jeudi 23 mai 2013

Nouvelle hausse des tarifs du gaz


Le gouvernement s’apprête à entériner une hausse du tarif du gaz naturel de 1,6% au 1er juillet. Sous couvert de calculs qui se veulent sérieux sur les coûts de transport, de stockage, etc, c’est la population que le gouvernement fait payer.
     Pour 2012, GDF Suez s’était plaint d’une chute de ses bénéfices, qui avaient quand même atteint la modique somme de 1,6 milliard d’euros. De quoi financer tous les coûts de transport sans racketter une nouvelle fois la population.

mercredi 22 mai 2013

PSA veut fermer le site de Meudon-la-Forêt


Les dirigeants de PSA viennent d’annoncer leur intention de fermer le centre technique de Meudon-la-Forêt, en supprimant 660 emplois. Les salariés devraient être reclassés à Poissy, Vélizy ou... Vesoul (à des centaines de kilomètres !), si l’on en croit la direction de PSA.
     Mais justement, il n’y a aucune raison de la croire. Après avoir menti durant un an sur la fermeture d’Aulnay, elle ment aujourd’hui sur les garanties quant aux reclassements.
     En rappelant que leur grève n’était que suspendue, les grévistes de PSA-Aulnay ont affirmé que le combat continuait. Contre ce patron de combat, contre cette riche famille Peugeot, sans foi ni loi !





Voir sur ce blog dans une page précédente à la date du vendredi 17 mai, le texte du protocole de fin de grève à PSA-Aulnay.
Voir également l’entretien de Libération avec Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de la CGT


AB-Habitat : vente du part de Montigny : loin des intérêts des principaux intéressés


La vente de l’ensemble des logements appartenant à l’office AB-habitat est en passe d’être finalisée. On en est à la désignation de l’acheteur.
    Mais entre les élus des communes concernées, les relations ne sont pas au beau fixe sur celle-ci. Il y aurait deux poulains en lice. Et les trois maires, finalement d’accord pour la vente ne sont pas d’accord sur le choix final.
    C’est l’objet d’un conseil municipal à Montigny-les-Cormeilles demain jeudi à 20 heures 45 dont c’est le seul point à l’ordre du jour.
     Comme on est loin de l’intérêt des locataires directement concernés. Des locataires dont les conditions ne peuvent que se dégrader dans cette opération sur laquelle on ne leur a surtout pas demandé leur avis.

Jean Moulin, M. Valls : comme de Napoléon 1er à N.3



Jean Moulin, un « homme d’Etat »… de la bourgeoisie

Une statue à la mémoire de Jean-Moulin sera dévoilée à Argenteuil samedi. Ce dévoilement se produit à l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil national de la résistance.
     Jean Moulin fut de ces hauts fonctionnaires prêts à servir jusqu’au bout l’Etat de leur classe, l’Etat bourgeois. Il le paya de sa vie après avoir été torturé.
     De Gaulle l’envoya réunifier la résistance intérieure. Il y réussit.
      Pour l’essentiel, cette réunification permit à De Gaulle d’intégrer sous sa direction la force principale de cette résistance intérieure, celle du PCF. Celui-ci allait contribuer pendant des années à faire que le pays passe de la guerre à l’après-guerre sans risque de révolution.
     Aujourd’hui, il est de bon ton parmi un certain nombre de militants de la « gauche de la gauche » de se revendiquer du programme du CNR. Mais pour l’essentiel, nous y reviendrons, les aspects principaux de celui-ci (sécurité sociale plus ou moins généralisée, comités d’entreprises, un certain nombre de nationalisations,…), loin de remettre en question la propriété capitaliste, étaient nécessaires à la reconstruction. Elles n’allaient pas au-delà de ce que De Gaulle pouvait accepter.
     Au-delà du courage des hommes, ce n’est pas des choses que les travailleurs, que les communistes ont à célébrer.

CNR en septembre 1944

 Quant à M. Valls...

Le ministre de l’intérieur, M. Valls est annoncé pour ce dévoilement. Ce sera l’occasion de revenir en des lieux où il ne réussit guère, naguère. C’est lui qui, en 1997 faisait campagne pour espérer « ratisser large » sur le thème « trop de social tue le social ». Il obtint alors un des plus mauvais scores de candidat PS de ces dernières décennies !
     Ministre, il a mis ses pas dans celui de Sarkozy, aux dépens des personnes sans papiers ou des Roms.
      Jean Moulin pour des révolutionnaires n’est pas à célébrer.
      Quant à célébrer M. Valls…

Comme de bien entendu, les élus Lutte Ouvrière d’Argenteuil ne participeront pas à ces célébrations.

