mercredi 15 août 2018

Argenteuil, Défense de Jean Vilar, la drôle de défense de la municipalité


Un projet municipal qui n’est pas un projet municipal mais qui est un projet municipal, mais qui…
 


Des membres du Comité Jean Vilar ont déposé des recours dans le cadre du combat que nous menons contre le « projet Héloïse » conduit par l’investisseur Fiminco.
         La procédure suit son cours. Si nous comprenons bien, la municipalité récuse un des recours. Pour elle, la vente du terrain Vilar n’est qu’une vente parmi d’autres, qu’il n’y est pas question d’un partenariat « public-privé », et donc que le recours auprès du tribunal administratif n’a pas lieu d’être.
         Nous ne savons pas quelle sera la conclusion et le jugement de ce dernier sur cette question, mais vu de l’extérieur, on ne peut que rappeler que la municipalité n’a fait que jouer sur l’ambiguïté de ce projet depuis mars 2016.
         Elle n’a jamais présenté ce projet comme une simple vente de terrain, mais comme un grand projet municipal capable de revivifier le centre-ville. Elle l’a présenté à plusieurs reprises lors de conseils municipaux. Elle dit avoir établi des éléments contractuels avec le promoteur quant à l’utilisation commune de la salle de spectacle. Les dernières nouvelles qu’elle a vaguement données à la population est qu’elle demandait au promoteur de revoir sa copie !
         Et à la suite de tout cela, elle va convaincre le tribunal administratif de Pontoise que le projet Héloïse sur une partie notable de l’espace public de la Ville ne le concerne pas ?

Surexploitation des travailleurs sous couvert de religion


Question exploitation totalement Immaculée

 
Et elle laisse faire ?

L’association « Travailleuses missionnaires de l’Immaculée » a des activités dans divers points en France, en particulier à Domrémy dans les Vosges.
Près de la cathédrale, elle exploite, c’est le mot, un restaurant « l’Accueil du pèlerin »où travaillent des jeunes femmes originaires d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud-Est.
Le Parquet d’Épinal, alerté par une enquête de l’inspection du travail, a constaté que ces jeunes femmes n’étaient ni payées ni déclarées.
Saisie de l’affaire, la Justice a décidé de saisir 950 000 € sur les comptes de l’association.
Mais les avocats de l’association font appel arguant qu’en tant qu’ordre religieux elle dépend du droit canonique, et non du Code du travail !
Sauf que pour le procureur de la République d’Épinal il ne s’agit pas d’un ordre religieux.
De toute façon, on ne voit pas pourquoi une revendication religieuse autoriserait à bafouer le droit des gens.

Hiroshima : 73 ans plus tard, un monde toujours en guerre


Fourbir les armes pour les utiliser demain

 


Les États-Unis ont annoncé la création d'une « force de l'espace » qui leur redonne la suprématie militaire dans l'espace, face à la Chine et à la Russie.
Il y a juste 73 ans à Hiroshima et Nagasaki, l'impérialisme américain avait lancé deux bombes nucléaires faisant des centaines de milliers de morts. Ils voulaient montrer aux peuples mais aussi aux autres pays vainqueurs de la guerre que leur suprématie militaire était totale.
Comme le disait Jaurès, « le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l'orage ». Et les États-Unis s'y préparent sur terre, sur mer, dans les airs et maintenant dans l'espace.

mardi 14 août 2018

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 13 août 2018 : « Guerres commerciales, protectionnisme... Le monde capitaliste s'enfonce dans la crise »


Guerres commerciales, protectionnisme... Le monde capitaliste s'enfonce dans la crise

