dimanche 24 novembre 2019

Argenteuil, défense de Jean Vilar, Cap Héloïse, point sur nos « grands » stratèges municipaux


A la manière du sergent Garcia : j’agis, puis je réfléchis ?

 
                                                             Actu.fr

Comme il fallait s’y attendre, la municipalité met les basses sur le projet Héloïse… à l’approche des élections municipales.
         Nous reviendrons plus tard sur comment elle compte s’y prendre, mais le titre de l’article qui est consacré à cette mise entre parenthèses de ce projet, durant quelques mois au moins, dans le périodique municipal Ma Ville, est tout à fait extraordinaire, même si au final, il résume assez bien la situation : « Cap Héloïse : place à la réflexion » !
         Bref, pendant plus de trois ans, la municipalité aurait agi, pris des décisions, obligé des habitants à réagir, à prendre, eux, de leur temps, pour informer et expliquer, et maintenant, on nous annonce benoîtement que la municipalité va entamer sa réflexion !
         Bien évidemment, la municipalité avait réfléchi sur le sujet, quand elle a mis en branle son projet. Seulement, elle n’avait pas poussé assez loin sa réflexion, croyant qu’il passerait comme lettre à la poste. C’était, et ce n’est pas une surprise, bien mal connaître les habitants, au moins une fraction réfléchie de ces derniers. DM

Argenteuil, élections municipales, Argenteuil avec nous ? Mais pas trop tout de même. Le sans-gêne… (Chronique des élections municipales -27)


Du « goûter » et des jeux



« Argenteuil avec vous », la liste annoncée de l’ex partisan de la loi anti ouvrière El Khomry, ex porte-parole de Valls, innove dans le marketing électoral, en l’occurrence à destination des électeurs de la cité Joliot-Curie.
         Tracts et affiches promeuvent en l’occurrence une opération « Fais briller ta cité » dont on ne nous dit pas de quoi il ‘agit, et qui l’organise, mais dont la photo qui l’agrémente est celle d’une opération de nettoyage de la cité suscitée, si nous ne nous trompons pas, par le bailleur AB-Habitat. Drôle de confusion des genres. Et cela est d’autant plus intéressant qu’il s’agit de mobiliser les enfants appâtés par un « goûter » !
         En revanche, si monsieur l’ex-député veut ramasser les ordures qui stagnent sur les trottoirs, il a toute liberté de le faire,
         Mais de grâce, qu’il ne fasse pas coller ses affiches sur les portes des escaliers. La cité est, par manque de personnel, suffisamment peu entretenue pour que lui et ses amis n’en rajoutent pas. DM

C'est la porte de mon escalier, mais pour les autres, ça serait pareil ! DM

samedi 23 novembre 2019

Macron : plus con… tent que la moyenne


Son parcours à lui, le parcours et la vie de la jeunesse dorée



En visite à Amiens, Macron, tout en faisant mine d’être à l’écoute des jeunes l’interpellant sur la précarité étudiante, a répondu que « notre pays est trop négatif sur lui-même » alors que la France serait « un pays libre où on vit en moyenne heureux ». En d’autres termes, de quoi vous plaignez-vous ? En voilà un qui n’est pas trop négatif sur lui-même et sa politique : il en est même imbu jusqu’à la caricature. Son baratin a bien peu de chance d’éteindre la colère de la jeunesse mobilisée. C’est tout le contraire, il risque de la faire monter de plusieurs crans.

Retraites, Philippe : « Philippe si tu continues, la classe ouvrière te bottera le c… »


Contre l’arrogance du patronat et du gouvernement



Philippe, le doigt sur la couture du pantalon, a déclaré jeudi 22 novembre au matin que, quoi qu’il en soit, il faudrait « travailler plus longtemps », relayant ainsi le rappel à l’ordre du Medef au gouvernement.
Reculer l’âge de départ à la retraite est une façon d’appauvrir encore plus les retraités car, entre les licenciements et l’épuisement, peu de gens pourront travailler jusqu’à 64 ans ou plus pour obtenir une retraite sans décote.
Le 5 décembre, soyons le plus nombreux possible à leur montrer notre colère et notre force collective.

Iran, Irak : la révolte ne faiblit pas


Misère partout, colère partout



La répression s’est abattue durement contre la population iranienne qui manifeste depuis une semaine contre l’augmentation drastique du prix de l’essence décidée par le gouvernement. Celui-ci annonce plus de 1000 arrestations et 5 morts, des chiffres très nettement sous-estimés. Étouffées par les sanctions imposées par l’impérialisme américain, une partie des classes populaires et notamment sa jeunesse défient le régime.
Dans la région, cette fois en Irak, on compte des centaines de morts. Mais là encore, la population maintient sa pression contre un pouvoir corrompu et refuse de se laisser diviser par des questions religieuses.
La classe ouvrière, qui dispose d’une longue tradition de lutte, pourrait être la force unifiant ces mouvements et ouvrant la seule perspective d’avenir pour la société : le renversement de ces dictatures sanguinaire et celui de cet ordre social inique.

Violences faites aux femmes, il faut que cela s’arrête, manifestons cet-après-midi


Contre les violences faites aux femmes : manifestons le 23 novembre !

20 Novembre 2019

Une femme continue de mourir tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, parmi les 200 000 victimes annuelles de violences conjugales. Depuis début 2019, 136 en sont mortes.

