dimanche 20 janvier 2019

La fête de Lutte ouvrière à Argenteuil aura lieu dans moins de quinze jours. On peut toujours réserver.


Après un moment de « musette » c’est le groupe
« moonlights swampers » qui animera la soirée jusqu’à une heure du matin.

« Les Moonlight Swampers ont délibérément choisi un nom imprononçable et que personne ne peut ni traduire, ni retenir, pour être certains de ne pas être harcelés par des fans et des journalistes indélicats qui pourraient gâcher leur belle quiétude. Dans le même esprit, ils ont fait le choix de jouer des reprises bien connues, afin d’éviter le succès qu’auraient déclenché des compositions originales trop attractives, sans parler des royalties ingérables qui les auraient contraints à l’exil fiscal… »

Le samedi 2 février 2019
A partir de 16 heures 30
Débats –animations –science –librairie-Meeting-Banquet-Soirée dansante
Rencontre avec Nathalie ARTHAUD à 17 heures 45
Puis Apéro, meeting, banquet
Réservez dès maintenant pour le banquet
15 euros ; enfants de moins de 14 ans : 7 euros
On peut en particulier réserver ces cartes d’entrée auprès de Dominique Mariette, au 06.99.49.98.64, MDommarie@aol.com
Et consultez le site blog « lo argenteuil »

samedi 19 janvier 2019

Spéculation : les profits contre les emplois. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Spéculation : les profits contre les emplois

2018 a été une année record en termes de fusions-acquisitions, c’est-à-dire d’opérations de vente et d’achat d’entreprises par d’autres. L’ensemble des opérations a mobilisé 3 440 milliards d’euros, en augmentation de 20 % par rapport à 2017.



C’est aux États-Unis que ces opérations de concentration de groupes industriels ou financiers ont été les plus importantes. Mais la France n’a pas été en reste, avec le rachat par AXA pour 12 milliards de l’assureur bermudéen XL Group et celui de Bioversativ par Sanofi pour 10 milliards d’euros. L’année 2019 commence bien pour le monde de la finance, avec l’annonce du rachat de l’entreprise Celgene, spécialiste des cancers du sang, par le groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb qui s’est dit prêt à mettre 74 milliards d’euros sur la table.
     Dans un contexte de crise, où les marchés sont saturés, les grands groupes capitalistes utilisent leurs énormes ressources financières pour se racheter les uns les autres, sans chercher à développer la production ni à embaucher. Ces fusions-acquisitions sont aussi une facette des activités spéculatives, des mouvements financiers qui sont un des traits majeurs du capitalisme depuis des décennies.
     Ces opérations ne rapportent rien à la société. Au contraire, elles sont suivies souvent par des licenciements, des suppressions d’emplois, des fermetures d’entreprises. Ainsi Bayer, qui a définitivement avalé Monsanto au cours de l’année 2018, a annoncé 12 000 suppressions d’emplois pour les deux années qui viennent.
      Contrairement à ce que prétendent les défenseurs du capitalisme, les profits ne créent pas d’emplois, ils les détruisent !

                                                          Boris SAVIN (Lutte ouvrière n°2633)

Ordures ménagères, des tarifs insupportables !


L’exemple dans l’Est de la Communauté de Communes de Lunéville à Baccarat



Sous couvert d’encourager le tri sélectif, la Communauté de Communes de Lunéville à Baccarat a augmenté les tarifs du ramassage des ordures ménagères en le sous-traitant à Véolia depuis le 1er janvier 2019. Par exemple pour un couple sans enfant, les tarifs sont doublés, passant de 115 à 240 € par an.
C’est d’autant plus choquant qu’il n’y aurait plus qu’une seule levée par mois au lieu d’une par semaine, et que les levées supplémentaires seraient payantes. Et Véolia est autorisé à facturer directement le service aux usagers, qui doivent faire une démarche auprès des impôts pour ne plus payer la taxe de ramassage des ordures.
Au cours d’une réunion publique le 16 janvier à Lunéville, les élus locaux qui tentaient de promouvoir cette décision n’en menaient pas large face à plusieurs centaines d’opposants mobilisés. Car la contestation est en train de prendre dans la population de ce territoire rural, encouragée par les liens tissés pendant le mouvement des Gilets Jaunes. Les opposants ce sont déjà donné rendez-vous à la prochaine réunion publique…

Education : Non aux 58 suppressions de postes dans l'Education dans la Haute-Vienne !


Cela tombe bien, jeudi prochain 24 janvier, une grève dans l’Education




Au dernier Comité Technique Académique qui devait entériner les 36 suppressions de postes annoncées pour l'année prochaine dans les collèges et lycées de l'académie, la rectrice a fait la surprise d'en ajouter 22. Soit un total de 58 postes en moins !
Parce que le ministre Blanquer a eu une nouvelle idée pour économiser des postes : modifier le décret qui donne la possibilité d'imposer une heure supplémentaire à chaque professeur. A partir de septembre 2019, ce ne sera plus une mais deux heures qui seront imposées !
Tant pis si les élèves apprennent moins bien, si les profs sont épuisés et l'organisation des établissements mise à mal. L'essentiel est de continuer à faire des économies sur le dos des services à la population pour pouvoir arroser le grand patronat !
Une grève est prévue jeudi 24 janvier pour s'opposer à ses suppressions !

