vendredi 18 octobre 2019
Le 5 décembre : pour les retraites et pour tout ce que nous avons sur le cœur
Préparons le 5 décembre !
Les
syndicats de la RATP, secteur très fortement mobilisé le 13 septembre, ont
appelé à une grève « reconductible » à partir du 5 décembre. À leur
suite, des syndicats de cheminots et de routiers, la CGT, FO, FSU, Solidaires
se sont ralliés à cette date pour une grève contre la réforme visant à la
destruction pure et simple des retraites par répartition que le gouvernement
est en train d'organiser.
Les directions syndicales n'appellent qu'à une
journée, mais elles « s'engagent à construire un plan d'action »
déclarent-elles. Ce qui est certain, c'est que pour faire retirer le projet
gouvernemental, il faudra une grève d'ensemble, efficace, déterminée,
consciente qu'elle ne devrait prendre fin que lorsque satisfaction aura été
obtenue.
Les travailleurs doivent saisir l'opportunité de
cette journée du 5 décembre pour se faire entendre et se préparer moralement,
financièrement même, à la suite qu'il faudrait lui donner.
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5 décembre 2019,
agenda militant
Santé, hôpital : chute du nombre de lits d'hôpitaux
17 500 lits fermés en six ans
Une étude de la Direction des
statistiques du ministère de la Santé confirme que 17 500 lits
hospitaliers ont été fermés en six ans, surtout à l'hôpital public. Cela fait
5 % de capacités en moins, alors que les besoins augmentent avec
l'augmentation et le vieillissement de la population. C'est scandaleux.
L'étude
relativise en montrant que, d'un autre côté, les « lits de jour »
pour les patients en ambulatoire et l'hospitalisation à domicile, ont
progressé. Mais ce n'est pas équivalent et ne représente au total que
5 300 lits.
Il faut
surtout souligner que, pour les 1 356 établissements publics, il n'y a eu
sur les cinq dernières années qu'un peu plus de mille lits de jour
supplémentaires ouverts contre près de 3 000 pour les 999 cliniques
privées lucratives... Autant dire que le « virage ambulatoire »
organisé par les gouvernements successifs est avant tout un gros cadeau aux
capitalistes de la santé !
Libellés :
santé; hôpitaux
Argenteuil, Philippe Doucet s’entretient avec Le Parisien-95, et réécrit l’histoire à sa convenance. Chronique des élections municipales de mars 2020 à Argenteuil (19)
Petite leçon académique ou comment le politicien réécrit l’histoire
(1)
Nous pouvons dire que l’entretien
que Philippe Doucet, ex-maire d'Argenteuil, ex-député du cru a accordé au Parisien-95, tel qu’il est rapporté dans
l’édition de mardi du supplément départemental, est digne d’être reconnu comme
une « étude de cas » pour tous ceux qui réfléchissent à ce que sont
les politiciens sans vergogne de la bourgeoisie.
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/pour-philippe-doucet-argenteuil-c-est-une-drogue-15-10-2019-8173518.php
Selon la
grande militante révolutionnaire Rosa Luxembourg assassinée en 1919 par les ancêtres
politiques de ce que certains continuent à appeler la social-démocratie
d’aujourd’hui, « seule la vérité est
révolutionnaire ». Et nous pouvons ajouter que pour les
révolutionnaires, cette vérité est une exigence dont nous avons explicité la
nécessité ailleurs. En revanche, pour les politiciens de tous poils, le
mensonge, les contre-vérités, les enrobages, et les demi-vérités sont à la base
de leur fonctionnement et de leur carrière. Et cet entretien avec celui qui déclarait il y a peu
que le passé ne l’intéressait pas, en est une « belle » démonstration.
Philippe Doucet est un as en la matière.
Nous
aborderons plusieurs sujets à propos de cet entretien, qui sont particulièrement
révélateurs d’un petit monde que nous combattons car il est aux antipodes de ce
qui est nécessaire au monde du travail. Aujourd’hui, pour commencer, nous aborderons ce que l'ancien maire évoque de ses défaites électorales de 2014 et de 2017. Demain, il sera question
du projet Cap Héloïse et de la bluette qu’il nous raconte à son propos.
