mercredi 4 septembre 2019

Urgences : 233 services sur 474 sont désormais en grève


Il y a Urgences… partout



233 services d’urgences hospitalières sur 474 sont désormais en grève. Manque de moyens et de personnel, surcharge de travail, salaires bloqués… depuis cinq mois, le mouvement n’a cessé de s’étendre parmi les infirmières et aides-soignantes. Et les médecins urgentistes parlent de le rejoindre.
Mais selon la ministre de la Santé, il n’y a pas le feu au lac : « La situation reste stable ». Qu’est-ce qu’il lui faut ? Que toutes les Urgences se mettent en grève ? Et que tous les hospitaliers fassent entendre leur ras-le-bol ?

Argenteuil, l’Impressionnisme, le Cubisme, Georges Braque, un patrimoine à préserver... à condition de s’y intéresser de près


Effectivement quand ces messieurs confondent l’Impressionnisme et le cubisme, ça craint

Effectivement, une grande différence entre l'Impressionnisme et le Cubisme revu par la municipalité (ci-dessous)


Dans le cahier spécial de « Ma Ville » consacrée au développement économique, les auteurs ont fait une erreur grossière à propos du « patrimoine exceptionnel de la Ville, en incorporant Georges Braque parmi les peintres impressionnistes ayant peint Argenteuil. Sur le sujet, nous avons reçu copie du courrier suivant envoyé au « cabinet » du maire qui supervise ce genre de publication : « Madame ,Monsieur,
Je lis attentivement le journal de la ville d'Argenteuil et j'ai constaté dans ce numéro spécial, une erreur fondamentale à propos du peintre Georges Braque né à Argenteuil .
A la page 5 dans l'encadré en couleur intitulé "Un patrimoine exceptionnel"
vous mettez Georges Braque dans la liste des peintres impressionnistes qui ont peint Argenteuil et la Seine.
Braque,fauviste puis pionnier du cubisme avec son ami Picasso ,né en 1882 a quitté Argenteuil vers l'âge de 9ans.avec sa famille pour Le Havre.
A ma connaissance il n'est jamais revenu à Argenteuil et n'a évidemment jamais peint ni la ville ni les berges de la Seine.
Par contre ses parents sont enterrés au cimetière d'Argenteuil.Leur tombe est bien visible et cela pourrait intéresser les Argenteuillais. La mère de Georges Braque avait acheté une concession lorsque la famille vivait à Argenteuil.
Son père et son grand-père étaient entrepreneurs de peinture
en bâtiment,  et pour les enseignes. Son père était aussi un peintre du dimanche .Lui a pu peindre Argenteuil ,l'île Héloïse et les berges de Seine ?
Braque ne manque par d'évoquer dans ses oeuvres l'héritage de son père en représentant  des planches de bois et autres matières sans oublier les lettres au pochoir. ..

Georges Braque a suivi des études techniques comme son père. 

Après ses études au Havre ,il part à Paris à 18ans où il est employé comme apprentit chez un ami et ancien employé de son père. 

Voilà quelques moments fiables,je pense, de la jeunesse de Georges Braque qui est à l'origine d'un tournant essentiel dans l'histoire mondiale de la peinture et de la sculpture le Cubisme tout comme Claude Monet pour l'Impressionnisme.

Quel patrimoine exceptionnel pour la ville d'Argenteuil ! Vous avez tout à fait raison...

Bien à vous.

