mercredi 11 avril 2018

Argenteuil, défense de Jean Vilar, non au « projet Héloïse », recours


Le Comité Jean Vilar continue plus que jamais son action…

Point sur les recours


1) Recours contre la modification du PLU (à l’encontre de   l’EPT Boucle Nord de Seine-Métropole du Grand Paris qui a dorénavant la compétence de ces PLU).

L’EPT a pris un avocat ; le 26 février, il a demandé un délai supplémentaire de 30 jours (délai indicatif), qui lui a été accordé ; sa réponse à notre recours (« mémoire en défense ») n’est pas encore parvenue au Tribunal.

Quand le mémoire en défense arrivera au Tribunal, celui-ci nous le communiquera pour que nous puissions nous-mêmes y répondre.

2) Recours contre le protocole d’accord avec Fiminco (la « défense » est dans les mains de la Ville d’Argenteuil, le recours ayant été déposé à son encontre).

Notre mémoire a été communiqué par le Tribunal Administratif le 16 mars à la Ville ainsi qu’à Fiminco, qui ont un délai de 2 mois (16 mai) pour y répondre.

(Conformément à la réglementation, nous avions également envoyé en direct notre recours à la Ville et à Fiminco en LRAR). 

agenda militant



Jeudi 12 avril
18 heures

Réunion de mobilisation à l’Education

Maison des syndicats

Cergy

Vendredi 13 avril 

20 heures 30
 
Cercle Léon Trotsky

L’explosion sociale de mai-juin 1968

Salle de la mutualité

Paris 5ème


Jeudi 19 avril

Grande journée de mobilisation

LCI : Nathalie Arthaud est invitée dans la République LCI

10 h 10

Samedi 19 mai

Dimanche 20 mai

Lundi 21 mai

Fête de Lutte Ouvrière à Presles

Macron et l’Eglise catholique, l’Etat et le goupillon


Frère Emmanuel

 
"Notre père qui êtes aux cieux, restez-y" (J. Prévert)
                                Photo ludovic MARIN / POOL / AFP

Macron est venu lundi faire un petit tour à la « à la Conférence des évêques de France », une rencontre habituelle des responsables de l’Eglise catholique du pays qui se tenait à Paris. Pour ces derniers, cette visite était une nouveauté. Ces messieurs ont pu à cette occasion « boire du petit lait » comme l’a déclaré un participant. Nous n’avions rien remarqué, mais « Macron veut « réparer le lien » entre l’Eglise catholique et l’Etat ». Il a déclaré : « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il vous importe à vous comme à moi de le réparer ». Voilà qui est clair, dans la direction de ce milieu, une véritable opération d’auto-promotion.              
      Applaudi, Macron n’a pas été interpellé durant cette petite visite par des participants sur le manque d’effectifs dans les services publics utiles à la population. Ce genre de visite très amicale est tout de même plus reposante !

mardi 10 avril 2018

Editorial Lutte ouvrière de ce lundi 9 avril 2018 : "Une victoire des cheminots serait une victoire pour tous les travailleurs "

Une victoire des cheminots serait une victoire pour tous les travailleurs 

Macron avait déclaré, le 15 mars, face à la manifestation des retraités et des personnels des Ehpad : « Je ne sens pas de colère dans le pays ». Eh bien maintenant, il ne peut plus l’ignorer !

La colère, il l’a sentie à l’hôpital de Rouen, où il a été interpellé par des aides-soignantes sur le manque de moyens, la fermeture de lits et de services. Il la voit à l’université, où les assemblées générales rassemblent de plus en plus d’étudiants et d’enseignants contre une sélection qui exclura des facultés les jeunes des milieux les plus populaires. Il sait que nombre d’écoles, de collèges et de lycées sont en ébullition, du fait, là encore, du manque de personnel.

Et même si Macron n’est pas en première ligne, il n’ignore pas la grève des salariés de Carrefour qui a conduit à la fermeture pure et simple de nombreuses grandes surfaces lors du week-end de Pâques, celle des salariés d’Air France. Puis il y a, bien sûr, la grève des cheminots qui continue et devient, pour lui, un véritable problème politique.

Pour toutes ces raisons, Macron a décidé de prendre la parole jeudi prochain lors d’une interview télévisée.

Son intervention sera sans surprise. Alors que les classes les plus riches du pays n’ont jamais été aussi prospères, que les actionnaires sont comblés et que la finance croule sous les milliards, Macron nous parlera de la dette et des déficits publics.

Quand, dans les quartiers bourgeois, on peut dépenser des dizaines de milliers d’euros pour un sac à main, une paire de chaussures ou un voyage, Macron nous expliquera qu’il faut compter le moindre euro mis dans les hôpitaux, dans les écoles ou dans la justice. Et, conseillé par des gens qui ne prennent jamais le métro, le RER ou les TER, Macron peindra un tableau apocalyptique de la SNCF…

Tout cela, pour nous convaincre de la nécessité de « réformer », de « moderniser » et de « remettre en marche » le pays.