Concernant ses défaits de 2014 et 2017, Philippe Doucet déclare : « En Ile de France, on a été quatre députés PS
au second tour des législatives. Quand on est lesté par François Hollande et
Manuel Valls et qu’on fait 42% au deuxième tour, c’est qu’on a quand même une
capacité de résistance au vent d’en face… »
« Quand on est lestés par… » ?
Mais Philippe Doucet n’a-t-il pas mis tout son « poids » dans la balance pour
défendre, expliquer, justifier la politique de Hollande et de Valls (il fut le
porte-parole de ce dernier), en devenant un habitué de BFMTV et autres chaînes.
Il n’en rata pas une, se faisant un défenseur de la loi El Khomry, du 49.3, de
l’État d’urgence, et même du projet qui fut heureusement abandonné de
« déchéance de la nationalité… ». Oui, monsieur Doucet, vous avez
personnellement contribué à « lester » vos défaites successives. Dans
toute l’affaire de la débâcle du PS, vous avez largement participé. Vous
aimeriez l’oublier. Nous ne l’oublions pas, tout comme les travailleurs et
habitants conscients.
Vous
ajoutez : « Les municipales étaient un vote sanction contre François
Hollande. » Certes, mais il le fut contre tous ceux qui le soutenaient, et
vous-même en première ligne !
A ce
sujet, j’espère que vos soutiens de 2014 ont bien lu vos paroles que nous
citons ci-dessus, eux qui racontaient à qui voulaient les entendre, que le
responsable de votre défaite était Lutte ouvrière qui n’avait pas appelé à vous
soutenir ! Oui, 2014 fut largement un vote sanction de milliers
d’électeurs d’Argenteuil contre Hollande. Certes ce fut le cas d’électeurs
ayant voté Lutte ouvrière au premier tour, mais ce fut surtout le cas d’autres,
bien plus nombreux qui n’avaient pas oublié la politique anti-ouvrière du
personnage. Mais ce ne fut pas seulement un vote sanction contre lui, mais aussi
contre vous-même, monsieur Doucet, vous qui aviez totalement soutenu sa
politique depuis son élection. DM (A
suivre)
jeudi 17 octobre 2019
General Electric : les valets à plat ventre devant les licencieurs
Petits marchandages entre gens de bonne
compagnie
Mardi
15 octobre, le maire de Belfort avec les représentants des collectivités
locales, a tenu une conférence de presse.
Ces politiciens proposent de racheter le site de
General Electric à Belfort via la société d'économie mixte Tandem, qui gère le
patrimoine du grand Belfort. Elles ont déjà transmis une offre au siège
américain du groupe pour les 143.000 mètres carrés de bâtiments.
Cette proposition vise à baisser « les coûts
de production du groupe », a déclaré le maire de Belfort, accréditant
ainsi la fable de GE pour justifier les licenciements.
En contrepartie, les collectivités locales «
demandent un maintien de 1.400 emplois dans les turbines gaz » ce qui
veut dire l’acceptation d’environ 500 suppressions de postes.
"Notre but, ce n'est pas de faire un cadeau
à General Electric " ose-t-il déclarer, tout en disant que «
General Electric fera 750.000 euros d'économies liés à la taxe foncière »,
le tout bien sûr payé avec l’argent des contribuables.
Ces politiciens, petits ou grands peuvent se
prosterner devant les dirigeants de grands groupes riches à milliards en leur
accordant des centaines de milliers d'euros de cadeaux, ceux-ci leur montrent
comment ils les considèrent : comme des valets serviteurs politiques de
leurs intérêts.
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serviteurs de la bourgeoisie
La Réunion, Préfet=État, État = au service des possédants
Quand capitalistes et préfet travaillent
de conserve...