Expulsions d'un camp de Roms, mai 2013

Safran-Snecma : quelques échos du dernier bulletin Lutte Ouvrière du 22.05.13.


Mois de mai, joli mois de mai
De nombreux patrons se sont plaints de ce mois de mai, et de tous ces jours fériés. À la Snecma, ils sont en plus cumulés aux ponts puisque nous avons tous les ponts payés.
     Il faut rappeler que c’est une grève en 1996 sur la Convention d’Entreprise, qui nous a permis de les avoir, ainsi que le lundi de Pentecôte payé suite à 3 semaines de  grève en 2008.
     Un rappel important pour dire que la direction n’y est pour rien dans ces acquis. 

De l'air
Aux Forges, à l’atelier Macro, les pompiers sont intervenus suite à des émanations d’acide, et ce n’est pas nouveau.
     Nous on préfèrerait travailler sans la visite des pompiers avec une bonne ventilation et sans la pression « atmosphérique » de la hiérarchie.

Mesquin
Pour le salon du Bourget, la direction a des oursins dans les poches. Pour chacun, ce sera une seule entrée gratuite, et encore faut-il en faire la demande. Par contre les directeurs et autres responsables se servent en journées gratuites pour les professionnelles. Même sur ce coup là, la direction nous montre qu’il y a les rameurs et les barreurs.

Sonnez à la loge
Prochainement, la direction veut mettre en place une conciergerie.
     On pourrait, d’après elle, y laisser ses chaussures pour le cordonnier, sa chemise pour le pressing.
     Mais la réparation ou le nettoyage n’est pas gratuit, faut pas pousser tout de même.

...
L'usine de Gennevilliers


mardi 21 mai 2013

PSA-Aulnay : dans Libération, un interview de Jean-pierre Mercier, délégué syndical CGT, du 17.05.13.

A PSA Aulnay, «on termine debout, la tête haute»

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INTERVIEW Pour Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT, la grève prend fin après quatre mois de lutte, mais le combat continue. La caisse de solidarité a récolté 900 000 euros, signe d'un « énorme soutien populaire ».
Par CHRISTIAN LOSSON
 
Jean-Pierre Mercier est le délégué syndical CGT du site PSA Aulnay. Il revient, pour Libération, sur la «suspension» de la grève, après quatre mois de lutte, décidée ce mardi. La direction de PSA et la CGT ont en effet signé vendredi un accord mettant un terme au conflit, émaillé d'incidents, qui avait démarré mi-janvier. Le travail doit reprendre dès mardi matin.
 
« On était 600 grévistes au début du combat, on a quand terminé à plus de 200, avec un fort soutien des non-grévistes », dit-il. « Ce conflit ne concernait plus que 130 grévistes sur 2 500 salariés », assure de son côté la direction.
 
Avez-vous le sentiment d’abdiquer la mort dans l’âme ou d’en sortir vainqueur, par le haut ?
 
Ni l’un ni l’autre. On a la conviction d’être fiers d’avoir mené quatre mois de lutte face une direction dont l’actionnaire principal, la famille Peugeot, est l’une des familles les plus puissantes et les plus riches de France. On n’a pas eu la force nécessaire pour mettre Peugeot à genoux, mais on l’a mis en échec pendant quatre mois et on termine debout, la tête haute. Les seuls combats que l’on ne gagne pas sont ceux que l’on ne mène pas.
 
Quelles concessions avez-vous obtenu de la direction ?
 
Pas mal de choses. Pour les salariés concernés par le plan social, on a obtenu un rallongement de la prime de licenciement supra-légale de 6 à 12 mois, une prime de mutation de 5 000 euros non imposables, un départ anticipé pour les travailleurs âgés passé de 30 à 36 mois. Pour les grévistes, on s’est battu et on arraché la réintégration de 4 salariés scandaleusement licenciés; l’annulation des procédures de licenciement et des poursuites pénales et disciplinaires. On a obtenu des garanties écrites pour les mutations et une indemnité forfaitaire pour ceux qui souhaiteraient quitter l’entreprise avant le 31 mai.
 
