samedi 23 février 2019

Argenteuil - Pôle Héloïse - enquêtes publiques, on se prépare (2)


On ne se laisse pas brider, l’environnement, c’est large !

 
A la fin du XIXème siècle

         On ne peut pas dire que les annonces des enquêtes publiques qui seront ouvertes prochainement soient claires sur leur périmètre : une enquête, mais sur quoi précisément ?
         Une chose est sûre, c’est qu’il s’agit d’enquêter sur les données et les conséquences environnementales du projet « Cap Héloïse ».
         Si les données hydrauliques pour l’espace considéré sont importantes avec les risques d’inondation, il y en a bien d’autres qui relèvent de toutes les pollutions, sonores ou au niveau des particules ; ou bien encore aux données relevant de la circulation, du stationnement ou des paysages. Et à ce niveau, il y a bien des aspects à approfondir. La proximité de l’usine Safran de Gennevilliers n’est pas à oublier. Quant à la proximité de cet espace avec le cœur ancien d’Argenteuil, et les données du comblement du bras de Seine qui séparait L’île du territoire urbain, elles exigent des précautions au niveau archéologique… Et l’on n’est pas exhaustif. 
         Bref pas question de brider notre réflexion. Ne laissons aucun aspect qui tienne au cœur et à la plume de chacun !
Par ailleurs, chacun peut travailler déjà un document extrêmement intéressant, datant de décembre 2015, et qui définit le « Plan de gestion des risques d’inondation » et qui concerne la période 2016-2021. Il porte sur la politique de l’eau et sur les risques d’inondation sur le territoire du bassin de la Seine, et donc sur Argenteuil C’est volumineux, mais il n’y a pas de petite joie intellectuelle sans effort…

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/plan-de-gestion-des-risques-d-inondation-pgri-r820.html

vendredi 22 février 2019

Antisionisme, antisémitisme, non à l’amalgame, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière n°2638 de cette semaine à paraître


Antisionisme et antisémitisme : un amalgame à combattre

À chaque fois qu’un acte antisémite suscite émotion et réprobation, des intellectuels ou des dirigeants politiques cherchent à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme. Ils visent ainsi à disqualifier tous ceux qui critiquent la politique coloniale de l’État israélien vis-à-vis des Palestiniens.
Les dirigeants du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, une organisation proche de la droite sioniste, ne ratent pas une occasion de stigmatiser l’antisionisme qu’ils qualifient d’idée rouge-brune, assimilant l’extrême droite et l’extrême gauche.
Ils trouvent régulièrement le soutien de dirigeants politiques au pouvoir. Valls, Premier ministre, avait évoqué en 2016 lors du dîner annuel du Crif : « L’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. » Macron, recevant Netanyahou à l’Élysée en juillet 2017, avait affirmé : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est LA forme réinventée de l’antisémitisme.»
Après les insultes proférées le 16 février contre Finkielkraut, le député LREM Sylvain Maillard a remis le couvert. Il voudrait proposer une loi transformant l’antisionisme en délit, au même titre que l’antisémitisme.
Certes, pour échapper à des sanctions pénales, des antisémites notoires comme Dieudonné ou Soral cachent leur haine des Juifs derrière la critique du sionisme. Ils ajoutent l’hypocrisie au racisme. Mais assimiler les deux mots et les deux notions est une forme de terrorisme intellectuel qui revient à interdire toute critique de la politique d’Israël. Avec une telle loi, dénoncer la politique des gouvernements israéliens pourrait exposer à des poursuites.
Il faut rappeler que le sionisme, la doctrine fondée en Europe par Theodor Herzl en 1897, réclamant la création d’un foyer national juif, fut très longtemps rejeté par l’immense majorité des Juifs eux-mêmes. Les Juifs vivant en Europe n’aspiraient pas à construire un État spécifique mais à vivre sans ostracisme ni oppression dans les pays où ils étaient nés. Parmi le prolétariat juif particulièrement opprimé d’Europe orientale ou de Russie tsariste, la perspective d’une révolution sociale au côté de l’ensemble des exploités, portée par diverses organisations socialistes, l’emportait largement sur le sionisme.
Le sionisme fut encouragé et utilisé par la Grande-Bretagne puis les États-Unis pour imposer leur domination au Moyen-Orient, en s’ap­puyant sur la minorité juive ­contre la majorité arabe. Cependant, même après le génocide perpétré par les nazis, la majorité des Juifs survivants aspiraient à émigrer aux États-Unis plutôt qu’en Palestine, et ne s’installèrent dans le futur Israël que parce que l’ensemble des puissances occidentales les rejetaient.
Lors de la fondation d’Israël, en 1948, les partis sionistes imposèrent leur politique, par les armes, en chassant les Palestiniens des territoires où ils vivaient depuis des siècles. Le choix de bâtir un État donnant des droits à une seule communauté, au mépris des autres, était pourtant loin d’être partagé par tous les Juifs de Palestine. Les sionistes l’imposèrent, au nom d’une religion que tous étaient loin de pratiquer, creusant au fil du temps un fossé de sang entre les Palestiniens et les Israéliens, transformant ces derniers en geôliers de tout un peuple.
Malgré les pressions et la politique du fait accompli, il reste aujourd’hui en Israël de nombreux opposants à la politique sioniste des gouvernements successifs, eux-mêmes étant parfois qualifiés d’antisémites !
Qu’ils vivent en France, en Israël ou n’importe où sur la planète, qu’ils soient athées, juifs, musulmans ou autres, les travailleurs n’ont ni patrie ni communauté à défendre, mais des intérêts de classe à mettre en avant. Et être internationaliste signifie être opposé à tout nationalisme, le nationalisme sioniste y compris

