jeudi 4 mai 2017

Elections législatives : des candidats de Lutte ouvrière partout


Élections législatives : Lutte ouvrière, pour faire entendre le camp des travailleurs


Le 11 juin, aux élections législatives, notre courant présentera des candidates et des candidats dans 553 circonscriptions, les 539 situées en métropole, six dans l’île de La Réunion, ainsi que quatre en Martinique et quatre en Guadeloupe, conjointement avec nos camarades de Combat ouvrier.

         Il s’agit d’abord que celles et ceux qui ont entendu notre candidate Nathalie Arthaud dans cette élection présidentielle, qui se sont reconnus dans ses idées et ses paroles, et ont choisi de voter pour elle afin d’affirmer l’existence d’un camp des travailleurs aux intérêts diamétralement opposés à ceux de la grande bourgeoisie, puissent prolonger leur geste, en se prononçant à nouveau pour une travailleuse ou un travailleur présenté par Lutte ouvrière.

         Au-delà de ces 232 000 électrices et électeurs, celles et ceux qui ont été touchés par les mots de Nathalie Arthaud mais ont voulu faire le choix d’un vote qu’ils ont cru utile en choisissant notamment Jean-Luc Mélenchon pour son statut de grand candidat, susceptible de recueillir plus de voix et même d’être au second tour, seront cette fois à même de voter pour leurs idées, d’exprimer leurs véritables sentiments, le vote utile se retrouvant dès lors dépourvu de sens. Ils pourront apporter leur contribution pour que, quel que soit le valet des capitalistes vainqueur au lendemain du 7 mai, un courant existe dans les quartiers populaires, qui exprime la nécessité vitale de défendre les intérêts quotidiens du monde du travail, et au-delà, la conscience que la classe ouvrière peut, en s’organisant, offrir à la société une autre perspective que le chômage des uns et l’épuisement au travail et les bas salaires des autres, sur fond d’envol des profits.

                               Viviane LAFONT (Lutte ouvrière n°2544)


Jeudi 8 juin
Réunion publique suivi d’un débat
A Argenteuil
SALLE PIERRE DUX
A 20 heures
Avec les candidats de Lutte ouvrière dans la 5ème circonscription du Val d’Oise
Dominique MARIETTE et Michel CAMPAGNAC

Argenteuil, élections, G. Mothron à la peine


 « La Croix et la bannière » ?

 

Ces jours derniers, le maire d’Argenteuil LR s’est fait remarquer en se plaignant de la difficulté dans l’organisation des bureaux de vote le jour des scrutins. Pour trouver des assesseurs, cela a été difficile au premier tour de la Présidentielle et cela l’est encore davantage pour le second : « On est une très grande ville avec près de 51 bureaux de vote. Ce n’est donc pas toujours simple. Mais on est en passe d’avoir le nombre suffisant d’assesseurs. On a notamment demandé aux différentes familles politiques présentes sur la ville de faire appel à leurs sympathisants, adhérents » a-t-il déclaré au journal La croix. Mais apparemment, ces dernières n’ont guère entendu son appel.

         Ces élections, un véritable chemin de croix pour Georges Mothron ! Après l’envoi de cartes d’électeurs en double, un des résultats du premier tour parvenu parmi les plus tardifs du pays, voilà une nouvelle épine dans le pied du maire d’Argenteuil pour le second tour !

         Mais puisqu’il évoque les familles politiques locales, parmi la sienne qui contrôle tout de même une municipalité d’une ville de 107 000 habitants, il n’est pas possible de trouver des candidats susceptibles de remplir la tâche ? Comme il suffit de savoir lire et écrire pour remplir cette tâche, chez LR, cela ne devrait pas poser de problème. Mais apparemment, ça a LR pas si simple.

Agents territoriaux, Bagnolet comme à Argenteuil, comme partout, des attaques qui ne passent pas


Agents municipaux – Bagnolet : mobilisation contre les attaques du maire

Au conseil municipal du 29 mars, le maire PS de Bagnolet, Tony Di Martino, a fait son « 49-3 », en faisant passer une délibération qui s’en prend directement au salaire des travailleurs de la ville.

En effet, il voudrait que la prime dépendant de la collectivité, le régime indemnitaire, soit diminuée en fonction des absences maladie. Au-dessus de dix jours de maladie, les travailleurs perdraient un trentième de prime par jour d’absence, quelle que soit la maladie et quelle que soit la durée du congé.

Lundi 18 avril, à l’appel de la CGT, des travailleurs de la ville ont débuté des débrayages quotidiens. Toute la semaine, des Atsem, des animateurs des centres de loisirs, des agents catégories C en majorité, ont débrayé. Les chefs de service ont utilisé toutes les ficelles des patrons pour enrayer le mouvement de contestation : pressions, mensonges, fausses rumeurs. Le nombre de grévistes a diminué, mais bien des agents sont restés mobilisés car la mesure ne passe pas.

La plupart des Atsem et animateurs sont payés au smic, seules les primes font augmenter le salaire. Alors y toucher est vraiment une attaque ciblée contre les travailleurs les moins payés.

Le maire montre son mépris avec sa propagande antifonctionnaires mentant sur le prétendu absentéisme des agents. Il faut dire que en même temps, il doit faire avaler à la population une augmentation des impôts locaux de 13 %.

Le maire a aussi menti aux parents, en refusant de les avertir de la poursuite du mouvement et en servant durant plusieurs jours des repas froids faute d’agents pour servir les repas aux enfants.

