samedi 12 mai 2018

Etudiants, examen des conditions d’examen : ça bloque


Avec Parcoursup, ça bloque pour que ça ne bloque pas à l’avenir  !


Des examens (Nanterre, Tolbiac...) avaient été délocalisés hier à la Maison des examens à Arcueil ou encore à Rungis… 

Deux photos de Rungis hier


Mai 1968. Avoir 16 ans en 1968. Petit parcours personnel (1)


Un espace de politisation, une période qui y aidait

 
Ecole normale de versailles 1967 : joli parc, esprit de caserne

J’entre à l’école normale d’instituteurs de Versailles en septembre 1967. J'ai 15 ans, j'en aurai 16 à la fin avril 1968. Mais depuis un certain temps, je me dis que le monde ne tourne pas rond, et qu'il faut changer la société.
       Des militants de l’OCI de Lambert sont très actifs depuis plusieurs années dans cette école, toute comme une enseignante du groupe trotskyste Voix ouvrière, le nom d’alors de leur journal (qui deviendra Lutte ouvrière en juin 1968). Ma classe de seconde est très politisée, au moins pour la moitié d’entre elle. L’un d’entre nous est à la JC, un autre est marqué par l’activité de son père, ancien cadre du FLN algérien. Pour ma part, j’ai été l’année précédente à la JOC sur Argenteuil, tout en ayant dès ce moment rompu avec la religion. Dès cette époque, j’ai le sentiment d’appartenir à une classe, la classe ouvrière. Je suis porté vers l’internationalisme. Je me dirige rapidement vers les idées trotskystes, et vers les idées de Voix ouvrière.
         Dès le début des évènements, fin avril, début mai 1968, le besoin d’information nous gagne, et comme ailleurs, les récréations, les soirées (nous sommes internes) sont l’occasion de vite écouter sur les transistors les informations sur ce qui se passe chez les étudiants. D. MARIETTE
         (A suivre. Une première manifestation… de choix !)

Carburants, Etat et groupes pétroliers responsables





Racket en grande pompe

                                                                     
Ils nous pompent !
Depuis six mois, le prix des carburants ne cesse d’augmenter. Celui a augmenté de 20%, voire bien davantage.
L’association de consommateurs CLCV dénonce cette flambée du prix des carburants. Elle souligne que cette augmentation a principalement deux causes : l’inflation des taxes sur l’essence et le diesel, et celle des marges des distributeurs, de Total notamment.
L’Etat et les groupes pétroliers sont en effet main dans la main pour considérer les automobilistes comme des vaches à lait.

agenda militant





Lundi 14 mai
Argenteuil
Journée de mobilisation locale en soutien aux cheminots
De 11 à 13 heures, boulevard Léon Feix
Face à l’entrée de la mairie
Fin d’après-midi, « Carrefour Babou »


Mardi 15 mai
Les militants de Lutte ouvrière de Bezons et Argenteuil organisent une
Réunion de Lutte ouvrière
19 heures
« Quelques leçons de Mai 68 »
Salle des Pierrats
Résidence des Pierrats
Rue Maurice Berteaux
(Près du Théâtre Paul Eluard)



La fête de Lutte ouvrière à Presles, les 19, 20, et 21 mai 2018
Le site de la fête :
Les films à la fête de Lutte ouvrière :
Le jeune Karl Marx de Raoul Peck
 Le Caire confidentiel de Tarik Saleh
 120 battements par minute de Robin Campillo
Une famille syrienne de Philippe Van Leeuw • Out de György Kristóf • Un homme intègre de Mohammad Rasoulof
L’autre côté de l’espoir de Aki Kaurismäki
À mon âge je me cache encore pour fumer de Rayhana Obermeyer
 Makala de Emmanuel Gras
Corporate de Nicolas Silhol
I am not your Negro de Raoul Peck
Mémoires d’un condamné de Sylvestre Meinze
IVG 40 ans après de Yves Campagna, Jean-François Raynaud • Cinéma en plein air dimanche soir

Un car partira à 9 heures d’Argenteuil le dimanche 20 mai pour Presles. Trois arrêts : Joliot-Curie-mairie-Val Sud. Pour le retour du soir, départ de Presles à 19 heures. Il est gratuit. Il faut seulement s’inscrire… dans la limite des places disponibles. Faites vite, il reste encore des places.