                                    Xavier LACHAU (Lutte ouvrière n°2638)

Arrêts maladie : nouvelle régression en vue contre les malades et l’usure de la vie


Mission de mercenaires contre les arrêts maladie



Le montant global des indemnités versées aux salariés pour arrêt maladie augmente. La raison principale en est le vieillissement de ceux qui sont encore au travail, lié au report de l'âge de la retraite. Et oui, quand on vieillit, on a une santé plus fragile ! Une mission gouvernementale propose une nouvelle série de mesures anti ouvrières, notamment le plafonnement de l'indemnité journalière versée par la Sécurité Sociale et un jour de carence non compensable pour tous les salariés.
Cette mission est formée d'un ancien DRH du groupe Safran, d'un ancien haut-fonctionnaire de la Sécurité Sociale et d' un professeur de médecine générale. Pourquoi ce genre de commission n'est-elle jamais formée des premiers concernés ? Par exemple, un ouvrier du bâtiment, une aide-soignante en EHPAD et d'un ou d'une salarié de l'industrie pharmaceutique par exemple ?

Guerres : les enfants, premières victimes


L’horreur d’être enfant dans une zone de guerre



L'ONG Save the Children a publié un rapport sur la situation des enfants victimes des guerres. Ils seraient 420 millions à vivre dans une zone de guerre. Au cours de ces vingt dernières années, le nombre d'enfants tués ou mutilés a plus que triplé. Les guerres tuent plus d'enfants que de soldats. Afghanistan, Yémen, Soudan du Sud, Syrie, Irak, Mali, Nigeria, Somalie, République centrafricaine et République démocratique du Congo sont les pays les plus touchés. Autant de pays où la guerre a été provoquées par l'intervention directe ou indirecte des grandes puissances dont la France.
« Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage » déclarait Jean Jaurès au début du 20e siècle. Plus de 100 ans après, ces paroles gardent toutes leur force.

Argenteuil, parc des Berges, loisirs


Un parc, c’est fait pour être ouvert au maximum !



Il fait beau depuis plusieurs jours. La nuit est maintenant tombée à 19 heures, mais à 18 heures, il fait dorénavant encore totalement jour.
         Après 16 heures 30 et la sortie des écoles du centre, de nombreuses familles se dirigeaient aujourd’hui vers le parc des Berges, pour un moment de détente avec les enfants après la classe… mais…
         Mais le parc ferme pour de nombreuses semaines encore à 17 heures. Le moment de loisirs n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu dans les semaines qui viennent après cette heure.
         Alors qu’il serait si simple de porter dès maintenant la fermeture de ce parc à 18 heures, au plus tôt, et de moduler les horaires en fonction du temps. En particulier, à temps printanier, horaires d’ouverture adaptés !