En plein milieu du mois d’août, va-t-on connaître une nouvelle crise financière ? À la fin de la semaine dernière, les Bourses mondiales ont connu un nouveau soubresaut provoqué par l’aggravation de la situation économique de la Turquie qui a vu sa monnaie plonger de près de 20 % en une seule journée.
À l’origine de cette crise, il y a l’épreuve de force engagée par Trump avec le président turc Erdogan. Avec la brutalité dont il est coutumier, Trump utilise les moyens de pression que lui donne la puissance de l’impérialisme américain. C’est l’annonce du doublement des taxes douanières sur l'aluminium et l'acier turcs qui a accéléré la débâcle de la monnaie turque.
Quelques jours avant, c'était l'entrée en vigueur des sanctions décidées par le même Trump contre l'Iran qui entraînait la chute de la monnaie iranienne, laissant prévoir là aussi une envolée de l'inflation, une aggravation de la crise économique, du chômage et des souffrances que va subir la population du pays.
Dans ces deux pays, les mesures protectionnistes ou de boycott économique se traduisent par une situation de plus en plus dramatique pour les peuples. Mais ils ne sont pas les seuls touchés. Du fait de la crise, les gouvernements américain mais aussi européens se livrent à une guerre économique dont les conséquences sont et seront de plus en plus payées par les populations de leur propre pays. La majoration des taxes douanières entraînera l'augmentation des prix pas seulement en Iran et en Turquie. Mais pire encore, elle entraînera un rétrécissement des marchés et une aggravation de la crise.
C'est cette situation qui crée l'incertitude et provoque régulièrement l'affolement des marchés financiers. Cette dernière secousse est-elle une simple péripétie comme les Bourses en connaissent régulièrement ou est-elle annonciatrice d'un effondrement majeur ? Personne ne peut le dire tant les capitalistes ont transformé l’économie mondiale en un véritable casino planétaire de la finance livré à la merci de spéculateurs imprévisibles.
À bout de souffle, le capitalisme est bien incapable de sortir de la crise. Il engendre des inégalités de plus en plus monstrueuses. Il maintient des régions entières dans le sous-développement, d’autres sont transformées en véritables champs de ruines par les guerres menées pour les intérêts des capitalistes des grandes puissances. Des populations entières sont contraintes de prendre le chemin de l’exil pour assurer leur survie.
Ici, en France, les travailleurs ont vu leurs conditions d’existence s’aggraver au fil des attaques menées contre l’emploi, les salaires, la protection sociale par le patronat et par tous les gouvernements à leur service, quelle que soit leur couleur politique. Des millions de femmes et d’hommes sont condamnées à survivre dans des situations de plus en plus précaires. L’exploitation renforcée et l’appauvrissement des classes populaires permettent à une minorité de grands bourgeois, détenteurs des capitaux et des entreprises, de s’enrichir d’une façon insolente. L’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, a vu sa fortune augmenter en une année de 1300 € toutes les deux secondes, une somme que bien des travailleurs ne gagnent pas en un mois ! « Les profits aujourd’hui, et après moi le déluge ! », telle est la morale de cette minorité de privilégiés.
Tant que le grand capital contrôlera l’économie, les attaques antiouvrières se poursuivront : le patronat sera à l’offensive dans les entreprises pour augmenter la charge de travail et supprimer des emplois ; le gouvernement, quel qu’il soit, s’inclinera devant les exigences des capitalistes et des puissances d’argent. Ceux qui prétendent que le sort des travailleurs pourrait s’améliorer dans le cadre du capitalisme mentent et propagent des illusions néfastes.
Pour défendre le droit élémentaire à un emploi et à un salaire permettant de vivre, pour ne pas être menacés de connaître la situation qui est celle aujourd’hui des masses populaires de Turquie plongées dans la tourmente de l’aggravation de la crise, les travailleurs ne pourront compter que sur leurs luttes collectives et déterminées, en étant prêts à aller jusqu’au bout, jusqu’à exproprier la classe capitaliste pour l’empêcher de conduire l’ensemble de la société à la catastrophe.

Ford : exosquelettes dans ses usines


Améliorer le confort de ses salariés ? On y croit… pas !

