mercredi 18 septembre 2019

Bezons, un ouvrier est mort…


On ne peut perdre la vie à la gagner

 
                                                        Le Moniteur.fr

Nous avons reçu hier de nos camarades de l’Union Locale des syndicats CGT de Bezons le triste message suivant

« Bonsoir, pour information. Nous venons d'apprendre qu'un ouvrier est décédé sur le chantier de la future salle des fêtes de Bezons. Il s'agit d'un homme d'une quarantaine d'année, intérimaire depuis 3 mois. Il était père de famille et sa compagne attend un enfant. Nous partageons évidemment la douleur de la famille. Nous imaginons ce que veut dire perdre un conjoint, un père. Mais au-delà de là tristesse, nous avons envie de faire part de notre colère : personne ne devrait perdre sa vie a la gagner. L'UL-CGT Bezons »

Depuis des mois, de telles annonces nous parviennent. Souvenons-nous en particulier de ces deux travailleurs, nos frères de classe, « sans-papier » nous a-t-on dit, qui sont morts lorsque la nacelle sur laquelle ils travaillaient a lâché un samedi matin à Epinay-sur-Seine.

         Lisez comme moi, cette liste d’accidents mortels au travail telle qu’elle est recensée sur le lien ci-dessous :

https://news.google.com/search?q=accident%20travail%20mortel&hl=fr&gl=FR&ceid=FR%3Afr

Et il n’y a qu’à regarder autour de soi, sur les nombreux chantiers de la Ville ou d'ailleurs, les conditions dans lesquelles travaillent bien des travailleurs, et le non-respect fréquent des plus élémentaires règles de sécurité pour les protéger.

La Poste, SNCF, Sécurité sociale, Finances publiques, hôpitaux… des services publics utiles à la population attaqués et réduits de toutes parts


Le gouvernement sert la soupe au Capital aux dépens des services publics essentiels à la population

Nous avons reçu deux commentaires intéressants à notre brève concernant la situation déplorable de la poste dans le centre-ville, et celle du nouveau bureau installé au 1er étage du centre commercial « Côté Seine ». Les voilà :

 
Et cette queue ressemble à celle devant l'agence de la Sécurité sociale, laquelle...
« On croirait exactement la nouvelle poste de Cergy au Centre Commercial des 3 Fontaines. Identique pour les locaux et identique pour la queue (vu les effectifs bien trop réduits). Aux meilleurs moments c'est 45 minutes d'attente... jusqu'à 1 heure 30 parfois... mais c'est très propre et très moderne comme design ... Il faut être en bonne forme et pas trop âgé pour tenir debout immobile durant 1h 30. » (Yves Gaillard, Cergy)
« Je partage la photo de Dom Mariette ... ça donne envie le service public. La même queue pour acheter ou retirer un billet grandes lignes SNCF, pour avoir besoin d'un renseignement aux impôts, pour déposer un colis ou venir chercher un recommandé. C'est bien les services publics à Argenteuil... » (Xavier Morin, Argenteuil)

mardi 17 septembre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 16 septembre 2019