C.C. »

Argenteuil, Petite chronique des élections municipales de mars 2020 (7)



Partir de la situation du monde du travail, de ses difficultés, des conséquences locales, et des limites de l’action possible




Dans un communiqué, l’annonce vient d’être faite de l’arrivée d’un nouveau postulant pour les élections municipales de mars prochain à Argenteuil : « Argenteuil Commune, Citoyenne, Égalités », montée à l’initiative de la France Insoumise, du PCF, et des partisans locaux d’Hervé Hamon, en particulier.
Cette initiative revendique une « Ville citoyenne », une « ville des droits, égaux pour tous, et plus de services publics de qualité », une « ville active et des emplois durables pour nos habitants », une « ville écologique », une « ville solidaire ». Bref rien de très nouveau, et sans nul doute que l’on retrouvera ces thèmes passe-partout dans bien des programmes, et de tous bords.
En tout cas, rien sur la société de classes dans laquelle la gestion des villes s’opère, rien sur le monde du travail dont la situation ne cesse de se dégrader, particulièrement dans une commune extrêmement populaire comme Argenteuil, recul qui profite au monde des riches, certes qui n’habitent pas pour l’essentiel la localité. Rien ne peut se faire sans partir de ce constat et des difficultés qu’il entraîne, même pour ceux qui veulent gérer avec les meilleures intentions du monde…
A aucun moment, notre parti, Lutte ouvrière, n’a été convié pour discuter de cette initiative.
Certes, en juin dernier, j’ai personnellement été contacté par un émissaire de la France Insoumise, en tant, apparemment, que « citoyen » respectable, « digne » de participer à cette initiative. Ma réponse a été d’affirmer que j’étais militant d’un parti, Lutte ouvrière, que s’ils voulaient que nous en discutions collectivement, il suffisait de me transmettre un texte circonstancié accompagné d’une demande de RDV. Il n’y a jamais eu de suite. Dominique M., pour Lutte ouvrière-Argenteuil

mardi 3 septembre 2019

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 2 septembre 2019


Retraites : préparer la riposte du monde du travail



Alors qu’il affichait au début de l’été sa détermination à engager rapidement une réforme des retraites, le gouvernement a changé d’attitude. « On va prendre un an, un petit peu moins d'un an », a déclaré en fin de semaine le ministre de l’Action et des comptes publics Gérald Darmanin. Le même jour, tout en expliquant que le futur projet de loi serait « présenté au Parlement lors des mois qui viennent », le Premier ministre Édouard Philippe a insisté à son tour sur le fait qu’il fallait « prendre le temps d’en parler ».
Le ton et la méthode tranchent avec l’attitude provocante qui était celle de Macron et de ses ministres il y a un an. Entre temps, le mouvement des gilets jaunes et le large soutien dont il a bénéficié ont montré que le mécontentement des classes populaires est général et profond. Le gouvernement redoute qu’il ne se manifeste à nouveau à l’occasion de la réforme des retraites. C’est pourquoi il préfère la repousser au-delà des élections municipales de mars 2020.
Le ballet des rencontres entre représentants du patronat et des organisations syndicales va commencer les 5 et 6 septembre et un calendrier va être annoncé. À ces réunions dans les ministères, le gouvernement parle d’ajouter une « consultation citoyenne », peut-être à la façon du « grand débat » organisé pour servir d’étouffoir à la colère exprimée par les gilets jaunes.
Mais la concertation dont Macron et ses ministres nous rebattent les oreilles ces temps-ci se résume simplement : « Cause toujours, et à la fin je décide ! » Le gouvernement n’a pas renoncé à s’attaquer aux retraites. En se livrant à cette mascarade, il cherche à obtenir la caution des confédérations syndicales et tente de faire croire que son projet bénéficie de l’assentiment de la population.
En juillet, le politicien de droite Jean-Paul Delevoye, actuellement haut-commissaire à la réforme des retraites, a rendu publiques les pistes envisagées : suppression des régimes spéciaux dont bénéficient encore certaines catégories, notamment dans la fonction publique ; la pension ne serait plus calculée sur les 25 meilleures années ou les six derniers mois mais sur toute la carrière, ce qui entraînerait forcément une diminution, et ce calcul reposerait sur un système de points dont le gouvernement se réserverait le droit de fixer la valeur ; instauration d’un « âge pivot » à 64 ans pour obtenir une retraite pleine.
Macron a déclaré récemment que rien n’était décidé et qu’il préférait « qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge. » Mais augmenter la durée de cotisation revient à retarder l’âge du départ ! Quel que soit le moyen utilisé, le résultat reste le même : faire travailler les salariés plus longtemps, ou les maintenir plus longtemps au chômage, puisque c’est la situation de près de la moitié des plus de 55 ans ; et de toute façon, amputer les retraites de tous.
Le gouvernement prétend mettre en place un système plus juste mais c’est une justice à la sauce patronale, qui consiste à imposer une régression à toutes les catégories de salariés ! La réforme que prépare Macron est un nouvel épisode dans la guerre menée au monde du travail par la classe capitaliste et les gouvernements à son service.
Pour accroître leurs profits dans un contexte de crise et de concurrence exacerbée, les capitalistes font reculer le niveau de vie des travailleurs par tous les moyens, en aggravant l’exploitation, la précarité et en imposant les bas salaires. De leur côté, quelle que soit leur couleur politique, tous les gouvernements n’ont cessé depuis des années de consacrer une part croissante des finances publiques à satisfaire les exigences du grand patronat et des banques. L’éducation, le système de santé, la retraite, tout ce qui est le plus essentiel pour les travailleurs est sacrifié pour favoriser les profits d’une minorité de riches bourgeois !
Des journées de mobilisation sont organisées contre cette réforme des retraites, dont celle proposée par la CGT le 24 septembre. Ce sont des occasions à saisir pour commencer la mobilisation contre l’ensemble des attaques.
Emplois, salaires, retraites : les capitalistes mènent la guerre sur tous les fronts. C’est collectivement, en tant que classe sociale aux intérêts communs, que les travailleurs pourront mettre un coup d’arrêt à cette offensive contre leurs droits et leurs conditions de vie. Nous sommes le nombre, nous faisons fonctionner la société, nous en avons la force si nous en avons conscience.
Montrons au gouvernement qu’il a raison de craindre les réactions de colère des travailleurs !

