mardi 11 septembre 2018

Amiante : Alstom et compagnie, tous coupables


Alstom condamnée pour le décès de deux travailleurs, morts de l’amiante



Deux travailleurs d’Alstom à Belfort sont morts il y a 5 ans suite à de maladies liées à l’amiante. L’origine professionnelle de ces maladies a été reconnue.
Les familles des victimes ont attaqué Alstom au T.A.S.S (tribunal des affaires de Sécurité Sociales) pour faire reconnaître la faute inexcusable de l’employeur. Il y a quelques mois, le verdict est tombé : Alstom est condamné à versé des indemnités et est reconnu coupable pour faute inexcusable.
L’amiante a été utilisé massivement dans tous les ateliers d’Alstom, sans protection, sans prévenir les travailleurs des dangers de ce poison.
Un des camarades avait travaillé dans un atelier où en 1996 avait éclaté une grève pour refuser l’utilisation d’isolants amiantés. Ils avaient gagné, l’amiante avait été retirée. Mais ils se sont aperçus qu’en 1993, le patron les avait fait isoler le même type de barres, sans protection, sans respecter la législation pourtant peu contraignante.
Une trentaine d’entre eux avait attaqué Alstom au tribunal des prud’hommes pour non-respect de la législation et ils avaient gagné.
Depuis 1997, une plainte au pénal a été déposée, mettant en cause les pouvoirs publics pour avoir couvert les industriels utilisant l’amiante. Depuis 21 ans, cette plainte est restée lettre morte. Sans commentaires……

Sports : au ministère, la saignée


Le grand plongeon

 
Grand plongeon pour les postes et les moyens

À peine nommée, la ministre des Sports, une ancienne championne de natation, apprend que le budget de son ministère diminuera de 30 millions d'euros en 2019 et que 1 600 postes de fonctionnaires sur environ 3 000 doivent être supprimés d'ici 2022...
La ministre, pas encore habile dans la « langue de bois » ministérielle, a admis que le problème lui était « tombé un peu dessus » et que cette annonce était « très brutale ».
Eh oui, elle est très brutale... surtout pour les fonctionnaires, mais aussi pour le sport amateur !
On comprend que la députée locale n’ait pas eu envie samedi, lors du Forum des associations, de se confronter aux clubs !

Argenteuil, températures élevées, le climatiseur, et le peu d’empathie municipale


Echo des travailleurs communaux d’Argenteuil

Des employés souvent pas loin du malaise

 
Ce n'est pas parce que c'est gros que c'est efficace (Photo Myloview)

L’énorme climatiseur destiné à atténuer les conséquences des températures élevées dans un bâtiment de l’hôtel de ville inadapté aux variations de températures avait été installé tardivement en juin alors que des fortes chaleurs avaient déjà eu lieu. Il a été hier désinstallé… alors que l’on attend pour aujourd’hui et pour demain deux jours de température élevée. Certes, il n’était guère performant, mais tout de même…
         Les élus de la municipalité tout comme les hauts cadres administratifs de la mairie ne connaissent guère les conditions de travail dans les services du rez-de-chaussée et des premier et deuxième étage de l’hôtel de ville. Pour certains, ils y passent rapidement. Leur parcours habituel mène les uns et les autres du parking au 3ème   étage, des espaces bien plus climatisés.
En tout cas, les conditions de travail dans lesquelles les employés municipaux ont dû travailler cet été, ont été très difficiles et usantes, sans que la municipalité s’en préoccupe beaucoup et prenne les mesures qui s’imposaient.
         Un véritable manque d’empathie.

Argenteuil, Snecma-Safran, défense de Jean Vilar


Cela presse que le projet soit abandonné

 
Une 50 000 tonnes, chez Alcoa, 1985 (Wikipédia)

Lors du forum de samedi, nous avons appris une chose très intéressante. Un travailleur retraité de la Snecma, cette entreprise sise à 300 mètres de Jean Vilar sur l’autre rive de la Seine, nous a indiqué que la raison essentielle des vibrations souvent ressenties dans les salles Pierre Dux et Jean Vilar étaient dues à l’utilisation de la presse de 80 000 tonnes de la Snecma-Gennevilliers, la plus importante presse en l’Europe, paraît-il. Nous le croyons volontiers.
         Voilà un argument supplémentaire pour l’abandon du projet dit « Héloïse ». Un argument qui s’ajoute aux centaines d’autres. Les 43 mètres prévus de l’ensemble projeté posent déjà de multiples problèmes. Si en plus, ils sont sensibles aux coups de boutoir, cet abandon doit être acté de manière pressante.