Comme les travailleurs de la RATP, le 24 septembre, faisons-nous respecter



 « Quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit », s’était moqué, en 2008, un Sarkozy triomphant. Eh bien, son clone Macron ne peut pas en dire autant ! Avec 70 à 100 % de grévistes sur certaines lignes de métro et de bus, les travailleurs de la RATP ont fait, vendredi dernier, une démonstration de force.
Roulants, agents de station, sédentaires des bureaux et de l’ingénierie, travailleurs des ateliers, ils ont réussi à se rassembler, malgré les différences de métier, de statut et de droits. Cette unité a fait leur force car, quand tout un secteur comme la RATP ou la SNCF arrête de travailler, toute la société en est ralentie.
Et il ne s’agit encore que d’une seule entreprise et d’une seule journée ! Si l’ensemble des travailleurs de l’industrie et des services, du privé et du public, se battaient ensemble avec détermination, leur force serait irrésistible. C’est précisément ce que craint le gouvernement.
Hantés par le spectre des gilets jaunes, Macron et Philippe marchent sur des œufs. Et face au succès de la grève de la RATP, ils redoublent de prudence, repoussant l’annonce du projet sur les retraites à l’été prochain. Ils savent que si la colère sociale s’empare des travailleurs et débouche sur de puissantes grèves, ils seront forcés de remballer leur nouvelle attaque.
C’est un encouragement à emboiter le pas aux travailleurs de la RATP. Car il faut se battre avant que les coups nous tombent dessus.
Que l’on travaille dans le privé ou dans le public, nous sommes tous attaqués. Le simple fait de calculer la retraite sur toute la vie active et non plus sur les 25 meilleures années, ou sur les six derniers mois en ce qui concerne la fonction publique, abaissera considérablement les pensions. Quant à accepter un système de points, dont la valeur pourrait être modifiée chaque année par le gouvernement, cela s’apparente à un chèque en blanc fait à un voleur.
Comme toutes les réformes des retraites précédentes, celle-ci repoussera encore l’âge de départ et réduira les pensions qui sont déjà indignes pour des millions de femmes et d’hommes. Nous serons tous perdants.
À l’occasion de la grève de la RATP, les perroquets du patronat et du gouvernement ont repris le couplet sur « les travailleurs aux privilèges exorbitants ». Tout cela pour ne pas parler des vrais privilégiés, des grands actionnaires, des rentiers, des grandes fortunes.
Cette année, le plus fortuné d’entre eux, Bernard Arnault, PDG de LVMH, a vu son patrimoine augmenter de 100 millions par jour. Autant dire qu’il ne se pose pas le problème de sa future retraite ! Les vrais privilégiés ne se demandent même pas quand ils pourront partir à la retraite : ils sont, pour la plupart, nés avec une cuillère d’argent dans la bouche et sont rentiers et retraités à la naissance !
Dans notre société injuste et inégalitaire, les privilégiés ne sont pas à chercher du côté du monde du travail, et sûrement pas du côté de ceux qui se lèvent à 3h30 du matin pour faire rouler les premiers bus et métros.
L’argent existe pour payer les retraites, à condition d’aller le chercher là où il est en abondance, là où il est dilapidé dans des caprices de riches, là où il alimente la spéculation, véritable bombe à retardement pour toute l’économie.
Car tous les sacrifices imposés aux travailleurs ne garantissent en rien l’avenir. Le gouvernement prétend travailler pour 2040, alors qu’il ne sait même pas si l’économie sera encore debout dans un mois.
L’économie est comme un casino géant où la banque peut sauter d’un moment à l’autre, au moindre choc. Hier, les experts économiques s’affolaient des taux négatifs, aujourd'hui ils s’inquiètent de ce qui se passe du côté de l’Arabie saoudite et des marchés pétroliers. Et demain ?
Tel le créateur de Frankenstein qui ne maîtrisait plus sa créature, les capitalistes sont incapables de contrôler leur économie. Ils ne savent faire qu’une chose : taper sur les travailleurs, leur en faire baver. C’est dans leur ADN, c’est un réflexe de classe.
Cela fait des décennies que la situation des travailleurs recule, entreprise par entreprise. Se sacrifier pour un tel système n’a aucun sens. Il faut revendiquer nos droits et viser à changer la société.
Tout au long du mois, de nombreuses professions vont se faire entendre. Mais la force des travailleurs est dans leur capacité à se battre le plus unis possible. Alors, profitons de l’appel de la CGT et mardi 24 septembre, soyons très nombreux en grève et en manifestation.                     



Sur France info TV ce matin mardi à 7 heures 50
Interview de Nathalie ARTHAUD

Fukushima : Tepco toujours responsable, l’État japonais complice


Complicité radioactive



Huit ans après la catastrophe de Fukushima, les trois cœurs nucléaires qui ont fondu nécessitent toujours d'être refroidis en permanence. Des centaines de tonnes d'eau sont déversées chaque jour dans des circuits de refroidissement. À l'exception de celle qui s'échappe dans le sous-sol, la plus grande partie de cette eau contaminée est stockée dans d'immenses citernes. Les patrons de Tepco, la société privée qui exploitait la centrale et qui doit gérer les suites de l'accident dont elle est largement responsable, voudraient rejeter un million de tonnes d'eau radioactive dans l'océan. Et le ministre de l'Écologie a approuvé cette option.
Cette déclaration publique a choqué et l'a contraint à démissionner. Mais elle est représentative du mépris et de l'irresponsabilité de ceux qui dirigent la société, patrons privés ou ministres à leur service.

Église catholique : reliques, ce n’est pas forcément le pied…


Un os à ronger façon Clochemerle



Dans l’église de Lesquielles-Saint-Germain dans l'Aisne se trouve le fémur de Sainte Grimonie, sainte qui aurait été décapitée et enterrée en Thiérache. La ville de La Capelle serait née autour de ce lieu.
Aujourd’hui, le curé de La Capelle, avec l’accord de l’évêché, voudrait récupérer un morceau de ce fémur pour pouvoir organiser des processions.
Des élus municipaux et quelques habitants ont refoulé le curé de La Capelle et le boucher qui étaient venus procéder à la découpe.
Les choses en sont là et le diocèse, pour rassurer ceux qui craignent que l’os soit coupé en deux et donner un os à ronger aux autres, précise qu’un centimètre cube suffirait.
Pour résoudre cet épineux problème sans aller jusqu’au schisme, le diocèse indique que les curés des deux paroisses vont communiquer. Arriveront-ils à faire mentir le fait que là où il y a un os… il y a un problème ?