La 131e victime de l’année était tuée par son conjoint le 10 novembre, malgré les plaintes déposées et l’appel au secours de sa fille envoyé à une gendarmerie intervenue bien trop tard.
Selon un rapport de l’Inspection générale de la justice sur les homicides conjugaux rendu public le 17 novembre, 80 % des plaintes déposées par des femmes battues sont classées sans suite par la justice. Nicole Belloubet, garde des Sceaux, a reconnu : « Très clairement ça ne va pas ; la chaîne pénale n’est pas satisfaisante. » C’est le moins qu’on puisse dire. Parmi les nombreux dysfonctionnements, il y a ne serait-ce que le fait de minimiser des faits de violence, qualifiés de simple différends familiaux, « alors que des coups ont été assénés et que la victime en porte les stigmates », toujours selon le rapport.
On comprend que l’actrice Adèle Haenel, qui a accusé un réalisateur d’attouchements subis lorsqu’elle était mineure, ait refusé de s’adresser à un système judiciaire aussi incapable de protéger les femmes que de leur rendre justice.
Toute la société, en particulier toutes les instances de pouvoir, est imprégnée de préjugés de toutes sortes, dont ceux justifiant une prétendue domination masculine, qui peut aller jusqu’à la violence, voire jusqu’au meurtre. C’est pour dénoncer ces violences faites aux femmes et l’inertie des pouvoirs publics que le collectif féministe Nous toutes appelle à manifester samedi 23 novembre.
Lutte ouvrière se joindra aux rassemblements et manifestations prévues samedi 23 novembre. À Paris, une marche est prévue à 14 heures, à partir de la place de l’Opéra.

                                             Aline RETESSE (Lutte ouvrière n°2677)

Argenteuil, LREM renie son étiquette. Chronique des élections municipales à Argenteuil (26)


Façon bisounours et baratin électoral en marche

 
Recto : Langue de bois électorale

Une nouvelle liste convoite la mairie s’Argenteuil. C’est celle de la liste « officielle » de Macron sur la Ville. Mais n’allez pas chercher l’étiquette d’« En marche » pour ce nouveau produit. La liste s’intitule si l’on comprend ainsi sa première affiche « Les Argenteuillais au cœur ». On comprend que le produit estampillé LREM ne fasse pas rêver.
         A la place, la candidate en question distille un message suave, incolore et inodore, pour faire plus court, mièvre. Le genre de discours électoral habituel que l’on trouve chez l’essentiel des candidats.
         Alors, on comprend au moins que la macroniste en question ne s’étende vraiment pas sur son mentor. Au profit du grand patronat, celui-ci et Philippe n’ont eu de cesse depuis deux ans et demi de viser les travailleurs, cibles de leur politique. Le visuel suivant conviendrait bien davantage pour ces nouveaux candidats à l’édilité.

 
Verso : La réalité, les travailleurs dans le viseur du gouvernement

vendredi 22 novembre 2019

Gilets jaunes : rendre aux Gilets jaunes d’avoir fait apparaùître la colère des milieux populaires. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


 
Une protestation salutaire
20 Novembre 2019

Bien qu’il n’ait mobilisé qu’une fraction minoritaire de la population, le mouvement des gilets jaunes a fait apparaître au grand jour la colère des milieux populaires contre la dégradation de leurs conditions de vie et la baisse du pouvoir d’achat.

Parti d’une protestation contre une taxe supplémentaire sur les produits pétroliers, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, il a permis à de nombreux travailleurs de se rendre compte qu’ils n’étaient pas seuls à vivre chichement, voire à ne même plus pouvoir payer leurs factures. Ce sujet des fins de mois difficiles a pu être largement discuté.
Ceux qui ont participé à ce mouvement, et c’était souvent une première fois, ceux qui l’ont soutenu se sont politisés au fil des manifestations. Ils ont remis en cause le fonctionnement de l’État, ils ont fait l’expérience des agissements de la police. Ils ont pris conscience du fait que la population n’avait pas de contrôle sur le personnel politique, ni sur les décisions prises dans ce pays qui prétend être une démocratie. Celle-ci leur est apparue comme un paravent des exigences des groupes financiers. Sur les ronds-points et en toute occasion, les discussions ont largement dépassé la revendication de la démission de Macron, pour s’orienter vers la contestation générale de l’organisation sociale.
Le mouvement des gilets jaunes a montré qu’on pouvait relever la tête. Mais le recul de l’État n’a été que verbal et les 17 milliards qu’il prétend avoir concédés n’ont pas écorné les intérêts du grand patronat au profit duquel gouvernent tous les présidents.
Pour résoudre les problèmes de fin de mois, il faudrait une augmentation générale des salaires, la réduction du chômage par l’embauche des précaires, l’interdiction des suppressions de postes et des licenciements dans les grands groupes et leurs sous-traitants. Ces revendications ne peuvent être que celles des travailleurs, organisés et en lutte pour les intérêts de l’ensemble de leur classe sociale. Or les travailleurs qui ont participé au mouvement des gilets jaunes, ou l’ont soutenu, l’ont fait en tant qu’individus, en dehors des entreprises.
La colère existe cependant toujours et ne peut que s’accumuler, au rythme des attaques du gouvernement et du grand patronat. Pour qu’elle débouche sur un véritable changement, il faudra qu’elle se généralise à l’ensemble du monde du travail et que les travailleurs se mobilisent là où ils sont forts, dans les entreprises, les transports, les services. C’est là qu’ils créent les richesses, détournées par les capitalistes. C’est là qu’ils ont les moyens de renverser le rapport de forces et de contester l’ordre social que ces derniers leur imposent.

                                                             Inès Rabah (Lutte ouvrière n°2677)