Mais, comme pour le code du travail, toutes ses réformes sont synonymes de marche arrière pour les travailleurs. Elles consistent toujours à supprimer des droits sociaux, à rendre les salariés plus malléables et plus facilement licenciables. Et c’est le cas, aussi, de la réforme ferroviaire.

N’en déplaise aux commentateurs de la télévision qui rabâchent que les cheminots n’ont aucune raison de faire grève, ceux-ci savent pourquoi ils se battent. Ils veulent que leurs droits soient respectés, que leurs conditions de travail et leurs salaires ne reculent pas. Comme n’importe quels travailleurs, ils se battent contre la politique de suppressions d’emplois qui rendent de plus en plus dur le travail de ceux qui restent tout en condamnant les autres au chômage.

Ils se battent pour que les jeunes qui seront embauchés demain à la SNCF ne soient pas plus précaires et plus mal payés. Ils se battent parce qu’ils ne veulent pas devenir des pions ballotés au gré des appels d’offres capitalistes.

Le gouvernement se dit déterminé à mettre fin au statut des cheminots. Mais il est incapable d’expliquer en quoi cela aidera les trains à partir et à arriver à l’heure. Parce qu’il n’y a aucun lien !

L’attaque contre le statut des cheminots est une démonstration politique. Macron veut gagner, contre eux, son brevet de réformateur au service du patronat. Il voudrait prouver que rien n’arrêtera son offensive anti-ouvrière. Et s’il l’emporte contre les cheminots, il se servira de sa victoire pour mettre au pas l’ensemble du monde du travail. Car il ne s’arrêtera pas à la SNCF. Le gouvernement s’attèle d’ailleurs déjà aux réformes de l’assurance chômage, des retraites et de la fonction publique qui prévoit 120 000 suppressions d’emplois.

La grève de la SNCF n’est une partie de plaisir pour personne, ni pour les cheminots qui la font ni pour les usagers. Mais les problèmes qu’elle pose ne sont rien en comparaison des reculs qui nous attendent tous si Macron et la bourgeoisie sentent qu’ils ont les mains libres. Il faut donc souhaiter que les cheminots aillent jusqu’au bout de leurs possibilités.

Pour gagner, ils n’ont d’autre choix que de mener une grève déterminée, et il faut les soutenir. Dans cette société capitaliste, les exploités ne se font respecter qu’en montrant leur force. Avoir confiance en ses forces, c’est précisément ce qui manque au monde du travail depuis des décennies.

Eh bien, les cheminots sont en train de retrouver cette confiance ! Cela ne peut qu’être un encouragement pour tous les autres travailleurs. Pour faire reculer le gouvernement, vive la grève des cheminots, vive la solidarité de classe !

Trois photos des Invalides hier, où nous nous sommes retrouvés quelques amis de Bezons et d’Argenteuil





Nathalie Arthaud sur France culture hier, l’invitée du journal de midi

Carrefour, Bernard Arnault, Bompard, et tutti quanti…



Les millions des patrons de Carrefour

Les grévistes de Carrefour Vénissieux le 31 mars

Juste après la grève massive du personnel de Carrefour contre 2000 suppressions d'emplois et la quasi disparition de la prime d'intéressement, on apprend que le géant de la distribution, qui invoque de mauvais résultats, a fait en réalité 700 millions de bénéfices.
Plus fort encore : les membres de son conseil d'administration se sont augmentés de 80 % ! Quant à son principal actionnaire, Bernard Arnault, l'un des hommes les plus riches de la planète, il s'approprie depuis des années la moitié des bénéfices du groupe.
Carrefour engraisse ses actionnaires en pressurant ses salariés. Comme tous les capitalistes, dans cette société aberrante et injuste.



Bouygues fait de bonnes affaires, y’a pas de justice


Partenariat Public… qui finance le Privé


Des profits toujours plus massifs
Le nouveau palais de Justice de Paris va s'ouvrir. Il va coûter 2,7 milliards d'euros. Financé sous la forme d'un Partenariat public-privé, il va rapporter à Bouygues, le constructeur qui assure aussi la maintenance, 235 000 euros par jour pendant 27 ans.
C'est si énorme que même la Cour des comptes s'en est indignée. Des partenariats de ce genre, cela fait des années que tous les gouvernements en concluent.
Cela vide les caisses de l'État, mais cela remplit celles du grand patronat avec l'argent des contribuables.

Argenteuil, « projet Héloïse », « L’île », un espace qui pourrait redevenir totalement « vert »


Un vert restauré ou plus de gris béton ?


Dans son numéro d’avril, Le bulletin « Agora » de l’association « Val d’Oise Environnement » revient sur le « projet Héloïse » qu’il conteste. Il revient sur la « dénaturation » qui sera la conséquence pour l’espace en question, si le projet se fait. Dénaturation alors que cet espace pourrait être « renaturé » sans guère de problème. C’est l’espace en vert foncé sur le schéma des berges de la Seine à Argenteuil. Très intéressant.

http://valdoise-environnement.fr/wp-content/uploads/2018/04/agora-38-avril-18.pdf



SRCE : Schéma Région de Cohérence Ecologique