Argenteuil : « quartier historique » de la Ville, la municipalité se met à s’y intéresser ? A six mois des élections…


Il y a de l’argent à jeter par les fenêtres ?



Dans une revue dédiée aux médias et à la communication, on peut lire que selon leurs informations, la ville d’Argenteuil aurait « choisi Repeat-Les Influenceurs pour lui confier une mission d'accompagnement pour la communication de la transformation et de la redynamisation du quartier historique de la troisième ville d'Île-de-France. Cette collaboration s'est nouée sans appel d'offres. »
Il n’y a pas sur la Ville un certain nombre d’habitants très connaisseurs de l’histoire d’Argenteuil pour que la municipalité, alors qu’elle n’est vraiment pas sûre d’être encore là dans quelques mois, se lance dans de nouvelles dépenses ?
D’autant plus que côté du Comité Jean Vilar, question redynamisation du quartier historique, les défenseurs du passé impressionniste de la Ville et de son île en connaissent un rayon et sont bien sûr disposés à en faire bénéficier la collectivité, et cela à titre totalement gratuit.

Argenteuil : d’enquête publique en enquête publique…


Mais cause (ou écris) toujours, tu m’intéresses…



Les annonces d’enquêtes publiques fleurissent régulièrement sur les panneaux d’information municipaux. Les habitants d’Argenteuil sont ainsi informés qu’ils pourront les jours prochains donner leur avis sur un nouvel aménagement de la SNCF au niveau du triage du Val, en bordure de la zone industrielle du Val d’Argenteuil.
Soit.
         Mais s’il y a une enquête publique à propos de laquelle il y a eu un incontestable engagement des habitants sur la Ville, c’est bien sûr celle portant sur l’avenir de la salle Jean Vilar et de l’île Héloïse. 200 contributions, et le projet P. Doucet-G. Mothron battu à plat de couture : 180 contre, 5 pour, à la louche ! Et un double avis défavorable du commissaire-enquêteur lui-même… Tout cela pour que le préfet du Val d’Oise finisse par considérer tout cela comme nul et non avenu…
         Et après-cela, il faudrait aller perdre son temps pour ce type d’enquêtes…
         Quant au vrai combat, il continue…

lundi 16 septembre 2019

Finances publiques, centres des finances et trésoreries, les travailleurs appelés à la grève aujourd’hui contre les objectifs gouvernementaux de suppression de 5800 emplois



Sur France info TV demain matin mardi à 7 heures 50
Interview de Nathalie ARTHAUD





Finances publiques : non aux suppressions d’emplois !

11 Septembre 2019

5 800 emplois vont être supprimés parmi les travailleurs des finances publiques sur les trois années entre 2020 et 2022, a annoncé Gérard Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics. C’est la poursuite de tout un plan de réduction des effectifs qui portera le nombre d’emplois supprimés en cinq ans à 10 000.
Pour justifier cette saignée, le ministre met en avant l’instauration du prélèvement à la source ou la suppression progressive de la taxe d’habitation. Mais ces mesures ne signifient pas forcément du travail en moins pour les agents des impôts. Sur le terrain, ceux-ci constatent au contraire que les réclamations se multiplient, et qu’il est de plus en plus difficile d’y faire face avec des effectifs sans cesse réduits.
Dans certaines trésoreries, les agents sont déjà bien incapables de répondre à toutes les demandes. Ils croulent sous les courriels et ne peuvent prendre au téléphone qu’une petite partie des appels. Pendant ce temps, la file d’attente s’allonge à l’extérieur.
Un plan massif de fermeture des petites trésoreries locales est d’autre part en cours. Il est prévu de les remplacer par des permanences périodiques, souvent dans des « maisons de services publics » regroupant épisodiquement certains services de l’État ou La Poste. Cela réduira pour les contribuables la possibilité de rencontrer une personne capable de les renseigner sur leurs impôts, et éventuellement d’effectuer les rectifications qui s’imposent.
Les agents des impôts n’acceptent pas ces suppressions massives d’effectifs, la dégradation de leurs conditions de travail et de l’accueil des usagers qu’elle entraîne. Ils sont appelés par les syndicats à la grève le 16 septembre pour le dire.
                                         Daniel MESCLA (Lutte ouvrière n°2667)