Après
avoir annoncé en mars dernier 1 500 suppressions de postes, le trust Veolia
prévoit pour l’an prochain une nouvelle saignée de 700 à 750 postes dans le
secteur de l’eau, dont il est le numéro un mondial. Rien n’étanche en effet la
soif de profits des actionnaires dans ce secteur, si juteux durant des
décennies qu’il permettait aux capitalistes de transformer l’eau en or. Les
travailleurs n’ont pas à faire les frais de cette course aux bénéfices. Il faut
non seulement interdire les licenciements à ces gens-là, mais aussi placer la
gestion de l’eau sous le contrôle des consommateurs.
jeudi 5 décembre 2013
mercredi 4 décembre 2013
"Chibanis" en France : les « vieux » en arabe, des retraités, solitaires, largement abandonnés, nos frères de classe
Une exposition
A
l’initiative de l’ATMF, une exposition a été inaugurée lundi à Argenteuil, à la médiathèque
Aragon-triolet du centre. Elle présente une série de portraits de ces anciens,
ouvriers des années 1950-60, qui vivent souvent dans la solitude de foyers de travailleurs coupés du reste des villes et
de leur vie sociale. Certains n’y vivent qu’une partie de l’année rentrant dans
leur pays d’origine, l’Algérie en particulier. D’autres n’ont plus spécialement
de liens avec celui-ci.
Une frise chronologique est
particulièrement éloquente. Elle montre le lent « progrès » de la législation
en matière de représentation et de vote, même au seul niveau de l’entreprise,
pour ces travailleurs. Pour qu’ils soient exploités il n’y avait pas de
problème. On peut avoir une pensée émue à leur égard en pensant à
l’urbanisation des années 1970, à leur rôle dans la construction des
autoroutes, dans ce que fut le développement de la production de masse
d’automobiles, etc. Produire et les exploiter, oui, mais permettre une
expression minimale non. Leur permettre une vie décente, avec une retraite qui
permette de vivre normalement, non. Dans la rencontre sur le sujet qui a eu
lieu hier, on pouvait entendre évoquées des retraites de 800 euros, à l’image d’une
fraction croissante de travailleurs, quelle que soit leur origine.
Il faut mettre un terme à cette
situation inacceptable
Les
locataires, les « chibanis » du foyer Adéma du boulevard Karl Marx à
Argenteuil non loin de la gare du centre, ont subi un début d’incendie en grand
au début du mois de mai dernier. Ils n’ont depuis lors plus de cafetaria.
Depuis lors, les odeurs de brûlé persistent.
Cela fait maintenant sept mois.
Dans d’autres lieux, accepterait-on le
maintien d’une telle situation ?
Non, on mettrait un terme à une telle
situation totalement inacceptable, même de façon provisoire.
| Affiche d'une campagne de protestation dont ces vieux travailleurs sont l'objet ces dernières années de la part de la sécurité sociale en particulier.
Suite à cet article, nous avons reçu à propos de la situation des locataires du foyer Adoma du boulevard K Marx le message suivant que nous publions bien volontiers :
« L'incendie
date du 2 Mai 2013 , le hall d'accueil et la cafeteria , ont été
détruits, cela dure depuis 7 mois. Dans tout autre lieu être privé de cafeteria
pourrait être sans gravité, mais dans ce cas il faut comprendre que les vieux
résidents qui ont des chambres de
|
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actualité locale
Travail du dimanche : dimanche, jour du patron ?
Un
rapport présenté par Bailly, ancien PDG de la RATP, ancien patron de La Poste , sur la question du
travail du dimanche vient d’être rendu public. Le gouvernement annonce qu’il
restera ferme sur ses principes et que le travail le dimanche doit rester
exceptionnel. Mais il laisse déjà entendre que le nombre de dimanches où il est
possible d’ouvrir par dérogation sera augmenté de 5 à 12 et que sur ce sujet
« il faut tout remettre à plat ». Les magasins d’ameublement dont on
restreint les possibilités en ce domaine, sont assurés de faire ce qu’ils
veulent jusqu’au vote de la loi, soit en principe juillet 2015.