Argenteuil : Pôle Héloïse information enquête publique…minimum


Point trop n’en faut

Carte dite de Cassini de 1780

Comme la loi l’y oblige, le site internet de la Ville d’Argenteuil annonce bien depuis hier la tenue de deux enquêtes publiques concernant toutes les deux son projet « Cap Héloïse » contesté par l’énorme majorité des habitants. Mais elle l’annonce dans un format minimaliste.


         Ainsi, la moindre des choses serait que soient indiqué les références des liens préfectoraux qui permettent d’accéder à la nature de ces enquêtes et aux documents y afférent.
         Pour notre part, nous pouvons en indiquer un lien qui permet de rejoindre un lien préfectoral permettant à accéder à la documentation d’une des deux enquêtes, celle sur les aspects hydrauliques du problème :



Notre capture d’écran sur la 1ère page de l'avis d'enquête :

Et sur la seconde :

jeudi 21 février 2019

Léon Trotsky, Netflix et le gouvernement russe unis dans la calomnie anti-Trotsky

Léon Trotsky au milieu d'un groupe de membres de l'Opposition de Gauche


Netflix et le gouvernement russe unis dans la calomnie anti-Trotsky

Esteban Volkov, petit-fils de Trotsky, et le Centre d’Etudes, de Recherches et de Publications-CEIP León Trotsky d’Argentine et du Mexique s’élèvent, aux côtés de dizaines de personnalités, pour réfuter les calomnies portées contre le révolutionnaire russe dans la série « Trotsky », retransmise par Netflix.
Netflix, entreprise étatsunienne, propose la série Trotsky, réalisée par Alexander Kott et Konstantin Statsky. Rossiya 1, la chaîne la plus regardée en Russie, l’avait sortie en novembre 2017. Pour le centenaire de la Révolution russe, Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie et contrôlant, par conséquent, Rossiya 1, avait choisi Trotsky comme sujet principal de cette superproduction en huit épisodes.
Compte-tenu du passé stalinien de Poutine, à la tête du KGB, et du fait qu’il ne cache pas sa nostalgie à l’égard de la Grande-Russie tsariste, on ne pouvait attendre qu’une telle série présente de façon honnête et objective la personnalité et l’œuvre de celui qui, avec Lénine, a été le plus important dirigeant de la Révolution d’Octobre. En ressortant les vieilles calomnies anti-Trotsky, quel est l’objectif de Poutine ? Pourquoi falsifier le passé et les révolutionnaires, alors que le pays a avancé dans la restauration capitaliste et que rien ne semble s’opposer à la nouvelle bourgeoisie russe ni à Poutine, au pouvoir depuis dix-huit ans ? Pourquoi Netflix, dont l’audimat se compte en millions d’abonnés, a choisi de retransmettre cette série ?

Voici quelques-unes des falsifications qu’elle véhicule :

1.      D’après les réalisateurs, il ne s’agit pas d’un documentaire, même s’ils affirment s’être inspirés de faits réels pour écrire Trotsky. Cependant, la série a recours aux mêmes falsifications qu’utilisaient les impérialistes, le tsarisme ou le stalinisme pour calomnier Trotsky et ses partisans alors qu’avançait la bureaucratisation de l’URSS. Toutes ces calomnies ont été réfutées par la Commission Dewey réunie spécialement à Mexico, en 1937, et constituée de personnalités indépendantes.

2.    A l’encontre de la vérité historique et de la vision que pouvaient avoir de lui, à l’époque, ses proches mais y compris des personnes ne lui étant pas favorables, Trotsky est dépeint comme une personnalité égocentrique, messianique, autoritaire, inhumaine, envieuse, autant de caractéristiques qui seraient liées à ses origines juives, sans cesse rappelées dans la série. Au cours de sa vieillesse, il souffre d’hallucinations, étant rongé par le remord des crimes qu’il aurait commis pendant la révolution.

3.    Jacson (Ramón Mercader) est présenté comme un stalinien honnête, doté d’esprit critique et de sensibilité, et qui établit un rapport réel avec Trotsky dans l’idée d’écrire sa biographie, ce à quoi ce dernier accède, dans la série. En réalité, Trotsky ignorait tout des liens de Jacson avec le stalinisme. Leurs rapports n’ont jamais été que très brefs, toujours sur demande de Mercader qui, en tant qu’agent du NKVD, avait été chargé par Staline d’assassiner Trotsky.