![]() |
| Pour qui porte-t-il le chapeau ? |
Le nouveau préfet de La Réunion,
le successeur de celui-qui est depuis l’été dans le Val d’Oise (Voir ci-dessous),
Jacques Billant, était présent à l'assemblée générale de l'ADIR (l'association
patronale pour le développement industriel).
Ayant été
interpellé par son président, Daniel Moreau, le patron de Royal Bourbon
(production de conserves) qui se plaignait de l' « affaiblissement du soutien public à l'industrie », il lui a
répondu que « l'industrie avait été
favorisée dans la distribution d'aides sélectives, mais j'ai entendu vos remarques,
nous serons attentifs à l'agroalimentaire » !
Voilà
comment les problèmes se règlent en haut lieu. Il suffit aux patrons de siffler
pour que le représentant de l'État se mette au garde à vous !
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La Réunion,
serviteurs de la bourgeoisie
Commission européenne : candidate de Macron retoquée
On recherche un haut fonctionnaire honnête
La candidate de Macron au poste
de commissaire européenne avec un important mandat a été retoquée par les
députés européens. Dans le passé, elle a utilisé des assistants en emplois
fictifs, et elle traine aussi une affaire judiciaire.
Mais
pourquoi ne pas avoir choisi, comme candidat, une ou un haut fonctionnaire
réputé honnête, sinon irréprochable ?
Serait-ce
qu’il y en a si peu dans le monde politique de la bourgeoisie… ?
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Macronneries,
Union européenne
Lubrizol, Rouen, Argenteuil, les études environnementales, la loi et les préfets
Tenir compte des études environnementales, une nécessité absolue
Chacun a en tête le grave
incendie de l’usine Lubrizol à Rouen fin septembre dernier, et ses conséquences
indiscutables au niveau de la pollution, et des risques sanitaires induits.
On
a appris que le préfet de Seine maritime avait accepté des augmentations de
capacités de stockage de produits dangereux dans l’usine sans évaluations
environnementales. Ces produits à l’origine de l’incendie.
Certes,
il ne l’a pas fait de son propre chef, mais dans le cadre de la loi et de la
réglementation en vigueur, lesquelles viennent d’être assouplies ces dernières
années. Ainsi, depuis juin 2018, le gouvernement a publié un décret qui réduit le périmètre des projets soumis à l'évaluation environnementale
qui, jusqu’alors, étaient soumis à une autorité indépendante. « Parmi les installations concernées figurent
les installations Seveso, qui constituent les installations les plus
dangereuses au sein de l'Union européenne, du fait de la quantité de produits dangereux
qu'elles mettent en œuvre. Malgré cela, l'exécutif a décidé de soustraire les
modifications de ces établissements à une évaluation environnementale
systématique pour les soumettre à une procédure d'examen au cas par cas ».
Cette loi
de « simplification » a donné cette compétence au préfet lorsque le projet consiste en une modification des installations,
et non une création, ce qui a été le cas dans celui de Lubrizol. C’est donc le préfet qui s'est prononcé sur
les deux demandes de cette entreprise et non l'autorité environnementale
indépendante. Dans les deux cas, il a considéré qu'il n'y avait pas lieu à
évaluation environnementale.
Oui, il y a quelque chose qui cloche
Lorsqu’il est question de projet et
d’évaluation environnementale, chacun comprend que cela ne puisse pas nous
laisser indifférent à Argenteuil. Et que nous fassions un certain rapport entre
ce drame de Rouen et le combat contre le projet Cap Héloïse. Bien évidemment,
toutes proportions gardées. Mais tout de même…
Dans l’affaire Lubrizol, il est question d’un
préfet qui ne peut pas s’appuyer-il l’a décidé- sur une évaluation environnementale.
Dans notre combat, il est question d’un préfet qui devrait tenir compte de deux
analyses fines environnementales (celle initiée par le préfet de région il y a
plus de deux ans, et celle des conclusions défavorables d’un commissaire
enquêteur). Mais il décide de passer outre…
Il n’y a pas quelque chose qui cloche dans
tout cela ? DM
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