteuse.

2.Nous refusons âprement le projet Cap Héloïse, car il ajouterait une dégradation majeure dans un espace qui n'a pas besoin de l'être davantage. Il n'y a jamais eu une réflexion d'ensemble sur ces berges, c'est à dire de leurs limites avec Épinay et avec Bezons. Il y en a peut-être eues, mais elles sont restées secrètes. Quant à la D311, pourquoi ne pas la transformer en circulation douce, avec une seule voie dans chaque sens, des feux synchronisés. J'ai en tête une voie de bord de mer qui m'a marqué, celle du Prado à Marseille. Le coût serait bien moindre qu'un enfouissement techniquement discutable et très coûteux ». DM

Argenteuil, mandat 2014-2020, archives du blog « lo argenteuil »


Sous prétexte de découvertes financières inquiétantes, la nouvelle municipalité élue en mars 2014 lança une politique d’austérité locale. Ainsi, elle augmenta le tarif des cantines et des centres de loisirs, ce qui frappa en particulier les familles les plus pauvres. Voilà ce que nous écrivions début août 2014.

 

Non à l’augmentation du prix de la cantine municipale !

La nouvelle municipalité pourra toujours dire aux Argenteuillais que comparé à bien des communes, le prix de la cantine pour les écoliers de la Ville, même augmenté, demeure inférieur à ceux de ces autres communes, si tant est que cela soit vrai, ce n’est pas une raison pour accepter cette augmentation.

         Ce prix de la cantine scolaire et des centres de loisirs a valeur de symbole.

         Il s’agit du repas de midi des enfants, un repas dont on peut certifier la quantité et la qualité. Par ces temps de montée des difficultés financières d’une fraction croissante de la population, ce n’est pas rien.

         Si le prix de la cantine est limité à Argenteuil, c’est qu’il existe une longue tradition de préoccupation à l’égard de ceux dont le budget est le plus serré.

         Les municipalités PCF avaient peut-être des défauts, mais on doit rappeler leur volonté ancienne d’aider les plus pauvres, les plus pauvres qui sont une fraction importante de notre classe, le monde du travail.

         La municipalité doit revenir sur les augmentations qu’elle a décidées !

 

Toujours le contrôle de la population

Dans son argumentation sur le prix de la cantine, M Métézeau cite un cabinet d’expertise, Ernst et Young.

         Faire référence à un cabinet financier donne peut-être l’apparence du sérieux, mais pourquoi aller chercher si loin.

         La municipalité qui se targue de compétences financières n’a pas besoin d’aller si loin pour connaître le prix de revient d’un repas.

         Et puis, elle peut mettre cette question et les comptes afférents sur la place publique. Et, pour ce faire, elle pourra compter en plus sur les premiers acteurs, les agents municipaux de la cantine centrale eux-mêmes !

samedi 8 février 2020

ATSEM et autres travailleurs, toujours mobilisés contre la réforme des retraites


« On est là, oui on est là ! »



Le 6 février, les grèves et les manifestations contre la réforme des retraites ont regroupé plus de monde que celles du jeudi précédent, même selon les chiffres du ministère de l'Intérieur qui n'a « vu » que 120 000 personnes dans tout le pays dont 15 000 à Paris.
Cette persistance de la mobilisation dans la rue semaine après semaine montre que les travailleurs et que l'opinion continuent très majoritairement à rejeter ce projet de loi sur les retraites. Le fait que la discussion du texte commence à l'Assemblée nationale n'y change rien : qu'une majorité de députés à la botte de Macron et des patrons finisse par l'entériner ne rendra pas plus acceptable l'appauvrissement généralisé des retraités qu'il programme.
Avec une grève prévue le lundi 17 février à la RATP et une autre, interprofessionnelle, le jeudi 20 février, la classe ouvrière va avoir de nouvelles occasions de rappeler au gouvernement qu'il n'en a pas fini avec la contestation !

Une réunion pour faire le point sur Argenteuil-Bezons


Lundi 24 février 20

17 heures 30

Espace Nelson Mandela


Et lors de notre fête locale du samedi 29 février à Argenteuil, nous parlerons beaucoup du mouvement