4.    Au cours des deux révolutions russes la série montre des ouvriers, des paysans, des soldats, le peuple russe, manipulés par des dirigeants ambitieux tels que Lénine ou Trotsky et qui prennent des décisions en leur nom. En 1905, les soviets sont présentés comme de simples théâtres pour y faire entendre leurs discours. La lutte de classes n’existe pas. Tout est affaire d’affrontement et de vengeance entre individus. Mais la révolution de 1917 n’a pas seulement été l’un des mouvements de masses les plus importants et radicaux de l’histoire contre le tsarisme, mais également contre le gouvernement bourgeois provisoire et face à la contre-révolution de Kornilov. Elle a restauré le pouvoir des soviets, qui ont vu la participation centrale des exploité.es et des opprimé.es, dirigés par le Parti Bolchévique. La série, à l’inverse, présente la révolution comme une lutte mesquine pour le pouvoir, et les révolutionnaires comme des psychopathes manipulateurs.

5.     La série ment également sur les rapports de Trotsky aux femmes. Une grande bolchévique comme sa première épouse, Alexandra, est dépeinte comme une femme au foyer que Trotsky aurait abandonné avec ses deux filles. Natalia, sa seconde épouse, conquiert Trotsky grâce à sa beauté. Après leur mariage, elle se transforme, tour à tour, en sa secrétaire personnelle et, elle aussi, en femme au foyer, absorbée par l’éducation de ses enfants dont Trotsky ne s’occupe aucunement et qu’il utilise y compris comme bouclier humain lors d’une tentative d’assassinat qui aurait eu lieu pendant la révolution. Alors que la série occulte le rôle du stalinisme dans la mort de ses quatre enfants, leur disparition serait l’une des fautes qui poursuivent Trotsky jusqu’à son propre assassinat. Larissa Reisner est présentée comme une femme fatale, accompagnant (sexuellement, surtout) Trotsky dans le train blindé et faisant office de secrétaire particulier. La réalité est tout autre. Alexandra Sokolovskaïa était la dirigeante du premier cercle marxiste auquel Trotsky adhéra alors qu’il avait seize ans. Tous deux furent déportés en Sibérie avec leurs deux filles. C’est Sokolovskaïa qui aida Trotsky à s’évader, choisissant, elle, de rester en Russie. Natalia Sedova appartint au commissariat soviétique à l’Education après la révolution. Les enfants soutinrent toujours le militantisme de leurs parents, notamment Léon Sédov, l’un des principaux collaborateurs de Trotsky et l’un des principaux organisateurs de l’Opposition de Gauche russe dans la clandestinité. Larissa Reisner, elle, écrivit à propos de la guerre civile, mais pas à partir du train blindé. Elle joua un rôle important au sein de la Cinquième armée, tout comme au cours de la révolution. Elle s’embarqua avec la flotte de la Volga, prit part aux combats et participa à la révolution allemande. Ce fut l’une des principales militantes bolchéviques jusqu’à sa mort, en 1926.

6.    La relation entre Trotsky et Lénine, avant la révolution, est présentée comme une lutte entre égos faite d’accords de circonstances, au point où Lénine tente de faire chuter Trotsky d’un balcon. Staline, dans la série, est présenté quant à lui comme le secrétaire de Lénine. Au moment de l’insurrection d’Octobre, Lénine, caché, ne refait son apparition que lorsque Trotsky se demande où il se trouve, et après la victoire de la révolution. La série occulte le fait que Lénine menait un combat au sein du Comité Central du Parti bolchévique à propos du lancement nécessaire et immédiat de l’insurrection, de même que son accord avec Trotsky au sujet du fait qu’il s’agirait-là du début de la dictature du prolétariat. On songera au fait que, historiquement, à la suite de la prise du pouvoir et en attendant l’ouverture du Congrès des soviets, c’est côte-à-côte que Lénine et Trotsky règlent les derniers détails. Pour ce qui est de la véritable vision de Lénine au sujet de Staline, il suffit de lire son « Testament », ainsi que ses critiques au sujet des méthodes « chauvinistes grand-russes », à propos de la question géorgienne.