lundi 10 septembre 2018

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise de ce lundi 10 septembre 2018 : « L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs »




L'extrême droite xénophobe : un danger pour tous les travailleurs



Ces dernières semaines à Chemnitz, à la suite d’une rixe ayant entrainé la mort d’un Allemand, des manifestations avec salut nazi et des chasses à l’homme ont eu lieu. Des étrangers, un restaurateur juif et des militants de gauche ont été agressés. Le tout avec la complaisance de la police et du ministre de l’Intérieur, qui a expliqué qu’il « serait descendu dans la rue » s’il n’avait pas été ministre. La percée électorale de l’extrême droite allemande, ces dernières années, pèse sur toute la vie politique et sociale dans un sens réactionnaire.

Dimanche, en Suède, un parti d’extrême droite a également progressé aux élections, obtenant près de 18 % des voix. Composé d’anciens néo-nazis, ce parti a fait campagne contre les réfugiés, envers lesquels l’ensemble des partis durcissent maintenant le ton.

Pour l’instant, en Europe, l’extrême droite s’affirme surtout sur le plan électoral. En Autriche, un parti fondé par un ancien officier SS partage le pouvoir avec la droite. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban, xénophobe sans complexe, refuse l’accueil des réfugiés. En Italie, la Ligue, d’extrême droite, est aussi au gouvernement.

Ces succès électoraux ont déjà des conséquences concrètes. Cet été, le gouvernement italien dont Matteo Salvini est ministre de l’Intérieur a fermé les ports italiens aux bateaux de migrants recueillis en Méditerranée et a attaqué les organisations humanitaires qui tentent de les secourir. Les réfugiés sont maintenant sommés de retourner dans l’enfer libyen. Au fil des mois, pour celles et ceux qui fuient des guerres, des dictatures ou simplement la misère, l’Europe se transforme en une forteresse de plus en plus inaccessible.

Ces partis xénophobes ont trouvé dans les campagnes contre les migrants non seulement un procédé pour avoir des voix en spéculant sur les peurs et les préjugés, mais ils utilisent la question des migrants pour faire oublier les autres. Une fois aux affaires, ils ne résolvent aucun des problèmes auxquels le monde du travail est confronté, bien au contraire. En Autriche, le gouvernement a allongé le temps de travail, au bonheur des patrons : la journée de 12 heures (au lieu de 10) et la semaine de 60 heures (au lieu de 50) sont maintenant légales. En Italie, les partis au pouvoir avaient promis de s’attaquer à la précarité, ils s’étaient engagés à avancer l’âge de départ à la retraite, à augmenter les pensions et à créer un revenu minimum. Ces promesses sont en train de s’éloigner. L’extrême droite défend en réalité les intérêts de la classe capitaliste. Son modèle, c’est Donald Trump, ce multimilliardaire qui tonne contre les élites et… a fait adopter la réforme fiscale la plus favorable aux riches que les États-Unis aient connue. Pour les travailleurs, l’extrême droite ne représente pas une solution, elle fait partie du problème.

Car en désignant les migrants comme boucs émissaires, Le Pen et ses amis voudraient dresser des travailleurs contre d’autres, souvent encore plus pauvres. Cette division serait lourde de danger. À l’inverse, les xénophobes dédouanent les capitalistes. Ce sont pourtant eux, et non les migrants, qui licencient, ferment des usines et ruinent des villes entières. C’est le capitalisme qui provoque cette crise sans fin.

L’extrême droite pousse sur le fumier de cette crise et s’appuie sur la dégradation des conditions de vie des classes populaires, pour engranger des voix d’abord. Mais des succès électoraux peuvent préparer des coups de poing et de matraque, comme à Chemnitz, ou pire encore. Les événements des derniers jours sont un avertissement. Si des migrants, des musulmans ou des juifs sont les premiers visés par des nervis d’extrême droite, ceux-ci s’en prendront ensuite, comme les fascistes le firent par le passé, à tous les travailleurs qui veulent se défendre. Et au-delà, c’est toute la société qui est menacée.

Il s’agit pour la classe ouvrière de sa survie. Cela ne peut passer par des combines électorales : seule la lutte de classe permet aux travailleurs, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur couleur de peau, de lutter pour leurs intérêts. Par le passé, c’est ainsi que le monde du travail a pu se défendre et améliorer sa condition.

