mercredi 15 mai 2019
Marché de Rungis : route, fret ferroviaire, il n’y a pas photo
Sa fermeture = 52 camions en plus par jour
sur les routes.
La ligne de fret ferroviaire
entre Perpignan et Rungis, qui transporte chaque année plus de 400 000 tonnes
de fruits et légumes, est menacée car les 82 wagons qui y sont utilisés sont
trop vétustes. Sa fermeture représenterait 52 camions en plus par jour sur les
routes. Le marché de Rungis annonce avoir trouvé 300 000 euros pour louer des
wagons à la SNCF mais seulement pour un à deux ans.
Et il
manque 20 millions d'euros pour moderniser et mettre en place une véritable
« autoroute ferroviaire » sur ce trajet.
Quand on
compare ces sommes au milliard récolté en 48 heures pour Notre-Dame, on
comprend que l'écologie et une organisation rationnelle des transports est une
gageure dans cette économie capitaliste.
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Gilets jaunes, sa sainteté Macron et le blasphème
Arbitraire policier
Lors de la dernière manifestation
des gilets jaunes à Paris, samedi 11 mai, une enseignante et son mari ont été
arrêtés et mis en garde à vue, sous prétexte d' « insulte au président
de la république », parce qu'ils portaient une pancarte _ qu'ils
avaient d'ailleurs abandonné sur demande de la police au début du rassemblement
- que les policiers estimaient diffamatoire à l'égard de Macron .
Depuis le
début des manifestations des gilets jaunes, plus de 200 plaintes ont été
déposées par des manifestants pour des faits bien plus graves que de simples
mots écrits sur une pancarte sans qu'aucune poursuite ne soit engagée contre
les policiers. Ce n'est pas « deux poids deux mesures », ce sont là
les pratiques ordinaires de l'État pour défendre l'ordre social.
Nous
discuterons de tout cela lors de la réunion de demain
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Éducation : l’argent public pour l’école publique… face à l’engouement des édiles LR
Sans vergogne
Wauquiez (LR) a fait voter en son
conseil régional une subvention de 350 000 euros pour effectuer la
rénovation d’une école désaffectée de Saint-Etienne destinée à y voir éclore
une unité du réseau dit « espérance banlieue ». Même son collègue de
parti, le maire de la ville, ne serait pas chaud pour cette implantation. Quant
aux enseignants du Public ils enragent et font entendre leur mécontentement.
Un pas en arrière, deux pas en arrière, trois pas…
Cette retenue n’est en revanche
pas le fait du maire LR d’Argenteuil qui a permis, dans la plus grande opacité,
l’installation d’une unité de ce mouvement controversé. Nous l’évoquons
régulièrement. D’autant plus qu’elle grignote petit à petit l’espace de
l’ancienne école de la rue d’Ascq. Aux dernières nouvelles, deux après-midi par
semaine, elle occupe dorénavant la salle de danse. Tout cela aux dépens d’un
espace naguère totalement dédié aux activités des services publics municipaux.
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Éducation, contre la loi Blanquer, l’action continue
Pas une loi pour la classe, une loi pour la casse !
Ce projet de loi de Blanquer
devait « passer » au sénat aujourd’hui. Des enseignants étaient en
grève dans certaines écoles de Paris et de banlieue. Les grévistes se sont
retrouvés devant le Luxembourg. A 200-300 certes, mais les cœurs y étaient.
La
mobilisation se poursuit. Rien n’est perdu.
Nous
y étions.
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éducation
mardi 14 mai 2019
Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 13 mai 2019
Contre le
grand capital, pour faire entendre le camp des travailleurs, votez Lutte
ouvrière !
À l’approche du vote pour le
Parlement européen, le 26 mai, Macron et Le Pen montent un spectacle. D’un
côté, les « progressistes pro-Europe » ; de l’autre, les
« anti-Bruxelles ». Mais ce qu’on nous présente comme un duel est en
fait… un duo : les deux camps travaillent pour le même impresario, le
grand patronat !
Quand les partisans de Macron
parlent d’Europe sociale, c’est indécent, vu leur politique. Ne serait-ce que
pour réindexer les retraites sur l’inflation, il a fallu des mois de
contestation des gilets jaunes ! L’Union européenne (UE) a été construite
pour les capitalistes et les financiers. Elle n’a pas garanti de droits sociaux
ni harmonisé les salaires. Aujourd'hui, dans les pays à l’Est de l’Europe, le
salaire minimum est inférieur à 500 euros ; en Bulgarie, il est de 286
euros – voici l’Europe sociale dont parlent Loiseau, Macron ou encore le
PS ! Même sur le plan des droits des femmes, l’UE n’a pas imposé l’accès à
l’IVG dans l’ensemble des États-membres. Alors, les travailleurs ont de bonnes raisons
de n’attendre aucun progrès social de l’UE !