Autant dire qu’une fois de plus, après la
tenue de propos fermes sur les principes par le gouvernement, ce dernier
s’apprête à élargir une brèche concernant la réglementation du travail du
dimanche au détriment des travailleurs.
On parle certes d’augmenter les salaires
pour ceux à qui on imposera « volontairement » de travailler ce
jour-là, sans préciser de combien. Une imprécision qui précise dans quel sens
va agir le gouvernement.
Bailly, guillotiné pendant la Révolution française. Un ancêtre de l'actuel voix des patrons ? |
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actualité générale
Education : grèves préparatoires ?
Des
milliers de professeurs de classes préparatoires aux grandes écoles se
mobilisent cette semaine contre le projet du ministre de l’Éducation qui entend
modifier à la baisse le régime de leurs rémunérations.
Peillon accuse ces enseignants d’être des
privilégiés, et les organisations syndicales qui les représentent invoquent
avant tout la défense de leur « statut ».
En s’attaquent à ces enseignants, le
ministre cherche à grappiller des moyens soit disant pour les utiliser là où
ils seraient plus utiles.
De la maternelle à l’université, en
passant par les classes préparatoires tous les personnels sont dans le
collimateur. Travailler plus pour moins de pouvoir d’achat, c’est le lot commun
à tous.
A eux, tous ensemble, de réagir.
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Education
De Pisa en pire : l’Ecole des classes populaires va à vau l’eau
Le
bilan de l’évaluation dite Pisa concernant la situation des résultats de l’Ecole
dans le pays n’est pas brillant. Dans le bilan comparatif avec les autres pays, la situation française s’est détériorée ces dernières années, ce
qui n’est une surprise pour personne. Ce n’est pas l’éducation des élites qui
recule, elle est toujours excellente paraît-il. C’est celle de l’éducation des
classes populaires qui selon ce rapport va de mal en pis.
Nous avons entendu le ministre Peillon commentant ce rapport déclarer
que ce dernier portait encore sur les années Sarkozy, et d’évoquer justement à la pelle
toutes les raisons qui expliquent ce recul. Il a ainsi évoqué la quasi
liquidation des enseignants des réseaux d’aide Rased qui donnent un coup de
pouce essentiel à des élèves des maternelles et classes élémentaires. Oui, mais
le maintien actuel de cette situation mise en place par Sarkozy relève de la
responsabilité du gouvernement actuel ! Pourquoi la maintient-il pour l'essentiel ?
Pour redresser la situation de l’Ecole
dans les milieux populaire, il faut un gigantesque plan d’urgence de formation
et de recrutement de dizaines et de dizaines de milliers des personnels
nécessaires à l’éducation.
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Education
« ZEP » : un compte-rendu des « assises » académiques du 27.11. à Nanterre
Pour
information, un compte-rendu de l’initiative dont nous avons parlé sur ce blog
contre la dégradation dans les zones d’ « éducation prioritaire »
et qui nous avait conduits à nous rassembler à l’université de Nanterre, la
semaine passée. Ce compte-rendu quelque peu hermétique pour ceux qui ne
connaissant pas l’Education nationale émane d’un responsable du syndicat CGT
Educ’action. DM
« La ministre a fait un discours puis
est repartie dès celui-ci achevé. La salle était constituée des représentant-es
de réseaux, avec visiblement plus de chefs d’établissements, coordonnateurs
réseaux, inspecteurs, que de collègues « de base ».
Il y a ensuite eu un petit film réalisé
par le CRDP (recherche pédagogique)
sur 3 expériences menées en maternelle, primaire et collège ZEP de l’académie.
Le collège présentait son travail sur l’orientation, avec des élèves qui se
destinaient au LP : pas anodin.
Enfin, on a eu droit au compte rendu des
assises locales et des ateliers du matin réunissant les représentants des
réseaux.