22 mai
Grève dans les fonctions publiques, et d’autres entreprises privées

vendredi 11 mai 2018

Mai 68, du 13 mai à la grève générale. Un article de Lutte ouvrière




Du 13 mai à la grève générale

La révolte étudiante du début mai 1968 mit à bas le mythe de l’État gaulliste fort et prétendument intouchable. Le PCF et la CGT avaient martelé cette légende depuis dix ans. C’est la jeunesse étudiante qui, les pavés à la main, montrait comment faire vaciller le régime. La leçon allait être entendue.
Les dirigeants du PCF, soucieux de montrer qu’ils pouvaient être un parti de gouvernement, tenaient à se montrer capables d’assurer la paix sociale grâce au contrôle qu’ils exerçaient sur la classe ouvrière. Le PCF et de la CGT firent tout pour faire barrage à la sympathie qui se manifestait envers cette jeunesse en révolte. Mais, dans les usines ou chez soi, on suivait le mouvement avec passion sur les radios RTL et Europe n° 1.
À Paris comme en province, on voyait de plus en plus de jeunes travailleurs rallier les manifestations étudiantes, enthousiasmés qu’ils étaient par leur courage et leur détermination. Et c’est eux d’ailleurs qui, quelque temps plus tard, firent pénétrer le mouvement dans les usines.
La journée qui fit tout basculer fut celle du vendredi 10 mai à Paris, avec son déferlement de violence policière. Tout le pays avait suivi pendant la nuit les événements. L’indignation contre le pouvoir était générale. En une semaine, le climat politique et social, l’état d’esprit de millions de gens étaient bouleversés du tout au tout. On parlait politique dans la rue, les bistrots, partout.

Le 13 mai et la grève générale

Les confédérations syndicales se sentirent obligées de proposer immédiatement une rencontre aux leaders du mouvement étudiant et appelèrent en commun pour le lundi 13 mai à une journée de grève générale et de manifestations dans tout le pays. L’immense majorité des travailleurs apprit la nouvelle par la radio pendant le week-end et, sans aucune préparation, la grève fut totale. À Paris, des centaines de milliers de manifestants remplirent les rues de la gare de l’Est à Denfert-Rochereau. Des millions de travailleurs défilèrent dans le pays. C’étaient avant tout des manifestations politiques contre le pouvoir gaulliste. Les slogans repris étaient : « À bas l’État policier », « 58-68 : dix ans ça suffit » et surtout « Ce n’est qu’un début, continuons le combat ».
Le succès de cette grève générale et l’ampleur des manifestations galvanisèrent des millions de travailleurs et, loin de les calmer, leur donnèrent l’envie d’en découdre avec le pouvoir. Ce sont les jeunes ouvriers, présents dans les multitudes d’usines, qui démarrèrent la grève.
Dès le lendemain du 13 mai, ceux de l’usine Sud-Aviation, dans la banlieue de Nantes, refusèrent de reprendre le travail et entraînèrent toute l’usine dans la grève avec occupation, séquestrant le directeur pour quinze jours. Cette nouvelle servit d’exemple à des milliers d’autres jeunes ouvriers qui souvent, à quelques dizaines, se répandirent dans les ateliers pour entraîner leurs camarades dans la grève. C’est ainsi que la grève démarra spontanément, sans mot d’ordre ni programme, dans toute une série d’usines, dont les usines Renault de Cléon, Le Mans, Flins, et enfin le jeudi 16 mai, à Billancourt qui comptait des dizaines de milliers de travailleurs.

La CGT généralise la grève pour mieux la contrôler

Le mouvement paraissait irrésistible et promis à gagner une grande partie de la classe ouvrière. Conscients du danger, les dirigeants du PCF et de la CGT changèrent de tactique. Il ne fut plus question de s’opposer au mouvement, comme ils l’avaient fait chez les étudiants. Ils craignaient, s’ils s’obstinaient dans ce sens, de se couper radicalement d’une partie des travailleurs, comme cela s’était passé chez les étudiants. Dès le vendredi 17 mai, les responsables reçurent la consigne de se porter partout à la tête des grèves et de faire cadenasser les usines pour les protéger, non d’une quelconque agression, mais de la contamination des idées propagées par les étudiants. Pendant le week-end, la consigne fut : prendre l’initiative de mettre les entreprises en grève en demandant aux travailleurs de rentrer chez eux, afin de laisser aux petites équipes syndicales le soin d’occuper et surtout de tout décider.
De toute façon, les directions syndicales n’eurent pas trop de mal à prendre ou à reprendre le contrôle des grèves. Les jeunes ouvriers, même dans les usines où ils avaient pris l’initiative de lancer la grève, ne disputaient pas la direction aux syndicats, même quand ceux-ci étaient plus que réticents au mouvement. Pour eux, ce qui comptait était de lancer la grève, symbolisée partout par le drapeau rouge qui flottait sur les usines.
Dans les faits, ce furent la CGT et le PCF qui, avec la volonté d’avoir un contrôle absolu sur le mouvement, le généralisèrent à tout le pays et à toutes les professions, dans un climat où les travailleurs n’attendaient que cela. Le problème est qu’il n’existait pas dans les usines, à de rares exceptions près, de noyau révolutionnaire capable de disputer aux responsables syndicaux la direction du mouvement.
Au plus fort de celui-ci, il y eut 10 millions de grévistes dans le pays, trois fois plus qu’en 1936. Bien des catégories peu ou pas syndiquées se lancèrent dans la grève, bien au-delà de la classe ouvrière : les artistes de théâtre et de cinéma, les footballeurs, les journalistes et les salariés de la radio et de la télévision publiques. Dans le pays, il n’y eut ni métro, ni trains, ni aucun transport public, pas plus que d’essence dans les stations-service.
En Juin 36 les travailleurs remettaient en cause la propriété des bourgeois, qui se demandaient s’ils allaient leur rendre leurs usines. En Mai 68, des millions de travailleurs firent la grève chez eux. Mais il y avait dans tout le pays une atmosphère festive et l’envie de discuter de tout, de la société et de la possibilité de la changer. Dans tous les quartiers, les villes, grandes ou petites, les gens se regroupaient, se parlaient, confrontaient leurs points de vue. Dans bien des endroits, c’était un véritable forum permanent. C’est bien pourquoi les jeunes ouvriers, plutôt que de rester enfermés dans les usines, préféraient aller voir ce qui se passait dehors, attirés par le mouvement étudiant et ses idées révolutionnaires.
Le problème est que ces idées restèrent le plus souvent en dehors des usines, où les appareils bureaucratiques faisaient la loi. La CGT et le PCF, ultramajoritaires dans la classe ouvrière, avaient ouvert les vannes et tout fait pour généraliser la grève et ainsi la contrôler, mais ce n’était certes pas pour faire du mal à la bourgeoisie.
Le programme revendicatif mis en avant par la CGT fut extrêmement vague : « Réduction de la durée du travail, augmentation des salaires, véritable politique de l’emploi », sans avancer aucun chiffre ! Il était bien loin de ce qui était adopté dans les usines ou les bureaux : pas de salaire inférieur à 1 000 francs, une augmentation de 200 francs pour tous, (soit près de 25 % pour la majorité des ouvriers), l’échelle mobile des salaires et le retour immédiat aux 40 heures.
À peine quelques jours après la généralisation de la grève, des pourparlers secrets allaient commencer entre la CGT et le gouvernement, pour aboutir le 25 mai à la comédie des négociations de Grenelle. Mais en finir avec la grève n’allait pas être si simple. Et ce n’est pas tant la détermination des grévistes qui allait faire défaut qu’un parti capable de proposer une politique alternative au bradage de cette grève massive et enthousiaste.