Les bateleurs souverainistes ne
valent pas mieux. En faisant de l’UE la cause de tous nos maux, ils exonèrent
l’État et les capitalistes d’ici. Ce sont pourtant des gouvernements français
qui ont offert sur un plateau les autoroutes, et maintenant le réseau ferré,
aux groupes privés et voudraient poursuivre avec Aéroports de Paris. Sarkozy,
Hollande puis Macron se sont tous attaqué aux droits des salariés. Ce sont des
gouvernements français qui sont à l’origine des déserts médicaux, des
fermetures de maternités et de la pénurie criante de moyens dans les hôpitaux.
Et, après tant d’attaques contre les classes populaires, le gouvernement
prépare une nouvelle offensive contre les retraites. Tout cela, sous la dictée
non pas de l’UE, mais des capitalistes les plus puissants du pays, les Arnault,
Pinault, Peugeot, Mulliez ou Bettencourt.
Les salaires bloqués, les petites
retraites, la généralisation des contrats courts et de la précarité, des
fermetures d’usines et de magasins… ce n’est pas l’Europe mais les capitalistes
bien français. Or Le Pen et sa liste RN ne les ciblent jamais. Ils s’en
prennent en revanche aux migrants, ces damnés de la terre qui, pour échapper à
la dictature, aux bombes ou à la faim, franchissent la Méditerranée au péril de
leur vie. Ils proposent aux pauvres de s’attaquer à plus pauvre encore !
Alors, pour les travailleurs, voter Le Pen-Bardella, c’est se tirer une balle
dans le pied.
Quant à s’abstenir, cela revient
à se taire et à laisser d’autres parler à leur place ! La seule
possibilité pour les travailleurs de faire entendre clairement leurs exigences
est la liste que présente Lutte ouvrière. Conduite par Nathalie Arthaud et
Jean-Pierre Mercier, elle veut faire entendre les exigences du monde du
travail. Ses candidates et ses candidats sont tous des travailleurs, salariés
ou retraités. Ils ne font pas une carrière politicienne. Ils défendent leur
classe sociale, contre celle des capitalistes.
Pour mettre fin au chômage total
ou partiel de six millions de travailleurs, la liste Lutte ouvrière milite pour
l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans
perte de salaire.
Pour que chaque fin de mois ne
soit pas une galère, il faut augmenter massivement les salaires, les retraites
et les allocations, et les indexer sur les prix. Aucun salaire ne devrait être
inférieur à 1800 euros net.
Il faut abolir le secret des
affaires qui permet aux capitalistes de justifier les opérations les plus
scandaleuses. Les mastodontes de la distribution Auchan et Carrefour veulent
aujourd'hui supprimer respectivement 700 et 3000 emplois ? Eh bien, qu’on
regarde de près ce qu’ils ont empoché ces dernières années et on verra que
l’argent existe pour maintenir ces emplois. Il faut que les travailleurs, les
usagers et les consommateurs puissent contrôler les comptes des entreprises et
des plus riches.
Les travailleurs doivent avoir
leur politique et leur parti. Les élections ne peuvent changer les choses, mais
elles permettent de se regrouper derrière un programme.
Le 26 mai, pour faire entendre
aujourd'hui le camp des travailleurs et préparer les nécessaires luttes de
demain, votez et faites voter Lutte ouvrière.
Pour
discuter de tout cela, une réunion à Argenteuil ce jeudi
« Monsanto papers » : le scandale continue
Pratiques courantes
Le Monde a révélé jeudi 9 mai
l'existence d'un fichier de lobbying datant de 2016, commandé par le géant de
l'agro-chimie Monsanto. Deux cents noms y sont répertoriés, classés selon un
code couleur et une note qui indique leur opinion sur le glyphosate, leur
influence possible sur l'opinion publique ou sur les politiques :
journalistes, scientifiques, politiciens...
Monsanto
cherchait à obtenir le renouvellement de l'homologation de son glyphosate,
pesticide pourtant classé « cancérigène probable ». Ce n'est pas le
premier scandale qui montre que ce grand groupe capitaliste est prêt à tout
pour faire autoriser ses produits, et tant pis s'ils sont dangereux, voire
mortels. Mais il faudra bien plus qu'une énième « affaire » pour
empêcher ces géants capitalistes d'empoisonner toute la société.
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