Rien de surprenant : les liens avec
les parents, les difficultés, la nécessité de reconnaitre le travail des
collègues en ZEP, la pédagogie…
Le retour des IG (inspecteurs généraux) est assez parlant : évaluation par
compétences, refondation des programmes, explicitation du socle commun (avec
l’idée que les IPR (inspecteurs
principaux régionaux) et les enseignant-es de ZEP devaient contractualiser
en début d’année ce qui devait être prioritaire dans les programmes : le
socle comme RSA éducatif pour les élèves de ZEP en somme). Un désaccord est
acté entre les remontées des collègues sur la nécessité d’effectifs réduits en
ZEP et les rapports qui président aux assises et qui considèrent que l’effet
n’est pas probant (c’est mieux qu’à Créteil où ça n’a pas été soulevé dans les
assises)
Les organisations syndicales étaient
invitées, mais pas à intervenir. La
CGT et le SNES l’ont fait en se saisissant des quelques
minutes laissées à la salle pour poser des questions aux IG (6 ou 7 de mémoire).
Une collègue enseignante de Cotton avait
ouvert le feu en demandant pourquoi les lycées n’étaient pas invités. Réponse
des IG : l’éducation prioritaire concerne la scolarité
obligatoire (ce que nous avons évidemment remis en question au titre des
organisations syndicales lors du bref temps qui nous a été accordé pour poser
nos questions) et les proviseurs pouvaient consulter les équipes des lycées ZEP
s’ils le souhaitaient!
Pour l’absence des lycées, le budget
(nombre d’établissements sortant de la carte des ZEP, effectifs par classe…),
les IG nous ont renvoyé vers le ministère.
Lisez les pages suivantes de ce blog, actualisées chaque jour : des
prises de position sur l’actualité locale et générale. L’éditorial de la
semaine de nos bulletins, des extraits de ceux-ci. L’agenda des militants Lutte
Ouvrière,…
Laissez des commentaires, ou
envoyez un message à l’adresse-internet jointe.
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Education
mardi 3 décembre 2013
Impôt : le seul légitime payeur
Nous
parlions dernièrement ici de la résurrection à Argenteuil de l’association Légitime dépense.
Eh bien voilà, que vient d’apparaître l’expression d’un association Illégitime
dépense.
Si la première est de notoriété une
émanation de l’UMP, la seconde qui attaque la gestion de l’ancien maire G
Mothron semble, sans avoir à mener d’enquête, d’inspiration PS.
Légitime ou illégitime dépense ? Là
est la question, très exactement, une question.
Car la véritable question est de savoir qui paie. Aujourd’hui par toute la panoplie d’impôts, dont le premierla TVA, jusqu’aux différents impôts
dits locaux, ce sont les classes populaires.
Car la véritable question est de savoir qui paie. Aujourd’hui par toute la panoplie d’impôts, dont le premier
Pourquoi faut-il que sur le plan local
également, ce soit les classes populaires qui paient, que les habitants soient
propriétaires d’une maison ou pas, ce qui la moindre des
choses ?
C’est à la classe capitaliste de
payer. C’est à l’Etat de redistribuer ensuite cet impôt sur les profits aux
communes. Voilà ce qui est légitime.
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Elections municipales
Dassault : extraits du dernier bulletin Lutte Ouvrière de l’usine Dassault Argenteuil
Trouillomètre à zéro
Trappier
a donc visité l’usine la semaine dernière. On ne pouvait guère l’ignorer
puisque la direction locale, comme sur des charbons ardents, a fait
nettoyer l’usine de fond en comble les jours précédents. Elle a même invité l’encadrement
à revêtir son plus beau costume pour le jour J.
Nous, ça ne nous a guère ému de voir le
PDG traverser les ateliers au pas de course. En tout cas, nettement moins qu’il
n’a fait baliser la direction d’Argenteuil.
Du nerf messieurs !
L’encadrement
de l’atelier A nous avait donné la consigne de demeurer à notre poste de
travail quoi qu’il arrive lors du passage du PDG. Seulement, voilà, ils doutent
tellement de leur autorité qu’ils ont préféré provoquer la mise hors de service
des machines à café… des fois que !
La peur est mauvaise conseillère.
Silence dans les rangs ?
Si
parmi ceux qui travaillent sur la structure C/C du Rafale nous travaillons tous
pour Dassault, certains sont en contrat avec la Satif. Pour nous cela ne fait
pas de différence. Seulement voilà, cela ne semble pas être du goût du responsable
Satif local : il recommande aux « Satif » de ne pas parler aux « Dassault ».
Faire la gueule aux autres, c’est pourtant
pas dans le contrat.
…
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