Drame de Lyon, retraites, éducation, droit des femmes, Nathalie ARTHAUD à LCI-midi hier 2 septembre

Réseau ferroviaire : obsolescence programmée. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière


Réseau ferroviaire : obsolescence programmée

28 Août 2019

Un rapport confidentiel de l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) a été divulgué par Le Parisien. Il confirme que le réseau ferré national continue de se dégrader, après quatre décennies d’abandon.
L’EPSF a réalisé une enquête, entre avril et mai 2019, concernant la maintenance et la sécurité électrique sur 14 000 km, soit près de la moitié du réseau. Sur 413 anomalies de signalisation électrique enregistrées par la SNCF pouvant mettre en cause la sécurité des circulations, l’EPSF révèle que 80 n’ont pas été réparées dans les délais réglementaires, parfois même au bout d’un an. Ainsi les enquêteurs ont découvert des fils électriques rongés sur un passage à niveau et laissés en l’état. Or en 2014, à Denguin, près de Pau, une collision entre un TER et un TGV avait fait 40 blessés, suite à un défaut de signalisation dû à l’action de rongeurs sur les gaines d’isolement des câbles, suivant le rapport de la SNCF. Un cadre cheminot interrogé par le quotidien dit à juste titre : « On dirait que nous n’avons rien appris de l’accident de Denguin. »
Il en va de même pour l’entretien des voies. Des centaines d’anomalies ont été identifiées par la SNCF mais n’ont pas été traitées dans les délais, faute de moyens et d’effectifs. Ainsi, les enquêteurs ont observé des éclisses, les pièces reliant deux rails, avec des boulons desserrés. C’est exactement la cause du déraillement de Brétigny en 2013, qui avait fait sept morts et plus de 30 blessés.
Une bonne partie du réseau est aujourd’hui obsolète en raison des coupes dans les budgets et dans les effectifs d’entretien depuis plusieurs décennies.
Dès les années 1980, les budgets de maintenance ont chuté en moyenne de 3 % par an en valeur réelle. Le nombre de kilomètres de voies renouvelés annuellement était divisé par deux par rapport aux années 1970. En 2005, un audit de polytechniciens de Lausanne indiquait que, en continuant à ce rythme, les deux tiers du réseau allaient disparaître à l’horizon 2025. Réseau ferré de France augmenta ses péages pour financer l’entretien de l’infrastructure, mais l’État en profitait pour diminuer d’autant ses dotations. Malgré des décisions de rénovation depuis 2011, le réseau continue de vieillir. Il faudrait embaucher massivement pour compenser les dizaines de milliers de suppressions d’emplois à l’infrastructure dans cette même période.
Mais les effectifs continuent de baisser à SNCF Réseau. En outre, avec le recours de plus en plus massif à la sous-traitance, à l’éclatement dans des entreprises distinctes, la transmission de compétences devient de plus en plus problématique.
Pour les usagers, les travaux, organisés en urgence et à l’économie, signifient bien souvent la fermeture partielle ou totale de nombreuses lignes pendant plusieurs mois. Et sur 5 600 kilomètres de lignes, plus du quart du réseau, la vitesse est réduite en raison de l’état catastrophique de la voie.
Non seulement la bourgeoisie n’investit plus mais, avide d’argent public, elle a dissuadé l’État de le faire. Encore plus que le réseau ferré, c’est le capitalisme qui est obsolète.