7.     Au cours des négociations de Brest-Litovsk avec l’Empire allemand, Trotsky, dans la série, donne l’ordre de distribuer des tracts subversifs afin de provoquer une révolte contre le Kaiser, ce qui aurait échoué et justifié l’offensive allemande. Les principaux opposants à la signature du traité sont, toujours dans la série, les anciens généraux tsaristes et non, comme cela a été véritablement le cas, les Socialistes Révolutionnaires. Jacson accuse Trotsky de ne pas avoir défendu la Russie avec les Cosaques. La série oublie que c’est le Congrès des Soviets qui avait approuvé le décret sur la paix pour mettre fin à la guerre, l’une des grandes revendications des masses ; et que face à l’absence de réponse des alliés la Russie soviétique dut engager des négociations avec l’Allemagne où la social-démocratie appuyait le bellicisme de son propre impérialisme. Lénine autant que Trotsky voyaient les négociations de Brest-Litovsk comme une tribune en faveur de la révolution mondiale, notamment de la révolution en Allemagne.

8.    Lorsqu’on lui demande de construire l’Armée rouge, Trotsky est présenté, depuis le train blindé, comme une sorte de rock-star, à mi-chemin entre le sex-symbol et l’assassin qui approuve même un massacre de civils au cours d’un enterrement. En 1918, selon la série, une révolte se prépare à Kronstadt. La révolte, en tant que telle, éclata en 1921. Dans la série, cependant, Trotsky invente des accusations et présente de faux témoins pour faire appliquer la peine de mort contre son dirigeant. Pour ce qui est de la guerre civile, la série ne fait mention que de l’offensive tchèque sans parler des quatorze armées impérialistes et des armées blanches pro-tsaristes contre lesquelles l’Armée rouge dut combattre sur l’immensité du territoire soviétique. Aucune mention, non plus, des années de blocus économique impérialiste, ou du fait que la flotte ennemie a pu n’être qu’à 30 km de Petrograd. Pour ce qui est de Kronstadt il faut prendre en compte que la composition de la garnison, lors de la révolte, était absolument distincte de celle de 1917, lorsque ses marins avaient été l’avant-garde de la révolution. L’une des confirmations du caractère contre-révolutionnaire de la révolte était le fait qu’elle avait été annoncée, deux semaines à l’avance, dans la presse internationale et les gazettes d’exilés russes. Trotsky signalera également la réaction haussière des marchés lorsque fut faite l’annonce du soulèvement de Kronstadt.  

9.    A aucun moment la série ne fait mention de la fondation de la III° Internationale. Trotsky déclare cependant que son objectif est de conquérir le monde. Pour la série, toujours, l’histoire de la révolution s’achève avec la mort de Lénine. L’Opposition de Gauche, la contre-révolution stalinienne, les procès de Moscou, rien de cela n’existe, pas plus que l’arbitraire carcéral, les tortures, les déportations en camps de concentration et les assassinats que subirent la quasi-totalité des dirigeants bolchéviques de la révolution et toutes celles et tous ceux qui étaient soupçonnés de défendre une ligne oppositionnelle vis-à-vis du régime bureaucratique. Renversant l’histoire, tous les crimes sont attribués à Trotsky, y compris l’exécution des Romanov. Il s’agit d’un énième mensonge puisque ni Lénine ni Trotsky ne donnèrent cet ordre.

10.                       Ce n’est qu’au dernier épisode qu’apparaît la véritable identité de Jacson. Trotsky, malade, demande à Jacson d’entrer chez lui alors qu’un télégramme en provenance de l’ambassade du Canada l’informe de son identité. Trotsky frappe alors Jacson-Mercader, qui lui répond en saisissant un piolet qui est pendu au mur de la chambre où se trouvent les deux hommes. La série suggère par conséquent que c’est le révolutionnaire russe qui aurait tout fait pour que le soi-disant journaliste l’attaque. La manière dont l’attentat est présenté est donc une nouvelle falsification. En effet, on sait que Staline souhaitait faire assassiner Trotsky avant le début de la Seconde Guerre mondiale dans la mesure où il savait qu’un conflit aurait pu engendrer une révolution politique en URSS. C’est pour cette raison et en fonction de la perspective de la révolution sociale dans les pays capitalistes que Trotsky et ses partisans fondèrent la IV° Internationale. On songera au fait que lors d’une entrevue, en août 1939, entre Hitler et l’ambassadeur français à Berlin, Coulondre, le Führer avait déclaré qu’en cas de guerre, « le vrai gagnant [serait] Trotsky ». C’est le nom que les bourgeoisies impérialistes avaient donné au spectre de la révolution. La série, par conséquent, est la justification de l’assassinat du soi-disant monstre appelé Trotsky.