                                       Paul SOREL (Lutte ouvrière n°2597)



agenda militant Mai 2018


Lundi 14 mai
Argenteuil
Journée de mobilisation locale en soutien aux cheminots
De 11 à 13 heures, boulevard Léon Feix
Face à l’entrée de la mairie
Fin d’après-midi, « Carrefour Babou »


Mardi 15 mai
Les militants de Lutte ouvrière de Bezons et Argenteuil organisent une
Réunion de Lutte ouvrière
19 heures
« Quelques leçons de Mai 68 »
Salle des Pierrats
Résidence des Pierrats
Rue Maurice Berteaux
(Près du Théâtre Paul Eluard)

 
Le 1er n° de Lutte ouvrière, juin 1968




La fête de Lutte ouvrière à Presles, les 19, 20, et 21 mai 2018

Le site de la fête :

  

Un car partira à 9 heures d’Argenteuil le dimanche 20 mai pour Presles. Trois arrêts : Joliot-Curie-mairie-Val Sud. Pour le retour du soir, départ de Presles à 19 heures. Il est gratuit. Il faut seulement s’inscrire… dans la limite des places disponibles. Faites vite, il reste encore des places.


22 mai
 Grève dans les fonctions publiques, et d’autres entreprises privées

Macron, comptes de campagne, mieux vraiment avoir des amis


Petits cadeaux entre amis

 
Pour mes amis les riches, viva !

D'après les conclusions de la Commission de contrôle des comptes de campagne, Macron aurait bénéficié de remises importantes de la part de plusieurs sociétés, pour un montant total dépassant les 200 000 euros.
Mais tous ces cadeaux ont été validés : ils sont «acceptables», selon la Commission. Quoi de plus naturel, entre amis du même monde, que de s'offrir de petits cadeaux pour entretenir l'amitié.

Argenteuil, SNCF, gare, droit de passage, un acquis. Pétition


Un recul totalement inacceptable



Voilà le texte de la pétition

« Depuis quelques jours les argenteuillais ont appris que le passage souterrain de la gare SNCF d’Argenteuil centre ne serait plus accessible à tous ceux qui traversent en venant d’Orgemont ou en se rendant à Orgemont. Cet accès serait limité aux seuls titulaires d’une carte car résidant ou travaillant dans un rayon de 500 m ! Cette situation n’est pas tolérable car elle ne satisfait pas aux engagements pris historiquement par la SNCF. A l’origine une passerelle permettait ce passage. L’autorisation de démolir cette passerelle fut conditionnée par la municipalité de l’époque, à l’obligation pour la SNCF de laisser l’accès libre aux personnes traversant, par le souterrain. Une tentative de fermeture en 2011 avait pu être repoussée par l’action conjuguée de la municipalité, le conseil régional et une pétition. Nous devons une fois encore nous mobiliser pour empêcher ce passage des seules personnes titulaire d’une autorisation, ce qui ne respecte pas l’engagement initial 

Demandons le maintien du passage libre pour les piétons dans le souterrain Signez massivement faites signer. » 



Voir notre article sur « lo argenteuil » du 6 mai dernier :