Mercredi 27 avril, la grève a été décidée toute la journée et Bagnolet s’est retrouvé avec toutes les cantines et les centres de loisirs fermés. Des parents ont rejoint les agents au barbecue organisé le midi, puis quand ils ont envahi l’accueil de la mairie pour faire connaître leur mouvement.

Vendredi 29 avril, une réunion était enfin prévue entre les grévistes et le maire. Celui-ci avait tenté une nouvelle manœuvre n’acceptant pas de rencontrer toute la délégation et cherchant à la limiter à quelques représentants par syndicat. Face à ce coup ridicule, tout le monde a refusé d’y aller.

Mardi 2 mai, la mobilisation se poursuit. Les grévistes ont le sentiment de défendre le droit à la santé et leur dignité contre cette campagne qui alimente les idées réactionnaires, surtout dans ce contexte électoral.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2544)

 

 
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mercredi 3 mai 2017

Argenteuil, employés municipaux, le ras-le bol monte


Les travailleurs n’en peuvent plus




La grève a été massivement suivie dans le service mutualisé des « Affaires générales » et de « L’état civil » de la Ville d’Argenteuil. Sans doute plus de 80 % de participants qui ont mis une chaude ambiance dans l’hôtel de ville où ces travailleurs subissent quotidiennement des conditions de travail déplorables.
         Ces travailleuses pour l’essentiel n’ont pas cessé de voir leur travail augmenter ces dernières années. Les dépassements d’horaire non payés ne sont pas rares. La reconnaissance de la municipalité et de leur hiérarchie n’est pas au rendez-vous. La charge de travail a augmenté avec la mutualisation des deux services, et dernièrement une nouvelle fois avec la réduction du nombre de lieux de réalisation de  la carte d’identité. A la hausse des effectifs s’ajoute comme revendications la revalorisation des salaires.
         Une délégation a été reçue. Comme on pouvait s’y attendre, rien n’en est ressorti. Si, le changement d’appellation de la fonction de ces travailleurs ! Bref, rien ou du vent !        

         Cette grève vient cinq jours après celle toute aussi massive des travailleuses des crèches, et cela, dans le fond, pour les mêmes raisons. Et ce qui est vrai pour ces trois services l’est tout autant pour bien d’autres services municipaux.
         La prochaine étape sera de se retrouver tous les services ensemble pour poser les différents cahiers de revendications qui risquent d’être bien semblables d’un service à l’autre.

Le pen, Fillon, petits faussaires, grands menteurs


Le Pen-Fillon : mêmes paroles, même politique

 


Marine Le Pen a repris mot à mot dans son meeting du 1er mai des passages entiers d'un discours de Fillon, essayant de draguer ainsi les électeurs.de l'ancien premier ministre de Sarkozy.
C'est assez minable. Mais cela prouve qu'il n'y pas une cloison épaisse entre cette droite dite républicaine et la droite extrême.

Eram, Tati, les ravages du grand monopoly capitaliste


Eram : pas touche aux emplois chez Tati !

 


Le groupe Eram vient de placer son enseigne Tati - pas assez rentable, selon la direction d'Eram - en cessation de paiement. Du coup, dans les 130 magasins Tati, c'est l'angoisse. Car l'entreprise qui paraît la mieux placée pour reprendre Tati, Gifi, parle de ne garder que 1 200 salariés sur 1 700, et ce dans le scénario le plus optimiste.
      Mais que le chiffre des licenciés soit de 500 ou de 1 000, il est inacceptable. Car le groupe Eram fait des affaires florissantes. Et il justifie la fermeture prochaine des magasins Tati par la concurrence de l'enseigne Gemo... dont il est lui-même propriétaire !
      Face à des calculs aussi cyniquement intéressées, les travailleurs doivent imposer le maintien de leur gagne-pain.

Sanofi, Sanoprofits, et supers profits, plutôt


Sanofi : des milliards, il y en a, dans les caisses du patronat

 


Les bénéfices du trust pharmaceutique Sanofi ont plus que quintuplé au 1er trimestre 2017 par rapport au 1er trimestre 2016, et son chiffre d'affaires a progressé de plus de 10 %. Cela n'empêche pas Sanofi d'imposer un plan de réduction des coûts aux salariés et de supprimer des centaines de postes.
         Le patronat voudrait faire croire que la bonne santé des entreprises est la condition de la baisse du chômage et de l'amélioration des conditions de travail. Le cas de Sanofi montre que c'est un mensonge : au contraire, c'est sur le dos des travailleurs que se font ces superprofits, dont les actionnaires sont les seuls bénéficiaires.

Rio Tinto comme ailleurs, de l'argent il y en a dans les poches du patronat


La productivité pour les salariés, les profits aux actionnaires

 


A l’usine Aluminium Dunkerque, pour le premier trimestre 2017, la direction annonce un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements (ebitda) de 33,3 millions de dollars, et un résultat net de 16,5 millions de dollars.

         Celui-ci représente sur ces trois mois 8 200 euros par mois et par salarié, bien plus que ce qu’elle verse comme salaire, aux salariés de Rio Tinto ou à leurs camarades intérimaires ou de la sous-traitance.

         Tous ces millions, dès le début de l’année, sont le résultat de plusieurs années de dégradations des conditions de travail et de salaire… C’est aux salariés qu’ils reviennent.