11.   

Les signataires de ce texte rejettent ces falsifications de l’histoire qui tentent d’enterrer l’évènement le plus important du point de vue de la lutte pour l’émancipation des classes laborieuses de l’exploitation et de l’oppression capitalistes, de même qu’elles cherchent à occulter le legs de ses principaux dirigeants.

Esteban Volkov, petit-fils de Trotsky
Centre d’Etudes, de Recherches et de Publications-CEIP León Trotsky (Argentine-Mexique)

Bien évidemment, Nathalie Arthaud, porte-parole nationale de Lutte ouvrière, Arlette Laguiller, Armonia Bordes et Chantal Cauquil, anciennes euro-députées, ont signé ce texte pour Lutte Ouvrière

Argenteuil, Défense de Jean Vilar, Sauvegarde de « L’Ïle Héloïse », enquêtes publiques


Plus que jamais mobilisés



Une belle réunion s’est tenue hier au soir pour la Défense de jean Vilar et la Sauvegarde de « L’Ïle Héloîse ». En tout cas, la preuve que le Comité Jean Vilar, ses membres et tous ceux qui le soutiennent sont plus que jamais mobilisés. Ce qui est dorénavant à l’ordre du jour pour les habitants qui refusent dans leur énorme majorité le projet « Cap Héloïse » est leur participation à l’enquête publique sur le sujet qui va débuter le 28 février pour s’achever le 30 mars prochain. A partir de demain, une rubrique quotidienne sera rédigée sur le sujet sur le présent blog. Qu’elle soit utile à tous. Dans tous les cas, tant que le complexe Jean Vilar sera debout, et pour le moins tant que la première pierre de « Cap Héloïse » n’aura pas été posée, tout sera toujours possible.

         Chaque participant à la réunion d’hier aura pu remarquer la présence de l’ancien maire, Philippe Doucet, et celle d’émissaires du mouvement de Macron. Au premier, nous attendons toujours qu’il déclare regretter d’avoir initié dans le plus grand secret un projet qu’il n’imaginait pas rejeté par autant d’habitants. Aux seconds, qu’ils transmettent scrupuleusement à leur mentore locale les échos brûlants de notre combat unitaire. Cela aidera peut-être la députée à prendre une décision sur l’inutilité d’un tel projet. Il y a un an et demi, elle nous déclarait au hasard d’une rencontre ne pas avoir suffisamment d’éléments pour s’être fait une opinion. Aujourd’hui, elle a eu amplement le temps de s’en forger une. Quelle est-elle ?
         Maintenant, à nos plumes, pour participer massivement à l’enquête publique qui a au moins le mérite de nous permettre un nouvel élan de notre mobilisation. DM    

 
Ils sont partis là où peignait Claude Monet...

Pour information le message du Comité Jean Vilar

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La réunion publique de mardi 19 février a été une réussite, avec beaucoup d'interventions pour trouver les solutions afin de stopper le projet du promoteur FIMINCO et de la mairie. Quelques réflexions sur l'avenir (Que voulons-nous pour ce site ? Comment intégrer une salle Jean Vilar rénovée en lien avec les bords de Seine ?  Et enfin quelle place pour le développement de la filière touristique avec les peintres impressionnistes et cubistes si les bords de Seine sont bétonnés ?), mais aussi des interventions sur l'enquête environnementale qui démarre le 28 février et se termine le 30 mars.

Dans un prochain article dans la semaine, nous mettrons en ligne les pièces qui permettent de se faire un avis, notamment les différents échanges, suite à des demandes de précision de la part des autorités environnementales.