 

Modèle d'exosquelette plus ancien

Le constructeur américain va équiper dans quinze usines des ouvriers avec des gilets robotisés destinés à soulager certains efforts, comme porter une charge lourde à bout de bras au montage. Dans une publicité un ouvrier dit se sentir du coup plus en forme après le travail pour « jouer avec ses petits-enfants ». Ford prétend que cette innovation est introduite uniquement dans le but d'améliorer le bien-être de ses salariés, et non pas dans celui d'augmenter la charge de travail.
Qui peut croire cela venant de l’entreprise qui a « inventé » le travail à la chaîne à partir de 1913, appelé justement « fordisme » ? Utilisée pour produire au maximum, la chaîne cause de nos jours encore de multiples TMS et maladies du dos. Pour que les progrès technologiques profitent à tous sans néfastes pour les travailleurs, il faudra changer ce système économique.

Macron en guerre contre les communes balnéaires : CRS sur les plages, bientôt fini ?


Plutôt que les pavés la plage

 

La plage, mais toujours surveillée par les CRS-sauveteurs !

Les CRS, qui assurent des missions de sauvetage sur les plages depuis soixante ans, pourraient ne plus y être dès l'été prochain. Des maires protestent à juste titre, car chaque été il y a des noyades sur les plages : 1 139 dont 251 mortelles entre le 1er juin et le 26 juillet de cette année.
L'État prétend ne pas avoir les moyens de prendre en charge l'activité de 297 CRS maîtres-nageurs. C'est franchement scandaleux.
         Notre titre de Mai 68 est quelque peu humoristique. Mais la suppression des CRS sur les plages est bien un projet totalement scandaleux.

Argenteuil, culture, lieux dédiés à la culture, quels projets ?


On aimerait savoir à propos d’un sujet essentiel à la vie collective…

 


La municipalité annonce une exposition sur "Argenteuil et la Grande guerre", qui aura lieu du 15 septembre prochain au 27 janvier 2019. Nous en rendrons compte sur notre blog. Elle aura lieu dans un espace dont nous entendons parler en ces termes pour la première fois : « Nouvel espace dédié à la culture et au patrimoine, L’Atelier propose pour le lancement de sa saison une exposition sur le thème de la Première Guerre mondiale. »
         Il s’agit, si nous en croyons l’affiche dédiée, du beau bâtiment industriel rénové en 2014 dans les Jardins de l’Abbaye qui a accueilli quelques expositions et quelques évènements depuis cette date.
         Au-delà de ce que nous indiquons ci-dessus, nous aimerions connaître la politique municipale quant à l’avenir de l’utilisation des différents lieux qui relèvent du patrimoine local en la matière ; l’ex-musée d’Argenteuil, la maison de Claude Monet,  la Chapelle Saint-Jean, et donc cet Atelier. Le flou entretenu autour de cette question inquiète, en particulier quant à l’avenir de la Maison Monet et de l’ex-musée.
         La Ville, c’est-à-dire nous tous, possède des lieux qui méritent bien mieux que leur utilisation actuelle. Cette question mériterait transparence et débat public.
         Pour terminer, une question : les pièces de l’ex-musée, comment se portent-elles dans leur garde-meubles ?

Bonnes lectures de l’été : c’est fini, mais deux rendez-vous…


8 septembre, 17 février 2019

 


Maintenant, lisez si cela vous chante mes conseils de lectures que jour après jour durant près d’un mois je vous ai donnés. Vous les ajouterez à d’autres. Cela fait des livres en quantité pour les mois à venir.
         Donc en espérant que nous éviterons la « 6ème extinction », mon dernier conseil, j’éteins là pour ma part mes « bonnes lectures d’été » que nous recommencerons à l’été… 2019.
         Mais entre-temps deux rendez-vous. Le premier au Forum des associations d’Argenteuil qui aura lieu le samedi 8 septembre à… Jean Vilar. Vous me retrouverez, si cela vous dit, au stand de « Sous les couvertures », une communauté de lecteurs dont je suis membre à titre personnel. Vous me direz ce que vous avez pensé de mes conseils si vous en avez suivi quelques-uns.
         Quant au 17 février 2019, dans le complexe jean Vilar toujours, au gré des tables, vous retrouvez tous les titres que je vous ai proposés, puisque le principe du « Salon du livre Sous les couvertures » est d’y retrouver à la vente tous les livres que nous avons aimés.
En attendant, tchao, et que la fin de l’été vous soit joyeux. Dominique