Lutte de Classe, une brochure de Lutte ouvrière


Contre le grand capital, le camp des travailleurs


Lors de nos activités, après les discussions, nous offrons une brochure qui fait le point sur la situation et qui affirme nos perspectives. Celle-ci est régulièrement actualisée. Cela vient d’être fait :


Culture à Argenteuil : l’inscription aux inventaires, c’est aussi défendre le patrimoine local


Des initiatives doivent être prises



Des lieux qui sont des éléments très intéressants du patrimoine local de la Ville ne sont actuellement pas protégés par un classement de défense garanti par l’Etat (inscription à l’inventaires des monuments historiques ou autres). Cela signifie qu’ils peuvent être démolis ou transformés par principe sans restriction particulière. C’est le cas des divers bâtiments de l’ancien hôpital d’Argenteuil rue Pierre Guienne, et non loin de là, de ce qui reste de l’imprimerie Coulouma, rue de Diane. C’est dans cette dernière que furent imprimés les premières éditions de la célèbre collection de la Pléiade à partir de 1934.


         Ce classement n’a jamais eu l’air de préoccuper les édiles d’Argenteuil. Il y a bien pourtant depuis ces dernières années un inventaire protecteur mis en place par la Région Ile de France. Sauf que les démarches doivent être effectuées par la municipalité de la Ville où se trouvent ces éléments à protéger. Et comme à Argenteuil, la municipalité actuelle n’agit pas, les choses demeurent en suspens. Et c’est bien dommage.
         On peut au moins espérer que les choses bougent dans les temps qui viennent…  

vendredi 18 janvier 2019

« Grand débat » : un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître


Grand débat : diversion à grand débit

Après avoir fait usage sans succès de gaz lacrymogènes jusqu’au 12 janvier contre les manifestations de gilets jaunes, Macron et le gouvernement espèrent envoyer des gaz anesthésiants suffisamment puissants avec la « lettre aux Français » et le coup d’envoi du grand débat national.
Les foules n’ont pas dévoré la prose élyséenne. On verra si les réunions du grand débat trouvent leur public. Pour l’heure, Macron s’est déplacé dans la commune de Grand-Bourgtheroulde pour lancer son opération de déminage, accompagné par douze pelotons de gendarmerie – plus d’un millier d’hommes dans une commune de 3 800 habitants –, marque indiscutable d’une volonté de dialogue serein !
Les médias complaisants se sont emparés de la lettre et du grand débat, parlant d’un processus inédit et saluant sans rire l’audace de Macron, comme si son gouvernement et lui n’étaient pas à la recherche d’un tour de passe-passe pour sortir de la crise politique. En fait, cette fameuse lettre, quand on a la patience de la lire, est une nouvelle provocation pour un chômeur, un retraité, un travailleur payé au smic, et pour les gilets jaunes mobilisés pour leur pouvoir d’achat et leurs conditions de vie quotidienne.
Passé le poncif obligatoire sur « la France, une des nations les plus égalitaires, fraternelles, et libres », Macron annonce qu’après le grand débat, rien ne sera décidé qui remettrait en cause les choix de son gouvernement. Bien sûr, il y a le refus de rétablir l’ISF mais, par exemple, Macron propose pour la énième fois comme seul remède au chômage de donner aux entreprises « les moyens de se développer ». Cela veut dire : arroser les grosses entreprises d’argent public et leur garantir une main-d’œuvre la plus flexible possible. Si l’on trouve le mot salaire dans la lettre, il n’y a évidemment rien de plus que les miettes annoncées il y a un mois à la télévision.
Macron annonce à l’avance qu’il n’y aura dans sa politique aucun tournant qui prendrait en compte ce qu’expriment des gilets jaunes sur la pénurie en services publics. Vous voulez que l’on baisse des impôts ? Dites-nous dans quels services publics nous devons sabrer ! C’est ce que fait déjà le gouvernement et, dans sa lettre, Macron invite à réfléchir à ce dont la population peut se passer.
En plus de faire semblant de répondre aux attentes populaires, cette lettre incite à mettre en avant la question de l’immigration et des migrants. La diversion est grossière et dangereuse, mais Macron l’utilise délibérément, comme les politiciens d’extrême droite qu’il prétend combattre.
Alors, la meilleure réponse à cette lettre et au grand débat national serait que la colère contre les conditions de vie continue de s’exprimer dans les rues et qu’elle entraîne, au-delà des gilets jaunes, une contestation dans les entreprises, là où il serait décisif de se battre pour les salaires et l’emploi.

                                                   Boris SAVIN (Lutte ouvrière n°2633)




Débat Macronshow à Grand-Bourgtheroulde (Eure)


Sous état de siège


Gaz lacrymogènes face aux manifestants à Grand Bourgtheroulde

Mardi 15 janvier, c’est dans une commune investie par des centaines de CRS, policiers et gendarmes que s’est déroulé le lancement du « grand débat », l’opération de diversion voulue par Macron pour essayer de mettre fin à la crise des Gilets jaunes. Celui-ci a péroré devant un parterre de maires de Normandie et continué ses provocations habituelles comme il l’avait fait dans la matinée au conseil municipal de Gasny, une petite commune de l’Eure. Ainsi, à propos de son soi-disant « plan pauvreté », il a évoqué parmi les plus pauvres ceux « qui déconnent » qu’ « on va davantage responsabiliser ».
A Bourgtheroulde, avant même que Macron débute son opération d’enfumage, les forces de l’ordre gazaient les quelques manifestants qui avaient réussi à entrer dans le village. Plusieurs centaines d’autres étaient bloqués à l’extérieur, ce qui ne les a pas empêchés d’exprimer leur colère contre le « président des riches ». Pour eux, le débat a déjà eu lieu et les conclusions sont claires : ils veulent pouvoir vivre dignement en obtenant une augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations. Et ils comptent bien l’imposer par la lutte et non par du blabla !