Mais il faut aussi nous débarrasser pour de bon des menaces que le capitalisme fait peser, y compris des menaces représentées par cette extrême droite xénophobe. Pour cela, il nous faudra pousser cette lutte de classe jusqu’au bout, jusqu’à l’expropriation de cette bourgeoisie parasitaire qui ruine toute la société.

Climat et capital : sans s’attaquer au pouvoir des apprentis-sorciers du capital, il n’y aura que des mots pieux et du vent…


Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière du 27 Avril 2016. On peut remplacer le nom de Hollande par celui de Macron, mais sur le fond, l’article, pour aujourd’hui, convient totalement 

Climat : de Paris à New York, on brasse du vent

Une cérémonie a été organisée le 22 avril au siège des Nations unies, à New York, pour la signature ­officielle de l’accord international sur le climat.
La COP 21, qui s’était réunie à Paris en novembre avait accouché d’un accord, que chaque délégation nationale avait d’autant plus approuvé qu’il n’est pas contraignant. Ce n’est donc pas une surprise que les dirigeants de 175 pays aient apposé leur paraphe sur un document qui proclame que le réchauffement est un réel problème pour l’humanité, sans implications concrètes immédiates.
Cette cérémonie a été l’occasion pour Hollande de se mettre en scène en donneur de leçon, ce qu’il a de plus en plus de mal à faire sur la scène intérieure. En pontifiant sur la nécessité « d’aller plus loin même que les promesses qui ont été faites », il a implicitement reconnu que la COP 21 n’a produit jusqu’à présent que du vent.
Comme la COP 21 de Paris, ce spectacle de New York montrant des dirigeants soucieux de l’évolution du climat est un rideau de fumée. Car ce ne sont pas les gouvernements qui dirigent l’économie de la planète. Ce sont les capitalistes uniquement préoccupés par le profit, exploitant les travailleurs et massacrant l’environnement avec la bénédiction des États à leur service.
Tant que les multinationales auront la liberté d’orienter la vie économique planétaire en fonction de leurs intérêts, aucune mesure sérieuse ne sera prise pour agir sur le climat. (Lutte ouvrière n°2491)


Un discours que notre ami le pingouin adresse à tous les écologistes sincères



Education, sureffectifs dans les écoles, le résultat de ce que ces gens-là appellent le « bétonnage ». Il est vrai quand cela les arrange…


La responsabilité municipale

 
Chouette. Mais, au fait, l'école ?

Dans cette affaire, les maires d’Argenteuil –le maire actuel comme le précédent- ont une lourde responsabilité, celle d’avoir signé des permis de construire, et de continuer à le faire, pour des projets immobiliers d’investisseurs privés qui ont entraîné une hausse considérable de la population communale ces dernières années, en particulier au Val Notre-Dame, dans ce quartier périphérique d’Argenteuil. Conséquence, du primaire au secondaire, les effectifs d’élèves explosent dans de nombreuses écoles et de nombreuses classes.
         Les apprentis sorciers doivent maintenant éteindre l’incendie qu’ils ont aidé à allumer. Ils doivent mettre tous les moyens municipaux en œuvre pour aider les enseignants et les parents d’élèves du collège Jean-Jacques Rousseau à obtenir satisfaction ! 

Notre devinette dominicale était facile (voir notre page d’hier), d’autant plus que la photo donnait une indication majeure. Il s’agissait de Pantin. Mais la situation est tellement identique dans des centaines de communes du pays, que toutes les réponses transmises étaient également justes.

Argenteuil, Nouvelles de JJ Rousseau – casserole


Dans notre mémoire, cette dame a déjà une casserole

 
Plan d'une classe en sureffectifs

Voilà ce qu’a osé répondre à la délégation du collège Jean-Jacques Rousseau une responsable de la Direction académique du Val d’Oise : 



         Oui, effectivement. Mais si cette dame était un tant soit peu à la hauteur de son rôle, elle n’aurait qu’à joindre le Recteur de Versailles pour lui dire vertement que c’est inadmissible qu’un second CPE ne soit pas déjà nommé dans ce collège populaire de plus de 600 élèves, et que l’affaire doit être réglée dans les meilleurs délais. Un coup de fil suffirait.
         Mais quand on a le doigt à la couture du pantalon…