Qu’est ce qui vous a manqué comme soutien interne ou externe ?
 
Que la grève ne s’élargisse pas à l’ensemble du groupe et de la filière automobile. Faire reculer Peugeot sur une fermeture d’usine était très difficile, même si vital. Cette fermeture reste injustifiable et le combat ne s’arrête pas; on reste encore plus regonflés après avoir appris à se battre pendant 4 mois, ce qui est rare et énorme. On a eu un soutien populaire large auprès du monde du travail. La caisse de grève a récolté près de 900 000 euros ! Ce qui a permis que la grève tienne et d’amortir les pertes financières. On a gagné le paiement des journées de chômage, des congés payés, la prime de 13e mois.
 
Vous avez pourtant multiplié les actions au delà du site pour tenter de polléniser la lutte...
 
On a saisi toute les occasions : on a été accueilli chaleureusement par les Renault Flins, les sous-traitants Geodis ou Faurecia. On a sensibilisé les automobilistes dans des barrières de péages. On a fait plusieurs actions en direction du pouvoir politique, notamment au PS, pour dénoncer sa complicité active : depuis le début de la grève, le gouvernement a tenté de mettre des batons dans les roues de notre mobilisation. Il a tenté de casser la dynamique en convoquant des militants dans des commissariats. On a été traités comme des délinquants alors que notre combat est le combat contre le chômage et pour l’emploi...
 
C’est la fin d’un chapitre ou de l’histoire dans la lutte à Aulnay ?
 
La fin d’une étape. On est allé au plus loin pour arracher le maximum à la direction, même si on n’a pas pu faire reculer PSA sur la fermeture de l’usine ou obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite à 55 ans. Le protocole de fin de grève signé avec la direction ne règle aucun problème sur l’emploi et les indemnités financières. Le combat continue et la direction le sait bien : en 4 mois, elle a perdu 40 000 véhicules et elle sait qu’on restera mobilisés. 
Source: 
Date de publication: 
17/05/2013

Algérie : grève des enseignants dans le sud algériens


A Colomb-Béchar, au sud-ouest de l’Algérie, les enseignants des collèges et des lycées sont en grève depuis plusieurs mois. Ils revendiquent, entre autres, la prime du grand sud. Ils ont gelé les examens, au point que l’on se demande là-bas si l’année scolaire de cette année ne sera pas une année blanche.  Il y a eu une grève de soutien de deux jours dans le nord. 

Travailleurs du monde, une seule classe ouvrière


Afrique du Sud : les mineurs de nouveau dans le viseur

Le numéro un mondial du platine, Amplats (Anglo-American Platinum), vient d’annoncer la suppression de 6 000 emplois dans ses mines d’Afrique du Sud. Le cours du platine est en baisse, son exploitation serait devenue moins rentable – et il n’aurait donc plus besoin d’autant de bras. Comme si les actionnaires d’Anglo-American, qui se sont enrichis sur les dos des mineurs sud-africains depuis des décennies, en particulier sous l’Apartheid, n’avaient pas les moyens de continuer à verser leurs (maigres) payes à la totalité de leurs salariés !
     Un dirigeant de la grève de 2012 à Marikana a été assassiné il y a quelques jours, comme pour décourager toute révolte ouvrière face au plan de licenciements. L’ANC, au pouvoir depuis la fin de l’Apartheid, appelle les forces de l’ordre à être sur leurs gardes pour empêcher la région de se transformer en « bastion de hors-la-loi ». Mais il en faudra plus pour empêcher les mineurs, forts de l’expérience acquise l’an passé, de se défendre.

Grève en Allemagne contre les bas salaires d’Amazon

Mardi dernier, la grève lancée par Verdi, fédération syndicale des services, a été largement suivie sur deux sites d’Amazon en Allemagne. Le syndicat réclame que la multinationale américaine Amazon de la vente en ligne affilie ses employés à la convention collective du commerce. Amazon Allemagne a en effet utilisé jusqu’à maintenant une combine plus profitable consistant à employer ses 9 000 salariés selon la convention de la logistique. Elle les paye ainsi 9,83 euros de l’heure au lieu de 12,20, ce qui lui permet d’économiser 9 000 euros par an sur chaque travailleur !
     C’était compter sans la réaction des travailleurs, qui sur un des sites ont voté à 97 % pour la grève contre cette entourloupe.