                                      Christian BERNAC (Lutte ouvrière n°2665)

La Poste à Argenteuil : une catastrophe pour laquelle la municipalité déclare ne rien pouvoir faire


La question n’est pas de geindre

 
Une certaine idée du combat...

Un article du Parisien-95 portait hier sur la réduction drastique des antennes de La Poste sur la commune d’Argenteuil. Les deux derniers épisodes de cette série sont la fermeture de la poste historique de la rue Antonin-Georges-Belin, et de l’autre poste du centre, celle de la rue Paul-Vaillant couturier. Le pire, si l’on peut dire, est que les quatre distributeurs automatiques de La Poste (deux pour chaque poste supprimée) ont été eux-mêmes supprimés.
         La Poste rétorque qu’il y a dorénavant un nouveau bureau au premier étage de Côté Seine, et qu’elle y multiplié les distributeurs. Mais comment fait-on lorsque le centre commercial est fermé et que l’on veut s’approvisionner dans les DAB de La Poste.
         Lamentable situation !
         Interrogée, la municipalité se lamente, geint, et déclare ne rien pouvoir y faire !
         Mais elle qui a l’information facile lorsque ça l’intéresse, elle ne pouvait pas chercher à informer la population comme nous l’avons fait depuis des mois sur la question, et avec ses moyens importants, tenter au moins de la mobiliser !
         Effectivement, c’est ce que tenterait de faire une municipalité ouvrière soucieuse des intérêts de la population. Mais effectivement, comme chacun sait, elle n’est pas une municipalité ni ouvrière ni solidaire des difficultés de la population.

SNCF, travaux de nuit, quand elle travaille, une seule classe ouvrière


L’œuvre humaine



Avant-hier au soir dimanche, je suis arrivé à la gare d’Argenteuil à 22 heures 30 passées. Les voyageurs revenaient pour la plupart d’une virée à Paris, d’un week-end provincial comme moi ou étaient encore sur le chemin du retour avant la rentrée scolaire d’hier.
         A la gare d’Argenteuil-centre, quel chantier ! Et nuit de dimanche à lundi ou pas, les travailleurs en gilet orange ne chômaient pas à l’heure où chacun allait se mettre douillettement au lit.
         Là encore, travailleurs de tous statuts, de tous métiers de la construction, de toutes origines, ne portant pas ces petites différences sur leur gilet, mais œuvrant tous ensemble dans la nuit pour améliorer une gare au bénéfice de tous, lesquels utilisateurs n’ayant pas forcément un regard et la mémoire de cette œuvre utile à tous, et de ses auteurs.
         La classe ouvrière, une, créatrice pour l’humanité, sans laquelle rien ne serait produit.